Tour du Vercors en cyclocamping

Posté par Jean-Jacques le 31 août 2013

Jour 1 : Grenoble – St Gervais – Pont en Royan – Gorges de la Bourne – St Julien – St Martin en Vercors

Le voyage commence la veille sous les meilleurs hospices(non, c’est plus tard que je serai à ramasser à la petite cuillère) auspices puisque parti au boulot avec armes et bagages (gros succès auprès des collègues du PC sécurité où j’ai laissé ma randonneuse chargée) il s’est avéré que contrairement à la gare de Nanterre-U celle de Nanterre-ville est un modèle d’accessibilité pour cyclistes et PMR… et le RER de cette fin de journée du 14 août est accueillant

Rapidement embarqué gare de Lyon, rapidement arrivé en « TGV vélos » à Grenoble chez l’ami qui héberge une partie de la bande et le lendemain, départ avec 9 autres comparses le long de la belle voie verte qui longe l’Isère aux eaux bleu-gris, comme si elle avait emporté avec elle les couleurs des glaciers et des roches
Elle est superbe cette voie verte : avec les falaises du Vercors sur notre gauche, on a l’impression d’être déjà à la montagne sans avoir besoin d’y monter !
Nous la quittons pour une agréable petite route qui sinue dans les vergers de noyers avant de rejoindre une large départementale qui, à défaut d’être cyclamicale et bucolique, n’est pas hostile et permet de rouler facilement à bonne allure

Nous arrivons bien vite à Pont en Royan, porte du Vercors, ses maisons suspendues sur la rivière et sa route qui monte vers les gorges de la Bourne, une montée régulière mais longue, longue… (plus de 20 km) sous le soleil et avec un petit vent de dos suffisamment lent pour que l’on ait l’impression de pédaler dans l’air immobile d’un four.
Et si ensuite nous bifurquons à droite à l’ombre vers St Julien et St Martin en Vercors, c’est pour un % légèrement supérieur me semble-t-il… heureusement, cette route ne pouvant pas monter indéfiniment, une fois arrivés en haut c’est un peu de plat puis une loooongue descente qui nous amènent au camping des Portes de St Martin et sa piscine dans laquelle nous allons bien vite barboter avec vue sur le ciel bleu, une grande barre rocheuse, la forêt et les prairies
Repas au bar du camping à base de ravioles, pizza, hamburger du Vercors, double ration de frites et que sais-je encore… Nuit calme, à peine troublée par les cris d’un rapace nocturne et les clarines de bovins (non personne n’a ronflé, c’était les autres campeurs) et réveil aussi humide que si un arrosage automatique avait été déclenché

Jour 2 : St Martin en Vercors – La Chapelle en Vercors – Vassieux en Vercors – refuge du Col de Vassieux

Le groupe des cyclistes normaux s’élance vers le refuge du col de Vassieux en Vercors avec d’autant plus d’entrain que l’on commence par se laisser glisser le long de la route en pente
Les fadas eux, ont pris la direction du col de la Machine (moi, rien que le nom je trouve que ça fait pas super envie…)
Nous arrivons ainsi très vite à St Martin en Vercors mais hélas, c’est là qu’est l’os, la route remonte vers La Chapelle en Vercors où nous faisons le plein de victuailles et d’eau à la belle fontaine surplombant la piscine municipale
Encore un p’tit coup de descente et bien vite la route remonte franchement vers le col du Proncel où, sur le final, je lâche Carlos pour régler à la loyale son compte à un sympathique cyclosportif qui nous avait doublés, rouge et essoufflé, maillot grand ouvert, en nous souhaitant bien du courage
La tête qu’il a faite quand il m’a vu le dépasser sans trop d’efforts apparents « mais comment vous faites avec les bagages ? » réponse « j’ai un bon vélo, de petits développements et je mouline pour ne pas forcer »
Arrivés au col, nous décidons à l’unanimité de faire une longue halte jugée bien méritée pour déjeuner et découvrons les premiers chardons argentés (espèce protégée) appelés Carlines

Rassasiés, nous descendons vers Vassieux, mais le démon de la course est en nous, enfin en Georges et moi car nous nous sommes tirés une bourre bien sympa, jusqu’au cimetière-mémorial à l’entrée de la ville, commémorant l’arrivée de troupes SS en planeurs qui décimèrent la population, civils et résistants confondus
C’est à Vassieux que nous retrouvons les fadas aux cuisses d’acier pour nous diriger tous ensemble vers le refuge via une jolie petite route campagnarde (à gauche en sortant du village) devenant forestière qui passe devant le Camp Nicolas Vanier avant de bien grimper « dré dans l’pentu » la bougresse !
Halte toilette à l’auge d’une source vivifiante, puis découverte du refuge, de la vue imprenable tant côté Vercors que côté Diois vu de la falaise, du charme capricieux de la cuisine au feu de bois, de la dureté des bas flancs comparés à l’herbe des campings

La nuit ne fut troublée par aucun rongeurs, sans doute effrayés d’abord par les discussions confuses et animées pré-endormissement, puis par les bruits de nos activités nocturnes (ronflements à divers degrés, petits cris d’une amie qui cauchemardait…) bref une sympathique nuit normale

Jour 3Col de Vassieux – Villard de Lans par les cols de St Alexis, de Rousset et d’Herbouilly

Départ du refuge, passage devant la salle de bain attenante (ou presque) et nous continuons sur cette petite route forestière dont le revêtement se dégrade fortement dès que nous attaquons la pente
Les tâches des rayons de soleil filtrant à travers les arbres perturbent la vision de la chaussée et il vaut mieux être sur ses gardes. Nous arrivons sans encombre à Vassieux après un petit tirage de bourre avec deux amis (oui, à vélo, j’ai souvent 40 ans de moins)
De Vassieux, nous partons plein Est vers le col de St Alexis, avalé sans pb (il en faut désormais plus pour nous impressionner) d’où nous redescendons doucement vers la route du col de Rousset où j’irai constater qu’en franchissant le tunnel tel une sorte d’Alice au pays des merveilles, on a une vue splendide sur le Diois
Après avoir rebroussé chemin, la descente vers St Agnan est un régal. Le groupe ayant pris de l’avance, je me lâche et j’ai bien du frôler les 70km/h sur cette belle route. C’est à St Agnan que l’un de nous découvre la démission de sa chambre à air arrière qu’il répare rapidement et nous rejoignons un peu plus loin la bande qui pique-nique joyeusement au bord de l’eau en regardant distraitement les Aigles de la Route qui paradent

Lorsque nous remontons vers St Martin, c’est avec l’orage sur nos talons : le ciel noircit au sud, le vent se lève, on entend un lointain tonnerre… passé St Martin, après quelques palabres le groupe se scinde pour rejoindre Villard de Lans : une partie continue directement vers les gorges de la Bourne, l’autre monte vers le col d’Herbouilly, chacun priant pour ne pas se retrouver sous l’orage menaçant
L’organisateur de la sortie détend l’atmosphère des grimpeurs « si vous entendez comme des bourdonnements d’abeilles, descendez immédiatement de vélo et couchez-vous à terre »
Finalement, c’est une guêpe qui me surprendra : une amie qui, après avoir un peu pédalé avec moi car elle est polie, me largue sur un bout de semblant de faux plat prélude à une reprise de la montée. En quelques instants, ce n’est plus qu’un petit point tout au loin tandis que je sue à grosses gouttes pour arriver péniblement à bout de cette satanée montée
La pluie arrive dans le haut de la montée, puis s’intensifie au point que dans la descente vers Villard de Lans, malgré nos blousons de pluie nous faisons une pause pour nous regrouper dans un abri providentiel

Lorsque nous repartons, le bleu gagne du terrain dans le ciel et la pluie se calme, rendant plus agréable la sinueuse descente en forêt vers Villard de Lans, après une courte halte à un mémorial de la Résistance en belvédère panoramique
Miracle d’une organisation sans faille, nous arrivons au camping sous un grand beau temps quelques minutes après l’autre groupe. Bons emplacements : herbe tendre, sol moelleux, proche mais pas trop d’un bloc sanitaire et nous avons le plaisir de voir un 11ème « collègue » nous rejoindre
Après courses, douche, baignade dans la piscine (avec toboggans !) et un bon repas autour d’une nappe improvisée tout le monde part se coucher

Jour 4 : Villard de Lans -> La Balme de Rencurel -> Col de Romeyère -> tunnel des Ecouges -> St Gervais -> Grenoble

La veille, nous avions pris la bonne résolution de nous lever tôt. Ce qui fut fait : le soleil n’a pas émergé au-dessus de la barre rocheuse et la brume nimbe encore le paysage lorsque je sors de la tente dégoulinante de rosée, comme d’hab’ (la rosée, pas mon saut du duvet). Avant d’en sortir, j’ai tout rangé : matelas et duvets, sacoches … je suis chaud-bouillant !
Nous finissons le petit-déjeuner lorsque nous entendons un formidable réchaud se déclencher : ce sont 2 montgolfières venues survoler le camping en rase-motte, l’une d’elle atterrira même brièvement… récupération d’un passager ou coup de pub ?
Le départ est facile : ça descend, et vu la fraîcheur du fond de l’air, nous avons tous sortir un blouson coupe-vent. Bien nous en a pris car les Gorges de la Bourne sont bien fraîches et impossible de se réchauffer en pédalant.
La route est magnifique, parfois taillée dans le rocher telle un tunnel auquel manquerait la paroi de gauche. Mais pas question de trop relâcher notre attention car la chaussée n’est pas nickel, l’arrivée sur le pont du carrefour avec la route de St Julien ressemble même à un champ de mines…
C’est là que nous nous regroupons… sauf… notre ami qui avait déjà des soucis avec sa roue arrière hier et qui manque à l’appel

