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Val de Loire : cyclocamping entre Orléans et Tours fin mai 2014

Posté par Jean-Jacques le 3 juin 2014

Balade en cyclocamping du 29 mai au 1er juin 2014 à l’initiative de Charles, un ami orléannais. Par flemme, j’ai copié/ collé le compte rendu publié ur le forum vélotaf.com et modifié les prénoms

Craignant une interruption du trafic transilien en raison d’importants travaux (remplacement de ballast, rails, aiguillages) je me réveille vers 4h30 et pars vers 5h15 sous un faible crachin qui devient bruine et m’oblige à enfiler le blouson de pluie. Elle cesse à la sortie de St Denis alors que je chante mentalement le tube de Jacques Dutronc (pas à haute voix : je crains trop déclencher une vraie pluie)

Une heure plus tard, j’arrive aisément et rapidement à Paris-Austerlitz où je repère de suite un beau vélo Van Nicholas chargé comme un mulet : c’est Laurent. Fabrice nous rejoins un peu plus tard, me soulageant du matelas autogonflant rose girly et de la popote 1 pers. Dès que la voie du TER est annoncée, nous montons à bord en compagnie d’une autre cyclorandonneuse. Nous faisons bien : au moins 4 autres cyclos se présentent ensuite, qui s’installent comme ils le peuvent.

Trajet sans histoire jusqu’à Orléans où Charles nous accueille en nous faisant découvrir certains des coins connus des seuls orléannais : la place Jeanne d’Arc, la maison où celle-ci habita, quelques rues de la vieille ville aux agréables pavés sciés (merci à l’ABF d’avoir accepté cette hérésie) avant de rejoindre le pont où le reste de la troupe nous rejoint, avec de nouvelles têtes parmi d’autres plus connues.

Toute la troupe se met en route, formant un impressionnant cortège. Passage par Beaugency et son beau pont médiéval, le seul encore en service, puis quasiment au pied de la centrale électrique nucléaire de St Laurent des Eau, bénie de ces fainéant(e)s en VAE.

Solange montrant des signes de fatigue, bien compréhensibles au 6ème mois, nous écourtons l’étape à Muides sur Loire et rejoignons le modeste mais confortable camping municipal de Crouy sur Cosson, un peu avant Chambord.

Les tentes installées, les baguettes et croissants du lendemain commandés (merci Bruno), un groupe d’éclaireurs part voir le château de Chambord. Trop heureux de nous dégourdir les jambes, nous roulons bon train mais une prise de relais un peu appuyée ©fin de la vertacomicorienne transforme la balade en raid cyclosportif au cours duquel Victor ne laisse pas sa part aux chiens. Arrivés à Chambord il nous explique « normalement, pour les relais c’est l’homme de tête qui s’écarte pour rejoindre la queue de grupetto, pas le second qui force l’allure », réaction immédiate : « ah non ! plutôt mourir ! »

Chambord est un beau relais de chasse dont la silhouette est gâchée par les bâches et échafaudages d’importants travaux. Mais la bière d’un des estaminets est bonne et la compagnie des vélotaffeurs venus nous rejoindre agréable. Le retour se fait à allure normale, nous permettant de remarquer autre chose que l’état de la chaussée et le dos de celui qui nous précède.

Nuit agréable malgré un dîner gâché par les piqûres de petites bestioles qui laissent d’irritantes « bouffigues » comak !

Le lendemain, départ pour Amboise via l’agréable traversée du domaine de Chambord. Courte halte devant le château, passage devant les motos d’un groupe d’Aigles de la route stationnées dans la perspective principale du château, photos de groupe dans l’allée centrale et nous repartons alors que la police montée relève l’immatriculation d’une berline sportive (qui a du se faire aligner) ainsi que celles des motards (à moins que l’un d’eux ne se soit engagé à dégager immédiatement cette allée qui n’a pas vocation à servir de parking)

Sauf erreur, nous arrivons facilement à Blois et pique-niquons sur le port de la Creusille.

Nous repartons vers Amboise, passons au pied du château de Chaumont sur Loire (festival international des jardins) et arrivons enfin à destination, après quelques incursions dans l’intérieur des terres (à moins que ce ne soit le jour suivant ?). Bref, quoi qu’il en soit, pour quitter le bord du fleuve il a bien fallu franchir au moins une côte bien raide, ah ben non deux, en fait finalement trois et qu’on a bien senti passer mais heureusement elles furent courtes et nous permirent d’accéder à de plaisantes routes vallonnées moins monotones que la voie sur berge.

L’arrivée à Amboise se fait par le haut de la falaise en longeant l’impressionnante coupe transversale du rempart de l’oppidum gaulois. Après une raide descente sinueuse dans la vieille ville, nous arrivons dans le verdoyant camping municipal équipé de blocs sanitaires stylés

Nouvelle nuit agréable, à peine perturbée par les hurlements de la pauvre Aline torturée par une poussée dentaire et la fièvre qui va de pair. Heureusement un campeur dépannera son père d’un fond de flacon de dolicrâne enfant ©mes propres enfants qui fera l’affaire jusqu’à la pharmacie du lendemain matin

Matinée consacrée à la visite du Clos Lucé, le charmant château où Léonard de Vinci finit ses jours sous la protection de François 1er. Nous admirons les maquettes de ses inventions, dont une bicyclette étonnante de modernité et nous promenons dans l’agréable petit parc où il aimait méditer

Nous repartons pour Tours, pique-niquons à la hauteur de Lussaux sur Loire et c’est de là que, sauf erreur, pour finir la journée nous monterons sur le plateau par une dernière montée, progressive celle là. 

L’arrivée sur Tours se fait via de petites routes champêtres vallonnées puis sur une roulante voie verte.

Je n’ai rien compris à la traversée de cette ville, mais l’arrivée sur le camping de Joué les Tours, sous la houlette de notre Lider Màximo dit « le GPS humain » se fait par un détour de quelques km et un dernier raidillon dans lequel j’aide comme je le peux Ulrich à tracter la remorque des Gremlins, Bruno étant resté en arrière pour dépanner Sabine qui avait cassé sa chaîne dans un excès de puissance à un démarrage.

