Randonnée en Pays d’Apt – 5 jours en nov. 2014

Posté par Jean-Jacques le 15 novembre 2014

Vendredi

Comme souvent (mais pas pour la précédente édition) je retrouve mes compagnons de route très tôt sur le parvis d’une gare parisienne, celle de Lyon en l’occurrence. Nous n’avons pas le temps d’admirer les fresques de la salle des pas perdus : le TGV de 7h37 pour Avignon centre est annoncé.

gare de Lyon (photo empruntée à un de mes compagnons)

Nous quittons Paris sous une petite pluie fine qui me surprend mais c’est le grand soleil qui nous accueille à Avignon. La visite de l’esplanade du Palais des Papes et du Jardin des Doms n’en est que plus agréable, le Vaucluse se dévoilant sous son meilleur jour depuis ce rocher qui surplombe le Rhône assagi après les violentes pluies de ces derniers jours.

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Il se fait tard et Marco, le local de l’étape, nous propose de nous mettre en route en passant devant l’une des boutiques d’une chaîne de boulangerie locale afin d’y déjeuner sur le pouce pour un prix modique. Nous y prenons finalement nos aises et c’est assez tardivement que nous nous dirigeons vers le rond point de Réalpanier où nous retrouvons l’itinéraire aller de l’an dernier. Passés le pont de l’avocat puis le village de Velleron, nous arrivons rapidement à Lagnes où, d’un commun accord, nous décidons de contourner la colline au lieu d’affronter la montée vers Cabrières d’Avignon.

Je regretterai ce choix car si la route est en bon état, on rejoint vite la D901 très passante. Même la petite D15 que nous prenons ensuite connait un trafic local assez intense, mais elle me rappelle les trajets en 403 avec mes grands-parents, lorsque nous allions à St Pantaléon. Nous la quittons pour bifurquer vers les Beaumettes que nous atteignons après une petite montée suivie d’une longue descente.

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Alors que la nuit tombe car nous avons été ralentis par une crevaison, nous nous engageons sur la voie verte.

L’un de nous, parti depuis la gare d’Avignon explorer le Petit Luberon, nous attend au camping après avoir fait les courses que, par plaisanterie, je lui avais suggéré de faire car je me doutais qu’il serait là avant nous : merci l’ami !

Après avoir salué la sympathique gérante du camping, je m’installe avec la petite troupe et c’est dans une saine ambiance de chaleureuse camaraderie (expression consacrée) que nous engloutissons une roborative plâtrée de pâtes malgré la modestie du trajet effectué.

 Samedi

Comme convenu la veille, je me réveille vers 6h45 après une excellente nuit pour aller chercher le pain et les viennoiseries (croissants et pains au chocolat) sans lesquels une sortie vélotaf ne serait pas ce qu’elle doit être.

C’est que j’ai rendez-vous à la gare d’Avignon-TGV à partir de 11h30 pour récupérer trois autres comparses.

Je prends mon petit déjeuner alors que certains commencent à émerger de leur duvet, puis me mets en route dans la fraîcheur matinale. Il est environ 8h, l’air est vif et piquant : une fois sorti d’Apt, je constate que, malgré le grand soleil, il y a du givre sur certains bas côtés de la voie verte et dans les champs encore à l’ombre.

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J’ai allumé le GPS et, comme la veille, je vois avec plaisir le petit triangle représentant ma position progresser le long de la trace affichée sur l’écran. C’est qu’à partir de Coustellet, il faut emprunter un réseau labyrinthique d’agréables petites routes, des chemins vicinaux goudronnés généralement en excellent état permettant d’éviter les départementales à fort trafic.

J’arrive facilement jusqu’à Caumont-sur-Durance, découvre le passage souterrain signalé la veille par notre ami et qui me permet de trouver un accès encore plus aisé à la voie verte/ véloroute le long de la Durance. Je découvre ensuite un accès direct à la gare TGV après un passage caillouteux laissant croire qu’il ne débouche sur rien, alors qu’en fait,  il permet la jonction avec la fin d’un aménagement cyclable et l’accès aux parkings ouest de la gare.

Mes nouveaux compagnons de route récupérés, un casse-croûte avalé plus rapidement que la veille, nous partons après que j’aie découvert, émerveillé, la fonction « inversion de parcours » de mon GPS. L’affichage de l’écran est bizarre (la Durance y apparaît à gauche alors qu’elle est sur notre droite) mais le guidage est sans faille. Le trajet, bien plus calme et agréable que la veille, traverse une sorte de Limousin provençal : une succession de pommeraies séparées par des haies de cyprès les protégeant du Mistral ainsi que par des canaux et rigoles de drainage car le sol, près du niveau de la nappe phréatique, est gorgé d’eau.

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Hormis la crevaison d’un de nos vélos, nous arrivons rapidement et sans encombre au camping où nous apprenons que le repas du soir sera diététique et nourrissant : bières, rosé du Luberon et pizzas pris dans la grande salle commune hors-sac à l’entrée du camping.

 dimanche

Après une nuit pendant laquelle nous nous sommes tous réveillés en sueur, surpris par un subit radoucissement des T°, je vais chercher le petit-déjeuner sous un ciel menaçant chargé de lourds nuages, découvrant au hasard d’un changement de boulangerie qu’on peut trouver du pain frais sans gluten.

Nous traînons un peu pour nous restaurer et c’est assez tardivement que nous partons pour une boucle Voie verte vers Forcalquier -> montée progressive vers Castellet (qui se termine par une rampe courte mais raide) -> Saignon -> Buoux et son fort -> Apt.

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Le temps est gris, sans plus, mais l’arrivée à Saignon se fait sous une « bonne » pluie qui, sans être diluvienne, nous incite à abréger la balade et à regagner Apt par une belle et courte descente que je n’aurais pas aimé monter. Halte bienvenue et dégoulinante dans un providentiel bar-restaurant-PMU où nous ne manquons pas d’attirer l’attention, notamment celle d’un « papy » dont je crois comprendre qu’il est d’origine anglaise et ancien cycliste mais qu’avec le grand âge…

Certains devant nous quitter dès le lendemain, nous décidons d’avancer à ce dimanche soir le repas de fin de séjour au restaurant. Je vais donc réserver 12 couverts « si possible en faisant une grande tablée là, comme l’an dernier », ce que le restaurateur accepte avec plaisir.

Un ou deux picon-bière plus tard, pris dans un proche café pour patienter, et nous nous attablons pour déguster les plats cuisinés au feu de bois : légumes farcis, poulet à la provençale, camembert chaud dans sa boîte avec salade et charcuterie, fromage de banon servi chaud dans ses feuilles de châtaignier, et pour finir (non, je n’ai pas dit « se finir ») liqueur de lavande, alcool de farigoule (40° tout de même) et autres dont le patron finira par laisser les bouteilles sur la table. Bref, pour 26 € vin compris, nous nous sommes régalés.

 Lundi

Pour éviter la déconvenue de la veille, la boucle prévue Voie verte -> Viens (prononcer le S final) -> gorges d’Oppédette -> Simiane la Rotonde est annulée et remplacée par la proposition d’une visite du Colorado provençal tout proche, qui pourra être suivie soit d’un retour anticipé, soit d’une balade passant par St Saturnin les Apt, Lioux, Joucas, Roussillon, puis retour sur Apt via le pont Julien et la voie verte.

Le Colorado, même sous un ciel plombé, reste fidèle à sa réputation : on en prend plein les yeux. Et encore, nous n’avons pas pris le temps de parcourir toute son étendue car il nous aurait bien fallu toute la journée.

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Le ciel s’éclaircissant, nous décidons d’aller pique-niquer à Rustrel dont nous apercevons le massif château de style provençal. Arrivés dans le village, nous doublons le chiffre d’affaire de l’épicerie/ dépôt de pain/ bureau de poste et c’est sur les terrasses devant le gîte rural que nous nous restaurons. (le château fait mairie d’un côté, gîte rural de l’autre)

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Après un café pris à la terrasse d’un des deux bars du village, qui me permettra de bavarder avec mon frère qui habite ici, nous nous dirigeons vers St Saturnin les Apt.

Ca commence par une looongue descente, puis la route parcours un paysage vallonné dominé sur la droite par les contreforts du plateau de St Christol, aussi appelé plateau d’Albion. Un peu avant St Saturnin, nous voyons sur notre gauche le village de Villars perché sur sa butte (la plupart des villages provençaux sont sur des hauteurs : pour des raisons défensives je suppose, mais aussi pour libérer les terres cultivables)

St Saturnin les Apt se reconnait facilement aux ruines de son château perché sur l’imposante dalle inclinée de l’éperon rocheux qui domine la ville. Mais nous n’y monterons pas cette fois : nous nous contenterons de découvrir les figues de barbarie locales, différentes de celles que l’on peut trouver sur les étals des marchés franciliens car plus fragiles et peut-être moins goûteuses, il faudra que je pense à vérifier.