Nous patientons en regardant passer les cyclosportifs… mais d’autres randonneurs aussi… l’inquiétude grandit aussi l’un de nous décide d’aller voir. J’arrive à lui faire laisser ses sacoches sur place et il part, bientôt suivi d’un autre
Ne sachant pas trop ce qui les attend ensuite, ceux qui ont un train à prendre et les genoux un peu mous partent vers La Balme de Rencurel, au pied de la route du col de Romeyère
L’organisateur nous avait prévenu « ça monte un peu fort au début, puis ça va mieux »… mouais… en fait ça monte raide, on croit ensuite que c’est fini mais ça regrimpe encore aussi fort, puis la pente s’adoucit enfin avant de se relever légèrement sur la dernière centaine de mètres avant le col
Pendant cette montée, deux des cyclistes rapides du groupe nous rattrapent : le pneu arrière du retardataire a déclaré forfait mais il a pu repartir grâce à une réparation de fortune (c’est lui qui avait crevé la veille : dire qu’hier en arrivant au camping il aurait pu mieux inspecter son pneu et en racheter un neuf !)
Le cycliste le moins aguerri du groupe aura vaillamment vaincu cette dernière ascension en pratiquant avec succès la technique du « fractionné » : coup de pompe -> arrêt pour un morceau de banane séchée et un peu d’eau -> en selle jusqu’au prochain coup de mou, etc.

Arrivés au col, après une pause fruits secs nous nous laissons glisser vers le tunnel
Peu avant, la route s’enfonce dans de magnifiques gorges puis bute contre un muret, seul rempart contre un à pic et un panorama dont le Vercors a le secret. Sur la gauche, la bouche béante du tunnel ressemble à l’entrée d’un train fantôme, mais pas la version fête foraine… plutôt celle d’un Stephen King des bons jours.
Brut de décoffrage, sans aucun éclairage ni marquage au sol ni dispositif réfléchissant le long de ses parois, on dirait une gueule édentée s’ouvrant sur un œsophage qui va nous avaler.
Moins poétiquement, il donne l’impression d’avoir été fini de creuser la veille et ouvert par mégarde à la circulation.
Nous nous y engageons. Je dois régler ma lampe B&M sur la puissance maximum (40 lux) pour y voir à peu près correctement car l’on n’a aucun repère et, le tunnel n’étant pas rectiligne, on n’en voit pas le bout
La lumière du jour arrive enfin et la suite de la descente aussi : on est heureux de ne pas avoir eu à monter par là ! La pente raide est très sinueuse, parfois en mauvais état, avec des  virages sans visibilité, et se rétrécit par endroits pour ne laisser que la place d’un véhicule de passer

Un attroupement sur un pont attire mon attention : en short et torse nu, ils regardent une mouche… non un homme descendre en rappel le long de la partie supérieure d’une immense cascade. Du canyonning m’a-t-on dit : moi qui croyais que cela consistait à sauter de vasques en bassins et à se laisser glisser le long de toboggans de pierre polie par les eaux…
Après 2-3 photos, je repars dans l’pentu et c’est à St Gervais que je finis par rattraper le couple de motards partis avant moi du pont du canyonning. Concentré sur mon pédalage, je traverse le village comme  une balle et finis en douceur à l’entrée de la Voie Verte où les autres membres du groupe me rejoignent

En attendant les sportifs passés par le col du Mont Noir, nous aidons une cycliste du dimanche matin (fine 40aine dynamique, cheveux courts, corsaire et brassière de sport) à ranger son vélo dans sa voiture. Au passage, je remarque que les pneus de son vélo sont sensiblement à la même pression que mon matelas autogonflant de camping.
Je le lui fais remarquer en soulignant que les grosses valves permettent le gonflage en station service… et la réponse me laisse pantois « je ne sais pas le faire, c’est comme pour les pneus de la voiture : je ne le fais jamais, c’est mon mari qui s’en occupe » (encore une handicapée de la vie ?)
Nous regagnons la rive gauche de l’Isère, plus accueillante pour une pause pique-nique et, lorsque le reste de la bande arrive auréolée de gloire et de relents de transpiration, ça tourne à la braderie de fin de marché : « qui veut finir cela ? » « il me reste encore de ceci ! » « je ne vais tout de même pas repartir avec ça ! ». Tout sera liquidé…
Après un bon café nous nous engageons sur la voie verte.

Je remarque que notre néophyte, à l’agonie le premier jour (mais la veille il avait fait Lyon – Grenoble à vélo) a repris un bon coup de pédale : il est considérablement plus vaillant qu’au départ et passe même en tête du gruppetto formé par 5 d’entre nous (« mon compteur indiquait 25 mais mes jambes me disaient : 27… 27… »)
C’est au tour d’un autre de prendre le relais et tout à coup, insensiblement, voila le Club des 5 mains aux cocottes, bien en ligne, à mouliner aux alentours de 30-35 km/h pendant une dizaine de km en prenant des relais
Le reste du trajet se fera avec le groupe au complet, en passant devant un mur de soutènement de voie rapide livré aux graffeurs, puis une zone d’habitat précaire de SDF avant que le chemin de halage ne se termine sur les quais
Fin de la randonnée devant un glacier artisanal (humm… la glace à la Chartreuse) avant de se dire au-revoir à la gare de Grenoble toute proche

diaporama du Tour du Vercors

tracé du parcours effectué à partir de la banlieue de Grenoble

Petit bilan :

Fringues : 

  • 1 polo manches courtes 
  • 1 t-shirt technique
  • 2 cuissards à bretelles (pas lavés mais portés en alternance un jour sur 2)
  • 1 boxer informe en coton genre Pervers Pépère © Gotlib (pour la nuit)
  • 3 paires de socquettes basses
  • 1 blouson léger membrané « wind protect » à manches amovibles 
  • 1 blouson de pluie
  • 1 grande serviette microfibre
  • 1 slip de bain (perdu)
  • 1 paire de tongues (jamais mises, herbe trop humide)

Cols :

  1. montée de Pont en Royan à St Julien en Vercors (car elle le vaut bien, cf. polémique sur le site du club des 100 cols)
  2. Col du Proncel
  3. Col de Vassieux
  4. Col de St Alexis
  5. Col de Rousset
  6. Col d’Herbouilly
  7. Col de Romeyère

Publié dans Projets, plans sur la comète, ... | Pas de Commentaire »

Toulouse – Carcassonne par le Canal du Midi en cyclocamping

Posté par Jean-Jacques le 30 avril 2013

Petit résumé chiffré

  • 2 participants Rayan (10,5 ans cycliste néophyte) et son père (à peine plus vieux dans sa tête malgré ses 56,5 ans)
  • 110 km en 2 jours et 2 heures du 22 au 24-04 (le 25, retour en train), dont 7 km de détour pour accéder au camping de La Capelle, à St Martin Lalande, peu après Castelnaudary (mais ce camping vaut le détour)
  • 1ère étape Toulouse – Montgiscard : 20 km d’autoroute à vélo – camping sauvage à l’écluse – boulangerie salvatrice de l’autre côté du pont, le long de la RD à trafic assez intense
  • 2ème étape Montgiscard – St Martin Lalande : 50 km sur des chemins de halage qui se dégradent fortement passé Port Lauragais – nuit au camping tout confort de La Capelle : 10 € TTC pour nous deux – attention, aller faire les courses à l’épicerie-dépôt de pain du village demande de bonnes cuisses pour une courte mais raide ascension
  • 3ème étape St Martin Lalande – Carcassonne : 40 km de chemin de halage pénible car comme pour la fin de l’étape précédente, on passe une partie de son temps à regarder où on place sa roue AV – nuit au camping**** de la Cité, quasiment au pied de la Cité médiévale fortifiée : 14€ TTC, accessible peu après le débouché du Pont Neuf via une sorte de voie sur berge le long d’un petit bras de l’Aude. Ouvert toute l’année mais doit être une véritable usine en haute saison

C’est munis du guide conçu par Philippe Calas (fort utile pour évaluer le kilométrage, savoir où sont les points d’eau potable, quand changer de rive) et de duvets 5° achetés vu les T° nocturnes annoncées que nous partons de Toulouse Matabiau en fin d’après-midi après quelques courses alimentaires.  

Toulouse - Carcassonne par le Canal du Midi en cyclocamping dans Projets, plans sur la comète, ... wp_000616-300x225

La voie sur berges est royale, mais encombrée !!! piétons, rollers, skateurs, cyclistes, vél’ôveurs, … nous obligent à adopter un rythme tranquille aux alentours de 10-15 km/h, parfait pour Rayan.