Et nous retrouvons au camping les « retardataires » arrivés avant nous !

Sitôt installé, direction la piscine et ses deux bassins, l’un « méditerranéen » (couvert), l’autre « breton » ou « normand » (en plein air), comme cela pas de jaloux. Je barbote dans le 1er en compagnie d’Aline, son frère et ses parents avant d’aller piquer une tête « vivifiante » dans le 2d : extra ! J’y serais bien resté, mais nous avons un salut à donner. 

Après que Bruno ait profité de mon relâchement nautique pour me proposer de rentrer le lendemain à Orléans à vélo, nous arrivons devant le séduisant magasin tenu par un Julien épanoui : beaux vélos de toutes sortes, beau matos et accessoires, bouteilles de Chenin pétillant comme s’il en pleuvait, j’en profite pour acheter un paire de belles lunettes claires, ayant perdu mes 1er prix DKT en quittant Blois (merci les g^r^o^s . p^a^v^é^s . i^n^é^g^a^u^x de la descente du pont vers la voie verte sur berges ? un des rares vrais passages désagréables)

Nuit calme malgré le vandalisme déjà évoqué, réveil matutinal où je découvre Victor prêt à partir pour son dodécaudax, puis réveil général pendant que le quatuor de l’express Tours-Orléans finit de plier bagages (Bruno, Charles, Fabrice et moi)

Petit-déj’ sous le chapiteau de la buvette du camping et départ à 7h50 dans la fraîcheur. Le rythme est enlevé. A l’entrée de Tours nous voyons dans le pré d’une zone de loisirs trois beaux lièvres détaler mollement. Je ne comprends à nouveau rien à la traversée de cette ville mais avant d’avoir eu le temps de le réaliser, nous voici sur la voie verte que nous suivons jusqu’à ce qu’elle quitte la Loire pour aller se balader sur le plateau. Nous décidons donc de tracer sur la départementale quasiment déserte et effectivement nous arrivons à Amboise un peu après 9h.

Pause café avec Charles qui, suite à quelques arrêts de notre part, nous y avait précédés, puis reprise de la Chevauchée Infernale emmenée par un Bruno calé sur un rythme imperturbable. Arrêt à Blois pour s’approvisionner auprès d’une boulangerie et d’une épicerie et nous voila sur la D2152 qui surplombe la Loire direction Orléans

C’est du billard, peu de relief, mais la route est monotone sous le cagnard et la circulation motorisée, bien que peu dense et respectueuse, nous em..bête un peu quand même. Aussi, lors de la pause déjeuner à Suèvres nous décidons de rejoindre cette petite route blanche qui, sur la carte du Bibendum, longe la Loire

Et c’est alors que nous voyons passer Charles que nous hélons. Il nous dit préférer continuer sur la départementale aussi est-ce sans lui qu’après avoir traversé le village, qui réserve quelques jolis coins insoupçonnables depuis la départementale, nous nous retrouvons sur la route sur digue que nous avions quittée à Muides sur Loire le premier jour.

A ma demande, longue pause à Beaugency car il est tôt, le TER n’est qu’à 18h24 et je commence à avoir les guibolles en guimauve. Punaise ! il ne carbure pourtant pas au Taureau Rouge le Sato ! comment fait-il ?!

De là, le trajet est une formalité : Orléans 15km… 11… 9… le décompte des panonceaux fait plaisir et c’est à 15h50 que nous nous retrouvons dans le hall de la gare, plein de voyageurs inquiets des aléas ferroviaires annoncés (dont un Intercités pour Paris avec 1h45 de retard) 

Pour les amateurs de chiffres : 138.5 km parcourus en 6h (hors pauses diverses pour env. 2 h au total) à une moyenne roulée de 23 km/h. Pas si mal pour de modestes cyclistes amateurs, chargés de bagages, avec un petit vent de face pendant toute la durée du trajet

Le pot pris à une terrasse de la place Jeanne d’Arc se termine sous un ciel devenu uniformément gris, le vent que nous avons eu de face toute la journée fraîchit d’un coup… la rando est bel et bien terminée. Retour silencieux sur Paris, sans encombre. 

En remontant en selle pour rejoindre Enghien, j’ai l’impression de pédaler avec des prothèses ou les jambes d’un autre, mais en arrivant dans mon secteur, j’arrive à faire frotter une sacoche dans un virage à angle droit : j’ai donc encore un peu de niaque en réserve ! 

A la prochaine ! le diaporama 

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Toulouse – Agen par le Canal de Garonne en cyclocamping

Posté par Jean-Jacques le 19 mai 2014

L’an dernier, j’avais emmené Rayan jusqu’à Carcassonne le long du canal du Midi. Il avait apprécié l’aventure malgré le vent et le mauvais état du chemin de halage à partir de Port Lauragais. Aussi cette année j’ai décidé d’aller nous promener du 4 au 7 mai du côté opposé, le long du canal latéral à la Garonne dit aussi Canal de Garonne, jusqu’à Aiguillon. Et ce fut une promenade, la preuve :

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Compte tenu des prévisions météo annonçant une dégradation à partir de mardi après-midi, j’ai avancé le départ au dimanche matin afin de profiter au maximum du grand beau temps. Le voyage commence par un TER « vélos », en fait une rame Corail reconditionnée avec 2 crochets à vélos sur la plateforme de la voiture de tête… alors que nous sommes plutôt en queue. La randonnée commence donc par une épreuve digne d’Intervilles : sprint vélos en main jusqu’à la motrice puis escalade de l’étroit escalier en maîtrisant la porte pliante qui ne demande qu’à se refermer au mauvais moment. Mais nous arrivons à Toulouse-Matabiau à l’heure prévue (env. 12h30) et c’est bien l’essentiel. Comme nous avons de quoi nous sustenter jusqu’au soir, nous nous élançons sans tarder. Enfin, à allure pépère hein, c’est une longue promenade, pas plus. Les ponts Jumeaux, tout au moins qui l’étaient jusqu’à l’ouverture du canal latéral à la Garonne qui nécessita la construction du troisième pont, au fond à gauche : DSC01033 Le chemin de halage est plein de cyclistes, rolleurs, promeneurs, à tel point que Rayan finit par trouver qu’il y a bien trop de monde pour rouler tranquillement : il faut faire attention à ceux que l’on croise et à ceux qui nous doublent. Après un pique-nique pris au soleil, nous arrivons d’autant plus facilement à Grisolles qu’un petit vent favorable nous pousse.

