Boulogne Bill. – Chateauneuf en Thymerais (28)

Posté par Jean-Jacques le 3 avril 2016

Réveil un peu après 4h car j’aime bien prendre mon temps
Arrivée en gare du Nord vers 5h25
Arrivée au siège du CCBB pour 6h30 après avoir un peu galéré pour franchir la @?#§! cyclhostile porte de St Cloud puis trouver la rue Marcel Dassault qui amène pile au bon endroit
Rien de spécial à faire sinon papoter un peu avec les organisateurs, en buvant un café à la santé d’un ami n’ayant pas pu participer, puis partir droit sur Versailles
.
La route est très calme à ces heures, la pente menant à Versailles est régulière, seuls 2 cyclos sont partis presque en même temps et, à l’occasion d’une halte pour enlever mon coupe-vent, je me retrouve seul
A l’entrée de Versailles, je loupe la bifurcation vers Buc (avec la nuit, le balisage vert n’est pas très visible : il aurait du être doublé voire triplé pour offrir plus de surface et attirer l’œil). Donc demi-tour et j’accroche un grupetto qui avance sensiblement à mon rythme. Mais ils me larguent pendant que je m’arrête pour saluer la bande des Véliziens en haut de la montée de l’aqueduc
Je continuerai donc seul jusqu’au contrôle des étangs de Hollande et, le jour s’étant levé, le balisage est désormais bien visible
.
Je retrouve avec plaisir des routes ou des secteurs parcourus lors des balades « vélotaf » dans les environs ou de mes participations au Toboggan Meudonnais ou au Rallye Alex Singer, mais je suis bien content d’arriver aux fameux étangs où je retrouve 3 collègues de forum et où je remarque 2 randonneuses dont 1 Alex Singer (avec Guylène, ça devait faire 3 randonneuses au milieu de tous ces vélos sportifs) 
Le ravitaillement est copieux, varié et de qualité, avec mention spéciale aux succulentes oranges
Je repars vers Châteauneuf en suivant ou me faisant dépasser par de nombreux cyclos mais, du côté de l’Epinette, je continue dans le zag au lieu de tourner à droite dans le zig et je débouche sur la D71… dont je découvre bien vite qu’elle est sur l’itinéraire retour
.
Ayant la flemme de remonter le chemin un peu raviné que je viens de dévaler, je me dirige donc « à rebours » vers Châteauneuf, constatant que suivre un balisage « à l’envers » constitue une plaisante gymnastique cérébrale. De plus, les « montagnes russes » boisées entre Versailles et la sortie de la forêt de Rambouillet (sillonnée de chemins forestiers et pistes cyclables goudronnées) laissent place à une route qui serpente en fond de vallée (celle de l’Eure) dans un paysage normand alternant prairies, bois et champs
Mais bon, seul à nouveau bien évidemment, c’est usant, notamment lorsque après une longue côte je me retrouve sur un plateau monotone voué aux grandes exploitations sans doute céréalières
Un peu avant Châteauneuf, vers 11h30 ou 45 me semble-t-il, je commence à croiser des groupes de cyclos déjà sur le retour dont… 2 collègues de forum qui ont dû s’en frotter les yeux…
C’est avec soulagement que je vois se profiler le clocher de Châteauneuf, puis que j’engloutis le copieux plateau repas : :bravo: le CCBB
J’y retrouve 2 autres compagnons de forum qui partent avant moi… et vers 12h45 je me remets en route à nouveau seul, face au p’tit vent cette fois 
:pleure:
Je mouline donc stoïquement sur le plateau médian, voire le plus petit dans les côtes pourtant pas bien méchantes, jusqu’à ce que je rejoigne un groupe de cyclos de Gournay/Marne arrêtés pour je ne sais quelle raison
C’est avec eux, souvent derrière, parfois au milieu (notamment dans les côtes : c’est là qu’on voit la supériorité du moulinage sur le pédalage en force), que, dans le plaisir grégaire et le confort d’un peloton qui « coupe » le vent et donne le rythme, je rallie les étangs de Hollande pour le 2ème contrôle
Je commence quand même à en avoir plein les guibolles, le creux de mon coude gauche « tire », le cuissard long de mes débuts me rappelle qu’il semble être vraiment arrivé en bout de course et n’offre plus le même confort à mon séant… bref je m’attarde un peu trop et, du coup, c’est à nouveau seul que je repars
.
Et à Dampierre, en tournant à gauche vers Versailles, j’entends soudain un grand CLACTACLANG !! Guylène se bloque quasiment : c’est la roue arrière ! Je crains un pb de casse de chaîne, d’axe, de moyeu, avant de découvrir que c’est un rayon qui a cédé au niveau de l’écrou de fixation à la jante. Comme c’est une roue à tendance sportive, il y a peu de rayons et elle a pris immédiatement un voile monstrueux
Déconnexion du frein, démontage de la roue, ligature du rayon, démontage du garde-boue (qui devait être changé), remontage et c’est avec un vélo qui roule (ouf !) sans frein Ar, avec une roue écrivant ~~~~ sur la route, telle celle d’un vélo de supermarché voué à la déchetterie ou aux P.A. sur LBC, que j’arrive précautionneusement sous une fine pluie à la gare de St Rémy-les-Chevreuses où un RER n’attendait que moi pour partir nach gross Paris
.
Bref, je suis un peu dégoûté de cette fin prématurée : j’aurais bien aimé essayer d’arriver (même hors délais) malgré le vent et le dénivelé (le brevet de 200km Noisiel me paraît moins dur ?)
Content malgré tout car en dépit de sa difficulté la rando est agréable (au moins jusqu’à Villiers le Morhiers), les participants sont sympa, l’organisation au top et, en comptant Gare du Nord-> Boulogne, je ne dois pas être loin des 180 voire 200km (au lieu des 220 prévus)
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Et je n’ai même pas bien dormi la nuit suivante 
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Un barbu en VTT à la Fontainebelleau 2016

Posté par Jean-Jacques le 24 mars 2016

Réveil à avant l’aube pour prendre le transilien quasi désert qui me dépose en gare de Paris-nord d’où je rejoins rapidement Jean-Michel, mon acolyte pour cette sortie, à la gare de Lyon où il m’attend déjà.

Trajet très rapide en TER cyclamical (30-40mn ?) jusqu’à Fontainebleau-Avon où Marion, notre guide ©G. Bécaud, nous attend pour nous piloter jusqu’au complexe sportif de la Faisanderie.

Il n’est pas 8h : même s’il y a déjà un peu de monde les inscriptions sont vite faites, un café avalé (il y a un copieux buffet pour celles et ceux qui auraient commis l’erreur de venir le ventre vide) et nous nous élançons sur une longue ligne droite plate, ou quasiment, parfaite pour s’échauffer en douceur. La forêt filtrant le vent, je ne ressens pas autant la fraîcheur qu’à Paris.

Le parcours est impeccablement balisé Image IPB avec parfois une pré-signalisation (le luxe !) même si j’apprendrai, au poste de ravitaillement en cours de route, que sur le circuit 60-80 km, des panonceaux ont disparu ou ont été déplacés (remarque entendue à la volée lors du déclenchement de l’opération SOS balisage)

Pour conserver de bonnes relations avec l’ONF et les associations de marcheurs, de protection de la nature et tutti quanti, l’itinéraire n’emprunte que des chemins forestiers plus ou moins caillouteux, sablonneux, raides (parfois très raides), roulants ou pas… et, entre deux raidillons, les liaisons permettent de se refaire une santé… lorsqu’on ne se fait pas tabasser par les coups de raquette des empreintes de sabots de chevaux : j’avoue avoir parfois regretté d’être sur un « hard tail » comme on dit, plutôt que sur un vélo tout suspendu.

Mais d’une manière générale, il me semble que ce genre de parcours est parfait pour qui voudrait s’initier en douceur au VTT car je n’ai pas trouvé de vraies difficultés techniques, hormis les raidillons qu’on passe en moulinant « tout à gauche ».

Pour autant, il convient d’être un minimum attentif et d’éviter de faire comme ce « saumon » en fatbike que je vois soudain dans une pente raide parsemée de gros cailloux remonter vers le cycliste qui me précède sur la droite du chemin : chacun hésite une fraction de sec. de trop et décide… de se déporter du même côté ! ça se termine par une rencontre avec la chute du descendeur mais sans réelle conséquence, matérielle ou physique, pour chacun des protagonistes.

Les paysages traversés sont agréables, l’itinéraire passe au pied d’arbres remarquables, longe ou traverse des chaos rocheux et, en dehors des participants à ce rallye, il ne m’a pas semblé voir grand monde : ça doit être autre chose un w.e. estival, encore que cette forêt semble assez vaste pour offrir des itinéraires tranquilles en toutes circonstances.

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On remarquera, outre mon air farouchement déterminé, le bien nommé Camelbag(TM) contenant, outre une généreuse poche à eau pour ne pas mourir de soif, tout le nécessaire pour faire face à une crevaison ou autre incident technique (afin de ne pas rester en rade dans les bois au milieu des loups, ours et autres sangliers), un coupe vent, une carte IGN, mes papiers + téléphone.