La lumière du soleil couchant est dorée à souhait et une fois dépassés les derniers faubourgs toulousains, nous pouvons pédaler en profitant pleinement du paysage

   wp_000620-150x112 Canal du Midi dans Projets, plans sur la comète, ...  dsc00427-150x112 Carcassonne  wp_000621-150x112 Castelnaudary 

C’est sur un beau coin de pelouse de l’écluse de Montgiscard (PK -point kilométrique- 20 depuis Matabiau) que nous plantons la tente pour passer la soirée en joyeuse compagnie.

wp_000625-112x150 cyclotourisme  wp_000624-300x225 Port Lauragais 

Le lendemain, après un petit-déjeuner pris à l’abri dans la vaste salle à manger wp_000627-150x112 Toulouse nous repartons de bon coeur, Rayan ne se plaignant même plus d’avoir mal au fondement : le métier rentre !

Il prend même assez souvent la tête du tandem  

dsc00438-300x225 Villefranche de Lauragais et je constate également avec plaisir qu’il commence à pédaler bien plus régulièrement qu’avant, même s’il a toujours tendance à regarder un peu trop longtemps autour de lui… ça lui jouera un tour un peu plus loin…

Nous quittons l’autoroute (à vélos !) à l’écluse de Renneville pour aller à Villefranche de Lauragais acheter des appâts pour la pêche. La gérante du magasin de cycles et art. de pêche vend à Rayan une carte de pêche (obligatoire, mais à 5€, c’est pas la ruine) et lui fait cadeau d’une boîte d’appâts en DLUO car la livraison prévue le matin a été différée. Nous profitons de cette halte citadine pour nous offrir le restau.

De retour sur le chemin de halage, nous constatons qu’à partir de Port Lauragais, l’ « autoroute » se transforme en mauvais chemin, nids de poule inclus, puis, au-delà du Seuil de Naurouze (ligne de partage des eaux) en sentier étroit en forme de gouttière : les bords incurvés sont de vrais pièges à roue avant et se concentrer pour rouler au milieu devient vite hypnotique : d’ailleurs, c’est là que je chuterai au ralenti (normal, on ne peut pas y rouler à plus de 7 à 10 km/h) par dérobade de ladite roue avant.
Ce sentier dsc00450-112x150 redevient assez vite un chemin dsc00451-150x112 hélas creusé de nids de poules et d’ornières : pas de quoi attirer des foules de cyclotouristes.

Si mes souvenirs sont bons, ça s’améliore un peu avant d’arriver à Castelnaudary et son étonnante superbe « rade »

dsc00460-300x225

dsc00461-300x225

où nous nous cassons le nez sur le camping municipal qui n’ouvre qu’au 15 juin… et pas moyen de négocier à l’amiable (vive les petits patelins, on arrive souvent à trouver un arrangement) mais le responsable nous donne le tél. d’un camping à quelques km plus loin et nous assure qu’il est indiqué depuis le canal.

Effectivement, à l’écluse de Guerre (peu après le PK 70, donc à env. 50 km de Montgiscard) un panneau salvateur indique « camping La Capelle, 3,5km ». Nous ferons ce trajet -agrémenté de 2 courtes côtes, dont la dernière plutôt raide- avec une famille de cyclos : papa (avec sur une remorque mono-roue les 2 tentes pop up et les bagages) maman (avec au bout de la barre trailgator TM une gamine de 5 ans) et 2 filles de moins de 10 ans.

dsc00462-300x225

Inutile de vous dire que pour Rayan ce fut un soulagement de constater que nous n’étions pas les seuls à chercher un point de chute et un stimulant de voir que des gamines plus jeunes mais plus expérimentées tenaient aussi bien voire mieux le coup que lui.

Bref, satisfaction de trouver un camping à la ferme loin de tout mais bien équipé (ah ! la bonne douche chaude)  dont le sympathique propriétaire est un fermier spécialisé dans les asperges.

En nous installant, je réalise que nous n’avons plus qu’une tranche de pain WasaTM et des sachets de thé : la faute à la galère pour trouver ce camping, oubli de faire un minimum de courses

Heureusement, le fermier (l’exploitant agricole devrais-je dire) nous dépanne d’un paquet de pâtes et d’une délicieuse baguette complète maison, bref de quoi faire un repas quasi gastronomique quand on est affamé et qu’on a vécu les affres de trouver où planter la tente

Le lendemain matin, je me rattrape en allant chercher pain frais et viennoiseries à l’épicerie (la baguette de la veille est un souvenir) sans oublier 2 boîtes de sardines à la tomate pour aller avec le restant de pâtes, un beau morceau d’un fromage au lait cru dont j’ai oublié le nom et un pack de barquettes de salade de fruits au sirop léger .

Puis nous reprenons la route derrière la famille cyclodsc00467-300x225alors qu’un vent d’Est à décorner les cocus, le marin, s’est levé : heureusement le chemin de halage, pour désagréable qu’il soit, est encaissé au ras du canal, ce qui nous protège

Rayan, vaillant, se retrouve vite en tête avec Sarah  

C’est après la pause déjeuner que la famille cyclo nous « largue », pressée d’arriver à son camping quelques km après Carcassonne

Rayan commence à en avoir plein les bottes : vent + mauvais chemin + copines disparues qu’on ne rattrape pas = découragement, fatigue, chutes sans gravité, dont une à cause d’une barrière anti-motorisés qu’il n’a tout simplement pas vue…alors :

pause pêche dsc00470-150x112 reposante, certes, mais dsc00471-300x225

Quelques km avant Carcassonne, après des méandres serrés dignes des Ardennes, le long desquels le chemin de halage doit s’élever à une hauteur impressionnante

le canal franchit un « saut » nécessitant 2 écluses contiguës  dsc00469-225x300 

marquées par un poteau singulier dsc00468-225x300

A partir de là, le chemin de halage, bien que caillouteux, se civilise et nous atteignons Carcassonne après avoir discuté avec un joggeur, un vrai qui trottine d’une foulée régulière à la même vitesse que nous : il doit en être à son 10ème km

L’arrivée dans Carcassonne est bizarre, le chemin de halage à moitié en friche, on se fait doubler par un furieux en VTT qui avoine dans les 50cm nous séparant du canal

Puis c’est l’arrivée en ville. Nous quittons le chemin de halage dont je me demande s’il aboutit quelque part tellement il est envahi de « mauvaises » herbes et je remercie mon smartphone dont la cartographie me permet de trouver le chemin du camping de la Cité car côté signalisation cyclable… il y a des aménagements, mais je n’en saisis pas la cohérence, étonnant non ?
Pour situer la place de la voiture : sur un mail servant de parking, j’ai vu une bande piétonne verte !

Nous atteignons rapidement le Pont Neuf menant à la rive droite de l’Aude

wp_0006301-300x225 et à l’oppidum de la Cité médiévale fortifiée  puis au camping où nous n’avons que l’embarras du choix pour nous installer. 

Habitué au camping sauvage ou à la ferme, Rayan revient des toilettes : « Papa, il y a tellement de portes que ça m’a fait peur » 

et effectivement dsc00484-150x112

Après un bon repas et une bonne nuit, nous partons pour la gare, non sans une dernière photo souvenir

dsc00487-300x225 

Pèle-mêle photographique :

dsc00428-112x150  dsc00443-112x150   et au seuil de Naurouze dsc00448-112x150  dsc00449-112x150

Le bateau de Popeye !  dsc00437-91x150   et  dsc00436-150x112 du Capitole, bien sûr  (qu’il soit romain ou toulousain)

Les menus (choisis d’un commun accord) :

  • 1er soir : boîte de chair de crabe et crevettes, chorba (sachet de soupe déshydratée prévu pou 4 pers. mais dilué pour 2 assiettes : très pratique, que nous aurions pu rendre encore plus nourrissante en rajoutant quelques pâtes), leerdammer, compote pomme-fraise
  • déjeuner du lendemain : menu asiatique à Villefranche de Lauragais
  • 2ème soir : pâtes et pain complet
  • déjeuner du lendemain : pâtes et sardines à la tomate, fromage (local ?) au lait cru, salade de fruits
  • 3ème soir : biscuits apéritifs, petits-pois carottes + sardines et thon à la tomate, restant de fromage, compote de pomme
  • déjeuner du lendemain : fast-food en gare de Toulouse en attendant la correspondance pour rentrer (la régression, ça a du bon)

Les cartes de nos trois étapes, scannées à partir de celle fournie avec le guide du Canal du Midi, qui est par ailleurs une mine d’informations historico-géographico-touristiques, illustré de belles photos et documents, un très modeste investissement agréable autant qu’utile : n’hésitez pas une seconde à l’acheter pour préparer puis effectuer un périple le long du canal

1-toulouse-montgiscard-134x150  2-montgiscard-ecluse-de-guerre-150x101   3-ecluse-de-guerre-carcassonne-150x123 

 

 

 

 

 

Publié dans Projets, plans sur la comète, ... | 1 Commentaire »

CA2000, mon baroudeur : un Cannondale F2000SL

Posté par Jean-Jacques le 6 avril 2013

Cet hiver, suite à une sorte de pari « si tu viens on te prête un vélo et on te paye l’inscription », j’avais participé au Beau Mollet , une manifestation VTT organisée par le Cyclo club de Vélizy-Villacoublay (CCVV78).

