Méry sur Oise – Lyons la Forêt – Gisors

Posté par Jean-Jacques le 26 mai 2015

Dimanche, j’ai enfin concrétisé mon envie de découvrir Lyons la Forêt dont j’avais déjà traversé une partie du massif forestier à deux reprises : en allant jusqu’à Beauvoir en Lyons puis Dieppe.

Départ de la gare de Méry sur Oise à 8h35 pour m’éviter quelques km de route de banlieue urbanisée inintéressante. Je me laisse glisser vers Auvers sur Oise, protégé par un coupe vent car le fond de l’air est frais. Passé le pont sur l’Oise, je prends la première petite route à droite, que je quitte par un double-sens cyclable improvisé pour rejoindre la route de la vallée du Sausseron.

A l’entrée de Valmondois, j’ai l’oeil attiré par un panneau « itinéraire cyclable ». Comme le but de cette balade est la découverte, je fais demi tour et m’y engage (après avoir franchi une bordure saillante en gros pavés, pas cyclable elle). C’est vraisemblablement le vestige du ballast d’une voie ferrée qui, avec quelques aménagements, permet de remonter tranquillement la vallée du Sausseron.

Certaines parties de ce chemin sont des allées routières goudronnées. Parfois c’est aussi du chemin empierré autorisé au passage des véhicules des riverains. Ces parties sont alors truffées de nids de poule, parfois comblés avec des débris de briques ou de tuiles que je contourne soigneusement, connaissant leur pouvoir tranchant.

Ce Chemin vert, dont les parties réservées aux cyclistes et marcheurs sont protégées par de courts potelets étroitement plantés (cyclos avec remorques ou sacoches basses : séances de portage prévisibles), alterne les passages sous le couvert des arbres et les trouées lumineuses.

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Il débouche à Labbeville, au nord-’ouest de Nesles la Vallée. Passé un bref mais intense raidillon, c’est par une jolie petite route que je rejoins Frouville et mon itinéraire « habituel » vers Gisors. Cette arrivée sur Frouville me permet d’ailleurs d’admirer sa mairie, que je n’avais jamais remarquée.

Je passe le hameau « fortifié » de Messelan, franchis en moulinant la longue côte qui suit avant de replonger sur Arronville, dont l’entrée est protégée par un « gendarme couché » parfaitement adapté aux vélos. J’en sors, en me croyant un instant dans le Morvan, par la jolie petite route de Berville (refaite à neuf qui plus est).

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Arrivé à Berville, je bifurque vers la plaine et la D 105 menant à Chaumont en Vexin.

Arrêt photo pour montrer la diversité du paysage, puis pédalage à bon rythme (enfin, « mon rythme » serait plus juste, même si j’ai suivi un cyclo qui m’a dépassé et m’a servi de « lièvre ») jusqu’à Chaumont en Vexin pour une pause boulangerie. A propos de lièvre, cette partie sera marquée par des rencontres animales : alouette décollant juste au dessus des blés encore verts, lapin couché n’ayant pas su anticiper l’arrivée d’un véhicule, lièvre un instant surpris dans l’herbe du bas-côté mais qui s’enfuit aussitôt, seules les pointes des oreilles dépassant du blé à chaque bond.

En arrivant sur Trie-Château, le débouché sur la passante D 981 se fait désormais par un magnifique rond-point, que je trouve bien plus pratique et sûr que l’ancienne intersection en sifflet.

Comme les fois précédentes, l’arrivée sur Gisors se fait par une zone d’activités commerciales à la chaussée façon « patchwork », certainement abîmée par le trafic incessant des cyclistes … Gisors est l’occasion d’une pause double-café à une terrasse ensoleillée du rond-point du centre-ville. Je le sirote en regardant passer les Jackies en goguette.

Je repars en montant la petite côte pavée jusque derrière le château, direction St Denis le Ferment par la route forestière menant au moulin de Saint-Paërs dans la vallée de la Lévrière. Je remonte cette vallée en pente douce, toujours aussi agréable à parcourir. Arrivé à Bézu la Forêt, je m’arrête pour une pause pique-nique d’environ 30 mn en centre-ville, rue de l’Eglise.

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J’emprunte ensuite un bout de la route des Andelys pour gagner le plateau où je bifurque à droite vers les routes forestières dont la plupart sont réservées aux marcheurs et cyclistes.

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Elles offrent de curieuses illusion d’optique : alors qu’on les croit horizontales, elles s’avèrent être en légère pente, tantôt montante, tantôt descendante. Et mieux vaut rester attentif : les tâches d’ombre et de soleil camouflent partiellement des nids de poule, parfois d’autruche.

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Parti sans carte, j’enchaîne les routes selon l’inspiration, sachant seulement que je veux rouler vers le nord-ouest en rencontrant le moins de véhicules possible. J’arrive ainsi… pile sur la N46 (E46 sur la carte) que je peux heureusement longer en prenant sur la gauche le billard d’une voie de service jusqu’à La Feuillie d’où je descends vers Le Tronquay et Lyons la Forêt que j’atteins vers 14h40.

Il  y a beaucoup de monde (l’agglomération rouennaise est proche) : les terrasses sont pleines, les automobilistes tournent pour chercher un stationnement et je me détends avec un café et une viennoiserie, mon vélo sous les yeux.

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Je quitte Lyons par la D 6 qui monte en pente douce à flanc de coteau puis je bifurque vers Fleury la Forêt.

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Sur le plateau, je fais un petit crochet pour emprunter une dernière route forestière, un chemin plutôt,

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avant de reprendre la route vers Morgny et son église au clocher de style darkvadorien (*), Longchamps puis Saint Denis le Ferment. (*) source

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La boucle est bouclée et c’est à 17 heures que je prends mon billet de train en gare de Gisors.

