Toulouse – Agen par le Canal de Garonne en cyclocamping

Posté par Jean-Jacques le 19 mai 2014

L’an dernier, j’avais emmené Rayan jusqu’à Carcassonne le long du canal du Midi. Il avait apprécié l’aventure malgré le vent et le mauvais état du chemin de halage à partir de Port Lauragais. Aussi cette année j’ai décidé d’aller nous promener du 4 au 7 mai du côté opposé, le long du canal latéral à la Garonne dit aussi Canal de Garonne, jusqu’à Aiguillon. Et ce fut une promenade, la preuve :

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Compte tenu des prévisions météo annonçant une dégradation à partir de mardi après-midi, j’ai avancé le départ au dimanche matin afin de profiter au maximum du grand beau temps. Le voyage commence par un TER « vélos », en fait une rame Corail reconditionnée avec 2 crochets à vélos sur la plateforme de la voiture de tête… alors que nous sommes plutôt en queue. La randonnée commence donc par une épreuve digne d’Intervilles : sprint vélos en main jusqu’à la motrice puis escalade de l’étroit escalier en maîtrisant la porte pliante qui ne demande qu’à se refermer au mauvais moment. Mais nous arrivons à Toulouse-Matabiau à l’heure prévue (env. 12h30) et c’est bien l’essentiel. Comme nous avons de quoi nous sustenter jusqu’au soir, nous nous élançons sans tarder. Enfin, à allure pépère hein, c’est une longue promenade, pas plus. Les ponts Jumeaux, tout au moins qui l’étaient jusqu’à l’ouverture du canal latéral à la Garonne qui nécessita la construction du troisième pont, au fond à gauche : DSC01033 Le chemin de halage est plein de cyclistes, rolleurs, promeneurs, à tel point que Rayan finit par trouver qu’il y a bien trop de monde pour rouler tranquillement : il faut faire attention à ceux que l’on croise et à ceux qui nous doublent. Après un pique-nique pris au soleil, nous arrivons d’autant plus facilement à Grisolles qu’un petit vent favorable nous pousse.

Après avoir quitté le canal, l’accès au camping Aquitaine se fait par la D820, heureusement calme en cette fin de dimanche après-midi, puis par un raidillon avec un miroir d’angle mort permettant de réaliser un selfie -c’est à la mode- et nous pouvons enfin nous installer en profitant de la vue et d’un voisin inattendu, un Vulcain.  

DSC01048 Après une nuit très fraîche (j’apprendrai plus tard qu’il y a eu des gelées blanches dans le Sud-ouest) bercée par les coassements de batraciens, puis la reprise de la circulation routière sur la départementale, un bon petit-déjeuner nous permet de reprendre notre balade avec pour objectif Moissac, sur une voie verte désormais quasiment déserte car nous sommes lundi. C’est agréable de pourvoir rouler côte à côte par ce beau temps et de goûter aux fleurs sucrées d’acacia (plus exactement de Robinier faux acacia). DSC01050

Pique-nique à Montech après y avoir fait quelques courses, sur une table près du port et d’une aire de jeu, hélas déserte, avec au passage l’exposé pédagogique d’une technique de réhabilitation des berges 

 En repartant, nous longeons la « pente d’eau » de Montech, sorte d’équivalent du plan incliné de Saint-Louis Arzviller dans les Vosges : un engin puissamment motorisé constitué de 2 motrices ferroviaires accouplées (2 x 1 000 cv) pousse devant lui dans une rigole bétonnée l’eau sur laquelle flotte la péniche (ou la retient pour la descente) ; on trouve sans peine sur Internet des photos et informations sur cet ouvrage, notamment un projet de remise en service prévue pour 2015. Cette pente forme un contraste saisissant avec le paysage habituel du canal L’arrivée à Moissac s’annonce par une rencontre familiale (une cane et ses canetons) puis la découverte d’un étonnant complexe hôtelier désert, avant de franchir le premier des 2 plus beaux ponts-canaux de notre  périple : DSC01068

Après avoir demandé notre chemin à l’office du tourisme de Moissac (ville qui devrait développer sa politique cyclable, ses rues s’y prêtent) nous nous installons dans le camping de l’Île du Bidounet, le plus près possible du Tarn et de son pont-canal, qu’après le dîner nous allons voir de plus près, à vélo bien sûr :

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en observant une étrange flore dans le bas-côté de la route.

Nous ne visiterons pas Moissac, que Rayan n’a pas du tout aimé (mais il l’a dit plus trivialement) peut-être à cause du « cyclhostile » pont Napoléon (étroit et très passant : le Grand homme n’avait visiblement pas pensé à la cohabitation cyclistes/ véhicules de transport) le seul permettant de rallier rapidement le centre ville. Mais le lendemain, en repartant vers Agen :

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Le canal, coincé dans un couloir de circulation entre voie ferrée et départementale à fort trafic, qui parfois s’éloigne et se fait oublier derrière des rideaux d’arbre, nous offre tout de même quelques beaux points de vue ainsi que la découverte de prêles, une plante préhistorique qui atteignait alors la taille d’un arbre. (si mes souvenirs de lectures encyclopédiques sur cette période sont exacts) 

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Depuis Moissac nous dépassons de nombreux pèlerins, aisément reconnaissables à leur sac à dos orné d’une coquille St Jacques, puis quittons brièvement le canal à Malause pour aller acheter de quoi pique-niquer. Ensuite, petite pause boisson et grignotage d’un mélange de fruits secs et de fruits séchés.

Nous pique-niquons un peu plus loin, à la hauteur de Golfech, sur le pont-canal de la Barguelonne. En reprenant notre route, Rayan a le bref espoir de pouvoir suivre une famille avec enfants. Mais hélas, elle quitte le canal pour sans doute rejoindre leur maison.

Un peu plus loin, un crochet nous fait passer devant le bâtiment pimpant de l’abattoir derrière lequel nous découvrons, entassées dans les herbes folles, les inquiétantes carcasses rouillées des restes d’un parc d’attraction abandonné.

C’est pourtant à cet endroit que le canal nous offre un de ses cadres les plus verdoyants

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Le ciel se voile, devient uniformément gris, et c’est sous une petite pluie que nous faisons halte un peu avant Agen pour une pause casse-croûte. Trouver l’endroit est facile, c’est juste après ce vieux toit végétalisé :

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Nous repartons sous la faible pluie qui ne nous dérange pas : à peine si on hésite un peu avant d’enfiler notre blouson de pluie « au cas où », histoire de ne pas être victimes d’une version cycliste du paradoxe de la grenouille en nous retrouvant trempés jusqu’à l’os à cause d’une soudaine grosse averse.

Nous atteignons Agen presque sans nous en rendre compte et traversons la ville par un cheminement agréable alors que la pluie a cessé. Après être allés jusqu’au pont-canal, je songe à demander par téléphone notre chemin au gérant du camping. Je note scrupuleusement ses indications, mais dois demander mon chemin pour trouver le point de départ, l’Intermarché du quartier de Bon Encontre qu’il n’a pas su m’indiquer à partir du canal.

Un cycliste de passage me dit que nous devons retraverser toute la ville. Puis nous rencontrons des employés municipaux qui me parlent d’une église, de ronds-points, de tourner à gauche puis à droite puis… bref un cheminement sans doute clair dans leur tête mais dont la description est extraordinairement compliquée.

Nous commençons à suivre la route indiquée, plutôt calme, ne voyons aucune église et nous retrouvons rapidement en dehors de la ville… je connais Rayan : il ne doit pas être rassuré et puis autant vérifier au plus tôt où nous sommes. Je dégaine alors mon smartphone et, à partir de la cartographie couplée à la fonction GPS, nous découvrons que nous sommes, sinon sur la bonne route, du moins dans la bonne direction, celle de Cahors.

Nous atteignons rapidement Pont du Casse et la longue montée qui, après être passée devant l’église, mène au camp d’accrobranche Happy Forest où se trouve le camping. Rayan en bave, met pied à terre deux fois mais persévère, comprend l’intérêt et le fonctionnement des dérailleurs (bien obligé !) et de l’effort régulier, pédalant souplement en « moulinant » et finit ainsi par triompher du relief.  

Le camping, en terrasse en haut d’un vallon, nous offre une vue splendide malgré les mauvaises conditions météoSur la première photo, le petit triangle rouge à gauche sous les arbres est une tente suspendue

DSC01134 DSC01133 Quelques courses au supermarché en bas de la côte (j’y suis allé seul) nous permettent de prendre un repas de rois pour fêter notre ascension : pilons d’ailes de poulet (saveurs barbecue et tex-mex), accompagnement principal à base de quinoa, fromage Babybel, baguette fantaisie en épis, salade de fruit au sirop léger.