Malgré ou plutôt à cause de la neige dans laquelle on enfonçait jusqu’au mollet justement, j’y avais pris un immense plaisir

Aussi, lorsque je me suis posé la question de compléter mon début d’écurie soit par un pliant performant (facile à emmener dans les trains grandes lignes) soit par un vélo me permettant de sortir des sentiers battus, le choix s’est vite imposé : au magnifique Riese & Muller « Birdy speed disc » repéré du côté d’Albi, j’ai préféré un vrai VTT

En effet, si je peux toujours me débrouiller pour emmener Guylène ma randonneuse ou N°1 mon route « vélotaffisé » dans un train, en revanche, pour rouler en terrain difficile un vélo de route atteint vite ses limites

Voici donc mon Cannondale F2000SL acheté, sur les conseils d’un « collègue » connaisseur, à un « personnage », un gradé d’un PSIG, ancien du GIGN et du service de protection des personnalités, par ailleurs membre et (ex ?) animateur de Vélo Vert (« le » site Internet français de VTT)

Il avait acheté le cadre d’occasion et l’avait équipé à son goût. Le voici :

CA2000, mon baroudeur : un Cannondale F2000SL dans Mes vélos vue-ar-150x112  vue-av-225x300 dans Mes vélos  profil-150x112

Sous un aspect agressif, c’est un vélo d’une grande douceur, très confortable, du moins pour le peu que j’ai roulé avec à ce jour

trajet Gare St Lazare -> Enghien via les bassins de la Villette puis le canal de St Denis + quelques trajets vélotaf lorsqu’il a neigé

Quelques informations techniques :

Cadre aluminium CAAD5 (Cannondale aluminium advance design)

Fourche mono-amortisseur Fatty headshock (oléo ?) pneumatique

Cintre en carbone Monkey Lite XC, tige de selle Cannondale en carbone

Jantes Mavic X223 disc chaussées de pneus Michelin 26 x 2.10 wild grip’r

Transmission Shimano Deore : pédalier LX, dérailleurs XT

Freins à disques à commande hydraulique

Pédales SPD double face Wellgo WAM-M717 

Modifications apportées :

2 antivols, un U + un antivol articulé (Abus bordo granit X plus) installé à l’origine sur Guylène qui n’en a finalement pas besoin

gros garde boue arrière SKS Dashblade, proportionnel à la taille du pneu, pour éviter de me faire « crépir » le dos en roulant sur revêtements humides (il y a étonnamment peu de projections par la roue AV)

porte paquet fixé sur la tige de selle, que j’avais acheté à l’origine pour N°1, afin d’installer une sacoche (pour tenue de pluie, pompe + chambre à air de rechange, petit outillage, …)

Publié dans Mes vélos | Pas de Commentaire »

Guylène, randonneuse atypique

Posté par Jean-Jacques le 6 avril 2013

Numéro 1, mon vélo de route bleu et jaune acheté pour aller plus vite, plus loin, plus haut qu’avec le VTC de mes débuts, vieillissant (les commandes de dérailleurs ne fonctionnent plus lorsque la T° descend sous les 10°C) j’ai repéré chez Guylène Cycles, le vélociste qui assure le gros entretien de mes vélos (oui, je peux désormais employer le pluriel) un vélo qui m’a vraiment tapé dans l’oeil, soldé à 50 % car invendu en raison de son montage initial bancal (mélange déséquilibré de caractéristiques route / randonnée / VTC)

J’ai en effet pris goût à la randonnée, à la journée comme sur plusieurs jours en cyclocamping en autonomie  totale, et ce vélo correspondait pile poil à mes rêves :

 version 1 : Guylène, randonneuse atypique dans Mes vélos guylene-sacoches-vintage-300x225  version 2 :   nouvelle-potence-2013-03-2-300x225 cyclocamping dans Mes vélos 

(selle et potence changées, faudra que je refasse la photo)

Quelques précisions techniques :

Cadre Géliano (cadreur français) typé route, tous tubes en acier Colombus SLX (haut de gamme d’il y a quelques années)

Transmission et freins Shimano Déore XT : transmission avec pédalier Biopace plateaux 48-38-28 (légèrement ovales pour atténuer le phénomène de « points morts ») et cassette 13-32, freins cantilever

Pneus Schwalbe marathon sur jantes Wolber TX profil, avec rayons croisés par 4 

Porte-paquet AV et porte-bagage surbaissé AR en tubes chromés : réalisation artisanale sur mesure (on a crevé les yeux de l’artisan pour qu’il ne puisse pas en refaire… non, je blague : il n’exerce plus, c’est tout, et c’est dommage)

Eclairage : actuellement HS, mais alimenté par une dynamo sous bases (pour dépanner, j’utilise des lampes amovibles à LED de bonne qualité, que je peux transférer d’un vélo à un autre)

Fixé sur l’axe de roue AV : compteur kilométrique Huret d’occasion, qui va sans doute disparaître car son entretien semble contraignant

Poids, sans sacoche ni antivol : 14 kg (sans doute quelques centaines de grammes en plus avec la nouvelle selle en cuir)

Ont été changées depuis son achat (voir les photos) :

La potence, une noire très moche à inclinaison réglable, remplacée par une plongeante chromée ou en alu poli, je sais pas trop

La selle, moderne mais peu confortable, remplacée par une magnifique Gyes en cuir (en cours de « rodage ») achetée en promo sur Internet 

Achats complémentaires :

2 porte-bidons en alu poli + bidons isothermes de marque Elite, série limitée Tour de France millénium Y2K (avec une bonne remise de mon vélociste car invendus et payés en liquide)

Un décaleur de cintre pour fixer la sacoche AV de telle sorte qu’elle repose sur le porte-paquet, réalisé à partir d’une extension de cintre détournée de son usage initial

Les sacoches AR « vintages » made in France, en matériau synthétique recouvert de tissu, étanches sauf par les coutures et l’ouverture, m’ont été offertes par un « collègue » vélotaffeur qui les a trouvées à vil prix (5 €) dans un vide-grenier

Mise à jour :

la sacoche synthétique de guidon, passée sur CA2000 mon VTT, a été remplacée par une Gilles Berthoud en cuir et toile qui a tout de même une autre allure, enfin une solide et pratique béquille complète l’équipement

dsc005041-225x300 Géliano

 

 

Publié dans Mes vélos | Pas de Commentaire »

Circuit des 4 forêts : Montmorency, Chantilly, Halatte, Ermenonville

Posté par Jean-Jacques le 2 avril 2013

Pour changer de mes trajets quotidiens Enghien-Nanterre et retour, j’ai enfin réussi à mettre au point un circuit permettant de parcourir les 4 massifs forestiers du nord francilien.

Pour le faire, un vélo normal peut suffire, pourvu qu’il soit équipé de pneus pas trop fins et résistants pour faire face à quelques portions de chemins forestiers caillouteux peu roulants.

Env. 114 km d’Enghien à la gare d’Orry la Ville, parcourus en 8h à la moyenne ébouriffante de 14,5 km/h.

Le tracé du circuit 

Le départ, à froid, est éprouvant puisque c’est une montée d’env. 4,5 km jusqu’à la route forestière du Chemin du Repos de Diane, une voie verte dûment répertoriée sur la carte des aménagements cyclables éditée par la région Île de France.

Elle est plate, puis en descente. Heureusement car cette descente est en mauvais état et les fins pneus de Guylène, ma randonneuse, sont mis à rude épreuve. Elle s’améliore avant de tourner à droite, jusqu’à la D123 entre St Brice et Domont. Je tourne à gauche pour attaquer la pente raide où je dois mouliner « plus petit plateau / plus grand pignon ».

Je rejoins facilement Attainville, le village aux nids d’hirondelles, d’où une route d’exploitation agricole cimentée en excellent état me conduit jusqu’à Mareil en France, entre vergers, champs et même une galerie improvisée de « street art » :

Circuit des 4 forêts : Montmorency, Chantilly, Halatte, Ermenonville dans Projets, plans sur la comète, ... dsc00391-150x112 dsc00392-150x112 dans Projets, plans sur la comète, ... dsc00393-112x150 dsc00395-150x112 dsc00396-150x40

Jagny sous Bois et son « phare » dsc00399-112x150 marque la fin du plateau et la longue descente en pente douce vers Luzarches et la vallée de l’Ysieux.

A l’entrée de Luzarches, je tourne à droite vers le joli petit château d’Hérivaux :

 dsc00401-112x150 dsc00400-112x150 dsc00402-150x112

où j’ai la mauvaise idée de tourner à gauche, au lieu de contourner le Château par la droite comme je l’avais déjà fait.

En effet, la carte topographique IGN laisse penser qu’il est possible de rejoindre Coye la Forêt. Hélas, le mauvais chemin où je me suis engagé, après avoir traversé une prairie humide, bifurque à l’opposé de là où je dois aller.

Je m’engage donc dans un layon boueux, puis un autre tout aussi défoncé, à pied car même un VTT aurait du mal à passer, Guylène en est la preuve : dsc00404-150x112

Je finis par tomber sur un chemin à peu près roulant  dsc00405-112x150 qui m’amène à Coye la Forêt,  non sans avoir découvert un chêne majestueux

 dsc00406-107x150  et des habitats collectifs écocertifiés   dsc00407-112x150 dsc00408-112x150 dsc00409-112x150

La route vers les Etangs de Commelles a bien changé depuis le repas de mes 1ères noces  dsc00410-150x112  et après une vaine tentative de pause gourmande au Château de la Reine Blanche (tenancier débordé par 15 personnes)  je reprends ma route.