Au carrefour avec une route forestière accessible au motorisés, on constate la présence de camping-cars d’adeptes de la varappe, présence confirmée lorsque nous dépassons quelques « Bob l’éponge » taille adulte de couleur noire… en fait, un groupe de varappeurs(euses) avec, en guise de sac à dos, les énormes matelas de protection en cas de chute d’une paroi.

Le ravitaillement est copieux et diversifié (bananes, oranges, pommes, quatre-quart, pain d’épice, chocolat noir, emmenthal… le tout prédécoupé, café, thé, sirop…) mais, par ce temps frais, il manque LA goûteuse soupe de légumes ©Beau Mollet : une suggestion de partenariat avec un restaurateur local à faire aux organisateurs ? Et j’ai profité de l’attente de mon comparse, qui s’était écarté dans les sous-bois pour jouer au chippendale en changeant sa tenue, paraît-il, pour prendre quelques photos de vélos qui m’ont paru singuliers :

Image attachée: WP_002281.jpg Image attachée: WP_002283.jpg  Image attachée: WP_002282.jpg le seul fatbike Cannondale « lefty » (équipé d’une fourche avec un seul fourreau à gauche) que j’aie jamais vu (mais des fatbikes, y’en avait bien une dizaine au moins)

Image attachée: WP_002284.jpg le tandem d’un père et sa fille qui ont fait la boucle de 35km

A l’arrivée, sous les rayons d’un timide soleil peinant à traverser les nuages, je constate à leur dos moucheté  que certains ont quand même réussi à rouler dans les quelques rares ornières encore humides… peut-être des nostalgiques des forêts du Val d’Oise et du S-O des Hauts-de-Seine ?

En tout cas, contrairement à mes participations au rallye du Beau Mollet, j’ai gagné un lot à la tombola : un livre de la collection « L’école des loisirs » qui devrait plaire à une nièce de ma connaissance. Et pour mon plaisir, je me suis offert un pot de confiture artisanale de Quetsches à la lavande :bave: (merci la modularité du Camelbag pour ramener tout ça en plus du coupe-vent)

Bref je signe pour l’an prochain, mais cette fois pour le parcours de 50 ou 60km car 35, c’est un poil trop court

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Nouvel arrivé : un Peugeot professionnel

Posté par Jean-Jacques le 7 février 2016

J’avais rénové pour la Toussaint 2015 un vélo de route Décathlon de bonne facture qui m’avait été donné pour mon gamin. Il avait apprécié la position dynamique mais, hélas, ce vélo m’a été volé fin janvier.

Je me suis donc mis en quête d’un remplaçant que j’ai trouvé hier : un Peugeot professionnel junior.

Le voici après achat puis après un début de remise en état :

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entre ces 2 photos, outre le changement de pose et de luminosité, j’ai :

  • enlevé la guidoline (des rubans cork marbrés bleu/jaune dans ce genre ont été commandés)
  • raccourci la gaine du frein Av d’au moins 5cm pour avoir une courbe plus directe
  • démonté les câbles (dégraissés au dissolvant : merci ma fille cadette) et les freins pour les huiler
  • tout remonté avec moult jurons (butée de gaine qui tombe ou reste dans la cocotte, brin de câble qui ne veut pas suivre les autres, étrier décentré)
  • réussi à centrer les étriers

-> il semblerait que les freins fonctionnent comme à la sortie du magasin !

puis huilage de la transmission (pour bien faire, il faudrait démonter, dégraisser, graisser ce qui doit l’être, puis remonter et huiler)
dégonflage / démontage partiel des pneus pour réaligner les valves ©Tour de Pise,  puis remontage / regonflage
pose d’un porte-bidon anodisé bleu retrouvé par hasard dans mon stock de matériel vélo
-> ce vélo commence à ressembler à quelque chose (et cette fois il est soigneusement attaché aux autres par un U + une chaîne)

Caractéristiques :

cadre en acier chromoly : H 47cm x L 52,5cm (mesures axe/axe) poids : 11,7kg d’après la fiche technique Peugeot
roues chaussées de pneus Michelin Sélect 28×590 (650x28A)
jantes Alesa « made in Belgium » en aluminium (concaves, ce qui m’a étonné) – moyeux Sachs
potence courte à plongeur Atax, 
leviers de freins Diacompe aéro (les câbles passent le long du cintre, sous la guidoline)
gaine de frein arrière passant dans le tube supérieur
freins de marque inconnue à étriers « vintages », mais avec système de relâche rapide pour démonter les roues
dérailleurs : avant Shimano SIS Altus, arrière Sachs 2000 – manettes de commande Sachs, indexée pour l’arrière
pédalier Shimano MJ avec double plateau 38-28 et manivelles 160mm
roue libre Sachs 2000 6V 13-26 (qu’il faudra sans doute que je fasse remplacer pour une avec un grand pignon > 28)
pédales de marque inconnue, corps monobloc en matériau composite de forme triangulaire avec cale-pied à sangle intégré
selle Vetta « lite gel » sur tige de selle correcte avec chariot moderne

Accessoires :

porte bidon Zéfal + bidon Spécialités TA (gris, très moche)
compteur Sigma BC301 -avec une touche de rouge pour aller vite- dont j’ai retrouvé la notice sur le ouèb (mais j’ignore s’il fonctionne)

En fouinant sur le ouèb, j’ai découvert dans un catalogue de 1995 que c’est le modèle qui était recommandé pour les écoles de cyclisme et qu’il est évolutif : les roues peuvent être remplacées par des roues de 700 (ou 622 selon la norme ETRTO) mais cela oblige à changer « certains périphériques » (les freins je suppose. Comme lesdits freins fonctionnent à nouveau correctement, je ne vais pas me lancer dans ce genre d’opération qui finit par être coûteuse et rien ne dit que l’an prochain il ne faudra pas trouver un cadre plus grand)

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Randonnées en Pays d’Apt – nov. 2015

Posté par Jean-Jacques le 28 novembre 2015

Troisième édition de l’Ultime randonnée en Pays d’Apt (84) que j’organise à partir du camping municipal Les Cèdres pour les ami(e)s du forum vélotaf.com, doublement faste puisque :

  • le 11 novembre  étant tombé un mercredi j’ai pu, ainsi que quelques autres chanceux, prendre les 2 jours de part et d’autre afin de m’offrir non plus un pont mais un viaduc sur toute la semaine,
  • la météo fut éblouissante.

Samedi 7, après avoir fait découvrir à Jacques, un suisse, le Rocher des Doms d’Avignon, nous déjeunons à une terrasse ombragée de la place Pie, accompagnés par un dynamique quintette de jazz de type New Orleans de qualité, qui jouait avec un plaisir communicatif.

Ensuite nous pédalons enfin vers Cavaillon, Vidauque plus exactement (direction Cheval Blanc), pour rejoindre Apt par la route de crête du Petit-Lubéron.

L’an dernier, l’un de nous nous avait dit que la montée est en mauvais état. Je tiens à préciser que cette montée est une route de DFCI en TRES mauvais état puisque le goudron est par endroits ravagé, raviné même, laissant place à de la caillasse qui roule sous les pneus. Pour arranger les choses, ceci expliquant certainement cela, elle est très pentue : nous sommes heureux (enfin, façon de parler) de la monter plutôt que d’avoir à la descendre.

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En revanche, elle offre de très beaux points de vue, gâchés cette année par une atmosphère brumeuse. Au Nord, seul le Géant de Provence émerge, barrant tout l’horizon de sa masse imposante.

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La route, devenue enfin roulante, monte jusque après le cube d’un bâtiment de transmissions puis finit par s’aplanir avant de descendre jusqu’à Bonnieux après avoir traversé la forêt de cèdres.

Nous atteignons Bonnieux à la nuit tombée. Malgré la vue panoramique, pas de photo des lumières de ce village perché à flanc de colline mais le souvenir de portions de route aussi humides que s’il venait de pleuvoir : étonnant et pas rassurant car rompant brusquement avec le goudron parfaitement sec partout ailleurs. Nous gagnons ensuite Apt par une agréable route en excellent état en pente douce.

A partir de samedi soir, arrivées et départs vont se succéder : le « nous » ne fera donc plus seulement référence à Jacques et moi.

Le diaporama de cette journée et, sauf erreur : le tracé de cet itinéraire qui change radicalement de la Voie Verte du Calavon !