Un poney vient nous tenir compagnie avant de regagner ses pénates. Je l’entendrai dans la nuit revenir brouter l’herbe autour de la tente, malgré la petite pluie qui s’est remise à tomber. Après une bonne nuit, le réveil est humide :

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mais la tente, finalement peu mouillée, est facilement repliée puis, après avoir réglé la note (plutôt salée : 17,80 € : se mouchent pas du coude chez Happy Forest vu les conditions rustiques -mais avec eau chaude et électricité)  nous prenons le chemin du retour qui nous a été indiqué. Il est bien plus simple et surtout facile à suivre ; tout en descente excepté au départ une ou deux « bosses » que Rayan monte en danseuse comme si de rien n’était :

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Arrivés sans encombre sur le canal, nous retraversons Agen, en nous tirant même une petite bourre qui fait rayonner Rayan : « t’as vu, je reste à ta hauteur ! ». Nous arrivons ainsi rapidement au pont-canal, condition que j’avais mise à l’interruption prématurée de la balade, Rayan étant lassé de ne pas se trouver de copains :  »OK, on s’arrête à Agen mais avant d’aller à la gare, on va voir le pont-canal. » Tout en pierre de taille, il est impressionnant par ses dimensions

Nous retournons dans Agen via l’agréable véloroute qui longe le port, puis arrivons à la gare vers 10h15 grâce à une passerelle aboutissant directement sur le parvis. Le premier TER pour Toulouse partant vers 12h30, nous occupons l’attente en visitant à pied une partie du vieil Agen. Ses rues sont agréables, avec une belle artère piétonne pavée (comparable à la rue Alsace-Lorraine de Toulouse) mais aussi de plus petites rues bordées de maisons à colombage (et briques bien sûr) des placettes, des arcades commerçantes

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Bon, c’est décidé : l’an prochain, nous irons au bord de la mer !!

Post-scriptum : le tracé de notre modeste périple et le diaporama

 

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Je suis un audacieux (BRM 200km de Noisiel)

Posté par Jean-Jacques le 23 mars 2014

Avec des ami(e)s du forum vélotaf, je m’étais inscrit au BRM  de Noisiel (77)  (Brevet de randonneur mondial de 200 km) organisé hier samedi 22 mars 2014 par l’Audax Club Parisien (du latin audax -> audace)

En voici le récit succint fait le soir même sur le forum (les prénoms sont les pseudonymes utilisés sur le forum) sans photo car c’est une épreuve sportive au cours de laquelle on n’a pas le temps de cueillir les pâquerettes :

Trajet aller peu agréable sous les nuages, mais avec vent de dos

Dès le début, Alérené a des soucis. Son vélo ne semble pas au point (pb de roue AR ?) et les développements peut-être trop cyclosportifs : faudrait p’têt’ essayer de changer la cassette pour une qui commence et finit avec au moins 2 dents de plus ? (plus un grand pignon « méga range » pour les côtes « de la mort qui tue » ?)

Bref le groupe Dodge-JJ puisqu’il avait été ainsi baptisé (Dodge, Saperli, Marion, Carlos45, Alérené, Youri et moi-même) finit par éclater : nous perdrons d’abord Alérené, puis Carlos45 et Youri, mais nous retrouverons Satory et Greeewy sur leur tandem avant Château-Thierry

Nous avons le plaisir de suivre l’itinéraire de la sortie « Brasserie des Trois Loups », y compris les chevaux blonds en haut de la côte de je ne sais plus où, celle qui suit le raidillon après une église

Pause casse-croûte sympa un peu après Château-Thierry, où nous rejoindra le foot-biker dépassé peu avant (ce type a fait les 200 km en « trottinette » améliorée !)

Reprise douloureuse : Dodge et Saperli partent les 1ers, puis sur leur tandem Satory et Greewy suivis du duo d’enfer (Marion et moi). Ils roulent bon train, Marion arrive à les suivre mais je fais l’élastique sans pouvoir les rattraper. Je me contente donc de ne pas me laisser larguer

On se retrouve le temps d’une pause abribus (terme latin dont l’origine remonte à Uderzo, proconsul romain qui a beaucoup oeuvré pour la diffusion de la culture gallo-romaine) afin d’échapper à une averse de pluie, ah ben tiens y’a aussi de la grêle. (finalement, nous sommes des chochottes malgré nos airs de dur(e)s à cuire)

Lorsqu’on repart, c’est finalement chacun à son rythme : 

  • Dodge, Saperli, Satory et Greewy
  • Marion qui en bave et moi, car je commence aussi à en avoir un peu plein les bottes. Donc le prétexte de ne pas la laisser pédaler seule dans la semoule tombe à pic

Il faut dire que le vent qu’on ne sentait pas à l’aller, on le sent vraiment bien maintenant ! Néanmoins, la route, vallonnée sans excès, est plaisante (notamment les vallées du Petit puis du Grand Morin) et offre de jolis paysages sous le soleil 

Hélas, on débouche ensuite sur le plateau (?) Briard : grandes ondulations de terrain, monoculture type plaine du mid-west, pas une haie pour couper le pinaise de vent de face sa race qui doit souffler à au moins 50km/h et une départementale (D216) passante en faux plat montant qui file droit devant, rectiligne à en pleurer tellement on dirait qu’on pédale sur place, avec des abrutis d’automobilistes frôleurs ou qui se rabattent devant ma roue alors qu’ils ont toute la place de doubler large (ah ! si j’avais pu coincer le con-ducteur de ce petit camion-benne transportant du bois de chauffage)

Heureusement, derrière moi un « JJ, prochaine à droite » nous fait quitter cet aperçu sinon de l’Enfer, du moins du purgatoire. Du coup, le vent on l’a de dos (béatitude et soulagement) puis à nouveau tantôt de face, tantôt de 3/4 face mais pas toujours du même côté pour varier les plaisirs, bref on est « ravis » ! mais sans trop de bagnoles, et surtout sans aucun(e) excité(e) du volant, c’est déjà ça

Enfin, c’est par des routes plus agréables que nous regagnons Noisiel avec, dans une longue descente douce, le fameux « Vas-y JJ on les fume tous » de Marion qui a repris du poil de la bête et dont le moral, à défaut de la forme physique, est gonflé à bloc. 
Le fait que l’on double et redouble souvent les mêmes cyclos au gré de nos haltes respectives, pour finir par les distancer jusqu’aux abords de Noisiel où la zone urbaine et ses feux nous met sur un pied d’égalité, n’y a sans doute pas été pour rien (et peut-être le « 2d souffle » des sportifs d’endurance ?). Et endurants, nous l’avons été : 11h15 pour boucler ce BRM, la preuve :

BRM 200km Noisiel 2014 (1)

 quelques infos :

  • Le tracé du parcours
  • 1ère étape (90 km) de Noisiel à Mont-St-Père, un peu après Château-Thierry : moyenne de 20,4 km/h, sous réserve que les heures exactes aient été notées sur mon carnet et non des heures forfaitaires par tranche de 15 mn.  (n’ayant pas noté les heures de départ des points de contrôle, impossible de calculer une vitesse moyenne pour les 2 autres étapes)
  • Pour Marion et moi, moyenne générale du Brevet : 17,8 km/h

Bon, la salle de bain doit être chaude comme un sauna, j’vais passer les 20 prochaines mn sous la douche et puis un bon p’tit restau pour fêter ça, car « je le vaut bien », à +

PS :
1- hors de question que je fasse jamais plus de 200km (suis pas fou à ce point)
2- la médaille est valable jusqu’en 2015 : j’attendrai donc 2016 pour voir si je repique au truc (ou alors l’an prochain s’il n’y a ni pluie ni vent annoncés)

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Un écho à mon coup de gueule…

Posté par Jean-Jacques le 21 février 2014

Fin Janvier 2014, j’avais poussé un coup de gueule contre des véhicules municipaux stationnés sur la piste cyclable du bd Soufflot à Nanterre par des chauffeurs trouvant cette méthode plus simple et commode que de chercher un emplacement ne génant pas les cyclistes.

C’est M. Debord, pas Guy mais Didier, l’adjoint au maire délégué à la gestion de l’espace public, qui m’a répondu :

Nanterre 2014-02-21 réponse station. PC Soufflot.

Il est possible que lors des prochaines formations et actions de sensibilisation, il y ait des volontaires inscrits d’office ! 

Pourtant, il me semblait que connaître et respecter le Code de la route était indispensable pour passer son permis de conduire ?