Pas de photo du château de Chantilly, mais une du boulodrome de Vineuil St Firmin qui a du aussi être un terrain de tir à l’arc dsc00412-150x112 sport populaire en Picardie

La montée en pente douce vers Aumont longe le haras et le golf d’Apremont, autres spécialités du sud picard, et c’est à la sortie d’Aumont que j’entame la traversée de la forêt d’Halatte par des routes et chemins forestiers quasiment déserts 

dsc00413-112x150  bien que ce soit la pleine saison de floraison des aillots :  dsc00414-150x112 dsc00415-150x112

(sous-bois typiques de cette forêt au sol gorgé d’eau)

L’approche du Mt Pagnotte se fait par une succession de vagues en marches d’escalier, chacune plus haute que la précédente, jusqu’à ce que je voie sa silhouette massive surmontée de hautes futaies (et non futées comme précisé sur le site du parc naturel)  dsc00416-150x112 dsc00417-150x112 

La route d’accès est raide, vraiment, la photo ne lui rend pas justice,  dsc00418-150x112 et ceux qui m’ont précédé se sont allégé au maximum pour arriver au sommet  dsc00419-150x112 que je finis par atteindre  dsc00420-112x150 

avec vue panoramique  dsc00423-150x112 sur les Monts Brumeux (c) JRR Tolkien.

Ce sommet a bien changé depuis la dernière fois que j’y suis allé. La route, au-delà de la tour du relais hertzien, condamnée, est devenue un mauvais chemin pierreux voué au débardage. Après une partie en pente très raide, elle se transforme heureusement en chemin plus roulant, puis le bitume réapparaît. Encore un dernier raidillon casse-pattes pour sortir d’un vallon et c’est la longue descente vers Villers St Frambourg.

Une erreur de navigation me fait passer au sud de Raray et de son château qui servit de décor au film « La Belle et la Bête » avec Jean Marais. Mais la perspective de devoir faire 6km avec le vent de face me décourage. Je continue donc vers la butte de Montépilloy et son donjon en ruine.

De là, je descends vers Fontaine-Chaalis par une route qui semble constituée de vibreurs tellement je suis secoué, ce qui gâche le plaisir.

Fontaine-Chaalis, dont on sort par une courte zone de pavés épouvantables, marque le début de la forêt sablonneuse d’Ermenonville qui se traverse facilement malgré la côte, plus impressionnante que vraiment difficile, de la maison forestière dite Maison Blanche.

dsc00425-112x150

Je rejoins la gare d’Orry la Ville par l’agréable route qui, au départ de Mortefontaine, descend en sinuant vers Thiers sur Thève, puis coupe par Pontarmé, village récemment spécialisé dans les champs de gazon pour la vente en dalles et rouleaux.

Bref, agréable randonnée que le vent de face sur les 2/3 du trajet a rendu finalement assez éprouvante pour le modeste cyclotouriste que je suis : à refaire à plusieurs, ça sera plus sympa;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Projets, plans sur la comète, ... | 1 Commentaire »

Boucle « nord de la Côte d’Or » – histoire et paysages

Posté par Jean-Jacques le 30 mars 2012

29-12-2011 – Bon ben voila, c’est les fêtes de fin d’année, bientôt la période des bonnes résolutions…

Alors voici mon cadeau pour 2012 : proposition d’idée d’ébauche de suggestion d’itinéraire d’une boucle dijonnaise pour le printemps 2012 !!

Dijon > Lantenay (site de la Combe Arvaux dite aux Mammouths) > St Germain Source Seine (source de la Seine) > Echalot > Aignay le Duc > Beaulieu > Chatillon sur Seine (haut lieu du sur-mesure cycliste artisanal) > Cruzy le Chatel et Ancy le Franc (j’aime bien ces noms) > Asnières en Montagne (pour les parisiens) > Alise Ste Reine (site d’Alésia, historiens trolleurs s’abstenir) > Dijon

D’après Viamichelin option vélo : aux alentours de 230km soit une moyenne de 57km/ jour sur 4 jours (ponts du 1er mai du 28-04 au 01-05 ou de l’Ascension du 17 au 20-05) qui devrait laisser un peu de temps, si on ne traine pas à se mettre en route le matin, pour de la découverte pédestre (via ferrata de la Combe aux Mammouths), des visites (par exemple d’atelier d’artisan cadreur), etc.

S’il faut faire ce circuit sur 3 jours, on le raccourcira afin de rester dans l’esprit « balade » 

Donc les propositions, conseils, etc. en tous genres des régionaux sont les bienvenus (campings, routes à éviter ou au contraire à prendre, points de ravitaillement, autre itinéraire)

Pour la météo, j’en fait mon affaire dès que j’aurai pu prendre une grenouille en otage

O2-O1-2012 – les principaux points d’intérêt que j’ai relevés :

1er jour

  • Lantenay : Combe Arvaux (accès par Pasques) dite Combe aux Mammouths, en référence aux formes des rochers de ses falaises 
  • Baulme la Roche (près de Lantenay et Pasques) : site de parapente et deltaplane, voie romaine sur les falaises
  • Champagny (à 3 km au nord de St Seine) : école-musée ouvert(e) le 17
  • St Seine l’Abbaye 1ère ville-étape : 2 circuits de découverte du parc Eolien et des paysages (circuits Tramontane 15km et Foehn 32km) à parcourir à VTT, mais peut-être aussi en vélo de route à pneus pas trop fins ? Camping municipal: ouvert, tarif 2011 : nuitée à 5,20€ (adulte 2,70€ + 2,50€ électricité)

2ème jour

  • St Germain Source Seine : source de la Seine. A 5km, lavoir du XIXème (point de départ du circuit des lavoirs)
  • Salives (en allant vers Grancey le Château) : autre lavoir remarquable du XIXème au pied d’une falaise, donjon de l’an Mil et remparts du XVème 
  • Grancey le Château 2ème ville-étape : village médiéval sur un éperon rocheux (comme Venasque-84 ?) porte fortifiée du XIIIème. Hébergement, ça va être chaud (façon de parler !)  : camping municipal fermé et gîte pour groupes complet 
  • Dernière info, la réponse de la mairie de Grancey le Château à mon appel au secours : « Recontactez-nous si vous ne trouvez rien 15 jours environ avant votre venue et on trouvera sûrement pour vous dépanner. »

3ème jour

  • Beneuvre (en allant vers Chatillon) : table d’orientation du Mt Aigu, sur la ligne de partage des eaux atlantique/méditerranée. Ascension uniquement si la route est ouverte en raison de l’altitude et des risques de chutes de neige si le printemps s’avère frais
  • Chatillon sur Seine : visite à un artisan cadreur spécialiste du vélo sur mesure, ville du crémant de bourgogne, musée du Pays du Chatillonnais et Trésor de Vix (non, ce n’est pas ce que Jess a récemment oublié dans le RER)
  • Ste Colombe sur Seine (en allant vers Marcenay) : important ouvrage hydraulique, seul vestige d’une des 1ères usines modernes à l’anglaise (1770)
  • Marcenay 3ème ville-étape : près d’un vaste plan d’eau, haut-fourneau de 1742 qui fournissait en fonte les forges de la région, et Maison du Terroir : artisans et artistes locaux camping ouvert (à partir du 01-05) nuitée : env. 5-6 €

4ème jour


08-03-2012 – Précisions logistiques (merci aux « locaux » : Christine et Quentin) :

Recommandations vélo : rien de particulier, c’est vallonné sans être incroyable, donc un vélo « normal » (mais bien roulant) fera l’affaire.
Début du week end : Jeudi 17 Mai - RdV en gare de Dijon vers 10h30 
(départ Paris bercy > 7h38 - départ de Lyon > 7h20 - départ de Grenoble la veille au soir pour lyon puis départ de lyon à 7h20 avec les lyonnais)
Fin du We : Dimanche 20 Mai - Gare de Montbard 17h30 
(départ pour Paris bercy > 18h06 - départ pour Lyon part dieu et grenoble > 17h53)
Particularités : Attention, le nord côte d’or est un « désert » : les campings/ points de ravitaillements/ bars sont rares (voire inexistants). Prévoir chèques et liquide.
Alimentation et camping :

Jour 1 jeudi férié, Dijon -> Saint Seine l’Abbaye : 
camping avec électricité - petit casino ouvert le jeudi matin - boulangerie fermée l’après midi (pour le vendredi matin : en cours de vérification)

Jour 2 vendredi, St Seine l’Abbaye -> Grancey le Chateau : 
à St Seine l’Abbaye : petit casino ouvert le matin de 8h30 à 12h (mais on sera partis avant 12h)
camping à Grancey le Château : ouvert pour nous mais sans eau chaude ni électricité.
attention ni boulangerie ni commerce de St Seine l’Abbaye à Chatillon : le coeur de la haute Côte d’or, la France profonde quoi

Jour 3 samedi Grancey -> Marcenay : 
Passage samedi après midi par Chatillon sur Seine : intermarché, boulangeries, bars. faire les courses pour le soir + lendemain
camping à Marcenay (15 km de Chatillon) : electricité, salle couverte de lecture… le grand luxe quoi

Jour 4 dimanche Marcenay -> Montbard : 
passage par Luceney le Duc au km 34 : boulangerie (en cours de vérification)
passage par Alise Ste Reine (Alesia) au km 47 : au muséoparc, sandwicherie de 11h à 15h et restaurant (« pause gourmande » après 14h) jusqu’à 16H30
au km 50 (après le déjeuner) passage par Venarey : aucune boulangerie ouverte après 13h et super U fermé le dimanche. 