Pour le diaporama complet de la sortie cliquez ici (pour le voir en plein écran, cliquer sur le bouton plein écran en bas à droite de la 1ère photo)

Et, pour les amateurs de chiffres : 

  • 126 km de 8h40 (gare de Méry sur Oise) à 17h (gare de Gisors) soit 8h20mn sauf erreur, 
  • enlever 15mn de pause café à Gisors, 30 mn de pause pique-nique à Bézu la Forêt, 30 ou 40 mn (pas vérifié) à Lyons la Forêt, soit à la louche 1h15-30 hors micro-pauses photos
  • cela donne… euh… env. 7h10 roulées à 17,6 km/h de moyenne, pas si mal avec des routes forestières qui étaient parfois des chemins empierrés, une jambe droite encore faiblarde et une transmission que j’ai entendue se dessécher au fil des km

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Toulouse – Lac de St Ferréol 2015

Posté par Jean-Jacques le 3 mai 2015

En 2013, nous avions suivi le Canal du Midi de Toulouse à Carcassonne. Cette année, nous avons convenu de refaire ce trajet, mais avec un crochet passant par Revel afin de découvrir la Rigole de la Plaine puis celle de la Montagne Noire.

Départ de Lannemezan lundi 20 avril avec le TER de 11h05, une rame automotrice de seulement 2 voitures, déjà bien pleine mais qui offre l’avantage d’une entrée presque de plein pied avec le quai par une large porte coulissante. Nous délogeons 4 voyageurs afin de suspendre nos 3 vélos. Il faut dire que cette fois un bon copain de Rayan nous accompagne.

Descente en gare de St Agne afin d’éviter le parcours le plus urbain du Canal. La gare est bien aménagée : un plan incliné longe les escaliers, puis une pente douce conduit jusque sur un boulevard d’où nous rejoignons le Pont des Demoiselles pour faire les courses du midi dans un supermarché.

Ensuite, chemin de halage direction Carcassonne. Enfin, plutôt l’écluse d’Emborel, près d’Avignonet-Lauragais, secteur où j’ai prévu de bivouaquer car le lendemain je pressens qu’une étape plus rude nous attend pour monter vers Revel. Bien que sur du plat, ce sont tout de même 35-40 km que nous devons faire et j’essaye de donner un rythme un peu soutenu.

C’est juste à la sortie de l’agglomération que nous pique-niquons : assiettes de couscous royal merguez-poulet (versées dans la casserole de la popote chauffée sur mon petit réchaud démontable à  bois ou pastilles de carburant solide), carottes râpées, triangles de fromage fondu, pommes.

 Les enfants profitent des préparatifs d’avant et après repas pour aller explorer la prairie qui nous accueille et escalader des arbres.

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Repus, nous reprenons la route. Kévin découvre des paysages que Rayan et moi connaissons, notamment les oies et le bateau de Popeye à l’écluse de Renneville.

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Arrivés à l’écluse d’Emborel, je propose de suivre un panneau indiquant un camping. Le second panneau, couvert de moisissure verte n’est guère engageant mais 150 m après un virage nous découvrons l’entrée d’un petit camping municipal, ouvert, ce qui est rare en cette saison.

Le camping payé, l’emplacement choisi, je constate qu’il est près de 19h et fonce jusqu’à Avignonet-Lauragais faire les courses du soir. Après avoir grimpé jusque dans le centre du village, désert, je trouve enfin quelqu’un pour me dire qu’il y a une boulangerie-sandwicherie et une épicerie le long de la grosse départementale (Toulouse-Carcasssonne) qui traverse le bas du village.

L’épicerie étant fermée, je fais le plein à la boulangerie et c’est chargé de 3 gros sandwiches, 2 muffins, 1 baguette pour le lendemain (+ un donut en cadeau) que je rentre installer la tente.

Après une bonne nuit bercée par le ronronnement de l’autoroute et de la voie ferrée toutes proches (couloir de circulation oblige) nous émergeons vers 7h pour un petit déjeuner spartiate : un muffin + le donut (hier soir les copieux sandwiches ont bien calé les troupes), du bon pain trempé dans du thé Tchaï aux épices (thé noir, cardamome, cannelle, gingembre, clou de girofle) goûté avec circonspection mais finalement apprécié. De toute façon, l’épicerie n’ouvrant qu’à 9h30, les enfants n’avaient pas le choix !

Nous reprenons la route vers 9h30, sans oublier de passer par la fameuse épicerie acheter notre déjeuner : raviolis au poulet, carottes râpées, des pommes et une barre de nougat blanc. A l’écluse de l’Océan, nous quittons le Canal du Midi pour traverser (rejoindre ?)  le Seuil de Naurouze d’où part la Rigole de la Plaine dont les premières centaines de mètres, agréables, font vite place à des zones boueuses voire bourbeuses peu roulantes parfois pénibles à franchir, notamment pour Rayan dont le vélo est équipé de pneus de route et moi dont la randonneuse (sur)chargée est équipée de pneus « slicks » (lisses). Il est vrai qu’il a plu ces derniers jours, j’avais oublié.

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Bref, d’un commun accord nous décidons de quitter cette galère pour prendre la première petite route de campagne venue afin de mettre le cap sur Montmaur et son château signalé par la carte Michelin.

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La route, plaisante, me rappelle les petites routes de campagne entourant Carpentras, mais dans un paysage plus vallonné. Les enfants avancent vaillamment, notamment Rayan malgré un vélo aux développements un peu trop longs : sur son vélo à la transmission en 1×9 (1 plateau pour 9 pignons) il est moins à l’aise que Kévin et son VTT à triple plateau.

Mais il fait beau, encore plus que la veille, et bien que nous ayons quitté l’ombre bienfaisante des arbres du bord du Canal, nous atteignons facilement Montmaur, perché sur sa colline. Au pied de l’église et du beau château de style occitan, en cours de rénovation (pour env. 150 000 € on pourra bientôt y avoir son appartement) nous nous installons sur les marches d’un escalier, à l’ombre, pour nous restaurer. Et après le repas, séance de balançoires dans une aire de jeux face à l’école communale.