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Recensement : le vélo oublié ? patience… plus en 2015

Posté par Jean-Jacques le 7 février 2014

Alerté par une remarque publiée sur www.vélotaf.com j’avais interpelé l’INSEE sur l’aberration de mettre dans le même sac statistique tous les 2 roues, motorisés ou pas, pour la question relative aux déplacements domicile / travail :

Formulaire de contact du site de l’INSEE, rubrique « réclamation »
Bonjour,
Je n’y ai pas encore été confronté mais il semblerait que dans le questionnaire du recensement 2014, à la question « comment vous rendez-vous habituellement au travail ? » on ne puisse répondre que par -à pied -en transport en commun -en 2 roues -en voiture.
Concernant les 2 roues, cela met dans la même catégorie les cyclistes et les motards, alors que ces deux modes de déplacement n’ont pas grand-chose de commun à part le nombre de roues ainsi que la facilité à stationner à peu près n’importe où. En effet, alors que les conducteurs de 2 roues motorisés peuvent utiliser la quasi totalité des infrastructures routières, bien trop souvent les cyclistes ont besoin d’aménagements spécifiques pour pouvoir se déplacer en toute commodité et sécurité.
J’aimerais donc connaître la ou les raisons de cet amalgame ?
Cordialement, J.J.M.

La réponse n’a pas tardé, bravo à eux :

INSEE contact – 07/02/2014 – 11:38

Bonjour,

L’Insee est attentif aux suggestions émises par ses usagers.

A la demande du Cnis (rapport sur leur site internet), le questionnaire du recensement de la population sera révisé pour la collecte de janvier 2015. Il intégrera par exemple la situation des personnes au regard du pacte civil de solidarité (Pacs) ou l’utilisation du vélo comme mode de déplacement quotidien.
Nous sommes à votre disposition pour de plus amples informations.
Cordialement, Insee contact

Nota bene : Pour l’info précise, il faut aller en rubrique 7 « transports et déplacements » du pdf du compte rendu des travaux du Cnis avec des réflexions qui me semblent pertinentes
Juste après l’exposé, on trouve un tableau récapitulatif des propositions de modification retenues

Bon, je sais bien que ce n’est pas ma modeste personne qui les a influencés, mais il est agréable de constater que les choses évoluent doucement

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Un plaidoyer et un coup de gueule

Posté par Jean-Jacques le 25 janvier 2014

En ce début d’année, 2 actions envers les communes de départ et d’arrivée de mon trajet domicile/ travail

Un plaidoyer pro-DSC (double-sens cyclable) adressé au maire d’Enghien les Bains : 

fichier pdf Courrier au maire DSC rue de la Barre et pour visualiser la situation : fichier pdf Enghien plan DSC rue de la Barre

Un coup de gueule adressé au maire de Nanterre fichier pdf Nanterre stationnement PC Soufflot au sujet des véhicules (prestataires extérieurs ou municipaux) d’intervention technique auprès d’une école dont les chauffeurs trouvent plus simple de stationner sur la piste cyclable longeant un boulevard très passant …

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… plutôt que de chercher à stationner sans gêner les cyclistes comme savent pourtant le faire certains : 

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( ou, à défaut,  en se faisant ouvrir l’un des portails d’accès à l’école concernée)

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Randonnées en pays d’Apt – 5 jours en nov.2013

Posté par Jean-Jacques le 23 novembre 2013

9 participant(e)s venu(e)s de divers horizons: Bordeaux, Dijon, Orléans, Fontainebleau, Paris et sa proche banlieue. Seul point commun : nous nous déplaçons quotidiennement à vélo, notamment pour aller au travail.

Lieu : Apt (84) dont le Camping municipal des Cèdres, un des rares encore ouverts (il ferme le 15 nov.), est parfait comme camp de base pour des randonnées « en marguerite ». Quand on part, on quitte la vallée et ça monte, mais au retour on descend.

Hébergement : dans des Bengalis (confortables bungalows en grosse toile de bâche, avec mention spéciale pour l’excellente literie) et sous la tente pour 2 courageux

Vendredi 8 nov.  
Tôt le matin, le transilien qui m’emmène à la gare du Nord est peu chargé, je suis détendu… jusqu’à ce que je découvre avoir oublié mon phare AV ! Mais pour quoi faut-il que j’oublie TOUJOURS quelque chose en partant ? 
Le trajet jusqu’à la gare de Lyon se fait rapidement : les rues parisiennes sont parfaitement roulantes aux alentours de 7h du matin.

Je suis le seul cycliste dans le TGV mais plus sur le parvis de la gare d’Avignon-centre où je retrouve 4 participants dont 2 inconnus : un dijonnais au trike sapin de Noël, et un bordelais au Van Nicholas en titane à moyeu à vitesses et porte bagage surbaissé avant.
D’un commun accord, nous décidons de commencer par une incursion touristique dans Avignon : tout droit direction la place de l’Horloge puis l’esplanade du Palais des Papes d’où nous montons vers un lieu de repos bien connu des avignonnais : le jardin du Rocher des Doms (rebaptisé semble-t-il, je n’ai pas relevé le nom) qui offre une vue panoramique à plus de 180° sur le pont St Bénézet et toute la région au nord d’Avignon
De là, nous redescendons vers le centre ville pour une agréable pause déjeuner à la terrasse d’un petit restau sympa 

Quelques gouttelettes de pluie rappellent que la météo n’est pas optimiste et nous font lever le camp. Rapidement, nous trouvons le chemin conseillé par le comité départemental du tourisme : l’anneau de vitesse l’immense rond-point quasi autoroutier de Réalpanier, St Saturnin les Avignon et sa longue descente vers la plaine puis, après avoir franchi le joli pont de l’Avocat, Velleron d’où, en coupant par le centre ville, nous allons jusqu’à la départementale menant à l’Isle sur la Sorgue puis la montée vers Lagnes, courte mais sèche, qui se prolonge jusqu’au « col » de Cabrières d’Avignon. Je la sens bien passer avec les bagages !

Un trajet vallonné nous emmène jusqu’à la descente vers Les Beaumettes et le début de la Voie Verte du Calavon.

Son revêtement est du billard, les paysages très agréables, mais jusqu’aux environs d’Apt le plaisir d’y rouler est gâché par les intersections avec les petites routes de campagne équipées de chicanes si serrées qu’il en faut presque poser pied à terre pour les franchir : je plains les cyclistes en tandem ou avec remorque ! Mais quelle mouche à bien pu piquer les concepteurs de cette partie ? d’autant plus qu’ensuite, les chicanes sont bien plus cyclamicales ; dommage et incompréhensible !

Arrivée nocturne (sans lampe AV, je n’en mène pas large) sur Apt : « c’est beau une ville la nuit », vue depuis la voie verte en corniche surplombant les toits. L’accueil au camping, juste en contrebas de la voie est cordial : je confirme le nombre de participants, de bengalis et convenons que le paiement global se fera mardi matin, la gérante n’ayant pas envie de rejouer le sketch de l’addition ©Muriel Robin.

Samedi 9
Après une bonne nuit, lever et départ nocturnes pour aller chercher les arrivant(e)s du samedi matin.
L’étude de la carte IGN au 1/100.000 et mes souvenirs de repérage sur Streetview laissent penser que l’on devrait pouvoir rejoindre la gare Avignon-TGV par de petites routes de la plaine au sud d’Avignon, entre Oppède, Caumont sur Durance, le sud de l’aérodrome et les rives de la Durance elle-même.
Nous louvoyons ainsi en évitant autant que faire se peut les routes à fort trafic, petites ou grandes, avant de déboucher sur la voie verte/ véloroute entre la Durance et la LGV, avec un bon petit vent de nord qui, s’il a le mérite de dégager complètement le ciel, nous oblige à rouler en gruppetto pour éviter de trop fatiguer et tenir la cadence.
Arrivés dans le secteur de la gare d’Avignon-TGV nous constatons que cela se termine hélas :

  • soit par une zone (au sens argotique du terme) parsemée de dépôts sauvages de déchets divers
  • soit en butant sur une voie ferrée en construction qui coupe un pratique accès quasi direct aux parkings de la gare

A l’heure prévue, nous retrouvons nos comparses (dont un me remet une lampe de dépannage) et c’est à 7 que nous refaisons le trajet de la veille, le restaurant étant remplacé par un pique-nique sur le Rocher des Doms, sur la pelouse ensoleillée d’une terrasse à l’abri du vent.
Nos ami(e)s découvrent la longue et régulière rampe d’accès à St Saturnin les Avignon, la belle route (et large heureusement, vu le trafic) allant vers Pernes les Fontaines, d’où nous bifurquons vers Velleron, où nous ferons une pause café.
Nous repartons vers l’Isle sur la Sorgue en prenant dans le bas du village le chemin des Nesquières, une petite route balisée « itinéraire cyclable ». Très agréable au début, elle devient vite un champ de mines : au revêtement fortement dégradé s’ajoute un patchwork de nids de poule et grosses rustines de goudron en relief. Nous aurions mieux fait de prendre la départementale de la veille. Heureusement cela ne dure pas trop longtemps et nous retrouvons rapidement notre itinéraire. 