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Nous reprenons la balade par une route qui monte doucement et régulièrement vers la combe de Font Jouvale : pause au détour d’un virage pour admirer le panorama offert par un promontoire rocheux, puis descente vers le pont qui franchit la combe et montée vers le carrefour des routes de Lioux et de Sault.

Nous prenons à gauche la descente vers Lioux : belle route tant par le paysage que par le revêtement, virages agréables à négocier… je me lâche et rattrape avant le village la voiture qui nous avait doublé en haut.

Pause sur la place du village dominé par la masse de l’imposante falaise au pied de laquelle il est blotti. Le joli bâtiment de la mairie est surmonté d’un original clocheton d’où s’échappe le son d’une cloche qui semble fêlée.

Nous repartons vers Joucas par une route à nouveau en descente avec juste une petite côte au bas du vallon. Arrêt au pied du village perché pour quelques photos, puis demi-tour vers Roussillon. L’arrivée est trompeuse : la route semble vouloir monter au village en en faisant progressivement le tour, mais à une intersection en T on doit tourner à gauche et on attaque la pente pour une montée courte mais intense. Notre ami suisse m’a dépassé peu avant : je m’efforce de le suivre sans trop me faire distancer et finalement je le rejoins, essoufflé et en sueur, pour une halte au pied d’un dernier ressaut.

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Après être montés tout en haut du village, quasiment désert en cette période (l’été, il grouille de touristes) nous découvrons toute la région alentours et un chat amical (la Provence semble être le pays des chats).

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Une crevaison lente réparée, les photos prises, nous descendons vers le Pont Julien, atteint en un temps record non sans avoir profité d’un arrêt pour saisir les rayons du soleil couchant passant sous les nuages et éclairant les collines au niveau du village de Bonnieux.

Retour à Apt par la voie verte désormais bien connue.

Le repas du soir, principalement constitué de pantagruéliques assiettées de pâtes, nous permettra d’essayer de finir un maximum de restes.

 Mardi

Réveil matinal car le premier train est vers midi à Avignon centre. Dernier petit-déjeuner dans la salle hors-sac et départ sous un ciel incertain qui tournera vite à la pluie, pluie qui nous accompagnera, malgré de trop brèves accalmies, jusque Avignon où elle cessera enfin.

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Elle aura au moins eu l’avantage de nous obliger à limiter les haltes au strict nécessaire (se regrouper et boire un coup) ce qui, grâce à un pédalage régulier sans être vraiment rapide, nous permet d’arriver très en avance.

Pause boissons chaudes et pâtisseries au café/ pâtisserie à gauche juste avant l’entrée de la place de l’Horloge, déjà apprécié l’an dernier, avant d’accompagner les premiers partants d’Avignon centre.

Ensuite, je démonte mon vélo avant de l’emballer sous une housse minimaliste ©Alfapac et Scotch.

Une fois installé, je constate que :

-       le vélo tient parfaitement dans l’espace bagages du TGV duplex

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-       ledit TGV offre aux voyageurs plus d’espace qu’un TGV classique

Arrivé à l’heure je prends tranquillement le temps de remonter mon vélo avant de rejoindre la gare du Nord d’où un transilien me dépose quasiment devant chez moi.

Pour conclure :

  • je valide la transformation de mon vélo de route en randonneuse légère, seul le porte-paquet sur tige de selle devra être changé pour un modèle empêchant les sacoches cavalières de ma sacoche Topeak transformable de venir taper dans la roue
  • séjour une nouvelle fois très agréable malgré la météo
  • j’ai des idées de balades pour l’édition 2015 qui, le 11 nov. étant un mercredi, pourrait s’étaler sur 9 jours pour celles et ceux pouvant prendre les 4 jours de part et d’autre de ce mercredi.

Enfin, mon diaporama où l’on peut me voir en pleine action !

Mais aussi le récit d’un autre participant, avec d’autres photos, et la vidéo du tour du Grand Luberon réalisée par un 3ème larron.

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Ma vie à vélo… avec AXA

Posté par Jean-Jacques le 18 juin 2014

Les assurances AXA lançant auprès de leurs personnels et clients une campagne de prévention sur le partage de la route (de la rue serait plus exact) j’ai récemment été contacté, et retenu, pour jouer les Antoine de Maximy dans un échantillon de 5 cyclistes urbains franciliens, pour ma part : catégorie cadre masculin d’âge mûr.

C’est l’agence « cross média » delasource qui a fourni les caméras – l’une sur le casque (que j’ai mis pour l’occasion) afin de filmer la route et l’autre fixée au guidon pour me filmer moi (rien de passionnant) - et dont les sympathiques journalistes et cadreuses ont réalisé mon interview et le montage final sur la base de mes aller/retour domicile-travail pendant une dizaine de jours.

Le hasard faisant bien les choses, il se trouve que pendant cette période, j’ai été confronté à une recrudescence de situations sinon dangereuses (à part une), du moins représentatives de la conduite parfois anarchique de nos ami(e)s motorisé(e)s en milieu urbain

Je vous laisse juge :

  1. Kady une jeune travailleuse
  2. Marion une étudiante
  3. Igor vélibiste néophyte
  4. Tanguy cycliste expérimenté
  5. moi-même 

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Pélerinage annuel à l’Abbaye de Saint Sixtus (Belgique)

Posté par Jean-Jacques le 9 juin 2014

Cette randonnée a été pour moi l’occasion de tester Capitaine Train pour réserver en ligne mes places voyageur + vélo : aucun pb,

Petit coup de pression en rentrant du taf. Alors que je vais tranquillement faire l’emplette de mon dîner, je constate que les quais de ma gare sont très calmes, trop même et une annonce me fait « speeder » : attention, en raison d’un panne de matériel de signalisation, des suppressions de missions et des retards de 10 à 40mn sont à prévoir

Hop ! je fonce équiper Guylène (heureusement presque tout était prêt du w.e. dernier) et 15mn plus tard, je suis dans le transilien pour Paris-Nord avec une « pasta box » de dépannage

Voyage sans histoire, accueil en gare de Lille-Flandres par mon hôte qui ne pouvait pas me louper, partage d’un verre avec sa sympathique épouse et me voilà installé pour une nuit tellement calme que je manque presque louper l’heure du réveil le lendemain matin

Rendez-vous devant l’Opéra : le groupe, comme celui de la rando Val de Loire, est vraiment impressionnant tant en nombre qu’en diversité de cyclistes et vélos

Je retrouve avec plaisir le trajet de l’édition 2013 : rapidement, nous arrivons dans une « banlieue » où la campagne et la ville se mélangent plaisamment. Puis c’est la halte au supermarché de la bière de Bizet où les clients échangent des chariots de caisses de bouteilles vides contre des caisses de bouteilles pleines : impressionnant ! Sous je ne sais quel prétexte, l’un de nous se verra refuser les siennes (boarf, pourtant il en avait à peine deux caisses de 48)

Le groupe se scinde pour suivre deux itinéraires différents : La Cordillière des Flandres, que j’avais faite l’an dernier et la Cool Raoul, que je vais découvrir

Par de petites routes d’une campagne vallonnée, me rappelant celles de mon Vaucluse natal -hormis le paysage- nous arrivons facilement à Bailleul. Arrêt sur la Grand Place où nous retrouvons celles et ceux prenant la randonnée en cours, puis reprise de la balade en piquant vers le Mont des Cats, grosse colline surmontée du pylône d’un émetteur

Par cette face, la pente est douce mais l’itinéraire d’accès se termine par un raidillon dans lequel nous devons mettre pied à terre, notamment car sa partie médiane est en terre. Heureusement il est aussi raide que bref et nous pouvons vite remonter en selle. C’est arrivés en haut que nous constatons que notre ami « camionneur » peut enfin se débarrasser dans un conteneur à verre des bouteilles vides qu’il trimballait depuis Lille

Pause grignotage/ bière/ café à la brasserie du Mont, où on nous refuse le service du déjeuner sous prétexte de risques de pluie… alors même que le ciel se dégage enfin et que le soleil nous incite à nous tartiner de crème solaire

Ceux qui avaient réservé les bières auprès des broers de l’abbaye partent les premiers, suivis du gros de la troupe (non, ça n’était pas moi, je suis juste un peu enveloppé, et de toute façon personne n’était gros) Ce départ est malheureusement trop vite stoppé par la chute du plus jeune d’entre nous (moins de 10 ans ?) dans la descente vers Berthen qui nécessite l’intervention des secours. C’est l’occasion de constater qu’il n’est pas évident de préciser où l’on se trouve et qu’il est difficile de se comprendre au téléphone. (bilan : chute sérieuse avec traumatisme mais a priori sans séquelles hormis des plaies superficielles, des « pizzas » en jargon cycliste)

Après évacuation de la victime accompagnée de son père, reprise de la balade avec le moral un peu en berne comme disent nos ami(e)s suisses

Heureusement, la campagne belge est riante sous le grand soleil, offrant un plaisant patchwork de cultures et de prairies pour l’élevage, essentiellement de bovins. Ce qui n’empêche pas de sentir parfois, venant de derrière des haies, les puissantes effluves d’élevages moins « naturels », sans doute des porcheries

Nous traversons des houblonnières, signe que nous approchons du but, plus exactement de Poperinge que nous atteignons via un RAVEL. De là, nous sommes bien vite à l’Abbaye de Saint Sixtus (Ses moines et Lui soient bénis) que nous abordons via l’arrière de l’estaminet opportunément situé juste en face, véritable usine à touristes (bière de l’abbaye, mais aussi nougat(s),  puis à la notre et enfin à la gloire du Saint Patron de ce lieu. 