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En quittant Montmaur, toujours sous le cagnard, nous passons devant le socle en pierres d’un moulin à vent décoré de meules. Tramontane et vent d’Autan (ou « marin ») doivent s’en donner à cœur joie car ce n’est pas le seul vestige de moulin que nous verrons dans ce secteur.

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Après avoir un peu erré et sans doute loupé un embranchement, Rayan commence à en avoir plein les jambes de sans arrêt monter puis descendre puis remonter, à chaque fois un peu plus haut, et ce n’est pas une pause sous les arbres près d’un cimetière (où nous ferons le plein d’eau) qui lui redonne le moral et des forces.

Une dernière longue descente suivie de quelques centaines de mètres sur une départementale et nous voila sur une petite route, presque à portée de main de notre destination : la chambre d’hôtes de Dreuilhe, village que nous atteignons après quelques centaines de mètres le long de la Rigole de la Plaine, un beau chemin en stabilisé cette fois, puis… une dernière côte, courte mais raide franchie à pied.

L’accueillante et sympathique maîtresse de maison est… antillaise ! Ce qui explique qu’au dîner, les enfants ont le droit à un peu du parfumé Colombo de poulet préparé pour deux couples de pèlerins marchant sur le Chemin de Compostelle. Un pilon chacun et du riz, ce qui ne les empêche  pas de prendre une bonne assiettée du chili con carne en boîte que j’avais ramené de Revel, sans parler de la surprise du soir : juste avant de dormir, alors que je descends régler la note, on nous propose une portion de gâteau meringué à la crème pralinée. Les enfants ne se font pas prier pour quitter le lit et nous remercions chaleureusement la randonneuse dont c’était l’anniversaire.

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Détail amusant : aussi bien l’hôtesse que l’un des couples de randonneurs ont tout comme moi vécu dans l’Oise, dans la région de Villers St Paul et Chantilly.

Le lendemain matin, après un copieux petit-déjeuner, nous reprenons la route avec un vent de face à décorner les cocus, le vent d’Autan. La fatigue de l’étape d’hier se fait sentir et comme la route continue de monter par vagues vers la Montagne Noire, c’est avec une certaine peine que nous atteignons le lac-réservoir de St Ferréol où nous pique-niquons à l’abri d’un muret.

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Après le déjeuner, un peu léger je le reconnais, et quelques hésitations sur la route à prendre pour rejoindre le village de Les Cammazes, point de départ de la Rigole de la Montagne Noire, nous nous engageons dans une montée qui semble interminable et où Rayan craque, épuisé tant moralement que physiquement.

moral en berne  DSC01369  illustré par un graffiti :  DSC01368

Et lorsque nous arrivons en haut, un cyclosportif me confirme que… nous sommes sur la mauvaise route ! mais à quelque chose malheur est bon : j’ai le plaisir d’annoncer à Rayan, qui en a vraiment ras le bol, que nous allons pouvoir descendre quasiment droit sur un camping qu’il avait apprécié il y a 2 ans, le camping à la ferme de La Capelle, et d’abréger les souffrances en prenant le train du retour à Castelnaudary.

Aussitôt, le moral revient. Nous enfilons nos coupe-vent car la longue descente (de quoi tenter de battre des records de vitesse) face au vent est très fraîche. Quelques vallonnements et un frôlement sans avertir d’un crétin du volant plus tard, nous arrivons au camping, désert hormis deux grandes tentes familiales fermées, où nous retrouvons « notre » emplacement, et la vue en sortant des douches : 

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La tente montée, je pars faire quelques provisions à l’épicerie de St Martin Lalande et lorsque je reviens, je trouve les gamins en train de jouer avec les enfants des familles rentrées de balade ou faisant halte pendant leur randonnée.

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Je salue notamment ce couple avec 3 ou 4 enfants, dont un installé dans la remorque lourdement chargée (tente familiale oblige) tractée par le papa.

Kévin et Rayan s’éclatent, je dois même parfois intervenir pour calmer un peu les esprits. 

Le dîner est pris dans la salle hors sac judicieusement aménagée à l’entrée du camping : un vaste barnum blanc fermé sur 3 côtés 1/2, solidement arrimé, un plancher genre palettes juxtaposées (mais aux lattes serrées) et 4 tables en bois avec bancs incorporés façon aire de pique-nique… royal et sympathique, notamment lorsqu’une table voisine m’offre un verre d’excellent vin rouge local accompagnant le cassoulet commandé à l’épouse du fermier.

A ce propos, il paraît que c’est LE cassoulet, le seul l’unique le VRAI, non dénaturé par tout ce que les toulousains se croient obligés de rajouter pour se distinguer : tomate, chapelure, …

Pour notre part, nous nous contentons d’une solide gamelle de Chorba en sachet épaissie aux cheveux d’ange achetés à l’épicerie du village et… mal dosés : après cuisson, tout a failli sortir d’un bloc lorsque je l’ai servie aux enfants… que j’ai du aller chercher, tellement absorbés par leurs jeux qu’ils en oubliaient leur faim.

Nuit calme troublée par les seuls chants des oiseaux, moins nombreux qu’en 2013 m’a-t-il semblé.

Réveil sous un ciel plombé, sans vent, avec soudain une petite averse de fine bruine ne présageant rien de bon… le petit-déjeuner est vite pris, la tente pliée humide et nous rejoignons rapidement le Canal puis, après avoir enfilé les blousons de pluie pour ne pas succomber au paradoxe de la grenouille, c’est par une dernière montée que nous entrons dans Castelnaudary.

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Nous faisons le tour de sa rade qui permet un rappel de la classe de découverte à laquelle les enfants ont participé avant Pâques puisque côté chantier naval, une péniche a été hissée sur le quai et qu’une autre est en réfection en cale sèche. Mais surtout nous avons l’occasion d’assister à l’étonnant spectacle d’un goéland harcelant un cygne au point de le chasser vers nous.