Après avoir quitté le canal, l’accès au camping Aquitaine se fait par la D820, heureusement calme en cette fin de dimanche après-midi, puis par un raidillon avec un miroir d’angle mort permettant de réaliser un selfie -c’est à la mode- et nous pouvons enfin nous installer en profitant de la vue et d’un voisin inattendu, un Vulcain.  

DSC01048 Après une nuit très fraîche (j’apprendrai plus tard qu’il y a eu des gelées blanches dans le Sud-ouest) bercée par les coassements de batraciens, puis la reprise de la circulation routière sur la départementale, un bon petit-déjeuner nous permet de reprendre notre balade avec pour objectif Moissac, sur une voie verte désormais quasiment déserte car nous sommes lundi. C’est agréable de pourvoir rouler côte à côte par ce beau temps et de goûter aux fleurs sucrées d’acacia (plus exactement de Robinier faux acacia). DSC01050

Pique-nique à Montech après y avoir fait quelques courses, sur une table près du port et d’une aire de jeu, hélas déserte, avec au passage l’exposé pédagogique d’une technique de réhabilitation des berges 

 En repartant, nous longeons la « pente d’eau » de Montech, sorte d’équivalent du plan incliné de Saint-Louis Arzviller dans les Vosges : un engin puissamment motorisé constitué de 2 motrices ferroviaires accouplées (2 x 1 000 cv) pousse devant lui dans une rigole bétonnée l’eau sur laquelle flotte la péniche (ou la retient pour la descente) ; on trouve sans peine sur Internet des photos et informations sur cet ouvrage, notamment un projet de remise en service prévue pour 2015. Cette pente forme un contraste saisissant avec le paysage habituel du canal L’arrivée à Moissac s’annonce par une rencontre familiale (une cane et ses canetons) puis la découverte d’un étonnant complexe hôtelier désert, avant de franchir le premier des 2 plus beaux ponts-canaux de notre  périple : DSC01068

Après avoir demandé notre chemin à l’office du tourisme de Moissac (ville qui devrait développer sa politique cyclable, ses rues s’y prêtent) nous nous installons dans le camping de l’Île du Bidounet, le plus près possible du Tarn et de son pont-canal, qu’après le dîner nous allons voir de plus près, à vélo bien sûr :

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en observant une étrange flore dans le bas-côté de la route.

Nous ne visiterons pas Moissac, que Rayan n’a pas du tout aimé (mais il l’a dit plus trivialement) peut-être à cause du « cyclhostile » pont Napoléon (étroit et très passant : le Grand homme n’avait visiblement pas pensé à la cohabitation cyclistes/ véhicules de transport) le seul permettant de rallier rapidement le centre ville. Mais le lendemain, en repartant vers Agen :

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Le canal, coincé dans un couloir de circulation entre voie ferrée et départementale à fort trafic, qui parfois s’éloigne et se fait oublier derrière des rideaux d’arbre, nous offre tout de même quelques beaux points de vue ainsi que la découverte de prêles, une plante préhistorique qui atteignait alors la taille d’un arbre. (si mes souvenirs de lectures encyclopédiques sur cette période sont exacts) 

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Depuis Moissac nous dépassons de nombreux pèlerins, aisément reconnaissables à leur sac à dos orné d’une coquille St Jacques, puis quittons brièvement le canal à Malause pour aller acheter de quoi pique-niquer. Ensuite, petite pause boisson et grignotage d’un mélange de fruits secs et de fruits séchés.

Nous pique-niquons un peu plus loin, à la hauteur de Golfech, sur le pont-canal de la Barguelonne. En reprenant notre route, Rayan a le bref espoir de pouvoir suivre une famille avec enfants. Mais hélas, elle quitte le canal pour sans doute rejoindre leur maison.

Un peu plus loin, un crochet nous fait passer devant le bâtiment pimpant de l’abattoir derrière lequel nous découvrons, entassées dans les herbes folles, les inquiétantes carcasses rouillées des restes d’un parc d’attraction abandonné.

C’est pourtant à cet endroit que le canal nous offre un de ses cadres les plus verdoyants

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Le ciel se voile, devient uniformément gris, et c’est sous une petite pluie que nous faisons halte un peu avant Agen pour une pause casse-croûte. Trouver l’endroit est facile, c’est juste après ce vieux toit végétalisé :

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Nous repartons sous la faible pluie qui ne nous dérange pas : à peine si on hésite un peu avant d’enfiler notre blouson de pluie « au cas où », histoire de ne pas être victimes d’une version cycliste du paradoxe de la grenouille en nous retrouvant trempés jusqu’à l’os à cause d’une soudaine grosse averse.

Nous atteignons Agen presque sans nous en rendre compte et traversons la ville par un cheminement agréable alors que la pluie a cessé. Après être allés jusqu’au pont-canal, je songe à demander par téléphone notre chemin au gérant du camping. Je note scrupuleusement ses indications, mais dois demander mon chemin pour trouver le point de départ, l’Intermarché du quartier de Bon Encontre qu’il n’a pas su m’indiquer à partir du canal.

Un cycliste de passage me dit que nous devons retraverser toute la ville. Puis nous rencontrons des employés municipaux qui me parlent d’une église, de ronds-points, de tourner à gauche puis à droite puis… bref un cheminement sans doute clair dans leur tête mais dont la description est extraordinairement compliquée.