Sur le chemin du camp scout qui a accepté de nous accueillir (nous n’acceptons pas les groupes avait prévenu le camping d’Ypres) nous faisons halte pour des courses à Vlamertinge : fruits, légumes, viande, pain, etc. nous avons fait tourner l’économie locale. 

  • Guidon d’or pour la boulangère qui, en plus de notre commande, nous a fait cadeau de tous les petits pains ronds qui allaient lui rester sur les bras vu l’heure tardive (mais bon, quand même…)
  • Clou rouillé pour le gérant du Bistrot de Gilde venu nous demander de déguerpir et plus vite que cela du porche d’accès à son établissement où nous avions trouvé refuge alors qu’il s’était mis à dracher des hallebardes.

Si vous voulez laisser des commentaires, en flamand ou Hollandais de préférence … L’un de nous lui a malicieusement répondu qu’on hésitait à se restaurer chez lui mais que vu la qualité de son accueil on irait voir ailleurs. Je ne suis pas certain qu’il ait compris. Mais bon, quoi qu’il en soit que pouvait-il faire face à 20 personnes qui de plus se poussaient pour laisser entrer les véhicules…

La grosse drache passée, nous reprenons la route et arrivons rapidement au camp scout : une vaste prairie où planter un régiment de tentes et sous les arbres un confortable chalet en bois :

  • Terrasse couverte et éclairée
  • Salle hors sac avec évier, frigo, radiateur, plaques de cuisson vitrocéramiques à commandes tactiles
  • WC séparés avec stock de PQ et radiateur pour l’hiver

Le barbecue, apporté en voiture par la compagne d’un participant, est vite allumé, les salades de tomates et de pâtes préparées, les viandes grillées… On se goinfre restaure, discute bière avec un éminent spécialiste du brassage personnel, règle nos comptes avec l’organisateur (bières de l’abbaye, camping) avant d’allumer un feu de camp près des tentes afin de conserver l’esprit scout : quelques gouttes de pluie de gâcheront pas la fête
Le lendemain, après une excellente nuit Image IPB réveil sous un ciel qui se dégage progressivement pour laisser place au grand bleu ensoleillé. Les tentes sont pliées quasiment sèches et après nous être enduits de crème solaire (et de mitosyl pour certains :mrgreen:) nous partons, certains bien lestés (pour ma part 2,75 L : 6 bouteilles 33cl de 12° en direct de l’abbaye, 6 bouteilles 33cl de 8° achetées deux fois plus cher à l’estaminet, 1 bouteille 75cl de Wambrechies aromatisée au genièvre achetée au supermarché de la bière)

Cela n’empêche pas de mener la chasse au cycliste cyclosportif lorsque l’occasion se présente : c’est trop tentant en faux plat descendant :diablotin:

Cet itinéraire retour me parait plus agréable que celui de l’édition 2013 : petites routes, RAVELs, re-petites routes jusqu’à nous retrouver au bord de la Deûle pour la fête de cette rivière. Flonflons, bateaux fleuris, bière fraîche à la terrasse d’une taverne … :cool:

Dommage que le chemin de halage le long de cette rivière soit en (bien trop) moyen état : ça gâche le plaisir que l’on a d’y rouler, en tout cas avec mon chargement et les pneus fins donc gonflés un peu « raide » (et si les Durano+ et Marathon+ étaient souples, ça se saurait :wink:)

Arrivée à Lille par le verdoyant et immense parc de la Citadelle qui mériterait une visite à lui tout seul. Slalom entre les piétons, cyclistes venus en foule profiter de sa fraîcheur.
Au moment de nous séparer, j’ai la surprise de voir arriver Jean-Baptiste, le fondateur du Grand 8, pour lequel je suis guide cycliste sur Paris, en tête d’un petit groupe de touristes étrangers.

Notre propre groupe se disloque à son tour : rendez-vous pour l’édition 2015 ! Mais d’ici là, je me ferais bien un raid bières à Bizet quand mon stock actuel touchera à sa fin…

Mon diaporama 

L’itinéraire jusqu’au Mont des Cats (61,5km) puis jusqu’au terrain de camping près d’Ypres (25km) et enfin le retour jusqu’à Lille (31,5km)

PS : grâce à Nico nous avons enfin pu percer de visu le mystère de la composition des Fricadelles… ça fait envie … 

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Val de Loire : cyclocamping entre Orléans et Tours fin mai 2014

Posté par Jean-Jacques le 3 juin 2014

Balade en cyclocamping du 29 mai au 1er juin 2014 à l’initiative de Charles, un ami orléannais. Par flemme, j’ai copié/ collé le compte rendu publié ur le forum vélotaf.com et modifié les prénoms

Craignant une interruption du trafic transilien en raison d’importants travaux (remplacement de ballast, rails, aiguillages) je me réveille vers 4h30 et pars vers 5h15 sous un faible crachin qui devient bruine et m’oblige à enfiler le blouson de pluie. Elle cesse à la sortie de St Denis alors que je chante mentalement le tube de Jacques Dutronc (pas à haute voix : je crains trop déclencher une vraie pluie)

Une heure plus tard, j’arrive aisément et rapidement à Paris-Austerlitz où je repère de suite un beau vélo Van Nicholas chargé comme un mulet : c’est Laurent. Fabrice nous rejoins un peu plus tard, me soulageant du matelas autogonflant rose girly et de la popote 1 pers. Dès que la voie du TER est annoncée, nous montons à bord en compagnie d’une autre cyclorandonneuse. Nous faisons bien : au moins 4 autres cyclos se présentent ensuite, qui s’installent comme ils le peuvent.

Trajet sans histoire jusqu’à Orléans où Charles nous accueille en nous faisant découvrir certains des coins connus des seuls orléannais : la place Jeanne d’Arc, la maison où celle-ci habita, quelques rues de la vieille ville aux agréables pavés sciés (merci à l’ABF d’avoir accepté cette hérésie) avant de rejoindre le pont où le reste de la troupe nous rejoint, avec de nouvelles têtes parmi d’autres plus connues.

Toute la troupe se met en route, formant un impressionnant cortège. Passage par Beaugency et son beau pont médiéval, le seul encore en service, puis quasiment au pied de la centrale électrique nucléaire de St Laurent des Eau, bénie de ces fainéant(e)s en VAE.

Solange montrant des signes de fatigue, bien compréhensibles au 6ème mois, nous écourtons l’étape à Muides sur Loire et rejoignons le modeste mais confortable camping municipal de Crouy sur Cosson, un peu avant Chambord.

Les tentes installées, les baguettes et croissants du lendemain commandés (merci Bruno), un groupe d’éclaireurs part voir le château de Chambord. Trop heureux de nous dégourdir les jambes, nous roulons bon train mais une prise de relais un peu appuyée ©fin de la vertacomicorienne transforme la balade en raid cyclosportif au cours duquel Victor ne laisse pas sa part aux chiens. Arrivés à Chambord il nous explique « normalement, pour les relais c’est l’homme de tête qui s’écarte pour rejoindre la queue de grupetto, pas le second qui force l’allure », réaction immédiate : « ah non ! plutôt mourir ! »

Chambord est un beau relais de chasse dont la silhouette est gâchée par les bâches et échafaudages d’importants travaux. Mais la bière d’un des estaminets est bonne et la compagnie des vélotaffeurs venus nous rejoindre agréable. Le retour se fait à allure normale, nous permettant de remarquer autre chose que l’état de la chaussée et le dos de celui qui nous précède.

Nuit agréable malgré un dîner gâché par les piqûres de petites bestioles qui laissent d’irritantes « bouffigues » comak !

Le lendemain, départ pour Amboise via l’agréable traversée du domaine de Chambord. Courte halte devant le château, passage devant les motos d’un groupe d’Aigles de la route stationnées dans la perspective principale du château, photos de groupe dans l’allée centrale et nous repartons alors que la police montée relève l’immatriculation d’une berline sportive (qui a du se faire aligner) ainsi que celles des motards (à moins que l’un d’eux ne se soit engagé à dégager immédiatement cette allée qui n’a pas vocation à servir de parking)

Sauf erreur, nous arrivons facilement à Blois et pique-niquons sur le port de la Creusille.