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Ensuite, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers la gare en contrebas du Canal.

le diaporama complet de cette randonnée (pour le voir en plein écran, cliquer sur le bouton plein écran en bas à droite de la 1ère photo)

Moralité, je n’avais pas assez anticipé :

  • le relief que Rayan a pu surmonter, et j’en suis fier, mais dans la souffrance faute d’entrainement et d’un vélo aux développements adaptés. Pour une prochaine rando hors voie verte ou chemin de halage il faudra modifier la transmission : pédalier à double plateau avec un (tout) petit plateau et/ ou une nouvelle cassette avec un étagement plus important
  • le tracé car sur ces petites routes de campagne, la signalisation n’est pas toujours au top et la carte Michelin peu précise (la prochaine fois, il faudra que je prévoie quelque chose genre IGN Top 100)

et pour ma part, j’ai très envie de retourner randonner dans l’arrière-pays entre Toulouse et Carcassonne.

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Pour comprendre les infractions cyclistes

Posté par Jean-Jacques le 1 avril 2015

Des feux rouges grillés, des sens interdits empruntés, pas de lumières, pas de casque et pas de gilet jaune non plus. « Les cyclistes font vraiment n’importe quoi », s’exclamera-t-on, à coup sûr, en découvrant les résultats du sondage Opinionway publié ce 24 novembre 2014 et consacré à l’« impunité »  des cyclistes (ici, dans 20 Minutes Paris). Les réactions ne font pas toujours dans la finesse. Ainsi, en lisant, dans l’édition nationale de 20 Minutes que « 88 % des cyclistes reconnaissent avoir commis une infraction », l’acteur Pascal Jaubert ‏s’exclame sur Twitter : « On veut les vrais chiffres, qui doivent être plus proches de 200 %. Et on dit pas cycliste, mais fdp ! ».  …..

1/ Confusion entre l’usage et l’outil

Ceci constitue un préalable indispensable que les concepteurs du sondage n’ont manifestement pas pris en compte : il ne faut pas confondre l’usage et l’outil. En ville, de nos jours, le vélo, la moto et la voiture sont utilisés pour les mêmes usages, en l’occurrence se déplacer quotidiennement. Ces objets empruntent les mêmes équipements de voirie et cohabitent dans la circulation.

Mais il s’agit de véhicules très différents.  …..

 2/ Griller un feu rouge

Mais pourquoi les cyclistes grillent-ils les feux ? Pour gagner du temps, comme tout le monde ? Un peu. Mais aussi parce que, lorsqu’on se déplace avec ses muscles, on mesure son effort. Or, la synchronisation des feux est pensée depuis 50 ans pour s’adapter à la vitesse moyenne d’un véhicule motorisé, avec pour objectif de « fluidifier », en réalité d’accélérer la circulation automobile.  …..

3/ Remonter un sens interdit

Les rues en sens interdit ont également été conçues, dans les années 1960, pour « fluidifier » le trafic automobile. On considérait alors qu’il fallait rouler le plus vite possible.  …..

4/ Rouler sur le trottoir

Ce comportement s’explique généralement par la peur de la circulation. On préfère emprunter la voie des piétons plutôt que de s’aventurer sur la chaussée.  …..

5/ Mal s’éclairer

Les lumières permettent d’être visible. C’est juste après le passage à l’heure d’hiver, lorsque tout le monde n’a pas encore pris conscience que la nuit tombe tôt, que l’on déplore le plus d’accidents. Mais un nombre important de cyclistes, considérant le vélo comme une simple manière d’accélérer la marche à pied, ne perçoivent pas la nécessité de s’éclairer, notamment pour des courts trajets.  …..

6/ Ne pas porter de casque

Le port du casque n’est nullement obligatoire, pour la bonne raison qu’il ne protège pas contre la plupart des accidents recensés. …

accidents et trauma cranien

 

7/ Ne pas porter de vêtement réfléchissant

« C’est jaune, c’est moche, ça ne va avec rien », disait Karl Lagerfeld. Le gilet fluo permet certes d’être particulièrement visible, mais il n’est nullement obligatoire en agglomération, pas plus pour les cyclistes que pour les piétons ou les personnes qui attendent un bus.  …..

8/ Le sentiment d’impunité

C’est vrai, les infractions sont rarement sanctionnées. C’est aussi le cas de la plupart des infractions considérées comme « mineures », mais qui entravent le cheminement des piétons, des personnes en fauteuils roulants ou des cyclistes : se garer sur un trottoir, un passage zébré ou une piste cyclable, même « cinq minutes », en bloquant non seulement le chemin mais aussi la vision des usagers.  …..

9/ La mise en danger d’autrui

Le sondage Opinionway constate « la sensation de ne pas mettre en danger autrui ». 56% des personnes interrogées estiment être moins dangereuses à vélo qu’en voiture ou sur un deux-roues motorisé.  …..

10/ Pédaler après avoir bu

Comme rien ne sert de réécrire ce qui a déjà été publié, voici un extrait du Pouvoir de la pédale : « L’alcool, ingurgité à doses plus ou moins massives, brouille la vision, limite la capacité de réaction, amoindrit les réflexes. Lorsqu’on se déplace, cela peut être périlleux… Mais le degré de dangerosité n’est pas le même selon les modes de transport. À vélo, on peut se faire mal en tombant. À moto ou en voiture, on peut non seulement heurter les autres usagers, mais aussi se faire mal avec son propre véhicule.  …..

lire l’article intégral

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Mauvais arguments contre mauvais cyclistes

Posté par Jean-Jacques le 1 avril 2015

« Mauvais cyclistes, les PV vont tomber ! » C’est la Une du Parisien ce lundi 8 décembre 2014, à l’occasion d’une réunion à l’Assemblée nationale du Conseil national de la sécurité routière (CNSR), qui va recommander de réduire le montant des amendes pour les cyclistes.

Le but ? Pouvoir les sanctionner plus souvent. A certaines conditions, cela peut être une bonne idée, sauf que Le Parisien et le CNSR font un peu trop de zèle contre la pédale.