Fin à Montbard : dimanche soir tout est fermé sauf le bar/ hotel en face de la gare

Publié dans Projets, plans sur la comète, ... | Pas de Commentaire »

Ludions par vaux et plateaux

Posté par Jean-Jacques le 1 novembre 2011

La balade « Ludions par vaux et plateaux » commence pour moi un peu avant 7h quand, ayant oublié de le faire la veille, je sors tirer quelques billets du DAB de mon secteur… qui s’avère vide ! « On » m’en voudrait ? La petite balade pédestre jusqu’au centre-ville me permet de constater que les voitures sont couvertes d’une couche non pas de givre mais de glace : ça donne le ton, hivernal, du départ.

Bien que non sponsorisé (à mon grand regret) c’est vêtu de ma tenue DKT hivernale (blouson membrané et cuissard long à bretelles) que j’arrive à peu près à l’heure au pied de la statue de Charlemagne devant N.D. de Paris où m’attendent Arofarn, Ensellecowboy et Satory notre G.O.

Nous enquillons la montée de la rue St Jacques, puis la N20 pour rejoindre le château de Sceaux noyé dans la brume. Nous y retrouvons MichelH et un sympathique ami. (dont je n’ai pas retenu le prénom)

p2210110921chateausceaux.jpg

La balade commence vraiment. Après avoir traversé un petit bout du vaste parc, la longue montée le long l’arboretum de la Vallée aux Loups à Châtenay-Malabry nous donne un avant-goût de ce qui nous attend. Heureusement, après la traversée de la forêt de Verrières puis la descente d’un beau toboggan bétonné la route redevient plane, puis serpente en corniche surplombant une vallée semble-t-il, mais la brume tenace ne nous en laisse rien voir. Nous remarquns tout de même l’entrée de la maison littéraire de Victor Hugo, « Les Roches ».

p2210110952tobogganbton.jpg

La route plonge ensuite dans le creux de la jolie vallée de La Bièvre d’où il faudra ressortir en montant vers le plateau de Saclay par une belle route en pente bien raide… où je mets pied à terre au milieu pour faire une pause salvatrice. Ce n’est pas le cas du TGV du club de Triathlon qui nous dépasse en trombe au moment où nous débouchons sur le plateau. « Pile à l’heure » nous informe Satory qui les a rencontrés lors de ses 2 repérages.

Le temps est calme, pourtant un petit courant d’air souffle quand même sur ce plateau. L’horizon se perd dans le brouillard, Satory nous parle tours d’essais de boosters pour fusées, CEA, accélérateur de particules (qui aurait été bien utile dans la côte que nous avons gravie), polytechnique, etc. Après quelques zigzags nous arrivons au rond-point du Christ de Saclay où nous attend une flamboyante Jess en polaire rouge vif et casque boule Girly au possible : un vrai chaperon rouge ! Mais le loup aurait du mal à la coincer : sur son CRS à éclairage teuton (nabendynamo, taglicht, standlicht) et grâce à sa toute nouvelle cassette 11×32 elle prend la tête de la troupe en compagnie de Satory.

p2210111030christsaclay.jpg p2210111037saclay.jpg

Nous roulons entre l’étang vieux et l’étang de Saclay sur une route en jetée. Sur la partie droite, une compagnie d’oies (ou de canards vraiment balaises) semble attendre le soleil pour prendre son envol vers des cieux plus cléments.

Nous arrivons enfin, toujours dans la brume, dans des contrées plus verdoyantes et vallonnées, mais sans excès. Un café providentiellement ouvert à l’entrée de St Rémy les Chevreuses nous permet une bienvenue et agréable pause café-chocolat chauds, renouant ainsi avec l’esprit de la halte au « Bienvenu » du « 100 bornes de chez Gégène » en février 2010, la pluie et le vent en moins.

p2210111051chevaux.jpg p2210111124pausecaf.jpg

C’est l’occasion de faire un point sur la route qu’il nous reste à parcourir, parler relief de la région, évoquer le destin tragique et bétonné de la Bièvre dont le nom aurait donné le nom anglais du castor, découvrir un magnifique carreau de céramique illustré judicieusement placé au dessus des WC afin de rappeler avec un humour… comment dire… très franco-français, à Messieurs les Hommes qu’il faut viser avant d’œuvrer en position debout : subliminalement parlant, cela pourrait inciter les plus réceptifs à s’asseoir …

p2210111201dpartdestrmy.jpg

Un fois sortis, nous découvrons que le soleil semble vouloir se décider à percer la couche de grisaille et c’est le cœur joyeux que nous pédalons vers le château de Breteuil sur une piste cyclable… très moyenne, après avoir salué Arofarn parti réguler le bon fonctionnement des réseaux d’eaux de ruissellement franciliens. Nous verrons d’abord de l’autre côté de la vallée le Château de la Madeleine avant de nous engager, sur la gauche, dans la montée vers le plateau en direction de Choisel. Au pied de cette montée, 2ème vraie difficulté de la balade, nous passons devant les anciens locaux de la « pompe à incendie » puis la clairière de la fontaine St Paul.

p2210111220pompeincendie.jpg p2210111222fontainestpaul.jpg

Arrivés au sommet, nous faisons une pause bien méritée qui se prolonge un peu à cause de la crevaison de mon pneu AR. Après épilation des éclats de silex et vérification que l’intérieur est nickel, je monte la CAA de secours et la gonfle à l’aide de ma pompe CVFM en carbone (39g) sortie comme par magie de la sacoche de guidon, suscitant l’admiration (enfin !) de mes comparses.

A partir de là, la route qui nous mène au château de Breteuil puis au lieu du pique-nique est un vrai régal et le plaisir que l’on éprouve à la parcourir est accentué par la douce lumière du soleil automnal qui perce enfin.

Le grand soleil enfin arrivé, nous pique-niquons dans la forêt de Rambouillet aux Vaux de Cernay un peu à l’écart d’une route pas encore fréquentée par les meutes de motards : c’est quand le soleil sera vraiment bien installé que nous en verrons quelques uns. En revanche, de nombreux cyclistes, dont certains remarquablement bariolés de manière uniforme, assurent le spectacle.

Nouvelle discussion au cours de laquelle Jess avoue avoir hésité avant de renoncer à emmener un morceau d’andouille de Guéméné (parce qu’il y en aurait quelques unes autour de la table ?) Satory nous parle de GPS ellipsoïde (ou un truc du genre, une histoire de rotondité qui n’a rien de sexy). Nous trinquons grâce et à la santé d’Oliver Pool en débouchant sa bouteille de Leffe que j’avais conservée du vélopot à la Bibliothèque Nationale, dégustons la salade nordique de pomme de terre au haddock fumé préparée par Satory, résistons aux attaques de glands : sois rassuré(e) ami(e) lecteur(trice) ce ne sont pas des scootards ou scooteurs en furie, mais ceux qui tombent des chênes qui surplombent la table.

Nous repartons vers St Rémy en faisant une boucle passant par Auffargis qui, après une montée sinueuse et encaissée à l’abri d’une glissière de sécurité en béton, nous fera emprunter une belle voie mixte piétons-vélos, la piste des Maréchaux (rien à voir avec son homologue parisienne) d’abord rectiligne à travers champs, puis sinueuse et couverte d’un tapis de feuille dorées à travers bois. Elle longe parfois le bord escarpé d’une vallée, notamment une ancienne carrière reconquise par la végétation.

Après une courte pause devant le château de Dampierre (merci Jess) le groupe se scinde en deux groupes égaux : Jess, MichelH et son ami rentrent en RER, Ensellecowboy, Satory et moi continuons vers la montée des 17 tournants, Guyancourt, Versailles, etc.

La montée des 17 tournants – qui n’en compte que 15 – n’est pas très longue (un peu plus d’1 km) mais me rappelle certaines routes montant vers les crêtes des Vosges. Au passage, je remarque que la borne kilométrique au pied de la montée porte le chiffre 17 : lui aurait-elle donné son nom ?

Je réussis à grimper d’une traite, Ensellecowboy dans ma roue… Satory, avec son démoralisant air de rien, nous a collé comme d’hab. 200m dans la vue et mouline au ralenti en attendant qu’on le rejoigne. Puis nous bifurquons à droite afin de voir de près, et d’en haut, le château de La Madeleine qui nous offre une vue panoramique sur la vallée de Chevreuse.

Ensuite, nous traversons l’extrémité occidentale du plateau de Saclay que nous quittons en plongeant dans une route sans issue… et pour cause : dans le bas d’un sévère raidillon, une rangée de bons gros séparateurs de chaussée en béton (vous savez, pour les travaux longs et lourds) forme une barrière que l’on ne peut franchir qu’en roulant tout près du bas côté ! J’imagine la scène de nuit, heureusement ils sont blancs !

Pour remonter (ça vous étonne encore ?) de l’autre côté du val, nouvelle côte au pourcentage respectable. Je crois aussi que la fatigue commence à se faire sentir. J’y mets pieds à terre pour franchir les 2 derniers virages en poussant N°1. Nous arrivons en vue de Guyancourt et de « la ruche », c’est-à-dire l’immense technocentre Renault (vous savez, celui de la pub où les ingénieurs se penchent sur l’origine d’un boulon tombé d’une voiture pendant une révision)

Nous traversons la calme et caste zone du camp militaire de Satory (ce nom me dit quelque chose) où nous sommes dépassés par la berlinette Renault jaune vif que nous avions croisée peu de temps avant. En coupant par une Z30 dans des casernements de gendarmerie, n’ayant pas encore sombré dans une semi-inconscience robotisée (pédaler… pédaler… plutôt mourir qu’abandonner) j’ai la lucidité de remarquer un agréable syndrome hellbornien.