Nous repartons vers Amboise, passons au pied du château de Chaumont sur Loire (festival international des jardins) et arrivons enfin à destination, après quelques incursions dans l’intérieur des terres (à moins que ce ne soit le jour suivant ?). Bref, quoi qu’il en soit, pour quitter le bord du fleuve il a bien fallu franchir au moins une côte bien raide, ah ben non deux, en fait finalement trois et qu’on a bien senti passer mais heureusement elles furent courtes et nous permirent d’accéder à de plaisantes routes vallonnées moins monotones que la voie sur berge.

L’arrivée à Amboise se fait par le haut de la falaise en longeant l’impressionnante coupe transversale du rempart de l’oppidum gaulois. Après une raide descente sinueuse dans la vieille ville, nous arrivons dans le verdoyant camping municipal équipé de blocs sanitaires stylés

Nouvelle nuit agréable, à peine perturbée par les hurlements de la pauvre Aline torturée par une poussée dentaire et la fièvre qui va de pair. Heureusement un campeur dépannera son père d’un fond de flacon de dolicrâne enfant ©mes propres enfants qui fera l’affaire jusqu’à la pharmacie du lendemain matin

Matinée consacrée à la visite du Clos Lucé, le charmant château où Léonard de Vinci finit ses jours sous la protection de François 1er. Nous admirons les maquettes de ses inventions, dont une bicyclette étonnante de modernité et nous promenons dans l’agréable petit parc où il aimait méditer

Nous repartons pour Tours, pique-niquons à la hauteur de Lussaux sur Loire et c’est de là que, sauf erreur, pour finir la journée nous monterons sur le plateau par une dernière montée, progressive celle là. 

L’arrivée sur Tours se fait via de petites routes champêtres vallonnées puis sur une roulante voie verte.

Je n’ai rien compris à la traversée de cette ville, mais l’arrivée sur le camping de Joué les Tours, sous la houlette de notre Lider Màximo dit « le GPS humain » se fait par un détour de quelques km et un dernier raidillon dans lequel j’aide comme je le peux Ulrich à tracter la remorque des Gremlins, Bruno étant resté en arrière pour dépanner Sabine qui avait cassé sa chaîne dans un excès de puissance à un démarrage.

Et nous retrouvons au camping les « retardataires » arrivés avant nous !

Sitôt installé, direction la piscine et ses deux bassins, l’un « méditerranéen » (couvert), l’autre « breton » ou « normand » (en plein air), comme cela pas de jaloux. Je barbote dans le 1er en compagnie d’Aline, son frère et ses parents avant d’aller piquer une tête « vivifiante » dans le 2d : extra ! J’y serais bien resté, mais nous avons un salut à donner. 

Après que Bruno ait profité de mon relâchement nautique pour me proposer de rentrer le lendemain à Orléans à vélo, nous arrivons devant le séduisant magasin tenu par un Julien épanoui : beaux vélos de toutes sortes, beau matos et accessoires, bouteilles de Chenin pétillant comme s’il en pleuvait, j’en profite pour acheter un paire de belles lunettes claires, ayant perdu mes 1er prix DKT en quittant Blois (merci les g^r^o^s . p^a^v^é^s . i^n^é^g^a^u^x de la descente du pont vers la voie verte sur berges ? un des rares vrais passages désagréables)

Nuit calme malgré le vandalisme déjà évoqué, réveil matutinal où je découvre Victor prêt à partir pour son dodécaudax, puis réveil général pendant que le quatuor de l’express Tours-Orléans finit de plier bagages (Bruno, Charles, Fabrice et moi)

Petit-déj’ sous le chapiteau de la buvette du camping et départ à 7h50 dans la fraîcheur. Le rythme est enlevé. A l’entrée de Tours nous voyons dans le pré d’une zone de loisirs trois beaux lièvres détaler mollement. Je ne comprends à nouveau rien à la traversée de cette ville mais avant d’avoir eu le temps de le réaliser, nous voici sur la voie verte que nous suivons jusqu’à ce qu’elle quitte la Loire pour aller se balader sur le plateau. Nous décidons donc de tracer sur la départementale quasiment déserte et effectivement nous arrivons à Amboise un peu après 9h.

Pause café avec Charles qui, suite à quelques arrêts de notre part, nous y avait précédés, puis reprise de la Chevauchée Infernale emmenée par un Bruno calé sur un rythme imperturbable. Arrêt à Blois pour s’approvisionner auprès d’une boulangerie et d’une épicerie et nous voila sur la D2152 qui surplombe la Loire direction Orléans

C’est du billard, peu de relief, mais la route est monotone sous le cagnard et la circulation motorisée, bien que peu dense et respectueuse, nous em..bête un peu quand même. Aussi, lors de la pause déjeuner à Suèvres nous décidons de rejoindre cette petite route blanche qui, sur la carte du Bibendum, longe la Loire

Et c’est alors que nous voyons passer Charles que nous hélons. Il nous dit préférer continuer sur la départementale aussi est-ce sans lui qu’après avoir traversé le village, qui réserve quelques jolis coins insoupçonnables depuis la départementale, nous nous retrouvons sur la route sur digue que nous avions quittée à Muides sur Loire le premier jour.

A ma demande, longue pause à Beaugency car il est tôt, le TER n’est qu’à 18h24 et je commence à avoir les guibolles en guimauve. Punaise ! il ne carbure pourtant pas au Taureau Rouge le Sato ! comment fait-il ?!

De là, le trajet est une formalité : Orléans 15km… 11… 9… le décompte des panonceaux fait plaisir et c’est à 15h50 que nous nous retrouvons dans le hall de la gare, plein de voyageurs inquiets des aléas ferroviaires annoncés (dont un Intercités pour Paris avec 1h45 de retard) 

Pour les amateurs de chiffres : 138.5 km parcourus en 6h (hors pauses diverses pour env. 2 h au total) à une moyenne roulée de 23 km/h. Pas si mal pour de modestes cyclistes amateurs, chargés de bagages, avec un petit vent de face pendant toute la durée du trajet

Le pot pris à une terrasse de la place Jeanne d’Arc se termine sous un ciel devenu uniformément gris, le vent que nous avons eu de face toute la journée fraîchit d’un coup… la rando est bel et bien terminée. Retour silencieux sur Paris, sans encombre. 

En remontant en selle pour rejoindre Enghien, j’ai l’impression de pédaler avec des prothèses ou les jambes d’un autre, mais en arrivant dans mon secteur, j’arrive à faire frotter une sacoche dans un virage à angle droit : j’ai donc encore un peu de niaque en réserve ! 

A la prochaine ! le diaporama 

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Toulouse – Agen par le Canal de Garonne en cyclocamping

Posté par Jean-Jacques le 19 mai 2014

L’an dernier, j’avais emmené Rayan jusqu’à Carcassonne le long du canal du Midi. Il avait apprécié l’aventure malgré le vent et le mauvais état du chemin de halage à partir de Port Lauragais. Aussi cette année j’ai décidé d’aller nous promener du 4 au 7 mai du côté opposé, le long du canal latéral à la Garonne dit aussi Canal de Garonne, jusqu’à Aiguillon. Et ce fut une promenade, la preuve :

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Compte tenu des prévisions météo annonçant une dégradation à partir de mardi après-midi, j’ai avancé le départ au dimanche matin afin de profiter au maximum du grand beau temps.

Le voyage commence par un TER « vélos », en fait une rame Corail reconditionnée avec 2 crochets à vélos sur la plateforme de la voiture de tête… alors que nous sommes plutôt en queue. La randonnée commence donc par une épreuve digne d’Intervilles : sprint vélos en main jusqu’à la motrice puis escalade de l’étroit escalier en maîtrisant la porte pliante qui ne demande qu’à se refermer au mauvais moment.

Mais nous arrivons à Toulouse-Matabiau à l’heure prévue (env. 12h30) et c’est bien l’essentiel. Comme nous avons de quoi nous sustenter jusqu’au soir, nous nous élançons sans tarder. Enfin, à allure pépère hein, c’est une longue promenade, pas plus.

Les ponts Jumeaux, tout au moins qui l’étaient jusqu’à l’ouverture du canal latéral à la Garonne qui nécessita la construction du troisième pont, au fond à gauche :

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Le chemin de halage est plein de cyclistes, rolleurs, promeneurs, à tel point que Rayan finit par trouver qu’il y a bien trop de monde pour rouler tranquillement : il faut faire attention à ceux que l’on croise et à ceux qui nous doublent. Après un pique-nique pris au soleil, nous arrivons d’autant plus facilement à Grisolles qu’un petit vent favorable nous pousse.

Après avoir quitté le canal, l’accès au camping Aquitaine se fait par la D820, heureusement calme en cette fin de dimanche après-midi, puis par un raidillon avec un miroir d’angle mort permettant de réaliser un selfie -c’est à la mode- et nous pouvons enfin nous installer en profitant de la vue et d’un voisin inattendu, un Vulcain.  