Dimanche 8, en route pour le « circuit de mise en jambes » : Colorado provençal -> Rustrel (pour le pique-nique au pied du château-mairie-gîte rural et un café en terrasse d’un bar-boulangerie) -> St-Saturnin-les-Apt (son château et ses figues de barbarie) -> Lioux, blotti au pied de son immense barre rocheuse -> Roussillon -> voie verte du Calavon à partir du Pont Julien. Trajet tout en montées progressives et en vallonnements raisonnables, avec le beau point de vue panoramique depuis l’extrémité du piton rocheux de la combe de Font Jouvale après St Saturnin, puis deux belles descentes : de Lioux à Roussillon, puis de Roussillon au Pont Julien

Le Colorado provençal,ça n’est pas que les ocres :

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Le diaporama de cette journée

Lundi 9, nous suivons Jacques, membre du club des 100 cols, dans un innovant Circuit des 6 cols : St Saturnin-les-Apt -> D230 (montée éprouvante, mais ce sera la seule grosse difficulté) vers Sault jusqu’à St Jean-Les Nouveaux -> D943 puis D6 et D15 jusqu’à Murs (le S final se prononce). La descente vers Murs depuis le col de La Ligne est gâchée par une longue portion de route refaite avec la technique de l’enrobé superficiel, redoutée par les 2 roues en raison du « tapis » de gravillons qui rendent délicats freinages et virages un peu serrés.

Après une pause à Murs, seuls Jacques et moi continuons par la D15 puis la D4 pour passer voir la belle abbaye de Sénanque, puis Gordes, St-Pantaléon et Goult que nous ne faisons qu’effleurer avant de rejoindre la voie verte du Calavon. 

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La surprise de cette journée restera la découverte, au col de La Ligne, du tracé du Mur de la Peste, qui trouve comme de bien sombres échos dans notre actualité moderne.

Le diaporama de cette journée

Mardi 10, pour récupérer avant la grosse journée prévue le lendemain, nous décidons de faire un petit « circuit des villages perchés » : Bonnieux -> Lacoste (pas les vêtements, le village du château du marquis de Sade) -> Ménherbe -> Gordes. Au départ, pour éviter la route principale menant à Bonnieux on souffre un peu en attaquant directement « droit dans l’pentu » depuis Apt en direction du col du même nom. Mais peu après une distillerie de lavande, la réfection totale d’un tronçon de chaussée nous oblige à emprunter un chemin de traverse (c) Cabrel -plutôt que Harry Potter- pour contourner l’obstacle à travers la colline.

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Circuit très agréable permettant de découvrir la vallée d’Apt noyée sous une nappe de brume blanche, mais aussi et surtout ces villages perchés, leurs ruelles pentues parfois traversantes passant sous les maisons, leurs vieilles pierres, des montées jamais pénibles et des descentes semblant parfois ne jamais devoir finir (sauf erreur Lacoste -> Ménherbe), l’esplanade du château de Lacoste et ses sculptures, le dolmen de la Pitchoune et enfin Gordes, l’autre « Minas Tirith » avec Simiane-la-Rotonde.

Le diaporama de cette journée

Mercredi 11, Jacques nous ayant quitté la veille pour regagner ses alpages, nous prenons la direction de la Montagne de Lure au sommet de laquelle nous avons prévu de retrouver Sylvain. Départ tranquille pour une vingtaine de kilomètres de montée soutenue mais plutôt régulière jusqu’à la longue descente vers Simiane-la-Rotonde au pied de laquelle nous faisons une pause café au restaurant du Chapeau Rouge.

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Gilles nous quitte pour rejoindre Apt via les gorges d’Oppédette et c’est un trio qui s’élance vers Banon que l’on atteint assez rapidement malgré la montée de quelques « marches ». La silhouette de la Montagne de Lure barre l’horizon, semblable à une  réplique du Ventoux, impressionnante même lorsqu’on sait qu’elle est un peu moins haute et que l’ascension est moins dure, avec les derniers kilomètres plats ou presque.

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De Banon, la route descend longuement, toute en larges courbes et revêtement roulant : un vrai régal. Passé le pont du hameau du Rocher d’Ongles, elle remonte doucement vers St-Etienne-les-Orgues, point de départ de l’ascension. Nous y faisons halte dans un recoin ensoleillé près de l’église pour pique-niquer.

Nous sommes arrivés plus tard que prévu. Il est donc normal qu’après nous être remis en route, nous rencontrions au premier tiers ou quart de la montée notre ami, qui en avait assez de nous attendre. Retrouvailles bienvenues pour mes deux compagnons qui trouvent là prétexte à rebrousser chemin. Pour ma part, ayant décidé d’accrocher ce sommet à mon modeste palmarès, je continue.

L’ascension est régulière, les pourcentages oscillent entre 5-6 et 8 %, mais je commence à en avoir plein les guibolles, ce qui m’oblige à faire quelques pauses. A l’occasion de l’une d’elles, j’ai la surprise de découvrir des violettes en fleurs. Une fois en haut, le spectacle vaut la peine que l’on s’est donnée : la vue sur les Alpes de Hte Provence depuis une sorte de « col des tempêtes » où virevoltent des choucas est splendide.

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Le côté sud n’est pas en reste, avec en plus des effets de soleil en contre-jour dans l’atmosphère brumeuse.

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La descente n’est pas aussi agréable qu’espéré. En effet, les mains finissent par se tétaniser sur les freins, j’ai parfois le soleil couchant en pleine face juste à hauteur d’yeux et, pour me protéger de la fraîcheur de fin d’après-midi, je dois enfiler tout ce que j’ai emmené : d’abord le gilet de sécurité avec plastron plastifié, vite insuffisant, puis le coupe-vent imperméable. Ce n’est qu’en bas, après St-Etienne-les-Orgues, que je commence à me réchauffer et peux ôter le coupe-vent.

Je pédale aisément jusqu’à Rocher d’Ongles et tourne à gauche comme repéré sur ma carte routière. Je suis agréablement surpris de me retrouver sur une belle route rapide, en descente, sur laquelle je « trace » aisément à bonne allure plusieurs kilomètres… jusqu’à ce que je réalise que c’est trop beau : j’ai tourné trop tôt ! N’ayant pas envie de remonter, je décide de continuer. C’est ainsi que je rentre à Apt via Mane (« banlieue » de Forcalquier) puis Céreste. Heureusement, c’est le 11 novembre, jour férié. Il y a donc peu de circulation sur la très roulante D4100, notamment aucun poids lourd et, malgré la nuit tombée qui m’enlève tout repère, il me semble que je roule à bon rythme.

En tout cas j’arrive au camping 20151111_200903 avant que les pizzas commandées par les copains n’aient été livrées : j’ai donc le temps de boire un coup puis de prendre une douche avant de me gav… restaurer d’une 3 fromages : une pizza « méga » par personne, il faut bien cela…

Le diaporama de cette journée

Jeudi 12, c’est dans une boucle Viens -> Simiane-la-Rotonde -> St-Christol -> Lagarde d’Apt que nous nous lançons. La montée vers Viens (le S se prononce) est soutenue, mais pas trop longue. Elle est suivie d’une longue descente qui rejoint la fin de la montée vers le plateau de Simiane-la-Rotonde où nous pique-niquons après avoir grimpé jusqu’au pied de la rotonde : ce sera toujours ça de moins à faire ensuite.

Lorsque nous repartons, la route serpente jusqu’à une large départementale surdimensionnée au regard du rare trafic et de son importance sur la carte.

Souvenir du temps où le plateau d’Albion abritait les missiles de la force de dissuasion nucléaire française, elle nous amène jusqu’au plateau de St-Christol, bourg dont l’entrée est marquée d’une sculpture monumentale dédiée à la spéléologie.

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Mais le véritable atout de ce plateau reste ses paysages

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non, plus de photo du Ventoux : on le voit trop d’où que l’on soit ;-)

De St-Christol, nous montons encore jusqu’au hameau de Lagarde d’Apt, composé d’une église et de la mairie, au point culminant de la sortie (1 110m d’alt.) ensuite, c’est une longue descente qui nous ramène à Apt.

Le diaporama de cette journée

Vendredi 13, courte balade par Castellet -> Saignon -> Buoux et son fort -> Bonnieux par la combe de Lourmarin. A Buoux je retrouve avec plaisir des lieux visités plus d’une fois depuis tout gamin, et redécouvre les routes qui y mènent.

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Le fort, sur son piton rocheux, n’est d’ailleurs pas si aride que cela : ses concepteurs avaient conçu tout un système de récupération des eaux de pluie.

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Outre les vues panoramiques sur la région alentours, l’autre atout de ce château ce sont ses aménagements, souvent creusés à même la roche calcaire : citernes pour recueillir l’eau, silos de stockage, habitations et le fameux et vertigineux escalier dérobé taillé à même la falaise, comme un modèle réduit et civilisé des escaliers venteux de Cirith Ungol. C’est pourtant bien plus bas, dans le sentier en sous-bois tapissé de feuilles humides que l’on entendra le cri de Gilles se tordant la cheville. Ecourtant la balade, il arrivera à rentrer directement à Apt à vélo mais, le lendemain, c’est une entorse qui sera diagnostiquée : vélo remplacé par une orthèse + béquilles et dimanche retour assisté pour les transferts Apt -> Avignon puis Paris -> Laon. 

Le diaporama de cette journée

Samedi 14, direction le sud et la vallée de la Durance pour une boucle Bonnieux -> Lourmarin -> Cucuron (pour le nom et car ce village est le Cucugnan des « Lettres de mon moulin » d’A. Daudet) -> Ansouis -> étang de La Bonde -> La Motte d’Aygues -> Grambois -> Vitrolles-en-Lubéron -> col de l’Aire deï Masco -> Céreste -> véloroute du Calavon jusqu’à Apt.