Nous commençons à suivre la route indiquée, plutôt calme, ne voyons aucune église et nous retrouvons rapidement en dehors de la ville… je connais Rayan : il ne doit pas être rassuré et puis autant vérifier au plus tôt où nous sommes. Je dégaine alors mon smartphone et, à partir de la cartographie couplée à la fonction GPS, nous découvrons que nous sommes, sinon sur la bonne route, du moins dans la bonne direction, celle de Cahors.

Nous atteignons rapidement Pont du Casse et la longue montée qui, après être passée devant l’église, mène au camp d’accrobranche Happy Forest où se trouve le camping. Rayan en bave, met pied à terre deux fois mais persévère, comprend l’intérêt et le fonctionnement des dérailleurs (bien obligé !) et de l’effort régulier, pédalant souplement en « moulinant » et finit ainsi par triompher du relief.  

Le camping, en terrasse en haut d’un vallon, nous offre une vue splendide malgré les mauvaises conditions météoSur la première photo, le petit triangle rouge à gauche sous les arbres est une tente suspendue

DSC01134 DSC01133 Quelques courses au supermarché en bas de la côte (j’y suis allé seul) nous permettent de prendre un repas de rois pour fêter notre ascension : pilons d’ailes de poulet (saveurs barbecue et tex-mex), accompagnement principal à base de quinoa, fromage Babybel, baguette fantaisie en épis, salade de fruit au sirop léger.

Un poney vient nous tenir compagnie avant de regagner ses pénates. Je l’entendrai dans la nuit revenir brouter l’herbe autour de la tente, malgré la petite pluie qui s’est remise à tomber. Après une bonne nuit, le réveil est humide :

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mais la tente, finalement peu mouillée, est facilement repliée puis, après avoir réglé la note (plutôt salée : 17,80 € : se mouchent pas du coude chez Happy Forest vu les conditions rustiques -mais avec eau chaude et électricité)  nous prenons le chemin du retour qui nous a été indiqué. Il est bien plus simple et surtout facile à suivre ; tout en descente excepté au départ une ou deux « bosses » que Rayan monte en danseuse comme si de rien n’était :

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Arrivés sans encombre sur le canal, nous retraversons Agen, en nous tirant même une petite bourre qui fait rayonner Rayan : « t’as vu, je reste à ta hauteur ! ». Nous arrivons ainsi rapidement au pont-canal, condition que j’avais mise à l’interruption prématurée de la balade, Rayan étant lassé de ne pas se trouver de copains :  »OK, on s’arrête à Agen mais avant d’aller à la gare, on va voir le pont-canal. » Tout en pierre de taille, il est impressionnant par ses dimensions

Nous retournons dans Agen via l’agréable véloroute qui longe le port, puis arrivons à la gare vers 10h15 grâce à une passerelle aboutissant directement sur le parvis. Le premier TER pour Toulouse partant vers 12h30, nous occupons l’attente en visitant à pied une partie du vieil Agen. Ses rues sont agréables, avec une belle artère piétonne pavée (comparable à la rue Alsace-Lorraine de Toulouse) mais aussi de plus petites rues bordées de maisons à colombage (et briques bien sûr) des placettes, des arcades commerçantes

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Bon, c’est décidé : l’an prochain, nous irons au bord de la mer !!

Post-scriptum : le tracé de notre modeste périple et le diaporama

 

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Je suis un audacieux (BRM 200km de Noisiel)

Posté par Jean-Jacques le 23 mars 2014

Avec des ami(e)s du forum vélotaf, je m’étais inscrit au BRM  de Noisiel (77)  (Brevet de randonneur mondial de 200 km) organisé hier samedi 22 mars 2014 par l’Audax Club Parisien (du latin audax -> audace)

En voici le récit succint fait le soir même sur le forum (les prénoms sont les pseudonymes utilisés sur le forum) sans photo car c’est une épreuve sportive au cours de laquelle on n’a pas le temps de cueillir les pâquerettes :

Trajet aller peu agréable sous les nuages, mais avec vent de dos

Dès le début, Alérené a des soucis. Son vélo ne semble pas au point (pb de roue AR ?) et les développements peut-être trop cyclosportifs : faudrait p’têt’ essayer de changer la cassette pour une qui commence et finit avec au moins 2 dents de plus ? (plus un grand pignon « méga range » pour les côtes « de la mort qui tue » ?)

Bref le groupe Dodge-JJ puisqu’il avait été ainsi baptisé (Dodge, Saperli, Marion, Carlos45, Alérené, Youri et moi-même) finit par éclater : nous perdrons d’abord Alérené, puis Carlos45 et Youri, mais nous retrouverons Satory et Greeewy sur leur tandem avant Château-Thierry

Nous avons le plaisir de suivre l’itinéraire de la sortie « Brasserie des Trois Loups », y compris les chevaux blonds en haut de la côte de je ne sais plus où, celle qui suit le raidillon après une église

Pause casse-croûte sympa un peu après Château-Thierry, où nous rejoindra le foot-biker dépassé peu avant (ce type a fait les 200 km en « trottinette » améliorée !)

Reprise douloureuse : Dodge et Saperli partent les 1ers, puis sur leur tandem Satory et Greewy suivis du duo d’enfer (Marion et moi). Ils roulent bon train, Marion arrive à les suivre mais je fais l’élastique sans pouvoir les rattraper. Je me contente donc de ne pas me laisser larguer

On se retrouve le temps d’une pause abribus (terme latin dont l’origine remonte à Uderzo, proconsul romain qui a beaucoup oeuvré pour la diffusion de la culture gallo-romaine) afin d’échapper à une averse de pluie, ah ben tiens y’a aussi de la grêle. (finalement, nous sommes des chochottes malgré nos airs de dur(e)s à cuire)

Lorsqu’on repart, c’est finalement chacun à son rythme : 

  • Dodge, Saperli, Satory et Greewy
  • Marion qui en bave et moi, car je commence aussi à en avoir un peu plein les bottes. Donc le prétexte de ne pas la laisser pédaler seule dans la semoule tombe à pic