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Après une nuit très fraîche (j’apprendrai plus tard qu’il y a eu des gelées blanches dans le Sud-ouest) bercée par les coassements de batraciens, puis la reprise de la circulation routière sur la départementale, un bon petit-déjeuner nous permet de reprendre notre balade avec pour objectif Moissac, sur une voie verte désormais quasiment déserte car nous sommes lundi. C’est agréable de pourvoir rouler côte à côte par ce beau temps et de goûter aux fleurs sucrées d’acacia (plus exactement de Robinier faux acacia).

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Pique-nique à Montech après y avoir fait quelques courses, sur une table près du port et d’une aire de jeu, hélas déserte, avec au passage l’exposé pédagogique d’une technique de réhabilitation des berges 

 En repartant, nous longeons la « pente d’eau » de Montech, sorte d’équivalent du plan incliné de Saint-Louis Arzviller dans les Vosges : un engin puissamment motorisé constitué de 2 motrices ferroviaires accouplées (2 x 1 000 cv) pousse devant lui dans une rigole bétonnée l’eau sur laquelle flotte la péniche (ou la retient pour la descente) ; on trouve sans peine sur Internet des photos et informations sur cet ouvrage, notamment un projet de remise en service prévue pour 2015. Cette pente forme un contraste saisissant avec le paysage habituel du canal

L’arrivée à Moissac s’annonce par une rencontre familiale (une cane et ses canetons) puis la découverte d’un étonnant complexe hôtelier désert, avant de franchir le premier des 2 plus beaux ponts-canaux de notre  périple :

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Après avoir demandé notre chemin à l’office du tourisme de Moissac (ville qui devrait développer sa politique cyclable, ses rues s’y prêtent) nous nous installons dans le camping de l’Île du Bidounet, le plus près possible du Tarn et de son pont-canal, qu’après le dîner nous allons voir de plus près, à vélo bien sûr :

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en observant une étrange flore dans le bas-côté de la route.

Nous ne visiterons pas Moissac, que Rayan n’a pas du tout aimé (mais il l’a dit plus trivialement) peut-être à cause du « cyclhostile » pont Napoléon (étroit et très passant : le Grand homme n’avait visiblement pas pensé à la cohabitation cyclistes/ véhicules de transport) le seul permettant de rallier rapidement le centre ville. Mais le lendemain, en repartant vers Agen :

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Le canal, coincé dans un couloir de circulation entre voie ferrée et départementale à fort trafic, qui parfois s’éloigne et se fait oublier derrière des rideaux d’arbre, nous offre tout de même quelques beaux points de vue ainsi que la découverte de prêles, une plante préhistorique qui atteignait alors la taille d’un arbre. (si mes souvenirs de lectures encyclopédiques sur cette période sont exacts) 

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Depuis Moissac nous dépassons de nombreux pèlerins, aisément reconnaissables à leur sac à dos orné d’une coquille St Jacques, puis quittons brièvement le canal à Malause pour aller acheter de quoi pique-niquer. Ensuite, petite pause boisson et grignotage d’un mélange de fruits secs et de fruits séchés.

Nous pique-niquons un peu plus loin, à la hauteur de Golfech, sur le pont-canal de la Barguelonne. En reprenant notre route, Rayan a le bref espoir de pouvoir suivre une famille avec enfants. Mais hélas, elle quitte le canal pour sans doute rejoindre leur maison.

Un peu plus loin, un crochet nous fait passer devant le bâtiment pimpant de l’abattoir derrière lequel nous découvrons, entassées dans les herbes folles, les inquiétantes carcasses rouillées des restes d’un parc d’attraction abandonné.

C’est pourtant à cet endroit que le canal nous offre un de ses cadres les plus verdoyants

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Le ciel se voile, devient uniformément gris, et c’est sous une petite pluie que nous faisons halte un peu avant Agen pour une pause casse-croûte. Trouver l’endroit est facile, c’est juste après ce vieux toit végétalisé :

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Nous repartons sous la faible pluie qui ne nous dérange pas : à peine si on hésite un peu avant d’enfiler notre blouson de pluie « au cas où », histoire de ne pas être victimes d’une version cycliste du paradoxe de la grenouille en nous retrouvant trempés jusqu’à l’os à cause d’une soudaine grosse averse.

Nous atteignons Agen presque sans nous en rendre compte et traversons la ville par un cheminement agréable alors que la pluie a cessé. Après être allés jusqu’au pont-canal, je songe à demander par téléphone notre chemin au gérant du camping. Je note scrupuleusement ses indications, mais dois demander mon chemin pour trouver le point de départ, l’Intermarché du quartier de Bon Encontre qu’il n’a pas su m’indiquer à partir du canal.

Un cycliste de passage me dit que nous devons retraverser toute la ville. Puis nous rencontrons des employés municipaux qui me parlent d’une église, de ronds-points, de tourner à gauche puis à droite puis… bref un cheminement sans doute clair dans leur tête mais dont la description est extraordinairement compliquée.

Nous commençons à suivre la route indiquée, plutôt calme, ne voyons aucune église et nous retrouvons rapidement en dehors de la ville… je connais Rayan : il ne doit pas être rassuré et puis autant vérifier au plus tôt où nous sommes. Je dégaine alors mon smartphone et, à partir de la cartographie couplée à la fonction GPS, nous découvrons que nous sommes, sinon sur la bonne route, du moins dans la bonne direction, celle de Cahors.

Nous atteignons rapidement Pont du Casse et la longue montée qui, après être passée devant l’église, mène au camp d’accrobranche Happy Forest où se trouve le camping. Rayan en bave, met pied à terre deux fois mais persévère, comprend l’intérêt et le fonctionnement des dérailleurs (bien obligé !) et de l’effort régulier, pédalant souplement en « moulinant » et finit ainsi par triompher du relief.  

Le camping, en terrasse en haut d’un vallon, nous offre une vue splendide malgré les mauvaises conditions météoSur la première photo, le petit triangle rouge à gauche sous les arbres est une tente suspendue

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Quelques courses au supermarché en bas de la côte (j’y suis allé seul) nous permettent de prendre un repas de rois pour fêter notre ascension : pilons d’ailes de poulet (saveurs barbecue et tex-mex), accompagnement principal à base de quinoa, fromage Babybel, baguette fantaisie en épis, salade de fruit au sirop léger.

Un poney vient nous tenir compagnie avant de regagner ses pénates. Je l’entendrai dans la nuit revenir brouter l’herbe autour de la tente, malgré la petite pluie qui s’est remise à tomber. Après une bonne nuit, le réveil est humide :

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mais la tente, finalement peu mouillée, est facilement repliée puis, après avoir réglé la note (plutôt salée : 17,80 € : se mouchent pas du coude chez Happy Forest vu les conditions rustiques -mais avec eau chaude et électricité)  nous prenons le chemin du retour qui nous a été indiqué. Il est bien plus simple et surtout facile à suivre ; tout en descente excepté au départ une ou deux « bosses » que Rayan monte en danseuse comme si de rien n’était :

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Arrivés sans encombre sur le canal, nous retraversons Agen, en nous tirant même une petite bourre qui fait rayonner Rayan : « t’as vu, je reste à ta hauteur ! ». Nous arrivons ainsi rapidement au pont-canal, condition que j’avais mise à l’interruption prématurée de la balade, Rayan étant lassé de ne pas se trouver de copains :  »OK, on s’arrête à Agen mais avant d’aller à la gare, on va voir le pont-canal. »

Tout en pierre de taille, il est impressionnant par ses dimensions

aller :

 DSC01152  retour : 

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peur, euh… non : vue sur la ville

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.

Nous retournons dans Agen via l’agréable véloroute qui longe le port, puis arrivons à la gare vers 10h15 grâce à une passerelle aboutissant directement sur le parvis. Le premier TER pour Toulouse partant vers 12h30, nous occupons l’attente en visitant à pied une partie du vieil Agen. Ses rues sont agréables, avec une belle artère piétonne pavée (comparable à la rue Alsace-Lorraine de Toulouse) mais aussi de plus petites rues bordées de maisons à colombage (et briques bien sûr) des placettes, des arcades commerçantes

 

  DSC01155  DSC01162  DSC01158

Bon, c’est décidé : l’an prochain, nous irons au bord de la mer !!