L’une de nous nous fait une petite frayeur dans Lagnes lorsque, bien qu’on sache qu’elle n’est pas une grimpeuse confirmée, son retard devient alarmant. Elle est retrouvée bien bien vite « Mon GPS me disait qu’il fallait tourner à droite ».
Après la montée vers le « col de Cabrières » puis 2 autres courtes grimpettes, nous voilà sur la voie verte où nous retrouvons 2 d’entre-nous restés au camping le matin mais venus à notre rencontre.
Les nouveaux s’extasient sur la voie verte et c’est encore de nuit que nous arrivons à Apt où l’Intermarché est vite dévalisé en prévision du dimanche et du lundi férié. Judicieuse idée car nous sommes complètement hors saison .

Dimanche 10
Nous partons sous un ciel maussade sur la Route des Ocres. Le début de l’itinéraire, qui passe devant l’usine des Ocres de France, nous laisse sceptiques car il se poursuit sur la D900 qui dessert Apt. (revêtement moyen et trafic intense)
Heureusement nous la quittons vite et, dans la montée vers Gargas, à la faveur d’une halte le long d’un lotissement pour ôter mon blouson de pluie, je fais la connaissance d’un type bedonnant sorti tailler sa haie d’une main tremblante. C’est en fait un cyclotouriste membre de la « Confrérie des 650″, qui est passé au trike (un Performer acheté à Buis les Barronnies) depuis qu’il est parkinsonien et ne peut plus conduire un vélo conventionnel.
Plus loin, nous découvrons enfin un filon d’ocre et une mine abandonnée. Nous y descendons avec un peu la sensation de nous transformer en explorateurs méridionaux, ce qui donne tout de suite un côté jovial et aimable à la chose…

La pause déjeuner se fera après avoir grimpé, sous une faible pluie, la colline où est juché le joli village de Roussillon.
A partir de là, c’est sous de gros nuages menaçants chassés par le vent et le soleil que nous nous dirigeons vers St Saturnin les Apt que nous contournons par de très agréables petites routes dans la campagne vallonnée.
Une dernière « vraie » montée vers le rond point situé au bas de Rustrel, où le fléchage nous dit de monter par une belle rampe rectiligne à 6 %… alors que nous aurions très bien pu passer par une route de contournement, et nous voilà au Colorado provençal où nous laissons les vélos.

C’est le début de la fin d’après-midi, le ciel reste menaçant, aussi n’avons-nous pas le temps de vraiment parcourir ce site immense insoupçonnable depuis la route. Et c’est sous les puissantes rafales annoncées par la météo (35 km/h avec rafales à 85) que nous descendons vers le camping où, après un nouveau dîner communautaire pris dans le bengali des garçons, l’enfer du jeu du Uno se déchaîne. 
Je laisse mes camarades rejouer « Macao l’enfer du jeu » jusqu’à je ne sais quelle heure.

Lundi 11
Le petit-déjeuner est pris un peu plus rapidement que la veille me semble-t-il. Heureusement car j’ai proposé un circuit Apt -> Roussillon -> Murs -> Lioux -> St Saturnin-les-Apt qui pourrait être assez physique. Il le fut.
Nous prenons la voie verte jusqu’à la partie où elle se transforme en véloroute empruntant une partie de départementale un peu passante. De là nous montons vers Roussillon d’où nous redescendons (et quelle descente !) vers Murs.
C’est un village perché sur un petit plateau à environ 500m d’altitude dont l’accès se mérite. Surtout aujourd’hui où le vent qui, s’il nous offre un grand ciel bleu parfaitement dégagé, rajoute quelques degrés au % de la pente ininterrompue. Mais nos efforts méritoires sont récompensés par :

  • un accueil officiel par M. le Maire et les notables du village (nous arrivons pile pour le début de la commémoration de l’Armistice, à laquelle nous assisterons en silence jusqu’au bout)
  • et un lieu de pique-nique ensoleillé à l’abri du vent et des regards

Nous repartons vers Lioux par une petite route traversant des collines boisées de maquis : chênes verts, genets, buis, sumacs rouge sang, arbustes et plantes aromatiques. Après une descente vers un creux de vallon, une rampe bien raide – mais courte – nous demande encore un bon coup de collier.
Enfin nous débouchons en vue de Lioux et sa falaise : la petite route qui y mène est en parfait état, toute en descente avec des parties plus ou moins droites, des virages, des lacets… bref un vrai plaisir à dévaler, mais avec prudence car les récentes averses ont parfois entraîné un peu de terre, gravier et cailloux dans certains virages.
Dans la vallée, l’impressionnante falaise nous domine de toute sa masse. Nous la longeons un peu avant de monter vers Lioux et sa jolie place de la mairie.

A la sortie de Lioux, nous prenons à droite une petite route qui commence par monter un peu sec. Je dis un peu car sur la fin elle se transforme en quelques lacets dans lesquels je manque caler bien que je sois « tout à gauche » en 28×32. Je bénis mon vélociste d’avoir pu remplacer la couronne de 30.
La descente vers St Saturnin commence par un raidillon presque rectiligne à bien 17 % qui nous propulse comme des balles : je n’aurais pas aimé le monter dans l’autre sens !
Nous débouchons sur une départementale peu fréquentée, en faible pente descendante ou horizontale, au revêtement granuleux en état moyen qui gâche un peu le plaisir d’y rouler. Dans un virage, nous faisons une halte pour rejoindre le sommet d’un promontoire rocheux.

A l’entrée de St Saturnin, en contrebas du muret le long duquel nous faisons halte pour nous regrouper, nous découvrons un massif de cactus garni de figues de barbaries, les mêmes que le long de la voie verte juste à l’entrée de la tranchée d’Apt.
Contrairement à celles que l’on peut trouver sur les marchés franciliens elles sont violet sombre, avec une peau fine et souple garnie de peu de piquants. Le goût est doux et avec la langue on arrive facilement à séparer la chair d’une multitude de petits pépins durs comme du bois, ces derniers permettant l’improvisation d’un concours de lancer de « mitraille de pépins ».
Nous montons ensuite sur l’éperon rocheux des ruines du château, derrière lequel mes camarades ont la surprise de découvrir le petit lac d’un barrage, invisible depuis la route. Pour revenir sur la voie verte, nous traçons directement via la route principale, toute en descente et faux plats descendants. Nous y arrivons à la nuit tombée.

La soirée est consacrée à un repas de fin de séjour dans le restaurant du Palais (place de la Mairie) le seul ouvert dans Apt. Le gérant et sa compagne sont aimables et discrets, la cuisine goûteuse et parfumée : lapin à la tomate et romarin, légumes provençaux farcis, pizzas, le tout arrosé d’un rosé du Lubéron après le Kir à la lavande de l’apéritif.
Nous en sortons alors qu’un froid véritable commence à se faire sentir.

Mardi 12
Les bagages, pour certain(e)s préparés la veille, sont vite bouclés, les bengalis rangés, la facture du camping réglée et c’est dans un froid piquant (-1°) que nous partons sur la voie verte ensoleillée.
Le rythme est assez soutenu puisque malgré un petit vent défavorable, la voie verte est en faux plat descendant. Seuls ralentissements notables :

  • une halte pour admirer le pont Julien
  • le trike du dijonnais dont une des roues AV plonge dans un regard dont une plaque d’obturation, abîmée et mal positionnée, est tombée à son passage

A peine une petite pause au bout de la voie verte et nous repartons vers Caumont sur Durance. Nous retrouvons l’itinéraire emprunté samedi matin, constatons que le ballast de l’ancienne voie ferrée menant à Cavaillon est encore visible par endroits, et c’est au bord d’un verger de pommiers qui nous abritent un peu du vent que nous pique-niquons sous un grand ciel bleu.
Certain(e)s en profitent pour faire le plein de pommes oubliées après la récolte et nous repartons sur les petites routes de campagne après que le dijonnais soit retourné à Apt où il a laissé sa voiture : il voulait pédaler encore un peu avec nous et profiter de la région. 
Un bout de départementale à fort trafic et radar pédagogique, la traversée d’une autre route très passante, un bout de bande d’arrêt d’urgence à la sortie de Caumont sur Durance, passage sous le viaduc de la LGV puis sous une autoroute, et nous voilà longeant l’aérodrome d’Avignon.

Nous arrivons dans la ceinture verte (agriculture, loisirs et… je-sais-plus-quoi, proclame un panneau) sur une route le long d’un canal, bordée de quelques dépôts sauvages de déchets et  se terminant en impasse sur une centrale à béton, d’où on accède enfin à la « voie verte / véloroute » entre la Durance et la LGV. La hauteur à laquelle se trouve la LGV et sa digue de protection, au regard de la largeur du lit du fleuve, montrent que ce dernier doit être capable de crues historiques mémorables.