En lisant cet article, on a en effet très envie de sanctionner plus souvent les cyclistes, qui seraient toujours plus fous et plus nombreux, pour les protéger de leur propre insouciance. Sauf que cette vision est erronée, la preuve :

  1. Mourir à vélo est rarissime en ville
  2. « Plus de cyclistes = plus d’accidents » ? C’est faux
  3. L’imprudence, c’est relatif
  4. Faut-il sanctionner plus souvent les vélos ?

lire l’article intégral paru dans Rue89

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Moins il y a de cyclistes, plus c’est mortel (pour eux)

Posté par Jean-Jacques le 22 mars 2015

Moins il y a de cyclistes dans les rues et sur les routes, plus c’est mortel (pour eux)

accidents et part modale vélos

ou inversement : plus il y a de cyclistes, moins ils ont de (mal)chance de décéder prématurément : La source de cette info.

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Guylène complète sa garde-robe de voyageuse

Posté par Jean-Jacques le 8 mars 2015

En prévision d’une randonnée en cyclocamping avec mon gamin et un de ses copains, Guylène, ma randonneuse « lourde », va prochainement être équipée d’un porte-bagages avant (commandé)

lowrider-hebie pour y fixer une paire de petites sacoches « vintage » trouvées par hasard à vil prix (15,00 €, c’est presque cadeau) sur un site de petites annonces :

sacoches Av 1 sacoches Av 2

Je ferai dès que possible une photo du vélo complètement équipé. (il faut que je remplace la guidoline, à moitié arrachée par l’usure)

 24 mars : et voilà, guidoline neuve posée (j’espère qu’elle tiendra) et porte-bagages surbaissé avant installé :

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et à cette occasion je me suis aperçu que je vais devoir changer le porte-bagage arrière dont les soudures rongées par la rouille lâchent les unes après les autres. (nouveau porte-bagages commandé)

31 mars : nouveau porte-bagages arrière reçu aujourd’hui, voila ce que cela donne :

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y’a plus qu’à rouler pour tester !!

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Petit-Nuage : vélo de route sportif et randonneuse légère

Posté par Jean-Jacques le 10 janvier 2015

J’avais vraiment envie d’un vélo léger et vif permettant de pédaler sur route plus sportivement qu’avec Guylène, ma randonneuse « lourde ».

Après avoir patiemment recherché le Graal, j’ai finalement acquis fin mars 2014 un cadre d’occasion (avec fourche, jeu de direction et boîtier de pédalier) auprès d’un vendeur qui savait de quoi il parlait. Pas de marque, mais une jolie peinture originalement marbrée sur un acier de qualité : du Columbus SLX, comme Guylène.

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Et quelques semaines plus tard, TADAAAM ! :

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Quelques informations techniques :

  • poids dans cette configuration : env. 9,5 kg (ce qui est très honnête)
  • cadre : anonyme, badgé « cycles Hébrard », tous tubes acier Columbus SLX (dans le haut de gamme d’il y a quelques années de cette marque italienne)
  • jeu de direction : Stronglight (remplacé depuis par un Tange)
  • cintre, potence aheadset (sur plongeur d’adaptation), tige de selle : Ritchey Classic (achat sur Internet)
  • brifters (poignées combinant freins/ commandes de dérailleurs) et dérailleur avant : Shimano Sora, offerts par un ami (collier de fixation du dérailleur acheté sur internet)
  • guidoline : fournie par les Cycles Guylène, le vélociste qui entretien mes vélos et a effectué le montage final et les réglages
  • gaines de câbles : Jagwire (kits dérailleurs et freins achetés sur internet – butées de gaines sur tube diagonal offertes par un ami)
  • selle : Royal Viper (récupérée sur N°1, mon premier vélo de route, elle m’avait été offerte par un ami )
  • roues : b’twin aéro SL (achetées à un ami)
  • pneus : Vittoria Zaffiro pro 700 x 23C (vendus avec les roues)
  • freins : SRAM Force (achetés à un ami)
  • dérailleur arrière : Shimano ultegra de route à chape courte (acheté à un ami) galets bleus achetés sur internet
  • pédalier : Stronglight impact triple 46-36-26 (acheté sur internet)
  • pédales : Wellgo – double face SPD (achetées sur internet)

Depuis, ce montage a évolué :

  • une sacoche Carradice Super C a pris place sur le cintre et des porte-bidon blancs basiques équipent le cadre
  • les pneus (peu résistants aux crevaisons) ont été remplacés par des Schwalbe Durano + : 23C à l’avant et 25C à l’arrière (taille maximum admissible – très bon compromis rendement / résistance à la crevaison)
  • la chaîne et la cassette 8V (offertes d’occasion) ont été changées, la cassette étant désormais une 11-30 (maximum admissible par le dérailleur à chape courte)

Quant à la sécurisation en stationnement, je la confie à un antivol mini U Abus que je peux facilement ranger dans la sacoche de cintre

Lors de l’édition 2014 de la randonnée du 11 novembre en pays d’Apt (84), voici le vélo en configuration « randonneuse légère » grâce au porte-paquet Pletscher Orion (que je pense remplacer à terme par un porte-bagage similaire plus typé randonnée) sur tige de selle et à la sacoche modulable de porte-bagage Topeak MTS trunkbag :

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Pour conclure : que du bonheur !

La suite par ici…

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Toboggan meudonnais 19-10-2014

Posté par Jean-Jacques le 9 décembre 2014

Première participation à cette épreuve automnale à tendance plutôt cyclosportive qui va de Meudon jusqu’à presque Rambouillet, par la Vallée de Chevreuse.

Tombé de mon lit vers 5h15, je prends le RER avec la France qui se lève tôt, que ce soit pour taffer ou partir en vacances. 