Nous arrivons à Versailles, passons au pied de la gare eifelienne puis de l’Hôtel de Ville en travaux (très belle bâche) et en sortons par une piste cyclable aussi raide, si ce n’est plus, que les pentes d’accès au Tunnel du Bois Clair, sur la Voie Verte Chalon/Saône -> Mâcon. Comme c’est visiblement la seule place qui restait après le tracé de la 2×4 voies que l’on surplombe, le cycliste de base fait comme moi : pieds à terre et merci quand même. Mais c’est la seule façon de rejoindre Paris sans avoir à se battre encore contre du relief : on a eu notre dose (moi c’est sûr !)

Puis c’est la rencontre des sympathiques Vélizienne et Houarn et de deux gnomesses pleines de vie au pied de magnifiques cèdres : avec celui de Meudon la Forêt, il semble que ce soit l’arbre symbole du coin ! Petit papotage puis c’est reparti face au petit vent frisquet qui joue désormais contre nous.

Après être passés devant cet autre temple de la technologie qu’est le siège de Bouygues télécom, nous prenons malgré tout le temps de contempler Paris depuis la trouée de la côte de Chatillon en travaux pour cause de tramway, une dernière photo d’une curiosité architecturale locale et c’est la plongée vers la porte d’Orléans où nous arrivons à 18h50.

Un grand merci à Satory ainsi qu’à ceux qui m’ont attendu lorsque je trainais pour prendre un cliché. Quant aux étangs de François Hollande ils n’ont qu’à bien se tenir : je suis sûr qu’ils seront le but d’une autre randonnée.

Au final, voici le parcours définitif

Publié dans Projets, plans sur la comète, ... | Pas de Commentaire »

La Maison du Vélo à Paris

Posté par Jean-Jacques le 18 septembre 2011

Eh bien ça y est, depuis le temps que les associations cyclistes la demandaient, elle vient d’ouvrir ses portes hier, samedi 17 septembre 2011 : la Maison parisienne du Vélo : http://www.paris.fr/accueil/Portal.lut?page_id=1&document_type_id=7&document_id=105475&portlet_id=24052

 A deux pas de La Bastille, c’est un ancien local appartenant à la Ville qui avait été laissé à l’abandon (à ce qu’il me semblait) encombré de vélos « Ville de Paris », ancêtres du moderne Vélib’

 Trois associations étaient porteuses du projet :

  1. MDB Ile de France,
  2. AICV (animation, insertion, culture et vélo)
  3. et Vélorution!

Pour ce que j’en ai vu, le résultat est séduisant :

  1. un assez vaste hall d’accueil avec table basse, sièges, présentoir à prospectus, revues 
  2. sur la gauche un bureau
  3. et, au fond, un atelier bien équipé (accès par la rue derrière).

Il me semble cependant qu’on est relativement loin de ce qu’offre la maison toulousaine du vélo : je vérifierai cela cet hiver en descendant dans les Hautes-Pyrénées.  Mais bon, ne faisons pas la fine bouche : elle a le mérite d’exister

 Pour cette inauguration, qui coïncidait avec la fête du vélo et des déplacements doux (on dit « actifs » désormais) je me suis bien amusé grâce aux animations proposées dans le village du vélo :

  • quiz proposé par l’association Réseau vert (j’ai échoué de peu)
  • et surtout essai de drôles de machines roulantes avec, par ordre d’essai et d’apparition sur Terre :

A- tout d’abord cette réplique de vélocipède de la fin du 19ème siècle :

p1709111840.jpg étant trop grand pour la taille du cadre, mes genoux touchaient le guidon ce qui n’a pas aidé à la maîtrise de cet engin avec lequel, en son temps, un cycliste a réussi à faire Paris -> Avignon en 7 jours ! Un vrai vélocipède restauré, avec plaque du fabricant parisien, était également exposé : du beau travail de charonnerie.

B- puis cet amusant mariage de roller/planche à roulettes et monocycle, en provenance directe des années 70 :

p1709111846.jpgavec lequel j’ai assez vite réussi à rouler et même tenté de tourner : 1/2h de plus et j’étais prêt à sillonner les rues parisiennes !

C- enfin, ce handibike couché, financé par la vente des bouchons plastiques de bouteille, que j’ai regretté de ne pas pouvoir tester sur plus de quelques mètres car c’était l’heure de fermeture

p1709111902.jpgimpressionnant d’efficacité, hormis en virages : ça braque trèèès laaarge (les aménagements cyclables tortueux que l’on rencontre trop souvent ne sont pas faits pour lui) les extrémités des manivelles me rapaient le dessus des cuisses et la roue avant venait frotter contre l’intérieur de mes jambes

Je tais pudiquement mes lamentables tentatives de monocycle pour lesquelles, heureusement il n’y a aucun témoin de ma connaissance ni trace photographique

 

Publié dans Petits plaisirs | 2 Commentaires »

Découverte du Morvan et du Nivernais

Posté par Jean-Jacques le 13 juillet 2011

Pour ce pont de 4 jours du 14 juillet 2011, qui s’annonçait radieux mais que les prévisions météo nuancent de plus en plus, j’avais prévu de faire une boucle cyclotouristique de découverte du Nivernais et du Morvan : Auxerre > Panneçot (par la voie verte le long du canal du Nivernais) > lac-réservoir de Pannecière-Chaumard > lac des Settons > Saulieu > Montbard

Compte tenu des prévisions météo justement (précipitations et vents)  j’ai décidé d’inverser le sens de ce parcours qui devient « découverte du Morvan puis du Nivernais » afin de commencer par la traversée du Morvan, qui promet d’être « vallonnée », et finir par la voie verte car j’en aurai peut-être plein les guibolles, qui plus est sous la pluie ou les averses depuis la veille !

Les liens vers les 4 étapes :

Revue des troupes :

  • carte routière régionale du Bibendum indéchirable et insensible à la pluie ? oui
  • de quoi manger demain (déjeuner et dîner) car on sait jamais dans ces contrées reculées de province un 14 juillet ? oui (fruits et fromage inclus) manque plus qu’un ou deux paquets de biscuits secs pour pauses énergétiques et un pain
  • flacon de gel douche/ shampoing/ lessive/ liquide-vaisselle/ savon pour les mains ? oui
  • paquet de lingettes humides/PQ parce que ça essuie mieux que du simple papier et que j’aime avoir le fondement qui brille tel une LED de phare performant ? oui
  • billet pour le TER Paris-Bercy -> Montbard de demain matin 7h20 ? ce soir en sortant du boulot
  • carte de réduction Bourgogne Liberté ? oui, achetée avant-hier, rangée dans la sacoche de guidon (= 50% de réduc’, y compris depuis ou vers Paris !)
  • préparation bagages et vélo ? ce soir avant de dormir, en essayant d’alléger car je suis tendance CULTE (Cyclocampeur Ultra Lourd et TEtu) certain(e)s cyclocampeurs(euses) de ma connaissance adeptes du voyager léger estimant d’ailleurs qu’il y a des coups de pied au culte qui se perdent…
  • vélo à démonter et emballer ? non car il voyagera entier, pas comme dans le TGV, merci le TER ! “TER, le train qui va vous plaire !”
  • billet SNCF La Barre-Ormesson – Paris-Nord ? en sortant du boulot ou à Paris-Bercy car Enghien – Paris par la route c’est pas top quand on est chargé

Compte-rendu un peu tardif (nous sommes le 26-09 !) sans photo car mon fidèle smartphone commençait à donner des signes de fatigue côté APN :

La route de Montbard à Saulieu, large et sans difficulté, est aisément parcourue. J’y traîne d’autant moins que, passé Semur en Auxois où je me suis arrêté pour acheter du pain, sur les bas côtés quelques stèles composées d’une photo et de fleurs parfois défraîchies laissent deviner que pour certain(e)s la vie n’a pas été un long fleuve tranquille. Heureusement les quelques voitures qui me dépassent le font largement et je ne me suis jamais senti en danger.Arrivé à Saulieu, je passe devant un joli restaurant accueillant mais complet : tant pis, je déjeunerai donc sur un muret au soleil du repas froid que j’avais prévu.

Rassasié, je trouve sans peine la route du lac des Settons. Elle monte, mais pas trop, me fait parfois le plaisir de redescendre pour mieux monter à nouveau : visiblement, je me dirige vers une sorte de château d’eau naturel. Je longe des plantations du Père Noël : une partie des sapins serrés les uns contre les autres se retrouvera sans doute en Ile de France, perpétuant en quelque sorte la tradition abandonnée du flottage du bois de chauffage vers Paris.

Le paysage est très vert : bois, forêts, quelques prairies et peu de voitures viennent troubler ma balade.

Après une ou deux pentes un peu plus raides que les autres, il me semble d’ailleurs qu’elles ne sont pas forcément là où la carte les indique, j’arrive en vue du lac des Settons et, un peu fatigué je le reconnais, je m’arrête dans le 1er camping venu. C’est le Camping*** de la Plage, avec piscine, quasi complet : le placier (quel luxe !) m’indique mon emplacement où je m’installe rapidement.