Il faut dire que le vent qu’on ne sentait pas à l’aller, on le sent vraiment bien maintenant ! Néanmoins, la route, vallonnée sans excès, est plaisante (notamment les vallées du Petit puis du Grand Morin) et offre de jolis paysages sous le soleil 

Hélas, on débouche ensuite sur le plateau (?) Briard : grandes ondulations de terrain, monoculture type plaine du mid-west, pas une haie pour couper le pinaise de vent de face sa race qui doit souffler à au moins 50km/h et une départementale (D216) passante en faux plat montant qui file droit devant, rectiligne à en pleurer tellement on dirait qu’on pédale sur place, avec des abrutis d’automobilistes frôleurs ou qui se rabattent devant ma roue alors qu’ils ont toute la place de doubler large (ah ! si j’avais pu coincer le con-ducteur de ce petit camion-benne transportant du bois de chauffage)

Heureusement, derrière moi un « JJ, prochaine à droite » nous fait quitter cet aperçu sinon de l’Enfer, du moins du purgatoire. Du coup, le vent on l’a de dos (béatitude et soulagement) puis à nouveau tantôt de face, tantôt de 3/4 face mais pas toujours du même côté pour varier les plaisirs, bref on est « ravis » ! mais sans trop de bagnoles, et surtout sans aucun(e) excité(e) du volant, c’est déjà ça

Enfin, c’est par des routes plus agréables que nous regagnons Noisiel avec, dans une longue descente douce, le fameux « Vas-y JJ on les fume tous » de Marion qui a repris du poil de la bête et dont le moral, à défaut de la forme physique, est gonflé à bloc. 
Le fait que l’on double et redouble souvent les mêmes cyclos au gré de nos haltes respectives, pour finir par les distancer jusqu’aux abords de Noisiel où la zone urbaine et ses feux nous met sur un pied d’égalité, n’y a sans doute pas été pour rien (et peut-être le « 2d souffle » des sportifs d’endurance ?). Et endurants, nous l’avons été : 11h15 pour boucler ce BRM, la preuve :

BRM 200km Noisiel 2014 (1)

 quelques infos :

  • Le tracé du parcours
  • 1ère étape (90 km) de Noisiel à Mont-St-Père, un peu après Château-Thierry : moyenne de 20,4 km/h, sous réserve que les heures exactes aient été notées sur mon carnet et non des heures forfaitaires par tranche de 15 mn.  (n’ayant pas noté les heures de départ des points de contrôle, impossible de calculer une vitesse moyenne pour les 2 autres étapes)
  • Pour Marion et moi, moyenne générale du Brevet : 17,8 km/h

Bon, la salle de bain doit être chaude comme un sauna, j’vais passer les 20 prochaines mn sous la douche et puis un bon p’tit restau pour fêter ça, car « je le vaut bien », à +

PS :
1- hors de question que je fasse jamais plus de 200km (suis pas fou à ce point)
2- la médaille est valable jusqu’en 2015 : j’attendrai donc 2016 pour voir si je repique au truc (ou alors l’an prochain s’il n’y a ni pluie ni vent annoncés)

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Randonnées en pays d’Apt – 5 jours en nov.2013

Posté par Jean-Jacques le 23 novembre 2013

9 participant(e)s venu(e)s de divers horizons: Bordeaux, Dijon, Orléans, Fontainebleau, Paris et sa proche banlieue. Seul point commun : nous nous déplaçons quotidiennement à vélo, notamment pour aller au travail.

Lieu : Apt (84) dont le Camping municipal des Cèdres, un des rares encore ouverts (il ferme le 15 nov.), est parfait comme camp de base pour des randonnées « en marguerite ». Quand on part, on quitte la vallée et ça monte, mais au retour on descend.

Hébergement : dans des Bengalis (confortables bungalows en grosse toile de bâche, avec mention spéciale pour l’excellente literie) et sous la tente pour 2 courageux

Vendredi 8 nov.  
Tôt le matin, le transilien qui m’emmène à la gare du Nord est peu chargé, je suis détendu… jusqu’à ce que je découvre avoir oublié mon phare AV ! Mais pour quoi faut-il que j’oublie TOUJOURS quelque chose en partant ? 
Le trajet jusqu’à la gare de Lyon se fait rapidement : les rues parisiennes sont parfaitement roulantes aux alentours de 7h du matin.

Je suis le seul cycliste dans le TGV mais plus sur le parvis de la gare d’Avignon-centre où je retrouve 4 participants dont 2 inconnus : un dijonnais au trike sapin de Noël, et un bordelais au Van Nicholas en titane à moyeu à vitesses et porte bagage surbaissé avant.
D’un commun accord, nous décidons de commencer par une incursion touristique dans Avignon : tout droit direction la place de l’Horloge puis l’esplanade du Palais des Papes d’où nous montons vers un lieu de repos bien connu des avignonnais : le jardin du Rocher des Doms (rebaptisé semble-t-il, je n’ai pas relevé le nom) qui offre une vue panoramique à plus de 180° sur le pont St Bénézet et toute la région au nord d’Avignon
De là, nous redescendons vers le centre ville pour une agréable pause déjeuner à la terrasse d’un petit restau sympa 

Quelques gouttelettes de pluie rappellent que la météo n’est pas optimiste et nous font lever le camp. Rapidement, nous trouvons le chemin conseillé par le comité départemental du tourisme : l’anneau de vitesse l’immense rond-point quasi autoroutier de Réalpanier, St Saturnin les Avignon et sa longue descente vers la plaine puis, après avoir franchi le joli pont de l’Avocat, Velleron d’où, en coupant par le centre ville, nous allons jusqu’à la départementale menant à l’Isle sur la Sorgue puis la montée vers Lagnes, courte mais sèche, qui se prolonge jusqu’au « col » de Cabrières d’Avignon. Je la sens bien passer avec les bagages !

Un trajet vallonné nous emmène jusqu’à la descente vers Les Beaumettes et le début de la Voie Verte du Calavon.