La montée vers Bonnieux, douce et régulière, est agréable. Il en va de même pour la descente jusqu’à Lourmarin par la combe du même nom.

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Mais la pause café à une terrasse est troublée par les terribles nouvelles qui tombent du poste de TV allumé à l’intérieur du bar. C’est avec une drôle de sensation que nous repartons.

Le village de Cucuron mérite la petite visite que nous lui rendons. Perché sur sa colline, le vieux centre aux beaux immeubles bourgeois le long des rues étroites témoigne d’un passé prospère. Nous rejoignons ensuite Ansouis, mais pas par l’itinéraire cyclamical voulu ce qui nous prive je crois de la vue panoramique sur le château. Nous pique-niquons devant la Pâtisserie d’Antan où il faudra que je retourne, et pas seulement pour la boulangère.

Après une courte visite jusque sur l’esplanade au pied du château, invisible derrière de hauts murs imposants, nous repartons et c’est juste après Grambois, perché en haut d’une falaise, que nous décidons de quitter la départementale, un peu trop fréquentée à notre goût, pour nous diriger vers Céreste via Vitrolles et le Lubéron. C’est que maintenant, après une semaine à monter et descendre, le relief nous impressionne beaucoup moins.

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La montée vers le col, par une route au revêtement impeccable, offre une belle vue sur le village de Vitrolles-en-Lubéron, accroché au flanc du début d’un vallon. En revanche, la descente sur Céreste est désagréable : entre le goudron rugueux, parfois en mauvais état avec des virages humides, et les groupes de chasseurs postés à intervalles réguliers, on est content d’arriver au début de la véloroute.

Si elle est tranquille, elle demande parfois de bons mollets et fait pas mal de tours et de détours : rien à voir avec la Voie Verte

Mais elle nous amène à bon port, juste à temps pour profiter du coucher de soleil après une bonne douche.

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Le diaporama de cette jounée

Dimanche 15, c’est le retour sur Avignon. Cette fois, au lieu de quitter la Voie Verte aux Beaumettes nous l’empruntons jusqu’à un peu après Coustellet. En effet, elle s’oriente ensuite vers Robion, trop au sud pour nous. C’est par l’habituel itinéraire labyrinthique sur de petits chemins vicinaux que nous rejoignons Caumont-sur-Durance puis le centre ville d’Avignon. Une dernière pause revigorante à la terrasse ensoleillée d’un salon de thé (alsacien(ne)s, si vous me lisez…) et nous embarquons dans nos trains respectifs.

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Pour conclure :

  • un petit bilan chiffré de ces 9 jours : 693 km parcourus et 9 574 m D+ gravis.     
  • les liens vers les éditions :  2014 et 2013
  • la carte des différentes balades de cette édition 2015 :

Apt marguerite 2015

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Rando EPO dans les Ardennes

Posté par Jean-Jacques le 18 septembre 2015

Non, je ne me lance pas sur les traces d’Armstrong et autres illustres « survitaminés »: cet EPO signifie Ensemble Pour Orval, une imposante abbaye trappiste belge.

Cette randonnée était organisée par des vélotaffeurs lillois et elle tombait bien car je ne connaissais pas du tout les Ardennes.

Vendredi départ précipité du boulot pour passer à la maison, charger le vélo avant de monter dans le TGV pour Charleville-Mézières avec un copain parisien. Nous rejoignons le gros de la troupe au beau, confortable et peu onéreux camping municipal de cette ville.

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Le lendemain, départ pour le col du Loup avec un troisième larron, le reste du groupe ayant choisi un itinéraire moins vallonné.

Après une belle voie verte, la montée vers le col se fait sous une fine pluie par une route en pente régulière que nous montons en pédalant « au train ». Arrivés sur les hauteurs, nous remarquons les nombreuses traces de fouissage des sangliers sur les bas-côtés. Un peu après le col, nous prenons sur la droite une discrète petite route forestière qui se transforme rapidement en chemin, tantôt caillouteux, tantôt terreux, qui finit par plonger vers le village de Gespunsart (allez savoir pourquoi, j’ai pensé à Rapunzel) que nous atteignons alors que les vannes célestes s’ouvrent. Pour me protéger, le pantalon de pluie n’est pas de trop en plus du blouson.

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Un peu fatigués par l’ascension du modeste col du Loup puis par le rugueux chemin forestier, nous décidons de faire une halte dans un providentiel café-tabac à Pussemange. C’est en Belgique : en entrant, on remarque de suite le mur de gauche qui regorge de tabac sous toutes ses formes, notamment d’impressionnants seaux de 700g de tabac en vrac.

Requinqués et la pluie ayant cessé de tomber, nous reprenons la route par… une montée. On commence à bien comprendre que le relief des routes ardennaises est vallonné : des montées, parfois très raides mais jamais très (trop) longues, suivies d’un peu de plat puis d’une descente… et ainsi de suite. Comme l’a dit un des participants lors d’une pause orientation : « Pour savoir où aller c’est simple : si ça monte, c’est pour nous ».

Enchaînant les montées et descentes, les zigs et les zags, nous continuons de découvrir les Ardennes. Un peu avant Givonne, nous faisons une courte halte à la Maison forte de St Mengès dans laquelle 4 soldats et 1 lieutenant furent chargés de ralentir une colonne de chars allemands au début de la seconde guerre mondiale.

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C’est après Givonne que nous finissons par rejoindre le groupe. Il faut dire que notre périple forestier n’a pas été effectué à une vitesse fulgurante. Ledit groupe ayant pique-niqué, il se remet en route pendant que nous faisons à notre tour le pleine de calories. Nous partons ensuite sur ses traces en pédalant à bon rythme pour essayer de le rattraper.

Nous retrouvons nos comparses à l’abbaye, plus exactement  à la terrasse de L’Ange Gardien, le seul endroit au monde, sur Terre et ailleurs, où il est possible de déguster de l’Orval à la pression. Ce n’est pas la bière vendue en bouteilles mais une version moins forte quoique tout autant goûteuse, servie dans de très beaux verres. C’est là que nous achèterons aussi une excellente demi miche de pain complet monastique : je peux donc confirmer que les moines d’Orval ont de belles miches.

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Par ailleurs, une halte au magasin de l’abbaye nous permet de repartir chargés de Stes Calories : un bloc de fromage de plus d’un kilo (bien obligés, avec tout ce pain) et un pack de 12 bouteilles de bière (pour faire descendre le tout). Heureusement je n’ai pas à les porter car nous quittons l’abbaye nimbée de brume par une route forestière qui, après une montée progressive vers le fond du vallon, débouche sur une méchante côte à 13% !

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Mais ensuite, rejoindre Chiny et son camping est une simple formalité. il faut dire que nous sommes stimulés par la perspective d’une douche, d’un bon repas entre ami(e)s et d’une nuit réparatrice.

 Le camping est au bord d’une rivière, à laquelle on accède par une descente bien raide… qu’il faudra remonter pour repartir le lendemain !

Il est en fait consacré aux mobil-homes et autres hébergements en semi-dur (des « tipis », dont l’intérieur est bien terne parait-il : sol en lino, mobilier quelconque) et les « itinérants » ont droit à la portion congrue avec quelques emplacements au sol caillouteux qui fait le désespoir de nos frêles piquets en aluminium. Sanitaires modernes mais douche payante : 1 €. Ça m’a ramené pas mal d’années en arrière, lorsque j’avais découvert ce système pendant une virée en moto dans le Pays de Galles.

Rien à redire pour la nuit, reposante au possible, sans pluie. Après un bon petit-déjeuner, nous grimpons la côte dévalée la veille et, après une halte à l’épicerie / dépôt de pain (pas mal de produits bio et excellent pain local) nous recommençons à avaler le bitume.

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Dans une campagne verdoyante la route serpente, monte et descend, puis remonte, notamment pour sortir du village de Chassepierre. Mais une fois en haut, la route très roulante nous permet de rallier en un temps record Lambermont et son Ramouni, aidés par une belle descente. La montée vers la forêt de Francheval, sans être pénible, sera moins rapide. La route forestière, très agréable, se transforme ensuite en chemin relativement roulant.

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C’est à Givonne que nous faisons halte pour pique-niquer, sur une table en pierre de la base de loisirs, en lisière de forêt et dans les rafales d’un vent soutenu à la limite de la fraîcheur. Objectif : « liquider » un maximum de victuailles pour alléger les vélos (et faire le plein de calories)

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La sortie de la vallée de la Givonne (c’est aussi le nom du ruisseau) se fait -on est habitués maintenant- par une bonne côte…  Il en restera encore 2 ou 3 à gravir avant d’arriver à Saint-Mengès puis rejoindre la roulante mais passante D5 (après toutes ces petites routes désertes, bizarre impression d’heure de pointe) qui nous conduira rapidement jusqu’à Charleville-Mézières. C’est que les nordistes ont un TER à ne pas louper.