Pour accéder à Avignon-TGV nous évitons d’aller jusqu’à la zone des caraques et boumians sédentarisés et coupons au plus court vers les parkings en franchissant la fameuse voie ferrée en construction citée plus haut.

De là, avec notre ami bordelais qui pourra ainsi repérer le trajet pour revenir prendre son train (mais errera un peu en ayant eu le tort de vouloir passer ailleurs) nous nous dirigeons vers le centre ville d’Avignon en suivant un itinéraire cyclable mais comment dire, perfectible, se terminant par un étroit trottoir.
C’est à la terrasse d’un café près de la place de l’Horloge que nous prenons un dernier pot à base de cafés et chocolats chauds.
Encore quelques coups de pédale sur l’avenue en « contresens cyclable / arrêt minute » qui mène droit à la gare et nous voila dans la salle d’attente où certains, faute de place vélo réservée, procèdent au démontage et mise sous housse de leurs vélos.

Dans le TGV, arrivé et parti à l’heure, nous arrivons à nous regrouper dans une sorte de « carré cycliste » qui nous permet de bavarder, admirer les OVNIS constitués par quelques nuages lenticulaires se découpant dans le couchant, regarder les photos et vidéos prises par les une et les autres.
Je ne résiste pas au plaisir orgueilleux de citer un commentaire me concernant « Il est classe JJ, on dirait qu’il ne force jamais »

Pour vous récompenser d’avoir lu ce long texte : voici mon diaporama

Aller ! on remet ça en 2014 pour aller découvrir le Lubéron ?! le 11 nov. sera un mardi ! 

Quelques infos cartographiques :

  • trajet Avignon-centre -> Apt : env. 64 km, facile mais avec un passage de difficulté moyenne (la grosse colline entre Lagnes et Cabrières d’Avignon)
  • circuit de la Route des Ocres : env. 52 km vallonnés, sans vraie difficulté
  • boucle Apt – Roussillon – Murs – St Saturnin les Apt près de 55 km vallonnés avec 2 difficultés : la montée vers Murs puis la sortie de Lioux vers St Saturnin les Apt. Explication du profil, sauf erreur : 1ère bosse : la colline de Roussillon - 2ème bosse : la montée vers Murs, suivie d’un « plateau » puis de la descente vers Lioux - 3ème bosse : nouvelle montée, vers Lioux et sa petite route à droite à la sortie, avant de redescendre sur St Saturnin-les-Apt - dernière forte pente colorée : la sortie de St Saturnin.
  • trajet Apt -> Avignon-TGV via Oppède et Caumont-sur-Durance, env. 59 km sans aucune difficulté (sauf le vent en cas de Mistral)

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Tour du Vercors en cyclocamping

Posté par Jean-Jacques le 31 août 2013

Jour 1 : Grenoble – St Gervais – Pont en Royan – Gorges de la Bourne – St Julien – St Martin en Vercors

Le voyage commence la veille sous les meilleurs hospices(non, c’est plus tard que je serai à ramasser à la petite cuillère) auspices puisque parti au boulot avec armes et bagages (gros succès auprès des collègues du PC sécurité où j’ai laissé ma randonneuse chargée) il s’est avéré que contrairement à la gare de Nanterre-U celle de Nanterre-ville est un modèle d’accessibilité pour cyclistes et PMR… et le RER de cette fin de journée du 14 août est accueillant

Rapidement embarqué gare de Lyon, rapidement arrivé en « TGV vélos » à Grenoble chez l’ami qui héberge une partie de la bande et le lendemain, départ avec 9 autres comparses le long de la belle voie verte qui longe l’Isère aux eaux bleu-gris, comme si elle avait emporté avec elle les couleurs des glaciers et des roches
Elle est superbe cette voie verte : avec les falaises du Vercors sur notre gauche, on a l’impression d’être déjà à la montagne sans avoir besoin d’y monter !
Nous la quittons pour une agréable petite route qui sinue dans les vergers de noyers avant de rejoindre une large départementale qui, à défaut d’être cyclamicale et bucolique, n’est pas hostile et permet de rouler facilement à bonne allure

Nous arrivons bien vite à Pont en Royan, porte du Vercors, ses maisons suspendues sur la rivière et sa route qui monte vers les gorges de la Bourne, une montée régulière mais longue, longue… (plus de 20 km) sous le soleil et avec un petit vent de dos suffisamment lent pour que l’on ait l’impression de pédaler dans l’air immobile d’un four.
Et si ensuite nous bifurquons à droite à l’ombre vers St Julien et St Martin en Vercors, c’est pour un % légèrement supérieur me semble-t-il… heureusement, cette route ne pouvant pas monter indéfiniment, une fois arrivés en haut c’est un peu de plat puis une loooongue descente qui nous amènent au camping des Portes de St Martin et sa piscine dans laquelle nous allons bien vite barboter avec vue sur le ciel bleu, une grande barre rocheuse, la forêt et les prairies
Repas au bar du camping à base de ravioles, pizza, hamburger du Vercors, double ration de frites et que sais-je encore… Nuit calme, à peine troublée par les cris d’un rapace nocturne et les clarines de bovins (non personne n’a ronflé, c’était les autres campeurs) et réveil aussi humide que si un arrosage automatique avait été déclenché

Jour 2 : St Martin en Vercors – La Chapelle en Vercors – Vassieux en Vercors – refuge du Col de Vassieux

Le groupe des cyclistes normaux s’élance vers le refuge du col de Vassieux en Vercors avec d’autant plus d’entrain que l’on commence par se laisser glisser le long de la route en pente
Les fadas eux, ont pris la direction du col de la Machine (moi, rien que le nom je trouve que ça fait pas super envie…)
Nous arrivons ainsi très vite à St Martin en Vercors mais hélas, c’est là qu’est l’os, la route remonte vers La Chapelle en Vercors où nous faisons le plein de victuailles et d’eau à la belle fontaine surplombant la piscine municipale
Encore un p’tit coup de descente et bien vite la route remonte franchement vers le col du Proncel où, sur le final, je lâche Carlos pour régler à la loyale son compte à un sympathique cyclosportif qui nous avait doublés, rouge et essoufflé, maillot grand ouvert, en nous souhaitant bien du courage
La tête qu’il a faite quand il m’a vu le dépasser sans trop d’efforts apparents « mais comment vous faites avec les bagages ? » réponse « j’ai un bon vélo, de petits développements et je mouline pour ne pas forcer »
Arrivés au col, nous décidons à l’unanimité de faire une longue halte jugée bien méritée pour déjeuner et découvrons les premiers chardons argentés (espèce protégée) appelés Carlines

Rassasiés, nous descendons vers Vassieux, mais le démon de la course est en nous, enfin en Georges et moi car nous nous sommes tirés une bourre bien sympa, jusqu’au cimetière-mémorial à l’entrée de la ville, commémorant l’arrivée de troupes SS en planeurs qui décimèrent la population, civils et résistants confondus
C’est à Vassieux que nous retrouvons les fadas aux cuisses d’acier pour nous diriger tous ensemble vers le refuge via une jolie petite route campagnarde (à gauche en sortant du village) devenant forestière qui passe devant le Camp Nicolas Vanier avant de bien grimper « dré dans l’pentu » la bougresse !
Halte toilette à l’auge d’une source vivifiante, puis découverte du refuge, de la vue imprenable tant côté Vercors que côté Diois vu de la falaise, du charme capricieux de la cuisine au feu de bois, de la dureté des bas flancs comparés à l’herbe des campings

La nuit ne fut troublée par aucun rongeurs, sans doute effrayés d’abord par les discussions confuses et animées pré-endormissement, puis par les bruits de nos activités nocturnes (ronflements à divers degrés, petits cris d’une amie qui cauchemardait…) bref une sympathique nuit normale

Jour 3Col de Vassieux – Villard de Lans par les cols de St Alexis, de Rousset et d’Herbouilly

Départ du refuge, passage devant la salle de bain attenante (ou presque) et nous continuons sur cette petite route forestière dont le revêtement se dégrade fortement dès que nous attaquons la pente
Les tâches des rayons de soleil filtrant à travers les arbres perturbent la vision de la chaussée et il vaut mieux être sur ses gardes. Nous arrivons sans encombre à Vassieux après un petit tirage de bourre avec deux amis (oui, à vélo, j’ai souvent 40 ans de moins)
De Vassieux, nous partons plein Est vers le col de St Alexis, avalé sans pb (il en faut désormais plus pour nous impressionner) d’où nous redescendons doucement vers la route du col de Rousset où j’irai constater qu’en franchissant le tunnel tel une sorte d’Alice au pays des merveilles, on a une vue splendide sur le Diois
Après avoir rebroussé chemin, la descente vers St Agnan est un régal. Le groupe ayant pris de l’avance, je me lâche et j’ai bien du frôler les 70km/h sur cette belle route. C’est à St Agnan que l’un de nous découvre la démission de sa chambre à air arrière qu’il répare rapidement et nous rejoignons un peu plus loin la bande qui pique-nique joyeusement au bord de l’eau en regardant distraitement les Aigles de la Route qui paradent