Son revêtement est du billard, les paysages très agréables, mais jusqu’aux environs d’Apt le plaisir d’y rouler est gâché par les intersections avec les petites routes de campagne équipées de chicanes si serrées qu’il en faut presque poser pied à terre pour les franchir : je plains les cyclistes en tandem ou avec remorque ! Mais quelle mouche à bien pu piquer les concepteurs de cette partie ? d’autant plus qu’ensuite, les chicanes sont bien plus cyclamicales ; dommage et incompréhensible !

Arrivée nocturne (sans lampe AV, je n’en mène pas large) sur Apt : « c’est beau une ville la nuit », vue depuis la voie verte en corniche surplombant les toits. L’accueil au camping, juste en contrebas de la voie est cordial : je confirme le nombre de participants, de bengalis et convenons que le paiement global se fera mardi matin, la gérante n’ayant pas envie de rejouer le sketch de l’addition ©Muriel Robin.

Samedi 9
Après une bonne nuit, lever et départ nocturnes pour aller chercher les arrivant(e)s du samedi matin.
L’étude de la carte IGN au 1/100.000 et mes souvenirs de repérage sur Streetview laissent penser que l’on devrait pouvoir rejoindre la gare Avignon-TGV par de petites routes de la plaine au sud d’Avignon, entre Oppède, Caumont sur Durance, le sud de l’aérodrome et les rives de la Durance elle-même.
Nous louvoyons ainsi en évitant autant que faire se peut les routes à fort trafic, petites ou grandes, avant de déboucher sur la voie verte/ véloroute entre la Durance et la LGV, avec un bon petit vent de nord qui, s’il a le mérite de dégager complètement le ciel, nous oblige à rouler en gruppetto pour éviter de trop fatiguer et tenir la cadence.
Arrivés dans le secteur de la gare d’Avignon-TGV nous constatons que cela se termine hélas :

  • soit par une zone (au sens argotique du terme) parsemée de dépôts sauvages de déchets divers
  • soit en butant sur une voie ferrée en construction qui coupe un pratique accès quasi direct aux parkings de la gare

A l’heure prévue, nous retrouvons nos comparses (dont un me remet une lampe de dépannage) et c’est à 7 que nous refaisons le trajet de la veille, le restaurant étant remplacé par un pique-nique sur le Rocher des Doms, sur la pelouse ensoleillée d’une terrasse à l’abri du vent.
Nos ami(e)s découvrent la longue et régulière rampe d’accès à St Saturnin les Avignon, la belle route (et large heureusement, vu le trafic) allant vers Pernes les Fontaines, d’où nous bifurquons vers Velleron, où nous ferons une pause café.
Nous repartons vers l’Isle sur la Sorgue en prenant dans le bas du village le chemin des Nesquières, une petite route balisée « itinéraire cyclable ». Très agréable au début, elle devient vite un champ de mines : au revêtement fortement dégradé s’ajoute un patchwork de nids de poule et grosses rustines de goudron en relief. Nous aurions mieux fait de prendre la départementale de la veille. Heureusement cela ne dure pas trop longtemps et nous retrouvons rapidement notre itinéraire. 

L’une de nous nous fait une petite frayeur dans Lagnes lorsque, bien qu’on sache qu’elle n’est pas une grimpeuse confirmée, son retard devient alarmant. Elle est retrouvée bien bien vite « Mon GPS me disait qu’il fallait tourner à droite ».
Après la montée vers le « col de Cabrières » puis 2 autres courtes grimpettes, nous voilà sur la voie verte où nous retrouvons 2 d’entre-nous restés au camping le matin mais venus à notre rencontre.
Les nouveaux s’extasient sur la voie verte et c’est encore de nuit que nous arrivons à Apt où l’Intermarché est vite dévalisé en prévision du dimanche et du lundi férié. Judicieuse idée car nous sommes complètement hors saison .

Dimanche 10
Nous partons sous un ciel maussade sur la Route des Ocres. Le début de l’itinéraire, qui passe devant l’usine des Ocres de France, nous laisse sceptiques car il se poursuit sur la D900 qui dessert Apt. (revêtement moyen et trafic intense)
Heureusement nous la quittons vite et, dans la montée vers Gargas, à la faveur d’une halte le long d’un lotissement pour ôter mon blouson de pluie, je fais la connaissance d’un type bedonnant sorti tailler sa haie d’une main tremblante. C’est en fait un cyclotouriste membre de la « Confrérie des 650″, qui est passé au trike (un Performer acheté à Buis les Barronnies) depuis qu’il est parkinsonien et ne peut plus conduire un vélo conventionnel.
Plus loin, nous découvrons enfin un filon d’ocre et une mine abandonnée. Nous y descendons avec un peu la sensation de nous transformer en explorateurs méridionaux, ce qui donne tout de suite un côté jovial et aimable à la chose…

La pause déjeuner se fera après avoir grimpé, sous une faible pluie, la colline où est juché le joli village de Roussillon.
A partir de là, c’est sous de gros nuages menaçants chassés par le vent et le soleil que nous nous dirigeons vers St Saturnin les Apt que nous contournons par de très agréables petites routes dans la campagne vallonnée.
Une dernière « vraie » montée vers le rond point situé au bas de Rustrel, où le fléchage nous dit de monter par une belle rampe rectiligne à 6 %… alors que nous aurions très bien pu passer par une route de contournement, et nous voilà au Colorado provençal où nous laissons les vélos.

C’est le début de la fin d’après-midi, le ciel reste menaçant, aussi n’avons-nous pas le temps de vraiment parcourir ce site immense insoupçonnable depuis la route. Et c’est sous les puissantes rafales annoncées par la météo (35 km/h avec rafales à 85) que nous descendons vers le camping où, après un nouveau dîner communautaire pris dans le bengali des garçons, l’enfer du jeu du Uno se déchaîne. 
Je laisse mes camarades rejouer « Macao l’enfer du jeu » jusqu’à je ne sais quelle heure.