Post-scriptum : le tracé de notre modeste périple et le diaporama

 

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Je suis un audacieux (BRM 200km de Noisiel)

Posté par Jean-Jacques le 23 mars 2014

Avec des ami(e)s du forum vélotaf, je m’étais inscrit au BRM  de Noisiel (77)  (Brevet de randonneur mondial de 200 km) organisé hier samedi 22 mars 2014 par l’Audax Club Parisien (du latin audax -> audace)

En voici le récit succint fait le soir même sur le forum (les prénoms sont les pseudonymes utilisés sur le forum) sans photo car c’est une épreuve sportive au cours de laquelle on n’a pas le temps de cueillir les pâquerettes :

Trajet aller peu agréable sous les nuages, mais avec vent de dos

Dès le début, Alérené a des soucis. Son vélo ne semble pas au point (pb de roue AR ?) et les développements peut-être trop cyclosportifs : faudrait p’têt’ essayer de changer la cassette pour une qui commence et finit avec au moins 2 dents de plus ? (plus un grand pignon « méga range » pour les côtes « de la mort qui tue » ?)

Bref le groupe Dodge-JJ puisqu’il avait été ainsi baptisé (Dodge, Saperli, Marion, Carlos45, Alérené, Youri et moi-même) finit par éclater : nous perdrons d’abord Alérené, puis Carlos45 et Youri, mais nous retrouverons Satory et Greeewy sur leur tandem avant Château-Thierry

Nous avons le plaisir de suivre l’itinéraire de la sortie « Brasserie des Trois Loups », y compris les chevaux blonds en haut de la côte de je ne sais plus où, celle qui suit le raidillon après une église

Pause casse-croûte sympa un peu après Château-Thierry, où nous rejoindra le foot-biker dépassé peu avant (ce type a fait les 200 km en « trottinette » améliorée !)

Reprise douloureuse : Dodge et Saperli partent les 1ers, puis sur leur tandem Satory et Greewy suivis du duo d’enfer (Marion et moi). Ils roulent bon train, Marion arrive à les suivre mais je fais l’élastique sans pouvoir les rattraper. Je me contente donc de ne pas me laisser larguer

On se retrouve le temps d’une pause abribus (terme latin dont l’origine remonte à Uderzo, proconsul romain qui a beaucoup oeuvré pour la diffusion de la culture gallo-romaine) afin d’échapper à une averse de pluie, ah ben tiens y’a aussi de la grêle. (finalement, nous sommes des chochottes malgré nos airs de dur(e)s à cuire)

Lorsqu’on repart, c’est finalement chacun à son rythme : 

  • Dodge, Saperli, Satory et Greewy
  • Marion qui en bave et moi, car je commence aussi à en avoir un peu plein les bottes. Donc le prétexte de ne pas la laisser pédaler seule dans la semoule tombe à pic

Il faut dire que le vent qu’on ne sentait pas à l’aller, on le sent vraiment bien maintenant ! Néanmoins, la route, vallonnée sans excès, est plaisante (notamment les vallées du Petit puis du Grand Morin) et offre de jolis paysages sous le soleil 

Hélas, on débouche ensuite sur le plateau (?) Briard : grandes ondulations de terrain, monoculture type plaine du mid-west, pas une haie pour couper le pinaise de vent de face sa race qui doit souffler à au moins 50km/h et une départementale (D216) passante en faux plat montant qui file droit devant, rectiligne à en pleurer tellement on dirait qu’on pédale sur place, avec des abrutis d’automobilistes frôleurs ou qui se rabattent devant ma roue alors qu’ils ont toute la place de doubler large (ah ! si j’avais pu coincer le con-ducteur de ce petit camion-benne transportant du bois de chauffage)

Heureusement, derrière moi un « JJ, prochaine à droite » nous fait quitter cet aperçu sinon de l’Enfer, du moins du purgatoire. Du coup, le vent on l’a de dos (béatitude et soulagement) puis à nouveau tantôt de face, tantôt de 3/4 face mais pas toujours du même côté pour varier les plaisirs, bref on est « ravis » ! mais sans trop de bagnoles, et surtout sans aucun(e) excité(e) du volant, c’est déjà ça

Enfin, c’est par des routes plus agréables que nous regagnons Noisiel avec, dans une longue descente douce, le fameux « Vas-y JJ on les fume tous » de Marion qui a repris du poil de la bête et dont le moral, à défaut de la forme physique, est gonflé à bloc. 
Le fait que l’on double et redouble souvent les mêmes cyclos au gré de nos haltes respectives, pour finir par les distancer jusqu’aux abords de Noisiel où la zone urbaine et ses feux nous met sur un pied d’égalité, n’y a sans doute pas été pour rien (et peut-être le « 2d souffle » des sportifs d’endurance ?). Et endurants, nous l’avons été : 11h15 pour boucler ce BRM, la preuve :

BRM 200km Noisiel 2014 (1)

 quelques infos :

  • Le tracé du parcours
  • 1ère étape (90 km) de Noisiel à Mont-St-Père, un peu après Château-Thierry : moyenne de 20,4 km/h, sous réserve que les heures exactes aient été notées sur mon carnet et non des heures forfaitaires par tranche de 15 mn.  (n’ayant pas noté les heures de départ des points de contrôle, impossible de calculer une vitesse moyenne pour les 2 autres étapes)
  • Pour Marion et moi, moyenne générale du Brevet : 17,8 km/h

Bon, la salle de bain doit être chaude comme un sauna, j’vais passer les 20 prochaines mn sous la douche et puis un bon p’tit restau pour fêter ça, car « je le vaut bien », à +

PS :
1- hors de question que je fasse jamais plus de 200km (suis pas fou à ce point)
2- la médaille est valable jusqu’en 2015 : j’attendrai donc 2016 pour voir si je repique au truc (ou alors l’an prochain s’il n’y a ni pluie ni vent annoncés)

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Un écho à mon coup de gueule…

Posté par Jean-Jacques le 21 février 2014

Fin Janvier 2014, j’avais poussé un coup de gueule contre des véhicules municipaux stationnés sur la piste cyclable du bd Soufflot à Nanterre par des chauffeurs trouvant cette méthode plus simple et commode que de chercher un emplacement ne génant pas les cyclistes.

C’est M. Debord, pas Guy mais Didier, l’adjoint au maire délégué à la gestion de l’espace public, qui m’a répondu :

Nanterre 2014-02-21 réponse station. PC Soufflot.

Il est possible que lors des prochaines formations et actions de sensibilisation, il y ait des volontaires inscrits d’office ! 

Pourtant, il me semblait que connaître et respecter le Code de la route était indispensable pour passer son permis de conduire ?

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Recensement : le vélo oublié ? patience… plus en 2015

Posté par Jean-Jacques le 7 février 2014

Alerté par une remarque publiée sur www.vélotaf.com j’avais interpelé l’INSEE sur l’aberration de mettre dans le même sac statistique tous les 2 roues, motorisés ou pas, pour la question relative aux déplacements domicile / travail :

Formulaire de contact du site de l’INSEE, rubrique « réclamation »
Bonjour,
Je n’y ai pas encore été confronté mais il semblerait que dans le questionnaire du recensement 2014, à la question « comment vous rendez-vous habituellement au travail ? » on ne puisse répondre que par -à pied -en transport en commun -en 2 roues -en voiture.
Concernant les 2 roues, cela met dans la même catégorie les cyclistes et les motards, alors que ces deux modes de déplacement n’ont pas grand-chose de commun à part le nombre de roues ainsi que la facilité à stationner à peu près n’importe où. En effet, alors que les conducteurs de 2 roues motorisés peuvent utiliser la quasi totalité des infrastructures routières, bien trop souvent les cyclistes ont besoin d’aménagements spécifiques pour pouvoir se déplacer en toute commodité et sécurité.
J’aimerais donc connaître la ou les raisons de cet amalgame ?
Cordialement, J.J.M.

La réponse n’a pas tardé, bravo à eux :

INSEE contact – 07/02/2014 – 11:38

Bonjour,

L’Insee est attentif aux suggestions émises par ses usagers.

A la demande du Cnis (rapport sur leur site internet), le questionnaire du recensement de la population sera révisé pour la collecte de janvier 2015. Il intégrera par exemple la situation des personnes au regard du pacte civil de solidarité (Pacs) ou l’utilisation du vélo comme mode de déplacement quotidien.
Nous sommes à votre disposition pour de plus amples informations.
Cordialement, Insee contact

Nota bene : Pour l’info précise, il faut aller en rubrique 7 « transports et déplacements » du pdf du compte rendu des travaux du Cnis avec des réflexions qui me semblent pertinentes
Juste après l’exposé, on trouve un tableau récapitulatif des propositions de modification retenues

Bon, je sais bien que ce n’est pas ma modeste personne qui les a influencés, mais il est agréable de constater que les choses évoluent doucement

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Un plaidoyer et un coup de gueule

Posté par Jean-Jacques le 25 janvier 2014

En ce début d’année, 2 actions envers les communes de départ et d’arrivée de mon trajet domicile/ travail

Un plaidoyer pro-DSC (double-sens cyclable) adressé au maire d’Enghien les Bains : 

fichier pdf Courrier au maire DSC rue de la Barre et pour visualiser la situation : fichier pdf Enghien plan DSC rue de la Barre

Un coup de gueule adressé au maire de Nanterre fichier pdf Nanterre stationnement PC Soufflot au sujet des véhicules (prestataires extérieurs ou municipaux) d’intervention technique auprès d’une école dont les chauffeurs trouvent plus simple de stationner sur la piste cyclable longeant un boulevard très passant …

WP_000985  WP_000986

… plutôt que de chercher à stationner sans gêner les cyclistes comme savent pourtant le faire certains : 

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( ou, à défaut,  en se faisant ouvrir l’un des portails d’accès à l’école concernée)

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Randonnées en pays d’Apt – 5 jours en nov.2013

Posté par Jean-Jacques le 23 novembre 2013

9 participant(e)s venu(e)s de divers horizons: Bordeaux, Dijon, Orléans, Fontainebleau, Paris et sa proche banlieue. Seul point commun : nous nous déplaçons quotidiennement à vélo, notamment pour aller au travail.