J’ai le temps de boire une bière à une terrasse de la belle Place Ducale avec deux amis qui rentrent plus tôt que moi sur Paris. Une fois seul, je fais un dernier tour dans les rues du vieux Charleville avant de prendre le train à mon tour.

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Les liens vers

le tracé du parcours

et

le diaporama complet 

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Petit-Nuage prend de l’embompoint

Posté par Jean-Jacques le 19 août 2015

Mais c’est pour la bonne cause : devenir une randonneuse légère

Pour cela, j’ai reçu il y a peu de chez nos cousins germains un porte-paquet Xtrem SPR III pour tige de selle permettant d’éviter que les flancs de ma sacoche modulable de porte-bagage, une fois déployés, ne viennent taper dans la roue arrière comme lors de mon dernier séjour du 11 novembre à Apt.

Ce porte-paquet (donné pour 10 kg de charge utile) est bien conçu :

  • la tige de fixation, inclinée, abaisse légèrement le centre de gravité en rapprochant le porte-paquet de la roue Ar
  • sur le plateau, 2 rangées de pastilles anti vibrations
  • le cordon élastique rouge est ajustable en longueur et via différents points d’attache sous la tige de fixation
  • à l’Ar, platine de fixation pour catadioptre ou lampe
  • livré avec : une vis allen pour remplacer au besoin le système de serrage rapide (évite le vol d’opportunité) et deux adaptateurs en plastique pour tiges de selles fines

Voici ce que cela donne : WP_001914  WP_001915

Sur la 2ème photo, on voit (ou devine) que j’ai pu relier entre eux les élastiques du bas des sacoches afin d’éviter qu’elles ne ballottent.  (ils ne touchent pas le pneu)

Bon, une bonne chose de faite pour la préparation de l’édition 2015 de l’Ultime randonnée en pays d’Apt, autour du 11 novembre prochain et, surtout, de mon projet de randonnée « longue distance » sur plusieurs jours prévu pour 2016 (je ne sais pas encore à quelle époque de l’année)

le dernière évolution est là

La présentation initiale est là

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Grand Tour du Vexin Français 08-2015

Posté par Jean-Jacques le 17 août 2015

J’avais envie de revoir La Roche Guyon alors hier, dimanche 16 août, j’ai décidé de faire un grand tour par Pontoise, Meulan, La Roche Guyon, Gisors et, car je me sentais en forme, Amblainville puis Valmondois car en rentrant de balade, je n’aime pas faire les derniers kilomètres entre Méry sur Oise et Enghien les Bains.

Départ vers 7h50 avec :

  • sur le dos, mon fin blouson à manches amovibles se transformant ainsi en maillot manches courtes, car il fait un peu frais
  • le GPS sur la potence, dont la trace est plus facile à suivre en roulant qu’un itinéraire sur une carte
  • une carte routière régionale car :
  1. elle offre une vision plus globale que le petit écran du GPS
  2. elle permet de choisir des variantes par rapport à la trace enregistrée
  3. on n’est jamais à l’abri d’une déviation pour travaux (et mon GPS n’a pas de fond de carte)
  • côté ravitaillement : 2 bidons d’eau, une portion de poulet à la ratatouille et au quinoa, une banane, 3 crêpes sucrées et 2 barres énergétiques offertes (avec la bise !) par une championne du monde à l’occasion du pique-nique de la 1ère étape Paris – Bois le Roi du voyage en vélocipède Paris – Avignon.

Il n’y a quasiment personne dans les rues et sur la route, ce qui est bien agréable pour rallier Pontoise en traversant notamment la riante ZAC d’Herblay sur la 2×2 voies farcie de ronds-points et de feux. J’arrive devant la gare vers 8h50 et continue en montant progressivement vers Boissy l’Aillerie d’où je bifurque vers Courdimanche et Menucourt en suivant la D22.

à la sortie de Pontoise  : WP_001887

La sortie de Boissy l’Aillerie est raide et c’est une fois arrivé sur le plateau du Vexin que j’ôte enfin les manches amovibles de mon blouson. Ensuite la route est quasiment plate, voire en descente, jusqu’au pied de la montée le long du parc du château de Menucourt. J’y fais ma première pause crêpe + boisson. C’est à ce moment là que je vois passer un cycliste, littéralement couché sur son guidon, qui attaque péniblement la côte avec un vélo au développement bien trop long pour ses capacités physiques : l’inconvénient des vélos « sportifs » inadaptés à leur propriétaire ?

ne vous fiez pas à la photo  WP_001888 ça grimpe, et pas qu’un peu !

Je le rattrape en moulinant « tout à gauche » (ou peu s’en faut) et en remerciant la transmission adaptée que j’ai choisie pour équiper Petit-Nuage mon vélo de route. En haut, j’arrive sur une belle et large route de « crête » qui serpente dans une forêt de feuillus dont beaucoup de châtaigniers. Au débouché de cette forêt, looongue descente rapide sur Meulan, qui récompense largement des efforts fournis juste avant.

Je quitte rapidement Meulan par la D913 direction Brueil en Vexin. Je remonte ainsi en douceur, par petits paliers, la vallée de la Montcient qui, partagée entre cultures de céréales et prairies d’élevage, préfigure la Normandie, me faisant penser à celle de la Lévrière, près de Gisors.

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Je la quitte juste avant Sailly, direction Fontenay St Père et Vétheuil. En haut du raidillon qui grimpe « droit dans l’pentu », petite pause photo de la chapelle du village de Oinville sur Montcient avant d’enquiller la montée sinueuse vers le plateau du Vexin.

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La route jusqu’à Vétheuil, comme les autres d’ailleurs, est calme, juste troublée par 3 gugusses en voitures de sport qui se tirent la bourre pied au plancher et me font sursauter en me doublant, au large certes mais à bien plus que les 90km/h réglementaires.

 Elle longe ensuite la Seine, que l’on ne voit pas, passant au pied de falaises de calcaire d’un blanc éblouissant et, à Haute-Isle, je revois la petite église troglodytique indiquant que l’on est tout proche de La Roche Guyon où j’arrive vers 11h30.

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En descendant vers le quai pour pique-niquer sur l’herbe, je retrouve les voitures qui m’ont doublé en trombe, l’une d’elle avec le capot moteur ouvert. J’ai souhaité que le joint de culasse pète au retour !

Pique-nique au calme : très peu de passants, une famille de pêcheurs à la ligne qui se chamaille mais suffisamment loin pour juste me faire sourire (avec un tel raffut, ils ne sont pas près d’attraper quelque chose) et un VTTiste qui vient faire le kéké en roulant à fond sur les pavés puis, après être remonté sur le mail ombragé, descend les volées de marches avant de faire un « stoppie » pour ne pas finir dans la Seine. Au moins, contrairement à d’autres il ne fait pas de bruit et a un certain talent.

 Après un café accompagné d’une tartelette « alsacienne » (saveur alsacienne mais taille francilienne – je n’ai pas trouvé de Paris-Brest pour manifester ma solidarité avec les copains partis tenter cette aventure) je repars vers la Voie verte de l’Epte… et loupe la petite route qui, à mi-pente de la sortie de La Roche Guyon, permet de rejoindre Giverny où je comptais passer en solidarité avec un certain couple de contribuables persécutés par le fisc et la Justice.

Après la pause déjeuner + salon de thé, la montée est éprouvante mais je suis récompensé par la super descente sur Gasny, point de départ de cet aménagement… que je loupe car il n’est pas indiqué ! Heureusement, j’ai pris soin d’emporter une carte routière en plus du GPS dont j’ai suivi la trace jusqu’à présent. C’est donc en suivant la D5 vers Fourges que je trouve enfin des panneaux permettant de rejoindre la Voie verte.

Elle commence par sinuer entre champs de maïs, bord de l’Epte et entrepots désaffectés avant de retrouver l’ancien ballast de la voie ferrée qui reliait Giverny à Gisors (je suppose). Elle est très agréable, souvent ombragée et on peut parfois voir canoéïstes ou kayakistes mettre leurs embarcations à l’eau.

A Bray-et-Lu, je suis surpris par la fermeture du libre service habituellement ouvert toute la journée… mais en face le robinet du cimetière me permet de faire le plein d’eau fraîche. La petite guinguette cycliste après Bray-et-Lu (entre la Voie verte et la D146 toute proche) est ouverte, avec vélos et remorques des clients sur le parking mais, ayant de l’eau et encore une crêpe + une barre énergétique, je n’ai pas besoin de m’arrêter.

Je le ferai un peu plus loin, à une table de pique-nique ensoleillée, face à un troupeau de vaches dans leur vert pâturage.

Cette voie verte est très fréquentée : jeunes et adultes, voyageurs et promeneurs, piétons et cyclistes ; mais jamais surchargée. Anecdote amusante : j’arrive derrière deux dames pédalant si lentement que moins vite, elles tomberaient. Elles bavardent et j’attends que l’une d’elles remarque ma présence. Je finis par leur lancer gentiment « pardon ». Je pense qu’elles vont soit s’écarter de part et d’autre de la voie, soit se mettre en file indienne. Mais en fait c’est panique à bord ! celle à gauche dit « il faut que je… » pendant que celle sur la droite manque tomber en s’arrêtant dans le bas-côté herbeux, où finalement elles se retrouvent toutes deux. Il ne me reste plus qu’à passer en les remerciant et leur souhaitant une bonne fin de balade.