Lundi 11
Le petit-déjeuner est pris un peu plus rapidement que la veille me semble-t-il. Heureusement car j’ai proposé un circuit Apt -> Roussillon -> Murs -> Lioux -> St Saturnin-les-Apt qui pourrait être assez physique. Il le fut.
Nous prenons la voie verte jusqu’à la partie où elle se transforme en véloroute empruntant une partie de départementale un peu passante. De là nous montons vers Roussillon d’où nous redescendons (et quelle descente !) vers Murs.
C’est un village perché sur un petit plateau à environ 500m d’altitude dont l’accès se mérite. Surtout aujourd’hui où le vent qui, s’il nous offre un grand ciel bleu parfaitement dégagé, rajoute quelques degrés au % de la pente ininterrompue. Mais nos efforts méritoires sont récompensés par :

  • un accueil officiel par M. le Maire et les notables du village (nous arrivons pile pour le début de la commémoration de l’Armistice, à laquelle nous assisterons en silence jusqu’au bout)
  • et un lieu de pique-nique ensoleillé à l’abri du vent et des regards

Nous repartons vers Lioux par une petite route traversant des collines boisées de maquis : chênes verts, genets, buis, sumacs rouge sang, arbustes et plantes aromatiques. Après une descente vers un creux de vallon, une rampe bien raide – mais courte – nous demande encore un bon coup de collier.
Enfin nous débouchons en vue de Lioux et sa falaise : la petite route qui y mène est en parfait état, toute en descente avec des parties plus ou moins droites, des virages, des lacets… bref un vrai plaisir à dévaler, mais avec prudence car les récentes averses ont parfois entraîné un peu de terre, gravier et cailloux dans certains virages.
Dans la vallée, l’impressionnante falaise nous domine de toute sa masse. Nous la longeons un peu avant de monter vers Lioux et sa jolie place de la mairie.

A la sortie de Lioux, nous prenons à droite une petite route qui commence par monter un peu sec. Je dis un peu car sur la fin elle se transforme en quelques lacets dans lesquels je manque caler bien que je sois « tout à gauche » en 28×32. Je bénis mon vélociste d’avoir pu remplacer la couronne de 30.
La descente vers St Saturnin commence par un raidillon presque rectiligne à bien 17 % qui nous propulse comme des balles : je n’aurais pas aimé le monter dans l’autre sens !
Nous débouchons sur une départementale peu fréquentée, en faible pente descendante ou horizontale, au revêtement granuleux en état moyen qui gâche un peu le plaisir d’y rouler. Dans un virage, nous faisons une halte pour rejoindre le sommet d’un promontoire rocheux.

A l’entrée de St Saturnin, en contrebas du muret le long duquel nous faisons halte pour nous regrouper, nous découvrons un massif de cactus garni de figues de barbaries, les mêmes que le long de la voie verte juste à l’entrée de la tranchée d’Apt.
Contrairement à celles que l’on peut trouver sur les marchés franciliens elles sont violet sombre, avec une peau fine et souple garnie de peu de piquants. Le goût est doux et avec la langue on arrive facilement à séparer la chair d’une multitude de petits pépins durs comme du bois, ces derniers permettant l’improvisation d’un concours de lancer de « mitraille de pépins ».
Nous montons ensuite sur l’éperon rocheux des ruines du château, derrière lequel mes camarades ont la surprise de découvrir le petit lac d’un barrage, invisible depuis la route. Pour revenir sur la voie verte, nous traçons directement via la route principale, toute en descente et faux plats descendants. Nous y arrivons à la nuit tombée.

La soirée est consacrée à un repas de fin de séjour dans le restaurant du Palais (place de la Mairie) le seul ouvert dans Apt. Le gérant et sa compagne sont aimables et discrets, la cuisine goûteuse et parfumée : lapin à la tomate et romarin, légumes provençaux farcis, pizzas, le tout arrosé d’un rosé du Lubéron après le Kir à la lavande de l’apéritif.
Nous en sortons alors qu’un froid véritable commence à se faire sentir.

Mardi 12
Les bagages, pour certain(e)s préparés la veille, sont vite bouclés, les bengalis rangés, la facture du camping réglée et c’est dans un froid piquant (-1°) que nous partons sur la voie verte ensoleillée.
Le rythme est assez soutenu puisque malgré un petit vent défavorable, la voie verte est en faux plat descendant. Seuls ralentissements notables :

  • une halte pour admirer le pont Julien
  • le trike du dijonnais dont une des roues AV plonge dans un regard dont une plaque d’obturation, abîmée et mal positionnée, est tombée à son passage

A peine une petite pause au bout de la voie verte et nous repartons vers Caumont sur Durance. Nous retrouvons l’itinéraire emprunté samedi matin, constatons que le ballast de l’ancienne voie ferrée menant à Cavaillon est encore visible par endroits, et c’est au bord d’un verger de pommiers qui nous abritent un peu du vent que nous pique-niquons sous un grand ciel bleu.
Certain(e)s en profitent pour faire le plein de pommes oubliées après la récolte et nous repartons sur les petites routes de campagne après que le dijonnais soit retourné à Apt où il a laissé sa voiture : il voulait pédaler encore un peu avec nous et profiter de la région. 
Un bout de départementale à fort trafic et radar pédagogique, la traversée d’une autre route très passante, un bout de bande d’arrêt d’urgence à la sortie de Caumont sur Durance, passage sous le viaduc de la LGV puis sous une autoroute, et nous voilà longeant l’aérodrome d’Avignon.

Nous arrivons dans la ceinture verte (agriculture, loisirs et… je-sais-plus-quoi, proclame un panneau) sur une route le long d’un canal, bordée de quelques dépôts sauvages de déchets et  se terminant en impasse sur une centrale à béton, d’où on accède enfin à la « voie verte / véloroute » entre la Durance et la LGV. La hauteur à laquelle se trouve la LGV et sa digue de protection, au regard de la largeur du lit du fleuve, montrent que ce dernier doit être capable de crues historiques mémorables.

Pour accéder à Avignon-TGV nous évitons d’aller jusqu’à la zone des caraques et boumians sédentarisés et coupons au plus court vers les parkings en franchissant la fameuse voie ferrée en construction citée plus haut.