Lieu : Apt (84) dont le Camping municipal des Cèdres, un des rares encore ouverts (il ferme le 15 nov.), est parfait comme camp de base pour des randonnées « en marguerite ». Quand on part, on quitte la vallée et ça monte, mais au retour on descend.

Hébergement : dans des Bengalis (confortables bungalows en grosse toile de bâche, avec mention spéciale pour l’excellente literie) et sous la tente pour 2 courageux

Vendredi 8 nov.  
Tôt le matin, le transilien qui m’emmène à la gare du Nord est peu chargé, je suis détendu… jusqu’à ce que je découvre avoir oublié mon phare AV ! Mais pour quoi faut-il que j’oublie TOUJOURS quelque chose en partant ? 
Le trajet jusqu’à la gare de Lyon se fait rapidement : les rues parisiennes sont parfaitement roulantes aux alentours de 7h du matin.

Je suis le seul cycliste dans le TGV mais plus sur le parvis de la gare d’Avignon-centre où je retrouve 4 participants dont 2 inconnus : un dijonnais au trike sapin de Noël, et un bordelais au Van Nicholas en titane à moyeu à vitesses et porte bagage surbaissé avant.
D’un commun accord, nous décidons de commencer par une incursion touristique dans Avignon : tout droit direction la place de l’Horloge puis l’esplanade du Palais des Papes d’où nous montons vers un lieu de repos bien connu des avignonnais : le jardin du Rocher des Doms (rebaptisé semble-t-il, je n’ai pas relevé le nom) qui offre une vue panoramique à plus de 180° sur le pont St Bénézet et toute la région au nord d’Avignon
De là, nous redescendons vers le centre ville pour une agréable pause déjeuner à la terrasse d’un petit restau sympa 

Quelques gouttelettes de pluie rappellent que la météo n’est pas optimiste et nous font lever le camp. Rapidement, nous trouvons le chemin conseillé par le comité départemental du tourisme : l’anneau de vitesse l’immense rond-point quasi autoroutier de Réalpanier, St Saturnin les Avignon et sa longue descente vers la plaine puis, après avoir franchi le joli pont de l’Avocat, Velleron d’où, en coupant par le centre ville, nous allons jusqu’à la départementale menant à l’Isle sur la Sorgue puis la montée vers Lagnes, courte mais sèche, qui se prolonge jusqu’au « col » de Cabrières d’Avignon. Je la sens bien passer avec les bagages !

Un trajet vallonné nous emmène jusqu’à la descente vers Les Beaumettes et le début de la Voie Verte du Calavon.

Son revêtement est du billard, les paysages très agréables, mais jusqu’aux environs d’Apt le plaisir d’y rouler est gâché par les intersections avec les petites routes de campagne équipées de chicanes si serrées qu’il en faut presque poser pied à terre pour les franchir : je plains les cyclistes en tandem ou avec remorque ! Mais quelle mouche à bien pu piquer les concepteurs de cette partie ? d’autant plus qu’ensuite, les chicanes sont bien plus cyclamicales ; dommage et incompréhensible !

Arrivée nocturne (sans lampe AV, je n’en mène pas large) sur Apt : « c’est beau une ville la nuit », vue depuis la voie verte en corniche surplombant les toits. L’accueil au camping, juste en contrebas de la voie est cordial : je confirme le nombre de participants, de bengalis et convenons que le paiement global se fera mardi matin, la gérante n’ayant pas envie de rejouer le sketch de l’addition ©Muriel Robin.

Samedi 9
Après une bonne nuit, lever et départ nocturnes pour aller chercher les arrivant(e)s du samedi matin.
L’étude de la carte IGN au 1/100.000 et mes souvenirs de repérage sur Streetview laissent penser que l’on devrait pouvoir rejoindre la gare Avignon-TGV par de petites routes de la plaine au sud d’Avignon, entre Oppède, Caumont sur Durance, le sud de l’aérodrome et les rives de la Durance elle-même.
Nous louvoyons ainsi en évitant autant que faire se peut les routes à fort trafic, petites ou grandes, avant de déboucher sur la voie verte/ véloroute entre la Durance et la LGV, avec un bon petit vent de nord qui, s’il a le mérite de dégager complètement le ciel, nous oblige à rouler en gruppetto pour éviter de trop fatiguer et tenir la cadence.
Arrivés dans le secteur de la gare d’Avignon-TGV nous constatons que cela se termine hélas :

  • soit par une zone (au sens argotique du terme) parsemée de dépôts sauvages de déchets divers
  • soit en butant sur une voie ferrée en construction qui coupe un pratique accès quasi direct aux parkings de la gare

A l’heure prévue, nous retrouvons nos comparses (dont un me remet une lampe de dépannage) et c’est à 7 que nous refaisons le trajet de la veille, le restaurant étant remplacé par un pique-nique sur le Rocher des Doms, sur la pelouse ensoleillée d’une terrasse à l’abri du vent.
Nos ami(e)s découvrent la longue et régulière rampe d’accès à St Saturnin les Avignon, la belle route (et large heureusement, vu le trafic) allant vers Pernes les Fontaines, d’où nous bifurquons vers Velleron, où nous ferons une pause café.
Nous repartons vers l’Isle sur la Sorgue en prenant dans le bas du village le chemin des Nesquières, une petite route balisée « itinéraire cyclable ». Très agréable au début, elle devient vite un champ de mines : au revêtement fortement dégradé s’ajoute un patchwork de nids de poule et grosses rustines de goudron en relief. Nous aurions mieux fait de prendre la départementale de la veille. Heureusement cela ne dure pas trop longtemps et nous retrouvons rapidement notre itinéraire. 

L’une de nous nous fait une petite frayeur dans Lagnes lorsque, bien qu’on sache qu’elle n’est pas une grimpeuse confirmée, son retard devient alarmant. Elle est retrouvée bien bien vite « Mon GPS me disait qu’il fallait tourner à droite ».
Après la montée vers le « col de Cabrières » puis 2 autres courtes grimpettes, nous voilà sur la voie verte où nous retrouvons 2 d’entre-nous restés au camping le matin mais venus à notre rencontre.
Les nouveaux s’extasient sur la voie verte et c’est encore de nuit que nous arrivons à Apt où l’Intermarché est vite dévalisé en prévision du dimanche et du lundi férié. Judicieuse idée car nous sommes complètement hors saison .

Dimanche 10
Nous partons sous un ciel maussade sur la Route des Ocres. Le début de l’itinéraire, qui passe devant l’usine des Ocres de France, nous laisse sceptiques car il se poursuit sur la D900 qui dessert Apt. (revêtement moyen et trafic intense)
Heureusement nous la quittons vite et, dans la montée vers Gargas, à la faveur d’une halte le long d’un lotissement pour ôter mon blouson de pluie, je fais la connaissance d’un type bedonnant sorti tailler sa haie d’une main tremblante. C’est en fait un cyclotouriste membre de la « Confrérie des 650″, qui est passé au trike (un Performer acheté à Buis les Barronnies) depuis qu’il est parkinsonien et ne peut plus conduire un vélo conventionnel.
Plus loin, nous découvrons enfin un filon d’ocre et une mine abandonnée. Nous y descendons avec un peu la sensation de nous transformer en explorateurs méridionaux, ce qui donne tout de suite un côté jovial et aimable à la chose…

La pause déjeuner se fera après avoir grimpé, sous une faible pluie, la colline où est juché le joli village de Roussillon.
A partir de là, c’est sous de gros nuages menaçants chassés par le vent et le soleil que nous nous dirigeons vers St Saturnin les Apt que nous contournons par de très agréables petites routes dans la campagne vallonnée.
Une dernière « vraie » montée vers le rond point situé au bas de Rustrel, où le fléchage nous dit de monter par une belle rampe rectiligne à 6 %… alors que nous aurions très bien pu passer par une route de contournement, et nous voilà au Colorado provençal où nous laissons les vélos.