Comme il est relativement tôt, après m’être reposé je décide de partir faire une boucle afin de découvrir le saut de Gouloux (via les hameaux ou lieux-dits Petit Jean et Le Gros Louis) : un petit cours d’eau, le Caillot, y saute une faille rocheuse et le bassin au pied de la cascade servait de lieu de stockage pour le bois de flottage. Un parcours pédagogique explique très bien tout ça et un peu plus même. C’est aussi à Gouloux que l’on trouve un sabotier, dont je n’ai pas visité l’atelier. Au retour, je passe devant un camping municipal qui me semble bien plus sympathique que celui où je me suis installé sans trop réfléchir.

De retour au camping, après dîner et une promenade pédestre, je passe une fraîche et bonne nuit malgré le bruit que font les voisins : vive les petits campings d’habitués couche-tôt !

Au réveil vers 7h, la tente et l’herbe sont couvertes d’une telle quantité de rosée qu’on pourrait croire au déclenchement nocturne d’un arrosage automatique. Je prends donc tout mon temps pour me préparer afin de laisser la tente sècher avant de la plier.

Je pars en empruntant la sinueuse route touristique sud, très agréable qui longe sous les arbres la rive du lac. Je la quitte pour monter vers La Gutteleau. De là une looongue descente me mène rapidement au pied d’Ouroux en Morvan, joli village qui surplombe le lac de Pannecière et fut un des hauts lieux de la Résistance pendant la 2de Guerre mondiale.

D’Ouroux en Morvan, la route plonge littéralement vers le lac-réservoir de Pannecière-Chaumard, alimenté par deux cours d’eau, l’Oucière et l’Yonne. Voilà une route que je n’aurais pas aimé monter chargé. Depuis les rives du lac, la route est vallonnée, plutôt descendante et je me rapproche rapidement de Château-Chinon, croisant des cyclosportifs visiblement partis pour l’ascension des pentes que je viens de dévaler.

Surprise, Château-Chinon est une ville perchée dont l’accès se fait par une looongue montée depuis la vallée de l’Yonne. Heureusement, la perspective de la pause déjeuner me réconforte. Après un petit tour rapide à l’Office du tourisme pour obtenir la liste des campings des environs, je m’attable à la terrasse ensoleillée d’un restaurant pour m’offrir un repas simple mais roboratif.

Ma prochaine étape sera donc Moulins-Engilbert, son camping municipal et son écomusée du Morvan. J’y arrive assez facilement puisque ma montée jusqu’à Château-Chinon est récompensée par des routes globalement en descente. Je dois même veiller à modérer mes ardeurs sur ces petites routes calmes : virages avec gravillons, engin agricole croisé au détour d’une haie (heureusement que je ne me suis pas retrouvé face à lui dans un virage)

Un peu avant Moulins-Engilbert, je longe l’étang d’Escame et son camping… le long d’une route blanchie par le passage des camions sortant d’une carrière. Je trouve le minuscule camping municipal à côté du gymnase : une vingtaine d’emplacements dont seuls quelques uns sont occupés.

Arrivé tôt, j’en profite pour découvrir cette petite ville et visiter le très intéressant écomusée du Morvan et du Charolais.

Le lendemain, après avoir réglé la note de ma nuitée je prends la direction du canal du Nivernais qu va me conduire à Auxerre. Le chemin de halage goudronné en très bon état me permet de pédaler bon train mais certaines portions trop rectilignes finissent par devenir ennuyeuses.

J’arrive vite au lac de Baye qui alimente le canal que l’on doit quitter car il passe sous la « montagne » de Collancelle par les « voûtes de la Collancelle », trois tunnels successifs de 758 m, 268 m et 212 m de longueur. La route monte au sommet puis longe la profonde tranchée au fond de laquelle passe le canal. C’est ensuite que l’on réalise être passé par le point haut du canal, lorsqu’on descend le long de l’ échelle à bateaux de Sardy les Epiry : 16 écluses qui se succèdent les unes aux autres comme les marches d’un gigantesque escalier. A vélo, attention aux « gendarmes couchés » avant chaque écluse : ils rappellent sèchement qu’il faut ralentir.

J’arrive ensuite assez vite au camping de Clamecy alors que la météo s’est dégradée : à peine la tente montée, une petite pluie se met à tomber. C’est le week-end de la fête du flottage : produits régionaux,  stands associatifs, maquettes de « train de bois flotté », expo photos…

Lorsque je repars de cette agréable ville, c’est en longeant l’Yonne. L’itinéraire cyclable passe le long d’une grosse usine, la SPCC, qui connut ses heures de gloire dans la carbonisation du bois et l’exploitation des produits chimiques dérivés (ne me demandez pas ce que c’est) détrônés par les produits dérivés du pétrole. Elle fait désormais partie du groupe Rhodia.

Cet itinéraire « dit cyclable », en fait une sorte de chemin de service constitué de nids de poule et de caillasse, met mon vélo à rude épreuve et je regrette de m’être engagé dessus. Heureusement, c’est moins long que cela ne le parait et je retrouve vite l’agréable chemin de halage.

Le canal sinueux est moins monotone que la veille,  et le point d’orgue de cette étape reste l’arrivée aux spectaculaires Rochers du Saussois.

L’arrivée aux abords d’Auxerre est, comme trop souvent, déroutante. Le balisage, impeccable jusque là, disparaît et seule ma carte me permet de trouver ma route : il semblerait que toutes les communes traversées ne soient pas décidées à jouer le jeu ? Je rencontre d’ailleurs un couple d’un certain âge (pour ne pas dire d’un âge certain) qui, sur des vélos de location, est complètement désorienté et n’arrive pas à retrouver son chemin vers Auxerre : je le leur indique sommairement et poursuis ma route sans m’attarder car nous ne roulons visiblement pas à la même allure et j’ai la contrainte d’un train à prendre.

C’est dommage car le trajet jusqu’à Auxerre même est agréable. Je trouve facilement la gare mais comme il est encore tôt, je profite du soleil revenu pour visiter cette jolie ville que j’avais connue lors des deux mois de « classes » de service militaire effectués au CIGA (Centre d’instruction des gendarmes auxiliaires)

Pour conclure, un agréable périple gâché par deux points de détail : le contournement de Clamecy et l’approche d’Auxerre.

Publié dans Projets, plans sur la comète, ... | 2 Commentaires »

Tour de France : combien ça coûte ?

Posté par Jean-Jacques le 29 juin 2011

Vous vous êtes sans doute déjà demandé « mais combien coûte le Tour aux villes qui l’accueillent ? »

 Lecteurs privilégiés de ce blog, voici une partie de la réponse :

Lettre d’information de La Gazette des Communes :  Le Tour de France, un coût mais aussi un agent de tourisme pour les collectivités locales  Par A. l’AFP – Publié le 28/06/2011dans : France 

Les collectivités locales accueillant le Tour de France doivent s’acquitter d’un prix qui correspond à un ticket d’entrée auprès de la société organisatrice (ASO), auquel s’ajoutent des frais et des dépenses annexes. 

Coût pour une ville de départ d’étape en ligne, de prologue ou de montagne et pour une ville d’arrivée : 

  • Le ticket d’entrée est un « package » que supportent la ville de départ et la ville d’arrivée à chaque étape. 
  • Il est d’environ 150.000 euros hors taxes. 
  • La ville d’arrivée de l’étape supporte 60%, soit 90.000, 
  • et la ville de départ 40% (60.000 euros). 

 Coût pour une ville de repos : 

  • Le ticket d’entrée est identique: environ 150.000 euros hors taxes. 

Coût pour une ville de grand départ : 

  • Le montant varie entre 2 et 10 millions d’euros hors taxes. Il est fonction du lieu, selon que le top départ a lieu en France ou à l’étranger. 
  • La ville de Londres d’où était partie la Grande Boucle en 2007 avait versé 10 millions d’euros à ASO. Elle avait multiplié son investissement par près de 12. 

Toutes les villes d’étape du Tour doivent effectuer des aménagements et entretenir l’infrastructure routière et les parkings d’étapes. 

Elles doivent fournir des barrières pour les deux derniers kilomètres de la course, mettre à disposition des locaux suffisamment spacieux pour installer une salle de presse pouvant accueillir 450 journalistes de presse écrite. 

Elles doivent enfin s’occuper de nettoyer les lieux après le passage de la Caravane du Tour.

Mastodonte publicitaire – Des expositions, concerts ou diverses animations sont aussi organisés aux frais des municipalités. 

Pour les trois jours de course passés sur les routes de Côte d’Armor, l’enveloppe totale consacrée par les collectivités concernées atteint près de 620.000 euros.  La facture de la ville de l’Alpe d’Huez, qui accueille l’arrivée de la 19e étape le 22 juillet, sera de 280.000 euros. 

Mais pour les collectivités, ces dépenses sont infimes comparé aux retombées économiques du Tour, véritable mastodonte publicitaire car il est diffusé dans plus de 190 pays. Le Tour est aussi un « agent de tourisme » pour les régions traversées et permet au commerce local (restauration, hôtellerie…) d’accroître son activité lors de son passage. 

Environ 250 villes se portent candidates auprès des services du Tour pour accueillir une étape chaque année.

Publié dans infos diverses | Pas de Commentaire »

1...34567...11
 

mademoizl |
Environnement TCHAD |
adminactu |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | carsplus production
| RADIO JUSTICE
| JCM