La fin de la Voie verte me surprend agréablement : au lieu de déboucher par un mauvais sentier sur la voie de contournement de Gisors, on arrive sur un rond-point pemettant une traversée sécurisée. Il ne reste plus qu’à combler les nids de poule, voire d’autruche qui parsèment la rue de la Reine Blanche (rester attentif pour éviter une crevaison ou une casse prématurée) et ce secteur sera parfait.

Arrêt dans le centre ville à la terrasse du bien nommé « La Bonne Etape » pour un café allongé avant de repartir en terrain connu vers Chaumont en Vexin où c’est une pâtisserie qui me fournira un pain au chocolat aux amandes reconstituant.

Peu après la sortie de Chaumont, au pied d’une « bosse », une petite route me fait de l’oeil : elle part sur la droite, vers les côteaux au pied du plateau du Vexin et devrait m’éviter la grosse départementale, pourtant peu fréquentée. Un coup d’oeil sur la carte et je me lance. direction Loconville où la carte me dit de tourner à droite… mais ça ne doit pas être la bonne route car le goudron envahi d’herbes au milieu devient un chemin plus ou moins empierré, herbeux, qui serpente à travers champs… et me fait aboutir là où je voulais arriver, ou presque.

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Ce chemin, plus adapté aux VTC voire VTT qu’aux vélos de route, m’a obligé à rouler lentement et je suis content de retrouver les petites routes menant à Fay les Etangs, Neuvillette, Marquemont, Gypseuil, Monts et Hénonville. A Marquemont le Bas (non, je ne suis pas allé visiter Marquemont le Haut) arrêts pour photographier un moulin du XIème siècle à vendre puis un sympathique quadrupède venu faire connaissance tout en grignotant au passage quelques bulbes de fleurs de chardon sans doute savoureux.

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Pour agréable qu’elle soit, cette petite route tortueuse qui monte et descend entre champs et bois n’arrange pas ma moyenne horaire. Aussi, à Hénonville suis-je heureux de retrouver le ruban monotone mais lisse et roulant de la D105 vers Méru, que je quitte à Amblainville (repère : son clocher à la flèche longue et fine comme une lance de tournoi) pour monter sur le plateau du Vexin sous les encouragements des clients d’un troquet.

La montée, un peu raide au début (d’où les encouragements)  s’adoucit à la sortie du village et se transforme même en faux plat descendant, ce qui me fait préférer cet itinéraire de retour à celui par Arronville, ce dernier étant en revanche plus agréable pour aller vers Gisors.

Ensuite, rejoindre Nesles la Vallée puis Valmondois n’est qu’une formalité.

Bilan :

  • chiffré : départ 7h50, arrivée en gare de Valmondois 17h50 – env. 145km et 1 055m de dénivelé positif 
  • le tracé du parcours et le diaporama complet
  • météo conforme aux prévisions de Météo France : T° agréables un peu fraîches au départ, grand beau temps toute la matinée avec rafarîchissant petit vent de secteur N-O, puis en début d’après-midi arrivée d’une couverture nuageuse masquant le soleil avec vent s’orientant au N-E : j’ai donc tout le temps pédalé avec le vent de face ou 3/4 face, mais du coup sans jamais trop transpirer

 

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Westvleteren 2015 : la der des der

Posté par Jean-Jacques le 20 juin 2015

WV 2015 départ de Lille

Merci au Guide Suprême pour l’organisation sans faille de cette 5ème et dernière (sous cette forme tout au moins) randonnée trappiste
Pour trouver où il habite, c’est facile : dans une petite rue de Lille, au 3ème étage (ou 4ème ?) d’un immeuble à la façade en briques

Pendant la rando, y’a même pas eu à (re)faire (ou si peu, pour la répartition du butin sur une pelouse de St Sixtus) le sketch de l’addition de Muriel Robin lorsqu’il s’est agi de régler les courses du samedi soir, puis les bières dont ledit Guide Suprême a eu la bonté de faire l’avance, c’est dire… (quel Homme !)

Il y a eu :

  • une charmante prof d’anglais aux mollets bien galbés qui s’exprime en franspañol
  • un Boris, mais pas le Hachoir, qui a dès le premier jour durement gagné le seudo de « vanille-fraise » (je vous laisse chercher la raison) : contrairement à l’itinéraire de la « Cordillère des Flandres », celui de la « cool Raoul » était gentiment wallonné (hu hu hu) mais avec un p..inaise de vent de face et 3/4 face sa race (ou de côté, ce qui le rendait à peine reposant) bien usant… cependant, le lendemain il caracolait en tête de la bande de survivants, prouvant que ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts
  • une chaussée comme du billard à Frelinghien (sauf erreur) au lieu du champ de nids de poules et rustines des années précédentes
  • un itinéraire vers le Mont des Cats qui a évité le raidillon de l’an dernier au profit d’une montée certes plus progressive mais bien plus longue et qui allait s’accentuant jusqu’au restau. au sommet, bien mérité pour le coup

WV auberge Mont des Cats

  • un hollandais ou flamand qui m’a complimenté sur mon fiets et demandé si un GPS, c’est pratique et combien ça coûte
  • Le Très Révéré Pudding avec lequel nous avons encore une fois communié : que Son Créateur et/ou Messager en soient remerciés
  • un cycliste en tenue de bûcheron monté sur ressorts tel une sauterelle, ce qu’il a prouvé en fin d’après-midi en sautant la barrière du camping
  • un autre en avatar de Tortue Géniale jeune

WV 2015 bûcheron  WV 2015 Tortue Géniale

  • un prof d’anglais qui a suggéré de tenter de trouver une combinaison à 4 chiffres en proposant de commencer les tentatives par 1xxx (on a su après qu’elle commençait par 0xxx)
  • Soulaimane qui a brillamment perpétué la tradition du camping version sarcophage initiée dans le Vercors par Carlos (qui nous a bien manqué le bougre)
  • un VTTiste expert en barbecue : qu’il soit encore remercié de son dévouement

WV 2015 camp scout

  • un Gabisnak expert en vache menée au taureau, gestes à l’appui : nous n’avons pas pu suivre ! faut dire qu’on était abondamment hydratés, pour ne pas dire imbibés
  • la preuve que des chamallows trop grillés peuvent être redoutables : quelque chose entre le produit pour étanchéifier les coutures de matériel de camping et le sang d’Alien
  • un Antoine, mais pas celui des chemises hawaïennes, qui nous a révélé autour du feu de camp la martingale permettant de résoudre toutes les contrepèteries : 2 consonnes et 2 syllabes
  • mon multitool cycliste, oublié le soir aux wc, qui a suscité bien des interrogations le lendemain matin sur la nature du pb que j’avais pu avoir à résoudre

WV 2015 camp scout 2

WV 2015 camp scout 1                   WV 2015 transport de liquides

  • dim. matin : un concours de qui a la plus longue… après avoir un moment espéré l’emporter, c’est finalement Soulailmane qui a gagné et a donc pu partir avec le gros lot
  • ensuite, sur la route, il nous a fait goûter ses boules
  • Marine qui, en plus d’avoir découvert quelques termes du glossaire vélotaf, pensera certainement désormais à accrocher ses sacoches le plus en Ar possible sur son porte-bagages
  • un retour par les Ravels et petites routes de campagne toujours aussi agréable

WV 2015 retour sur Lille

  • un déjeuner diététique du dimanche : bière, glace, café gourmand (la brasserie du bord de la Deûle ne servant pas à déjeuner en terrasse)

La phrase de la rando : « La bière, une fois mise en bouteille, ce n’est plus buvable » je vous laisse méditer, sachant qu’elle a entraîné un vrai temps de réflexion…

A propos de bière(s) : cette année, j’ai ramené 4 bouteilles de LeFort, achetée après dégustation chez Vanuxeem, et 8 bouteilles de Westvleteren 8° achetées aux moines trappistes de St Sixtus… mais aussi un Couque Dinant pour les abstinents

Des idées ont fusé pour cet automne et l’an prochain car franchement, à 1h de TGV de Paris y’a d’la verdure, de l’air, du vent, du soleil, des nuages, des vaches, des chevals, des poulains, des poneys, de l’eau, des champs, des prairies, des petites routes en bon état, des brasseries et des lillois(es) qui sont comme ça : :bravo:

Pour lire le compte rendu de l’édition 2014, cliquer ici

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Méry sur Oise – Lyons la Forêt – Gisors

Posté par Jean-Jacques le 26 mai 2015

Dimanche, j’ai enfin concrétisé mon envie de découvrir Lyons la Forêt dont j’avais déjà traversé une partie du massif forestier à deux reprises : en allant jusqu’à Beauvoir en Lyons puis Dieppe.