A Champs de Mars-Tour Eiffel j’avise un cyclo attendant la rame : « Zallez à Meudon ? » :mrgreen: c’est un vrai sportif lui, membre de l’UASG. Sur le quai de la gare de Meudon-Val Fleury, nous retrouvons un troisième larron. En sortant de la gare, ils partent sur la gauche, ça monte un peu raide et ils ne semblent pas sûrs de leur coup. Après les avoir suivis une centaine de m. je fais demi-tour pour prendre « mon » itinéraire (presque tout plat)

Arrivé dans les temps ©Robert Boulin, je peux m’inscrire avant l’arrivée du gros des troupes.
Les ami(e)s du CCVV78 déboulent peu après en force et, après avoir attendu l’arlésienne, alias des amies parisiennes, s’élancent un peu avant nous.

Nous partons à notre tour et retrouvons avec plaisir une bonne partie des routes (et des côtes :oops: ) déjà parcourues lors des randonnées Ludion, notamment celle pour monter sur le plateau de Saclay où le TGV d’un club de triathlon nous avait doublé en flèche.

1er ravito royal : huîtres, foie gras (ou mousse de foie, j’ai pas vérifié) sur pain d’épices, from’ton (Brie ?), chocolat, madeleines (réf. à la côte du même nom dans laquelle nous souffrirons un peu après ?), chocolat noir, café, etc. Les parisiennes nous y retrouvent.

Le soleil s’est levé, il fait un (tout petit) peu frais juste ce qu’il faut, les routes sont belles et hormis quelques caons (motorisés), tout baigne (faudrait juste que les ravitos soient plus éloignés de la route)

Je mets pied à terre me mets en mode run & bike dans une petite côte traîtresse puis dans celle de la Madeleine mais, dans la suivante (une montée régulière gâchée par un désagréable revêtement granuleux) j’ai le plaisir de m’entendre dire « dites donc, zavez une assistance électrique planquée dans le cadre pour nous passer comme ça sans effort ? » « non, juste un vélo qui roule bien, mais c’est aussi car le % est juste en deçà de celui qui me fait caler » (je ne suis pas allé jusqu’à dire que dans la sacoche de cintre, en plus du multitool + une chambre à air + des barres de céréales + un plat tout prêt en sachet pour la fin de la rando, j’ai le mini U antivol au cas où…)

Le reste du parcours se partage entre côtes raisonnables (notamment celles des 17 tournants et de l’Homme Mort) et plateaux où l’on peut tracer vent dans le dos ou de côté « à bicyclèèètteuuuu »

Côté petits désagréments, quelques chutes sans gravité (mais les mecs réagissent au 1/4 de tour : « kess tu faisais dans ma roue, j’avais signalé que je tournais » « dis donc abruti, t’appelles ça signaler ? quand on sait pas rouler en groupe, on vient pas pédaler ici » « quoi ? je suis un guignol ? », etc…) beaucoup de crevaisons (pneus sous-gonflés ou pas épilés ?), et – était-ce l’un(e) des participant(e)s ? – dans un petit virage en descente sans visibilité avant un stop, intervention de 2 véhicules de pompiers + un équipage de gendarmerie

Comme souvent, le groupe vélotaf a éclaté et, sauf erreur, nous avons terminé à 7.

Petit bilan général : 90km, 900 participants, dont une centaine de féminines, pas de plus vieux participant mais le plus jeune avait 11 ans et a fait la boucle de 75km :bravo:
Parti de chez moi à 6h puis de Meudon vers 8h15, arrivé vers 13h15 avec le grupetto quasiment en mode « voiture balai », rentré chez moi vers 15h en pédalant relax mais sans traîner non plus, via : pont de Sèvres, rive gauche de la Seine, pont de Clichy

Bon, je signe pour l’édition 2015 !! 

Quasiment pas de photo, mais une vidéo de 15mn faite par un copain (j’ai un haut blanc avec une ligne rouge en Y dans le dos + un cuissard court noir blanc rouge et je pédale sur mon vélo de route bleu avec sacoche de guidon noire)

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Randonnée en Pays d’Apt – 5 jours en nov. 2014

Posté par Jean-Jacques le 15 novembre 2014

Vendredi

Comme souvent (mais pas pour la précédente édition) je retrouve mes compagnons de route très tôt sur le parvis d’une gare parisienne, celle de Lyon en l’occurrence. Nous n’avons pas le temps d’admirer les fresques de la salle des pas perdus : le TGV de 7h37 pour Avignon centre est annoncé.

gare de Lyon (photo empruntée à un de mes compagnons)

Nous quittons Paris sous une petite pluie fine qui me surprend mais c’est le grand soleil qui nous accueille à Avignon. La visite de l’esplanade du Palais des Papes et du Jardin des Doms n’en est que plus agréable, le Vaucluse se dévoilant sous son meilleur jour depuis ce rocher qui surplombe le Rhône assagi après les violentes pluies de ces derniers jours.

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Il se fait tard et Marco, le local de l’étape, nous propose de nous mettre en route en passant devant l’une des boutiques d’une chaîne de boulangerie locale afin d’y déjeuner sur le pouce pour un prix modique. Nous y prenons finalement nos aises et c’est assez tardivement que nous nous dirigeons vers le rond point de Réalpanier où nous retrouvons l’itinéraire aller de l’an dernier. Passés le pont de l’avocat puis le village de Velleron, nous arrivons rapidement à Lagnes où, d’un commun accord, nous décidons de contourner la colline au lieu d’affronter la montée vers Cabrières d’Avignon.

Je regretterai ce choix car si la route est en bon état, on rejoint vite la D901 très passante. Même la petite D15 que nous prenons ensuite connait un trafic local assez intense, mais elle me rappelle les trajets en 403 avec mes grands-parents, lorsque nous allions à St Pantaléon. Nous la quittons pour bifurquer vers les Beaumettes que nous atteignons après une petite montée suivie d’une longue descente.

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Alors que la nuit tombe car nous avons été ralentis par une crevaison, nous nous engageons sur la voie verte.

L’un de nous, parti depuis la gare d’Avignon explorer le Petit Luberon, nous attend au camping après avoir fait les courses que, par plaisanterie, je lui avais suggéré de faire car je me doutais qu’il serait là avant nous : merci l’ami !