Lorsque nous remontons vers St Martin, c’est avec l’orage sur nos talons : le ciel noircit au sud, le vent se lève, on entend un lointain tonnerre… passé St Martin, après quelques palabres le groupe se scinde pour rejoindre Villard de Lans : une partie continue directement vers les gorges de la Bourne, l’autre monte vers le col d’Herbouilly, chacun priant pour ne pas se retrouver sous l’orage menaçant
L’organisateur de la sortie détend l’atmosphère des grimpeurs « si vous entendez comme des bourdonnements d’abeilles, descendez immédiatement de vélo et couchez-vous à terre »
Finalement, c’est une guêpe qui me surprendra : une amie qui, après avoir un peu pédalé avec moi car elle est polie, me largue sur un bout de semblant de faux plat prélude à une reprise de la montée. En quelques instants, ce n’est plus qu’un petit point tout au loin tandis que je sue à grosses gouttes pour arriver péniblement à bout de cette satanée montée
La pluie arrive dans le haut de la montée, puis s’intensifie au point que dans la descente vers Villard de Lans, malgré nos blousons de pluie nous faisons une pause pour nous regrouper dans un abri providentiel

Lorsque nous repartons, le bleu gagne du terrain dans le ciel et la pluie se calme, rendant plus agréable la sinueuse descente en forêt vers Villard de Lans, après une courte halte à un mémorial de la Résistance en belvédère panoramique
Miracle d’une organisation sans faille, nous arrivons au camping sous un grand beau temps quelques minutes après l’autre groupe. Bons emplacements : herbe tendre, sol moelleux, proche mais pas trop d’un bloc sanitaire et nous avons le plaisir de voir un 11ème « collègue » nous rejoindre
Après courses, douche, baignade dans la piscine (avec toboggans !) et un bon repas autour d’une nappe improvisée tout le monde part se coucher

Jour 4 : Villard de Lans -> La Balme de Rencurel -> Col de Romeyère -> tunnel des Ecouges -> St Gervais -> Grenoble

La veille, nous avions pris la bonne résolution de nous lever tôt. Ce qui fut fait : le soleil n’a pas émergé au-dessus de la barre rocheuse et la brume nimbe encore le paysage lorsque je sors de la tente dégoulinante de rosée, comme d’hab’ (la rosée, pas mon saut du duvet). Avant d’en sortir, j’ai tout rangé : matelas et duvets, sacoches … je suis chaud-bouillant !
Nous finissons le petit-déjeuner lorsque nous entendons un formidable réchaud se déclencher : ce sont 2 montgolfières venues survoler le camping en rase-motte, l’une d’elle atterrira même brièvement… récupération d’un passager ou coup de pub ?
Le départ est facile : ça descend, et vu la fraîcheur du fond de l’air, nous avons tous sortir un blouson coupe-vent. Bien nous en a pris car les Gorges de la Bourne sont bien fraîches et impossible de se réchauffer en pédalant.
La route est magnifique, parfois taillée dans le rocher telle un tunnel auquel manquerait la paroi de gauche. Mais pas question de trop relâcher notre attention car la chaussée n’est pas nickel, l’arrivée sur le pont du carrefour avec la route de St Julien ressemble même à un champ de mines…
C’est là que nous nous regroupons… sauf… notre ami qui avait déjà des soucis avec sa roue arrière hier et qui manque à l’appel

Nous patientons en regardant passer les cyclosportifs… mais d’autres randonneurs aussi… l’inquiétude grandit aussi l’un de nous décide d’aller voir. J’arrive à lui faire laisser ses sacoches sur place et il part, bientôt suivi d’un autre
Ne sachant pas trop ce qui les attend ensuite, ceux qui ont un train à prendre et les genoux un peu mous partent vers La Balme de Rencurel, au pied de la route du col de Romeyère
L’organisateur nous avait prévenu « ça monte un peu fort au début, puis ça va mieux »… mouais… en fait ça monte raide, on croit ensuite que c’est fini mais ça regrimpe encore aussi fort, puis la pente s’adoucit enfin avant de se relever légèrement sur la dernière centaine de mètres avant le col
Pendant cette montée, deux des cyclistes rapides du groupe nous rattrapent : le pneu arrière du retardataire a déclaré forfait mais il a pu repartir grâce à une réparation de fortune (c’est lui qui avait crevé la veille : dire qu’hier en arrivant au camping il aurait pu mieux inspecter son pneu et en racheter un neuf !)
Le cycliste le moins aguerri du groupe aura vaillamment vaincu cette dernière ascension en pratiquant avec succès la technique du « fractionné » : coup de pompe -> arrêt pour un morceau de banane séchée et un peu d’eau -> en selle jusqu’au prochain coup de mou, etc.

Arrivés au col, après une pause fruits secs nous nous laissons glisser vers le tunnel
Peu avant, la route s’enfonce dans de magnifiques gorges puis bute contre un muret, seul rempart contre un à pic et un panorama dont le Vercors a le secret. Sur la gauche, la bouche béante du tunnel ressemble à l’entrée d’un train fantôme, mais pas la version fête foraine… plutôt celle d’un Stephen King des bons jours.
Brut de décoffrage, sans aucun éclairage ni marquage au sol ni dispositif réfléchissant le long de ses parois, on dirait une gueule édentée s’ouvrant sur un œsophage qui va nous avaler.
Moins poétiquement, il donne l’impression d’avoir été fini de creuser la veille et ouvert par mégarde à la circulation.
Nous nous y engageons. Je dois régler ma lampe B&M sur la puissance maximum (40 lux) pour y voir à peu près correctement car l’on n’a aucun repère et, le tunnel n’étant pas rectiligne, on n’en voit pas le bout
La lumière du jour arrive enfin et la suite de la descente aussi : on est heureux de ne pas avoir eu à monter par là ! La pente raide est très sinueuse, parfois en mauvais état, avec des  virages sans visibilité, et se rétrécit par endroits pour ne laisser que la place d’un véhicule de passer

Un attroupement sur un pont attire mon attention : en short et torse nu, ils regardent une mouche… non un homme descendre en rappel le long de la partie supérieure d’une immense cascade. Du canyonning m’a-t-on dit : moi qui croyais que cela consistait à sauter de vasques en bassins et à se laisser glisser le long de toboggans de pierre polie par les eaux…
Après 2-3 photos, je repars dans l’pentu et c’est à St Gervais que je finis par rattraper le couple de motards partis avant moi du pont du canyonning. Concentré sur mon pédalage, je traverse le village comme  une balle et finis en douceur à l’entrée de la Voie Verte où les autres membres du groupe me rejoignent

En attendant les sportifs passés par le col du Mont Noir, nous aidons une cycliste du dimanche matin (fine 40aine dynamique, cheveux courts, corsaire et brassière de sport) à ranger son vélo dans sa voiture. Au passage, je remarque que les pneus de son vélo sont sensiblement à la même pression que mon matelas autogonflant de camping.
Je le lui fais remarquer en soulignant que les grosses valves permettent le gonflage en station service… et la réponse me laisse pantois « je ne sais pas le faire, c’est comme pour les pneus de la voiture : je ne le fais jamais, c’est mon mari qui s’en occupe » (encore une handicapée de la vie ?)
Nous regagnons la rive gauche de l’Isère, plus accueillante pour une pause pique-nique et, lorsque le reste de la bande arrive auréolée de gloire et de relents de transpiration, ça tourne à la braderie de fin de marché : « qui veut finir cela ? » « il me reste encore de ceci ! » « je ne vais tout de même pas repartir avec ça ! ». Tout sera liquidé…
Après un bon café nous nous engageons sur la voie verte.