Départ de la gare de Méry sur Oise à 8h35 pour m’éviter quelques km de route de banlieue urbanisée inintéressante. Je me laisse glisser vers Auvers sur Oise, protégé par un coupe vent car le fond de l’air est frais. Passé le pont sur l’Oise, je prends la première petite route à droite, que je quitte par un double-sens cyclable improvisé pour rejoindre la route de la vallée du Sausseron.

A l’entrée de Valmondois, j’ai l’oeil attiré par un panneau « itinéraire cyclable ». Comme le but de cette balade est la découverte, je fais demi tour et m’y engage (après avoir franchi une bordure saillante en gros pavés, pas cyclable elle). C’est vraisemblablement le vestige du ballast d’une voie ferrée qui, avec quelques aménagements, permet de remonter tranquillement la vallée du Sausseron.

Certaines parties de ce chemin sont des allées routières goudronnées. Parfois c’est aussi du chemin empierré autorisé au passage des véhicules des riverains. Ces parties sont alors truffées de nids de poule, parfois comblés avec des débris de briques ou de tuiles que je contourne soigneusement, connaissant leur pouvoir tranchant.

Ce Chemin vert, dont les parties réservées aux cyclistes et marcheurs sont protégées par de courts potelets étroitement plantés (cyclos avec remorques ou sacoches basses : séances de portage prévisibles), alterne les passages sous le couvert des arbres et les trouées lumineuses.

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Il débouche à Labbeville, au nord-’ouest de Nesles la Vallée. Passé un bref mais intense raidillon, c’est par une jolie petite route que je rejoins Frouville et mon itinéraire « habituel » vers Gisors. Cette arrivée sur Frouville me permet d’ailleurs d’admirer sa mairie, que je n’avais jamais remarquée.

Je passe le hameau « fortifié » de Messelan, franchis en moulinant la longue côte qui suit avant de replonger sur Arronville, dont l’entrée est protégée par un « gendarme couché » parfaitement adapté aux vélos. J’en sors, en me croyant un instant dans le Morvan, par la jolie petite route de Berville (refaite à neuf qui plus est).

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Arrivé à Berville, je bifurque vers la plaine et la D 105 menant à Chaumont en Vexin.

Arrêt photo pour montrer la diversité du paysage, puis pédalage à bon rythme (enfin, « mon rythme » serait plus juste, même si j’ai suivi un cyclo qui m’a dépassé et m’a servi de « lièvre ») jusqu’à Chaumont en Vexin pour une pause boulangerie. A propos de lièvre, cette partie sera marquée par des rencontres animales : alouette décollant juste au dessus des blés encore verts, lapin couché n’ayant pas su anticiper l’arrivée d’un véhicule, lièvre un instant surpris dans l’herbe du bas-côté mais qui s’enfuit aussitôt, seules les pointes des oreilles dépassant du blé à chaque bond.

En arrivant sur Trie-Château, le débouché sur la passante D 981 se fait désormais par un magnifique rond-point, que je trouve bien plus pratique et sûr que l’ancienne intersection en sifflet.

Comme les fois précédentes, l’arrivée sur Gisors se fait par une zone d’activités commerciales à la chaussée façon « patchwork », certainement abîmée par le trafic incessant des cyclistes … Gisors est l’occasion d’une pause double-café à une terrasse ensoleillée du rond-point du centre-ville. Je le sirote en regardant passer les Jackies en goguette.

Je repars en montant la petite côte pavée jusque derrière le château, direction St Denis le Ferment par la route forestière menant au moulin de Saint-Paërs dans la vallée de la Lévrière. Je remonte cette vallée en pente douce, toujours aussi agréable à parcourir. Arrivé à Bézu la Forêt, je m’arrête pour une pause pique-nique d’environ 30 mn en centre-ville, rue de l’Eglise.

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J’emprunte ensuite un bout de la route des Andelys pour gagner le plateau où je bifurque à droite vers les routes forestières dont la plupart sont réservées aux marcheurs et cyclistes.

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Elles offrent de curieuses illusion d’optique : alors qu’on les croit horizontales, elles s’avèrent être en légère pente, tantôt montante, tantôt descendante. Et mieux vaut rester attentif : les tâches d’ombre et de soleil camouflent partiellement des nids de poule, parfois d’autruche.

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Parti sans carte, j’enchaîne les routes selon l’inspiration, sachant seulement que je veux rouler vers le nord-ouest en rencontrant le moins de véhicules possible. J’arrive ainsi… pile sur la N46 (E46 sur la carte) que je peux heureusement longer en prenant sur la gauche le billard d’une voie de service jusqu’à La Feuillie d’où je descends vers Le Tronquay et Lyons la Forêt que j’atteins vers 14h40.

Il  y a beaucoup de monde (l’agglomération rouennaise est proche) : les terrasses sont pleines, les automobilistes tournent pour chercher un stationnement et je me détends avec un café et une viennoiserie, mon vélo sous les yeux.

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Je quitte Lyons par la D 6 qui monte en pente douce à flanc de coteau puis je bifurque vers Fleury la Forêt.

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Sur le plateau, je fais un petit crochet pour emprunter une dernière route forestière, un chemin plutôt,

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avant de reprendre la route vers Morgny et son église au clocher de style darkvadorien (*), Longchamps puis Saint Denis le Ferment. (*) source

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La boucle est bouclée et c’est à 17 heures que je prends mon billet de train en gare de Gisors.

Pour le diaporama complet de la sortie cliquez ici (pour le voir en plein écran, cliquer sur le bouton plein écran en bas à droite de la 1ère photo)

Et, pour les amateurs de chiffres : 

  • 126 km de 8h40 (gare de Méry sur Oise) à 17h (gare de Gisors) soit 8h20mn sauf erreur, 
  • enlever 15mn de pause café à Gisors, 30 mn de pause pique-nique à Bézu la Forêt, 30 ou 40 mn (pas vérifié) à Lyons la Forêt, soit à la louche 1h15-30 hors micro-pauses photos
  • cela donne… euh… env. 7h10 roulées à 17,6 km/h de moyenne, pas si mal avec des routes forestières qui étaient parfois des chemins empierrés, une jambe droite encore faiblarde et une transmission que j’ai entendue se dessécher au fil des km

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Toulouse – Lac de St Ferréol 2015

Posté par Jean-Jacques le 3 mai 2015

En 2013, nous avions suivi le Canal du Midi de Toulouse à Carcassonne. Cette année, nous avons convenu de refaire ce trajet, mais avec un crochet passant par Revel afin de découvrir la Rigole de la Plaine puis celle de la Montagne Noire.

Départ de Lannemezan lundi 20 avril avec le TER de 11h05, une rame automotrice de seulement 2 voitures, déjà bien pleine mais qui offre l’avantage d’une entrée presque de plein pied avec le quai par une large porte coulissante. Nous délogeons 4 voyageurs afin de suspendre nos 3 vélos. Il faut dire que cette fois un bon copain de Rayan nous accompagne.

Descente en gare de St Agne afin d’éviter le parcours le plus urbain du Canal. La gare est bien aménagée : un plan incliné longe les escaliers, puis une pente douce conduit jusque sur un boulevard d’où nous rejoignons le Pont des Demoiselles pour faire les courses du midi dans un supermarché.

Ensuite, chemin de halage direction Carcassonne. Enfin, plutôt l’écluse d’Emborel, près d’Avignonet-Lauragais, secteur où j’ai prévu de bivouaquer car le lendemain je pressens qu’une étape plus rude nous attend pour monter vers Revel. Bien que sur du plat, ce sont tout de même 35-40 km que nous devons faire et j’essaye de donner un rythme un peu soutenu.

C’est juste à la sortie de l’agglomération que nous pique-niquons : assiettes de couscous royal merguez-poulet (versées dans la casserole de la popote chauffée sur mon petit réchaud démontable à  bois ou pastilles de carburant solide), carottes râpées, triangles de fromage fondu, pommes.

 Les enfants profitent des préparatifs d’avant et après repas pour aller explorer la prairie qui nous accueille et escalader des arbres.

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Repus, nous reprenons la route. Kévin découvre des paysages que Rayan et moi connaissons, notamment les oies et le bateau de Popeye à l’écluse de Renneville.

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Arrivés à l’écluse d’Emborel, je propose de suivre un panneau indiquant un camping. Le second panneau, couvert de moisissure verte n’est guère engageant mais 150 m après un virage nous découvrons l’entrée d’un petit camping municipal, ouvert, ce qui est rare en cette saison.

Le camping payé, l’emplacement choisi, je constate qu’il est près de 19h et fonce jusqu’à Avignonet-Lauragais faire les courses du soir. Après avoir grimpé jusque dans le centre du village, désert, je trouve enfin quelqu’un pour me dire qu’il y a une boulangerie-sandwicherie et une épicerie le long de la grosse départementale (Toulouse-Carcasssonne) qui traverse le bas du village.

L’épicerie étant fermée, je fais le plein à la boulangerie et c’est chargé de 3 gros sandwiches, 2 muffins, 1 baguette pour le lendemain (+ un donut en cadeau) que je rentre installer la tente.