Après avoir salué la sympathique gérante du camping, je m’installe avec la petite troupe et c’est dans une saine ambiance de chaleureuse camaraderie (expression consacrée) que nous engloutissons une roborative plâtrée de pâtes malgré la modestie du trajet effectué.

 Samedi

Comme convenu la veille, je me réveille vers 6h45 après une excellente nuit pour aller chercher le pain et les viennoiseries (croissants et pains au chocolat) sans lesquels une sortie vélotaf ne serait pas ce qu’elle doit être.

C’est que j’ai rendez-vous à la gare d’Avignon-TGV à partir de 11h30 pour récupérer trois autres comparses.

Je prends mon petit déjeuner alors que certains commencent à émerger de leur duvet, puis me mets en route dans la fraîcheur matinale. Il est environ 8h, l’air est vif et piquant : une fois sorti d’Apt, je constate que, malgré le grand soleil, il y a du givre sur certains bas côtés de la voie verte et dans les champs encore à l’ombre.

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J’ai allumé le GPS et, comme la veille, je vois avec plaisir le petit triangle représentant ma position progresser le long de la trace affichée sur l’écran. C’est qu’à partir de Coustellet, il faut emprunter un réseau labyrinthique d’agréables petites routes, des chemins vicinaux goudronnés généralement en excellent état permettant d’éviter les départementales à fort trafic.

J’arrive facilement jusqu’à Caumont-sur-Durance, découvre le passage souterrain signalé la veille par notre ami et qui me permet de trouver un accès encore plus aisé à la voie verte/ véloroute le long de la Durance. Je découvre ensuite un accès direct à la gare TGV après un passage caillouteux laissant croire qu’il ne débouche sur rien, alors qu’en fait,  il permet la jonction avec la fin d’un aménagement cyclable et l’accès aux parkings ouest de la gare.

Mes nouveaux compagnons de route récupérés, un casse-croûte avalé plus rapidement que la veille, nous partons après que j’aie découvert, émerveillé, la fonction « inversion de parcours » de mon GPS. L’affichage de l’écran est bizarre (la Durance y apparaît à gauche alors qu’elle est sur notre droite) mais le guidage est sans faille. Le trajet, bien plus calme et agréable que la veille, traverse une sorte de Limousin provençal : une succession de pommeraies séparées par des haies de cyprès les protégeant du Mistral ainsi que par des canaux et rigoles de drainage car le sol, près du niveau de la nappe phréatique, est gorgé d’eau.

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Hormis la crevaison d’un de nos vélos, nous arrivons rapidement et sans encombre au camping où nous apprenons que le repas du soir sera diététique et nourrissant : bières, rosé du Luberon et pizzas pris dans la grande salle commune hors-sac à l’entrée du camping.

 dimanche

Après une nuit pendant laquelle nous nous sommes tous réveillés en sueur, surpris par un subit radoucissement des T°, je vais chercher le petit-déjeuner sous un ciel menaçant chargé de lourds nuages, découvrant au hasard d’un changement de boulangerie qu’on peut trouver du pain frais sans gluten.

Nous traînons un peu pour nous restaurer et c’est assez tardivement que nous partons pour une boucle Voie verte vers Forcalquier -> montée progressive vers Castellet (qui se termine par une rampe courte mais raide) -> Saignon -> Buoux et son fort -> Apt.

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Le temps est gris, sans plus, mais l’arrivée à Saignon se fait sous une « bonne » pluie qui, sans être diluvienne, nous incite à abréger la balade et à regagner Apt par une belle et courte descente que je n’aurais pas aimé monter. Halte bienvenue et dégoulinante dans un providentiel bar-restaurant-PMU où nous ne manquons pas d’attirer l’attention, notamment celle d’un « papy » dont je crois comprendre qu’il est d’origine anglaise et ancien cycliste mais qu’avec le grand âge…

Certains devant nous quitter dès le lendemain, nous décidons d’avancer à ce dimanche soir le repas de fin de séjour au restaurant. Je vais donc réserver 12 couverts « si possible en faisant une grande tablée là, comme l’an dernier », ce que le restaurateur accepte avec plaisir.

Un ou deux picon-bière plus tard, pris dans un proche café pour patienter, et nous nous attablons pour déguster les plats cuisinés au feu de bois : légumes farcis, poulet à la provençale, camembert chaud dans sa boîte avec salade et charcuterie, fromage de banon servi chaud dans ses feuilles de châtaignier, et pour finir (non, je n’ai pas dit « se finir ») liqueur de lavande, alcool de farigoule (40° tout de même) et autres dont le patron finira par laisser les bouteilles sur la table. Bref, pour 26 € vin compris, nous nous sommes régalés.

 Lundi

Pour éviter la déconvenue de la veille, la boucle prévue Voie verte -> Viens (prononcer le S final) -> gorges d’Oppédette -> Simiane la Rotonde est annulée et remplacée par la proposition d’une visite du Colorado provençal tout proche, qui pourra être suivie soit d’un retour anticipé, soit d’une balade passant par St Saturnin les Apt, Lioux, Joucas, Roussillon, puis retour sur Apt via le pont Julien et la voie verte.

Le Colorado, même sous un ciel plombé, reste fidèle à sa réputation : on en prend plein les yeux. Et encore, nous n’avons pas pris le temps de parcourir toute son étendue car il nous aurait bien fallu toute la journée.

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Le ciel s’éclaircissant, nous décidons d’aller pique-niquer à Rustrel dont nous apercevons le massif château de style provençal. Arrivés dans le village, nous doublons le chiffre d’affaire de l’épicerie/ dépôt de pain/ bureau de poste et c’est sur les terrasses devant le gîte rural que nous nous restaurons. (le château fait mairie d’un côté, gîte rural de l’autre)

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Après un café pris à la terrasse d’un des deux bars du village, qui me permettra de bavarder avec mon frère qui habite ici, nous nous dirigeons vers St Saturnin les Apt.