Je remarque que notre néophyte, à l’agonie le premier jour (mais la veille il avait fait Lyon – Grenoble à vélo) a repris un bon coup de pédale : il est considérablement plus vaillant qu’au départ et passe même en tête du gruppetto formé par 5 d’entre nous (« mon compteur indiquait 25 mais mes jambes me disaient : 27… 27… »)
C’est au tour d’un autre de prendre le relais et tout à coup, insensiblement, voila le Club des 5 mains aux cocottes, bien en ligne, à mouliner aux alentours de 30-35 km/h pendant une dizaine de km en prenant des relais
Le reste du trajet se fera avec le groupe au complet, en passant devant un mur de soutènement de voie rapide livré aux graffeurs, puis une zone d’habitat précaire de SDF avant que le chemin de halage ne se termine sur les quais
Fin de la randonnée devant un glacier artisanal (humm… la glace à la Chartreuse) avant de se dire au-revoir à la gare de Grenoble toute proche

diaporama du Tour du Vercors

tracé du parcours effectué à partir de la banlieue de Grenoble

Petit bilan :

Fringues : 

  • 1 polo manches courtes 
  • 1 t-shirt technique
  • 2 cuissards à bretelles (pas lavés mais portés en alternance un jour sur 2)
  • 1 boxer informe en coton genre Pervers Pépère © Gotlib (pour la nuit)
  • 3 paires de socquettes basses
  • 1 blouson léger membrané « wind protect » à manches amovibles 
  • 1 blouson de pluie
  • 1 grande serviette microfibre
  • 1 slip de bain (perdu)
  • 1 paire de tongues (jamais mises, herbe trop humide)

Cols :

  1. montée de Pont en Royan à St Julien en Vercors (car elle le vaut bien, cf. polémique sur le site du club des 100 cols)
  2. Col du Proncel
  3. Col de Vassieux
  4. Col de St Alexis
  5. Col de Rousset
  6. Col d’Herbouilly
  7. Col de Romeyère

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Toulouse – Carcassonne par le Canal du Midi en cyclocamping

Posté par Jean-Jacques le 30 avril 2013

Petit résumé chiffré

  • 2 participants Rayan (10,5 ans cycliste néophyte) et son père (à peine plus vieux dans sa tête malgré ses 56,5 ans)
  • 110 km en 2 jours et 2 heures du 22 au 24-04 (le 25, retour en train), dont 7 km de détour pour accéder au camping de La Capelle, à St Martin Lalande, peu après Castelnaudary (mais ce camping vaut le détour)
  • 1ère étape Toulouse – Montgiscard : 20 km d’autoroute à vélo – camping sauvage à l’écluse – boulangerie salvatrice de l’autre côté du pont, le long de la RD à trafic assez intense
  • 2ème étape Montgiscard – St Martin Lalande : 50 km sur des chemins de halage qui se dégradent fortement passé Port Lauragais – nuit au camping tout confort de La Capelle : 10 € TTC pour nous deux – attention, aller faire les courses à l’épicerie-dépôt de pain du village demande de bonnes cuisses pour une courte mais raide ascension
  • 3ème étape St Martin Lalande – Carcassonne : 40 km de chemin de halage pénible car comme pour la fin de l’étape précédente, on passe une partie de son temps à regarder où on place sa roue AV – nuit au camping**** de la Cité, quasiment au pied de la Cité médiévale fortifiée : 14€ TTC, accessible peu après le débouché du Pont Neuf via une sorte de voie sur berge le long d’un petit bras de l’Aude. Ouvert toute l’année mais doit être une véritable usine en haute saison

C’est munis du guide conçu par Philippe Calas (fort utile pour évaluer le kilométrage, savoir où sont les points d’eau potable, quand changer de rive) et de duvets 5° achetés vu les T° nocturnes annoncées que nous partons de Toulouse Matabiau en fin d’après-midi après quelques courses alimentaires.  

 

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La voie sur berges est royale, mais encombrée !!! piétons, rollers, skateurs, cyclistes, vél’ôveurs, … nous obligent à adopter un rythme tranquille aux alentours de 10-15 km/h, parfait pour Rayan.

La lumière du soleil couchant est dorée à souhait et une fois dépassés les derniers faubourgs toulousains, nous pouvons pédaler en profitant pleinement du paysage

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C’est sur un beau coin de pelouse de l’écluse de Montgiscard (PK -point kilométrique- 20 depuis Matabiau) que nous plantons la tente pour passer la soirée en joyeuse compagnie.

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Le lendemain, après un petit-déjeuner pris à l’abri dans la vaste salle à manger  nous repartons de bon coeur, Rayan ne se plaignant même plus d’avoir mal au fondement : le métier rentre !

Il prend même assez souvent la tête du tandem  

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et je constate également avec plaisir qu’il commence à pédaler bien plus régulièrement qu’avant, même s’il a toujours tendance à regarder un peu trop longtemps autour de lui… ça lui jouera un tour un peu plus loin…

Nous quittons l’autoroute (à vélos !) à l’écluse de Renneville pour aller à Villefranche de Lauragais acheter des appâts pour la pêche. La gérante du magasin de cycles et art. de pêche vend à Rayan une carte de pêche (obligatoire, mais à 5€, c’est pas la ruine) et lui fait cadeau d’une boîte d’appâts en DLUO car la livraison prévue le matin a été différée. Nous profitons de cette halte citadine pour nous offrir le restau.

De retour sur le chemin de halage, nous constatons qu’à partir de Port Lauragais, l’ « autoroute » se transforme en mauvais chemin, nids de poule inclus, puis, au-delà du Seuil de Naurouze (ligne de partage des eaux) en sentier étroit en forme de gouttière : les bords incurvés sont de vrais pièges à roue avant et se concentrer pour rouler au milieu devient vite hypnotique : d’ailleurs, c’est là que je chuterai au ralenti (normal, on ne peut pas y rouler à plus de 7 à 10 km/h) par dérobade de ladite roue avant.

Ce sentier redevient assez vite un chemin  hélas creusé de nids de poules et d’ornières : pas de quoi attirer des foules de cyclotouristes.

Si mes souvenirs sont bons, ça s’améliore un peu avant d’arriver à Castelnaudary et son étonnante superbe « rade »

Toulouse - Carcassonne par le Canal du Midi en cyclocamping dans Projets, plans sur la comète, ... dsc00460-300x225

dsc00461-300x225 Canal du Midi dans Projets, plans sur la comète, ...

où nous nous cassons le nez sur le camping municipal qui n’ouvre qu’au 15 juin… et pas moyen de négocier à l’amiable (vive les petits patelins, on arrive souvent à trouver un arrangement) mais le responsable nous donne le tél. d’un camping à quelques km plus loin et nous assure qu’il est indiqué depuis le canal.

Effectivement, à l’écluse de Guerre (peu après le PK 70, donc à env. 50 km de Montgiscard) un panneau salvateur indique « camping La Capelle, 3,5km ». Nous ferons ce trajet -agrémenté de 2 courtes côtes, dont la dernière plutôt raide- avec une famille de cyclos : papa (avec sur une remorque mono-roue les 2 tentes pop up et les bagages) maman (avec au bout de la barre trailgator TM une gamine de 5 ans) et 2 filles de moins de 10 ans.

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Inutile de vous dire que pour Rayan ce fut un soulagement de constater que nous n’étions pas les seuls à chercher un point de chute et un stimulant de voir que des gamines plus jeunes mais plus expérimentées tenaient aussi bien voire mieux le coup que lui.

Bref, satisfaction de trouver un camping à la ferme loin de tout mais bien équipé (ah ! la bonne douche chaude)  dont le sympathique propriétaire est un fermier spécialisé dans les asperges.

En nous installant, je réalise que nous n’avons plus qu’une tranche de pain WasaTM et des sachets de thé : la faute à la galère pour trouver ce camping, oubli de faire un minimum de courses

Heureusement, le fermier (l’exploitant agricole devrais-je dire) nous dépanne d’un paquet de pâtes et d’une délicieuse baguette complète maison, bref de quoi faire un repas quasi gastronomique quand on est affamé et qu’on a vécu les affres de trouver où planter la tente

Le lendemain matin, je me rattrape en allant chercher pain frais et viennoiseries à l’épicerie (la baguette de la veille est un souvenir) sans oublier 2 boîtes de sardines à la tomate pour aller avec le restant de pâtes, un beau morceau d’un fromage au lait cru dont j’ai oublié le nom et un pack de barquettes de salade de fruits au sirop léger .

Puis nous reprenons la route derrière la famille cyclo…

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…alors qu’un vent d’Est à décorner les cocus, le Marin, s’est levé : heureusement le chemin de halage, pour désagréable qu’il soit, est encaissé au ras du canal, ce qui nous protège

Rayan, vaillant, se retrouve vite en tête avec Sarah  

C’est après la pause déjeuner que la famille cyclo nous « largue », pressée d’arriver à son camping quelques km après Carcassonne

Rayan commence à en avoir plein les bottes : vent + mauvais chemin + copines disparues qu’on ne rattrape pas = découragement, fatigue, chutes sans gravité, dont une à cause d’une barrière anti-motorisés qu’il n’a tout simplement pas vue…alors :

pause pêche reposante, certes, mais dsc00471-300x225 Carcassonne

Quelques km avant Carcassonne, après des méandres serrés dignes des Ardennes, le long desquels le chemin de halage doit s’élever à une hauteur impressionnante au-dessus du canal creusé dans la roche

le canal franchit un « saut » nécessitant 2 écluses contiguës  dsc00469-225x300 Castelnaudary 

marquées par un poteau singulier dsc00468-225x300 cyclotourisme

A partir de là, le chemin de halage, bien que caillouteux, se civilise et nous atteignons Carcassonne après avoir discuté avec un joggeur, un vrai qui trottine d’une foulée régulière à la même vitesse que nous : il doit en être à son 10ème km

L’arrivée dans Carcassonne est bizarre, le chemin de halage à moitié en friche, on se fait doubler par un furieux en VTT qui avoine dans les 50cm nous séparant du canal

Puis c’est l’arrivée en ville. Nous quittons le chemin de halage dont je me demande s’il aboutit quelque part tellement il est envahi de « mauvaises » herbes et je remercie mon smartphone dont la cartographie me permet de trouver le chemin du camping de la Cité car côté signalisation cyclable… il y a des aménagements, mais je n’en saisis pas la cohérence, étonnant non ?
Pour situer la place de la voiture : sur un mail servant de parking, j’ai vu une bande piétonne verte !