Après une bonne nuit bercée par le ronronnement de l’autoroute et de la voie ferrée toutes proches (couloir de circulation oblige) nous émergeons vers 7h pour un petit déjeuner spartiate : un muffin + le donut (hier soir les copieux sandwiches ont bien calé les troupes), du bon pain trempé dans du thé Tchaï aux épices (thé noir, cardamome, cannelle, gingembre, clou de girofle) goûté avec circonspection mais finalement apprécié. De toute façon, l’épicerie n’ouvrant qu’à 9h30, les enfants n’avaient pas le choix !

Nous reprenons la route vers 9h30, sans oublier de passer par la fameuse épicerie acheter notre déjeuner : raviolis au poulet, carottes râpées, des pommes et une barre de nougat blanc. A l’écluse de l’Océan, nous quittons le Canal du Midi pour traverser (rejoindre ?)  le Seuil de Naurouze d’où part la Rigole de la Plaine dont les premières centaines de mètres, agréables, font vite place à des zones boueuses voire bourbeuses peu roulantes parfois pénibles à franchir, notamment pour Rayan dont le vélo est équipé de pneus de route et moi dont la randonneuse (sur)chargée est équipée de pneus « slicks » (lisses). Il est vrai qu’il a plu ces derniers jours, j’avais oublié.

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Bref, d’un commun accord nous décidons de quitter cette galère pour prendre la première petite route de campagne venue afin de mettre le cap sur Montmaur et son château signalé par la carte Michelin.

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La route, plaisante, me rappelle les petites routes de campagne entourant Carpentras, mais dans un paysage plus vallonné. Les enfants avancent vaillamment, notamment Rayan malgré un vélo aux développements un peu trop longs : sur son vélo à la transmission en 1×9 (1 plateau pour 9 pignons) il est moins à l’aise que Kévin et son VTT à triple plateau.

Mais il fait beau, encore plus que la veille, et bien que nous ayons quitté l’ombre bienfaisante des arbres du bord du Canal, nous atteignons facilement Montmaur, perché sur sa colline. Au pied de l’église et du beau château de style occitan, en cours de rénovation (pour env. 150 000 € on pourra bientôt y avoir son appartement) nous nous installons sur les marches d’un escalier, à l’ombre, pour nous restaurer. Et après le repas, séance de balançoires dans une aire de jeux face à l’école communale.

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En quittant Montmaur, toujours sous le cagnard, nous passons devant le socle en pierres d’un moulin à vent décoré de meules. Tramontane et vent d’Autan (ou « marin ») doivent s’en donner à cœur joie car ce n’est pas le seul vestige de moulin que nous verrons dans ce secteur.

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Après avoir un peu erré et sans doute loupé un embranchement, Rayan commence à en avoir plein les jambes de sans arrêt monter puis descendre puis remonter, à chaque fois un peu plus haut, et ce n’est pas une pause sous les arbres près d’un cimetière (où nous ferons le plein d’eau) qui lui redonne le moral et des forces.

Une dernière longue descente suivie de quelques centaines de mètres sur une départementale et nous voila sur une petite route, presque à portée de main de notre destination : la chambre d’hôtes de Dreuilhe, village que nous atteignons après quelques centaines de mètres le long de la Rigole de la Plaine, un beau chemin en stabilisé cette fois, puis… une dernière côte, courte mais raide franchie à pied.

L’accueillante et sympathique maîtresse de maison est… antillaise ! Ce qui explique qu’au dîner, les enfants ont le droit à un peu du parfumé Colombo de poulet préparé pour deux couples de pèlerins marchant sur le Chemin de Compostelle. Un pilon chacun et du riz, ce qui ne les empêche  pas de prendre une bonne assiettée du chili con carne en boîte que j’avais ramené de Revel, sans parler de la surprise du soir : juste avant de dormir, alors que je descends régler la note, on nous propose une portion de gâteau meringué à la crème pralinée. Les enfants ne se font pas prier pour quitter le lit et nous remercions chaleureusement la randonneuse dont c’était l’anniversaire.

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Détail amusant : aussi bien l’hôtesse que l’un des couples de randonneurs ont tout comme moi vécu dans l’Oise, dans la région de Villers St Paul et Chantilly.

Le lendemain matin, après un copieux petit-déjeuner, nous reprenons la route avec un vent de face à décorner les cocus, le vent d’Autan. La fatigue de l’étape d’hier se fait sentir et comme la route continue de monter par vagues vers la Montagne Noire, c’est avec une certaine peine que nous atteignons le lac-réservoir de St Ferréol où nous pique-niquons à l’abri d’un muret.

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Après le déjeuner, un peu léger je le reconnais, et quelques hésitations sur la route à prendre pour rejoindre le village de Les Cammazes, point de départ de la Rigole de la Montagne Noire, nous nous engageons dans une montée qui semble interminable et où Rayan craque, épuisé tant moralement que physiquement.

moral en berne  DSC01369  illustré par un graffiti :  DSC01368

Et lorsque nous arrivons en haut, un cyclosportif me confirme que… nous sommes sur la mauvaise route ! mais à quelque chose malheur est bon : j’ai le plaisir d’annoncer à Rayan, qui en a vraiment ras le bol, que nous allons pouvoir descendre quasiment droit sur un camping qu’il avait apprécié il y a 2 ans, le camping à la ferme de La Capelle, et d’abréger les souffrances en prenant le train du retour à Castelnaudary.

Aussitôt, le moral revient. Nous enfilons nos coupe-vent car la longue descente (de quoi tenter de battre des records de vitesse) face au vent est très fraîche. Quelques vallonnements et un frôlement sans avertir d’un crétin du volant plus tard, nous arrivons au camping, désert hormis deux grandes tentes familiales fermées, où nous retrouvons « notre » emplacement, et la vue en sortant des douches : 

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La tente montée, je pars faire quelques provisions à l’épicerie de St Martin Lalande et lorsque je reviens, je trouve les gamins en train de jouer avec les enfants des familles rentrées de balade ou faisant halte pendant leur randonnée.

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Je salue notamment ce couple avec 3 ou 4 enfants, dont un installé dans la remorque lourdement chargée (tente familiale oblige) tractée par le papa.

Kévin et Rayan s’éclatent, je dois même parfois intervenir pour calmer un peu les esprits. 

Le dîner est pris dans la salle hors sac judicieusement aménagée à l’entrée du camping : un vaste barnum blanc fermé sur 3 côtés 1/2, solidement arrimé, un plancher genre palettes juxtaposées (mais aux lattes serrées) et 4 tables en bois avec bancs incorporés façon aire de pique-nique… royal et sympathique, notamment lorsqu’une table voisine m’offre un verre d’excellent vin rouge local accompagnant le cassoulet commandé à l’épouse du fermier.

A ce propos, il paraît que c’est LE cassoulet, le seul l’unique le VRAI, non dénaturé par tout ce que les toulousains se croient obligés de rajouter pour se distinguer : tomate, chapelure, …

Pour notre part, nous nous contentons d’une solide gamelle de Chorba en sachet épaissie aux cheveux d’ange achetés à l’épicerie du village et… mal dosés : après cuisson, tout a failli sortir d’un bloc lorsque je l’ai servie aux enfants… que j’ai du aller chercher, tellement absorbés par leurs jeux qu’ils en oubliaient leur faim.

Nuit calme troublée par les seuls chants des oiseaux, moins nombreux qu’en 2013 m’a-t-il semblé.

Réveil sous un ciel plombé, sans vent, avec soudain une petite averse de fine bruine ne présageant rien de bon… le petit-déjeuner est vite pris, la tente pliée humide et nous rejoignons rapidement le Canal puis, après avoir enfilé les blousons de pluie pour ne pas succomber au paradoxe de la grenouille, c’est par une dernière montée que nous entrons dans Castelnaudary.

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Nous faisons le tour de sa rade qui permet un rappel de la classe de découverte à laquelle les enfants ont participé avant Pâques puisque côté chantier naval, une péniche a été hissée sur le quai et qu’une autre est en réfection en cale sèche. Mais surtout nous avons l’occasion d’assister à l’étonnant spectacle d’un goéland harcelant un cygne au point de le chasser vers nous.

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Ensuite, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers la gare en contrebas du Canal.

le diaporama complet de cette randonnée (pour le voir en plein écran, cliquer sur le bouton plein écran en bas à droite de la 1ère photo)

Moralité, je n’avais pas assez anticipé :

  • le relief que Rayan a pu surmonter, et j’en suis fier, mais dans la souffrance faute d’entrainement et d’un vélo aux développements adaptés. Pour une prochaine rando hors voie verte ou chemin de halage il faudra modifier la transmission : pédalier à double plateau avec un (tout) petit plateau et/ ou une nouvelle cassette avec un étagement plus important
  • le tracé car sur ces petites routes de campagne, la signalisation n’est pas toujours au top et la carte Michelin peu précise (la prochaine fois, il faudra que je prévoie quelque chose genre IGN Top 100)

et pour ma part, j’ai très envie de retourner randonner dans l’arrière-pays entre Toulouse et Carcassonne.

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