C’est le début de la fin d’après-midi, le ciel reste menaçant, aussi n’avons-nous pas le temps de vraiment parcourir ce site immense insoupçonnable depuis la route. Et c’est sous les puissantes rafales annoncées par la météo (35 km/h avec rafales à 85) que nous descendons vers le camping où, après un nouveau dîner communautaire pris dans le bengali des garçons, l’enfer du jeu du Uno se déchaîne. 
Je laisse mes camarades rejouer « Macao l’enfer du jeu » jusqu’à je ne sais quelle heure.

Lundi 11
Le petit-déjeuner est pris un peu plus rapidement que la veille me semble-t-il. Heureusement car j’ai proposé un circuit Apt -> Roussillon -> Murs -> Lioux -> St Saturnin-les-Apt qui pourrait être assez physique. Il le fut.
Nous prenons la voie verte jusqu’à la partie où elle se transforme en véloroute empruntant une partie de départementale un peu passante. De là nous montons vers Roussillon d’où nous redescendons (et quelle descente !) vers Murs.
C’est un village perché sur un petit plateau à environ 500m d’altitude dont l’accès se mérite. Surtout aujourd’hui où le vent qui, s’il nous offre un grand ciel bleu parfaitement dégagé, rajoute quelques degrés au % de la pente ininterrompue. Mais nos efforts méritoires sont récompensés par :

  • un accueil officiel par M. le Maire et les notables du village (nous arrivons pile pour le début de la commémoration de l’Armistice, à laquelle nous assisterons en silence jusqu’au bout)
  • et un lieu de pique-nique ensoleillé à l’abri du vent et des regards

Nous repartons vers Lioux par une petite route traversant des collines boisées de maquis : chênes verts, genets, buis, sumacs rouge sang, arbustes et plantes aromatiques. Après une descente vers un creux de vallon, une rampe bien raide – mais courte – nous demande encore un bon coup de collier.
Enfin nous débouchons en vue de Lioux et sa falaise : la petite route qui y mène est en parfait état, toute en descente avec des parties plus ou moins droites, des virages, des lacets… bref un vrai plaisir à dévaler, mais avec prudence car les récentes averses ont parfois entraîné un peu de terre, gravier et cailloux dans certains virages.
Dans la vallée, l’impressionnante falaise nous domine de toute sa masse. Nous la longeons un peu avant de monter vers Lioux et sa jolie place de la mairie.

A la sortie de Lioux, nous prenons à droite une petite route qui commence par monter un peu sec. Je dis un peu car sur la fin elle se transforme en quelques lacets dans lesquels je manque caler bien que je sois « tout à gauche » en 28×32. Je bénis mon vélociste d’avoir pu remplacer la couronne de 30.
La descente vers St Saturnin commence par un raidillon presque rectiligne à bien 17 % qui nous propulse comme des balles : je n’aurais pas aimé le monter dans l’autre sens !
Nous débouchons sur une départementale peu fréquentée, en faible pente descendante ou horizontale, au revêtement granuleux en état moyen qui gâche un peu le plaisir d’y rouler. Dans un virage, nous faisons une halte pour rejoindre le sommet d’un promontoire rocheux.

A l’entrée de St Saturnin, en contrebas du muret le long duquel nous faisons halte pour nous regrouper, nous découvrons un massif de cactus garni de figues de barbaries, les mêmes que le long de la voie verte juste à l’entrée de la tranchée d’Apt.
Contrairement à celles que l’on peut trouver sur les marchés franciliens elles sont violet sombre, avec une peau fine et souple garnie de peu de piquants. Le goût est doux et avec la langue on arrive facilement à séparer la chair d’une multitude de petits pépins durs comme du bois, ces derniers permettant l’improvisation d’un concours de lancer de « mitraille de pépins ».
Nous montons ensuite sur l’éperon rocheux des ruines du château, derrière lequel mes camarades ont la surprise de découvrir le petit lac d’un barrage, invisible depuis la route. Pour revenir sur la voie verte, nous traçons directement via la route principale, toute en descente et faux plats descendants. Nous y arrivons à la nuit tombée.

La soirée est consacrée à un repas de fin de séjour dans le restaurant du Palais (place de la Mairie) le seul ouvert dans Apt. Le gérant et sa compagne sont aimables et discrets, la cuisine goûteuse et parfumée : lapin à la tomate et romarin, légumes provençaux farcis, pizzas, le tout arrosé d’un rosé du Lubéron après le Kir à la lavande de l’apéritif.
Nous en sortons alors qu’un froid véritable commence à se faire sentir.

Mardi 12
Les bagages, pour certain(e)s préparés la veille, sont vite bouclés, les bengalis rangés, la facture du camping réglée et c’est dans un froid piquant (-1°) que nous partons sur la voie verte ensoleillée.
Le rythme est assez soutenu puisque malgré un petit vent défavorable, la voie verte est en faux plat descendant. Seuls ralentissements notables :

  • une halte pour admirer le pont Julien
  • le trike du dijonnais dont une des roues AV plonge dans un regard dont une plaque d’obturation, abîmée et mal positionnée, est tombée à son passage

A peine une petite pause au bout de la voie verte et nous repartons vers Caumont sur Durance. Nous retrouvons l’itinéraire emprunté samedi matin, constatons que le ballast de l’ancienne voie ferrée menant à Cavaillon est encore visible par endroits, et c’est au bord d’un verger de pommiers qui nous abritent un peu du vent que nous pique-niquons sous un grand ciel bleu.
Certain(e)s en profitent pour faire le plein de pommes oubliées après la récolte et nous repartons sur les petites routes de campagne après que le dijonnais soit retourné à Apt où il a laissé sa voiture : il voulait pédaler encore un peu avec nous et profiter de la région. 
Un bout de départementale à fort trafic et radar pédagogique, la traversée d’une autre route très passante, un bout de bande d’arrêt d’urgence à la sortie de Caumont sur Durance, passage sous le viaduc de la LGV puis sous une autoroute, et nous voilà longeant l’aérodrome d’Avignon.

Nous arrivons dans la ceinture verte (agriculture, loisirs et… je-sais-plus-quoi, proclame un panneau) sur une route le long d’un canal, bordée de quelques dépôts sauvages de déchets et  se terminant en impasse sur une centrale à béton, d’où on accède enfin à la « voie verte / véloroute » entre la Durance et la LGV. La hauteur à laquelle se trouve la LGV et sa digue de protection, au regard de la largeur du lit du fleuve, montrent que ce dernier doit être capable de crues historiques mémorables.

Pour accéder à Avignon-TGV nous évitons d’aller jusqu’à la zone des caraques et boumians sédentarisés et coupons au plus court vers les parkings en franchissant la fameuse voie ferrée en construction citée plus haut.

De là, avec notre ami bordelais qui pourra ainsi repérer le trajet pour revenir prendre son train (mais errera un peu en ayant eu le tort de vouloir passer ailleurs) nous nous dirigeons vers le centre ville d’Avignon en suivant un itinéraire cyclable mais comment dire, perfectible, se terminant par un étroit trottoir.
C’est à la terrasse d’un café près de la place de l’Horloge que nous prenons un dernier pot à base de cafés et chocolats chauds.
Encore quelques coups de pédale sur l’avenue en « contresens cyclable / arrêt minute » qui mène droit à la gare et nous voila dans la salle d’attente où certains, faute de place vélo réservée, procèdent au démontage et mise sous housse de leurs vélos.

Dans le TGV, arrivé et parti à l’heure, nous arrivons à nous regrouper dans une sorte de « carré cycliste » qui nous permet de bavarder, admirer les OVNIS constitués par quelques nuages lenticulaires se découpant dans le couchant, regarder les photos et vidéos prises par les une et les autres.
Je ne résiste pas au plaisir orgueilleux de citer un commentaire me concernant « Il est classe JJ, on dirait qu’il ne force jamais »

Pour vous récompenser d’avoir lu ce long texte : voici mon diaporama

Aller ! on remet ça en 2014 pour aller découvrir le Lubéron ?! le 11 nov. sera un mardi ! 

Quelques infos cartographiques :

  • trajet Avignon-centre -> Apt : env. 64 km, facile mais avec un passage de difficulté moyenne (la grosse colline entre Lagnes et Cabrières d’Avignon)
  • circuit de la Route des Ocres : env. 52 km vallonnés, sans vraie difficulté
  • boucle Apt – Roussillon – Murs – St Saturnin les Apt près de 55 km vallonnés avec 2 difficultés : la montée vers Murs puis la sortie de Lioux vers St Saturnin les Apt. Explication du profil, sauf erreur : 1ère bosse : la colline de Roussillon - 2ème bosse : la montée vers Murs, suivie d’un « plateau » puis de la descente vers Lioux - 3ème bosse : nouvelle montée, vers Lioux et sa petite route à droite à la sortie, avant de redescendre sur St Saturnin-les-Apt - dernière forte pente colorée : la sortie de St Saturnin.
  • trajet Apt -> Avignon-TGV via Oppède et Caumont-sur-Durance, env. 59 km sans aucune difficulté (sauf le vent en cas de Mistral)

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