Nous atteignons rapidement le Pont Neuf menant à la rive droite de l’Aude

WP_000630

 et à l’oppidum de la Cité médiévale fortifiée  puis au camping où nous n’avons que l’embarras du choix pour nous installer. 

Habitué au camping sauvage ou à la ferme, Rayan revient des toilettes : « Papa, il y a tellement de portes que ça m’a fait peur » 

et effectivement dsc00484-150x112 Port Lauragais

Après un bon repas et une bonne nuit, nous partons pour la gare, non sans une dernière photo souvenir

DSC00486 

Les menus (choisis d’un commun accord) :

  • 1er soir : boîte de chair de crabe et crevettes, chorba (sachet de soupe déshydratée prévu pou 4 pers. mais dilué pour 2 assiettes : très pratique, que nous aurions pu rendre encore plus nourrissante en rajoutant quelques pâtes), leerdammer, compote pomme-fraise
  • déjeuner du lendemain : menu asiatique à Villefranche de Lauragais
  • 2ème soir : pâtes et pain complet
  • déjeuner du lendemain : pâtes et sardines à la tomate, fromage (local ?) au lait cru, salade de fruits
  • 3ème soir : biscuits apéritifs, petits-pois carottes + sardines et thon à la tomate, restant de fromage, compote de pomme
  • déjeuner du lendemain : fast-food en gare de Toulouse en attendant la correspondance pour rentrer (la régression, ça a du bon)

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CA2000, mon baroudeur : un Cannondale F2000SL

Posté par Jean-Jacques le 6 avril 2013

Cet hiver, suite à une sorte de pari « si tu viens on te prête un vélo et on te paye l’inscription », j’avais participé au Beau Mollet , une manifestation VTT organisée par le Cyclo club de Vélizy-Villacoublay (CCVV78).

Malgré ou plutôt à cause de la neige dans laquelle on enfonçait jusqu’au mollet justement, j’y avais pris un immense plaisir

Aussi, lorsque je me suis posé la question de compléter mon début d’écurie soit par un pliant performant (facile à emmener dans les trains grandes lignes) soit par un vélo me permettant de sortir des sentiers battus, le choix s’est vite imposé : au magnifique Riese & Muller « Birdy speed disc » repéré du côté d’Albi, j’ai préféré un vrai VTT

En effet, si je peux toujours me débrouiller pour emmener Guylène ma randonneuse ou N°1 mon route « vélotaffisé » dans un train, en revanche, pour rouler en terrain difficile un vélo de route atteint vite ses limites

Voici donc mon Cannondale F2000SL acheté, sur les conseils d’un « collègue » connaisseur, à un « personnage », un gradé d’un PSIG, ancien du GIGN et du service de protection des personnalités, par ailleurs membre et (ex ?) animateur de Vélo Vert (« le » site Internet français de VTT)

Il avait acheté le cadre d’occasion et l’avait équipé à son goût. Le voici :

CA2000, mon baroudeur : un Cannondale F2000SL dans Mes vélos vue-ar-150x112  vue-av-225x300 dans Mes vélos  profil-150x112

Sous un aspect agressif, c’est un vélo d’une grande douceur, très confortable, du moins pour le peu que j’ai roulé avec à ce jour

trajet Gare St Lazare -> Enghien via les bassins de la Villette puis le canal de St Denis + quelques trajets vélotaf lorsqu’il a neigé

Quelques informations techniques :

Cadre aluminium CAAD5 (Cannondale aluminium advance design)

Fourche mono-amortisseur Fatty headshock (oléo ?) pneumatique

Cintre en carbone Monkey Lite XC, tige de selle Cannondale en carbone

Jantes Mavic X223 disc chaussées de pneus Michelin 26 x 2.10 wild grip’r

Transmission Shimano Deore : pédalier LX, dérailleurs XT

Freins à disques à commande hydraulique

Pédales SPD double face Wellgo WAM-M717 

Modifications apportées :

2 antivols, un U + un antivol articulé (Abus bordo granit X plus) installé à l’origine sur Guylène qui n’en a finalement pas besoin

gros garde boue arrière SKS Dashblade, proportionnel à la taille du pneu, pour éviter de me faire « crépir » le dos en roulant sur revêtements humides (il y a étonnamment peu de projections par la roue AV)

porte paquet fixé sur la tige de selle, que j’avais acheté à l’origine pour N°1, afin d’installer une sacoche (pour tenue de pluie, pompe + chambre à air de rechange, petit outillage, …)

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Guylène, randonneuse atypique

Posté par Jean-Jacques le 6 avril 2013

Numéro 1, mon vélo de route bleu et jaune acheté pour aller plus vite, plus loin, plus haut qu’avec le VTC de mes débuts, vieillissant (les commandes de dérailleurs ne fonctionnent plus lorsque la T° descend sous les 10°C) j’ai repéré chez Guylène Cycles, le vélociste qui assure le gros entretien de mes vélos (oui, je peux désormais employer le pluriel) un vélo qui m’a vraiment tapé dans l’oeil, soldé à 50 % car invendu en raison de son montage initial bancal (mélange déséquilibré de caractéristiques route / randonnée / VTC)

J’ai en effet pris goût à la randonnée, à la journée comme sur plusieurs jours en cyclocamping en autonomie  totale, et ce vélo correspondait pile poil à mes rêves :

 version 1 : Guylène, randonneuse atypique dans Mes vélos guylene-sacoches-vintage-300x225  version 2 :   nouvelle-potence-2013-03-2-300x225 cyclocamping dans Mes vélos 

(selle et potence changées, faudra que je refasse la photo)

Quelques précisions techniques :

Cadre Géliano (cadreur français) typé route, tous tubes en acier Colombus SLX (haut de gamme d’il y a quelques années)

Transmission et freins Shimano Déore XT : transmission avec pédalier Biopace plateaux 48-38-28 (légèrement ovales pour atténuer le phénomène de « points morts ») et cassette 13-32, freins cantilever

Pneus Schwalbe marathon sur jantes Wolber TX profil, avec rayons croisés par 4 

Porte-paquet AV et porte-bagage surbaissé AR en tubes chromés : réalisation artisanale sur mesure (on a crevé les yeux de l’artisan pour qu’il ne puisse pas en refaire… non, je blague : il n’exerce plus, c’est tout, et c’est dommage)

Eclairage : actuellement HS, mais alimenté par une dynamo sous bases (pour dépanner, j’utilise des lampes amovibles à LED de bonne qualité, que je peux transférer d’un vélo à un autre)

Fixé sur l’axe de roue AV : compteur kilométrique Huret d’occasion, qui va sans doute disparaître car son entretien semble contraignant

Poids, sans sacoche ni antivol : 14 kg (sans doute quelques centaines de grammes en plus avec la nouvelle selle en cuir)

Ont été changées depuis son achat (voir les photos) :

La potence, une noire très moche à inclinaison réglable, remplacée par une plongeante chromée ou en alu poli, je sais pas trop

La selle, moderne mais peu confortable, remplacée par une magnifique Gyes en cuir (en cours de « rodage ») achetée en promo sur Internet 

Achats complémentaires :

2 porte-bidons en alu poli + bidons isothermes de marque Elite, série limitée Tour de France millénium Y2K (avec une bonne remise de mon vélociste car invendus et payés en liquide)

Un décaleur de cintre pour fixer la sacoche AV de telle sorte qu’elle repose sur le porte-paquet, réalisé à partir d’une extension de cintre détournée de son usage initial

Les sacoches AR « vintages » made in France, en matériau synthétique recouvert de tissu, étanches sauf par les coutures et l’ouverture, m’ont été offertes par un « collègue » vélotaffeur qui les a trouvées à vil prix (5 €) dans un vide-grenier

Mise à jour :

la sacoche synthétique de guidon, passée sur CA2000 mon VTT, a été remplacée par une Gilles Berthoud en cuir et toile qui a tout de même une autre allure, enfin une solide et pratique béquille complète l’équipement

dsc005041-225x300 Géliano

 

 

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