Ca commence par une looongue descente, puis la route parcours un paysage vallonné dominé sur la droite par les contreforts du plateau de St Christol, aussi appelé plateau d’Albion. Un peu avant St Saturnin, nous voyons sur notre gauche le village de Villars perché sur sa butte (la plupart des villages provençaux sont sur des hauteurs : pour des raisons défensives je suppose, mais aussi pour libérer les terres cultivables)

St Saturnin les Apt se reconnait facilement aux ruines de son château perché sur l’imposante dalle inclinée de l’éperon rocheux qui domine la ville. Mais nous n’y monterons pas cette fois : nous nous contenterons de découvrir les figues de barbarie locales, différentes de celles que l’on peut trouver sur les étals des marchés franciliens car plus fragiles et peut-être moins goûteuses, il faudra que je pense à vérifier.

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Nous reprenons la balade par une route qui monte doucement et régulièrement vers la combe de Font Jouvale : pause au détour d’un virage pour admirer le panorama offert par un promontoire rocheux, puis descente vers le pont qui franchit la combe et montée vers le carrefour des routes de Lioux et de Sault.

Nous prenons à gauche la descente vers Lioux : belle route tant par le paysage que par le revêtement, virages agréables à négocier… je me lâche et rattrape avant le village la voiture qui nous avait doublé en haut.

Pause sur la place du village dominé par la masse de l’imposante falaise au pied de laquelle il est blotti. Le joli bâtiment de la mairie est surmonté d’un original clocheton d’où s’échappe le son d’une cloche qui semble fêlée.

Nous repartons vers Joucas par une route à nouveau en descente avec juste une petite côte au bas du vallon. Arrêt au pied du village perché pour quelques photos, puis demi-tour vers Roussillon. L’arrivée est trompeuse : la route semble vouloir monter au village en en faisant progressivement le tour, mais à une intersection en T on doit tourner à gauche et on attaque la pente pour une montée courte mais intense. Notre ami suisse m’a dépassé peu avant : je m’efforce de le suivre sans trop me faire distancer et finalement je le rejoins, essoufflé et en sueur, pour une halte au pied d’un dernier ressaut.

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Après être montés tout en haut du village, quasiment désert en cette période (l’été, il grouille de touristes) nous découvrons toute la région alentours et un chat amical (la Provence semble être le pays des chats).

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Une crevaison lente réparée, les photos prises, nous descendons vers le Pont Julien, atteint en un temps record non sans avoir profité d’un arrêt pour saisir les rayons du soleil couchant passant sous les nuages et éclairant les collines au niveau du village de Bonnieux.

Retour à Apt par la voie verte désormais bien connue.

Le repas du soir, principalement constitué de pantagruéliques assiettées de pâtes, nous permettra d’essayer de finir un maximum de restes.

 Mardi

Réveil matinal car le premier train est vers midi à Avignon centre. Dernier petit-déjeuner dans la salle hors-sac et départ sous un ciel incertain qui tournera vite à la pluie, pluie qui nous accompagnera, malgré de trop brèves accalmies, jusque Avignon où elle cessera enfin.

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Elle aura au moins eu l’avantage de nous obliger à limiter les haltes au strict nécessaire (se regrouper et boire un coup) ce qui, grâce à un pédalage régulier sans être vraiment rapide, nous permet d’arriver très en avance.

Pause boissons chaudes et pâtisseries au café/ pâtisserie à gauche juste avant l’entrée de la place de l’Horloge, déjà apprécié l’an dernier, avant d’accompagner les premiers partants d’Avignon centre.

Ensuite, je démonte mon vélo avant de l’emballer sous une housse minimaliste ©Alfapac et Scotch.

Une fois installé, je constate que :

-       le vélo tient parfaitement dans l’espace bagages du TGV duplex

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-       ledit TGV offre aux voyageurs plus d’espace qu’un TGV classique

Arrivé à l’heure je prends tranquillement le temps de remonter mon vélo avant de rejoindre la gare du Nord d’où un transilien me dépose quasiment devant chez moi.

Pour conclure :

  • je valide la transformation de mon vélo de route en randonneuse légère, seul le porte-paquet sur tige de selle devra être changé pour un modèle empêchant les sacoches cavalières de ma sacoche Topeak transformable de venir taper dans la roue
  • séjour une nouvelle fois très agréable malgré la météo
  • j’ai des idées de balades pour l’édition 2015 qui, le 11 nov. étant un mercredi, pourrait s’étaler sur 9 jours pour celles et ceux pouvant prendre les 4 jours de part et d’autre de ce mercredi.

Enfin, mon diaporama où l’on peut me voir en pleine action !

Mais aussi le récit d’un autre participant, avec d’autres photos, et la vidéo du tour du Grand Luberon réalisée par un 3ème larron.

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Ma vie à vélo… avec AXA

Posté par Jean-Jacques le 18 juin 2014

Les assurances AXA lançant auprès de leurs personnels et clients une campagne de prévention sur le partage de la route (de la rue serait plus exact) j’ai récemment été contacté, et retenu, pour jouer les Antoine de Maximy dans un échantillon de 5 cyclistes urbains franciliens, pour ma part : catégorie cadre masculin d’âge mûr.

C’est l’agence « cross média » delasource qui a fourni les caméras – l’une sur le casque (que j’ai mis pour l’occasion) afin de filmer la route et l’autre fixée au guidon pour me filmer moi (rien de passionnant) - et dont les sympathiques journalistes et cadreuses ont réalisé mon interview et le montage final sur la base de mes aller/retour domicile-travail pendant une dizaine de jours.

Le hasard faisant bien les choses, il se trouve que pendant cette période, j’ai été confronté à une recrudescence de situations sinon dangereuses (à part une), du moins représentatives de la conduite parfois anarchique de nos ami(e)s motorisé(e)s en milieu urbain

Je vous laisse juge :

  1. Kady une jeune travailleuse
  2. Marion une étudiante
  3. Igor vélibiste néophyte
  4. Tanguy cycliste expérimenté
  5. moi-même 

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