De là, avec notre ami bordelais qui pourra ainsi repérer le trajet pour revenir prendre son train (mais errera un peu en ayant eu le tort de vouloir passer ailleurs) nous nous dirigeons vers le centre ville d’Avignon en suivant un itinéraire cyclable mais comment dire, perfectible, se terminant par un étroit trottoir.
C’est à la terrasse d’un café près de la place de l’Horloge que nous prenons un dernier pot à base de cafés et chocolats chauds.
Encore quelques coups de pédale sur l’avenue en « contresens cyclable / arrêt minute » qui mène droit à la gare et nous voila dans la salle d’attente où certains, faute de place vélo réservée, procèdent au démontage et mise sous housse de leurs vélos.

Dans le TGV, arrivé et parti à l’heure, nous arrivons à nous regrouper dans une sorte de « carré cycliste » qui nous permet de bavarder, admirer les OVNIS constitués par quelques nuages lenticulaires se découpant dans le couchant, regarder les photos et vidéos prises par les une et les autres.
Je ne résiste pas au plaisir orgueilleux de citer un commentaire me concernant « Il est classe JJ, on dirait qu’il ne force jamais »

Pour vous récompenser d’avoir lu ce long texte : voici mon diaporama

Aller ! on remet ça en 2014 pour aller découvrir le Lubéron ?! le 11 nov. sera un mardi ! 

Quelques infos cartographiques :

  • trajet Avignon-centre -> Apt : env. 64 km, facile mais avec un passage de difficulté moyenne (la grosse colline entre Lagnes et Cabrières d’Avignon)
  • circuit de la Route des Ocres : env. 52 km vallonnés, sans vraie difficulté
  • boucle Apt – Roussillon – Murs – St Saturnin les Apt près de 55 km vallonnés avec 2 difficultés : la montée vers Murs puis la sortie de Lioux vers St Saturnin les Apt. Explication du profil, sauf erreur : 1ère bosse : la colline de Roussillon - 2ème bosse : la montée vers Murs, suivie d’un « plateau » puis de la descente vers Lioux - 3ème bosse : nouvelle montée, vers Lioux et sa petite route à droite à la sortie, avant de redescendre sur St Saturnin-les-Apt - dernière forte pente colorée : la sortie de St Saturnin.
  • trajet Apt -> Avignon-TGV via Oppède et Caumont-sur-Durance, env. 59 km sans aucune difficulté (sauf le vent en cas de Mistral)

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Tour du Vercors en cyclocamping

Posté par Jean-Jacques le 31 août 2013

Jour 1 : Grenoble – St Gervais – Pont en Royan – Gorges de la Bourne – St Julien – St Martin en Vercors

Le voyage commence la veille sous les meilleurs hospices(non, c’est plus tard que je serai à ramasser à la petite cuillère) auspices puisque parti au boulot avec armes et bagages (gros succès auprès des collègues du PC sécurité où j’ai laissé ma randonneuse chargée) il s’est avéré que contrairement à la gare de Nanterre-U celle de Nanterre-ville est un modèle d’accessibilité pour cyclistes et PMR… et le RER de cette fin de journée du 14 août est accueillant

Rapidement embarqué gare de Lyon, rapidement arrivé en « TGV vélos » à Grenoble chez l’ami qui héberge une partie de la bande et le lendemain, départ avec 9 autres comparses le long de la belle voie verte qui longe l’Isère aux eaux bleu-gris, comme si elle avait emporté avec elle les couleurs des glaciers et des roches
Elle est superbe cette voie verte : avec les falaises du Vercors sur notre gauche, on a l’impression d’être déjà à la montagne sans avoir besoin d’y monter !
Nous la quittons pour une agréable petite route qui sinue dans les vergers de noyers avant de rejoindre une large départementale qui, à défaut d’être cyclamicale et bucolique, n’est pas hostile et permet de rouler facilement à bonne allure

Nous arrivons bien vite à Pont en Royan, porte du Vercors, ses maisons suspendues sur la rivière et sa route qui monte vers les gorges de la Bourne, une montée régulière mais longue, longue… (plus de 20 km) sous le soleil et avec un petit vent de dos suffisamment lent pour que l’on ait l’impression de pédaler dans l’air immobile d’un four.
Et si ensuite nous bifurquons à droite à l’ombre vers St Julien et St Martin en Vercors, c’est pour un % légèrement supérieur me semble-t-il… heureusement, cette route ne pouvant pas monter indéfiniment, une fois arrivés en haut c’est un peu de plat puis une loooongue descente qui nous amènent au camping des Portes de St Martin et sa piscine dans laquelle nous allons bien vite barboter avec vue sur le ciel bleu, une grande barre rocheuse, la forêt et les prairies
Repas au bar du camping à base de ravioles, pizza, hamburger du Vercors, double ration de frites et que sais-je encore… Nuit calme, à peine troublée par les cris d’un rapace nocturne et les clarines de bovins (non personne n’a ronflé, c’était les autres campeurs) et réveil aussi humide que si un arrosage automatique avait été déclenché

Jour 2 : St Martin en Vercors – La Chapelle en Vercors – Vassieux en Vercors – refuge du Col de Vassieux

Le groupe des cyclistes normaux s’élance vers le refuge du col de Vassieux en Vercors avec d’autant plus d’entrain que l’on commence par se laisser glisser le long de la route en pente
Les fadas eux, ont pris la direction du col de la Machine (moi, rien que le nom je trouve que ça fait pas super envie…)
Nous arrivons ainsi très vite à St Martin en Vercors mais hélas, c’est là qu’est l’os, la route remonte vers La Chapelle en Vercors où nous faisons le plein de victuailles et d’eau à la belle fontaine surplombant la piscine municipale
Encore un p’tit coup de descente et bien vite la route remonte franchement vers le col du Proncel où, sur le final, je lâche Carlos pour régler à la loyale son compte à un sympathique cyclosportif qui nous avait doublés, rouge et essoufflé, maillot grand ouvert, en nous souhaitant bien du courage
La tête qu’il a faite quand il m’a vu le dépasser sans trop d’efforts apparents « mais comment vous faites avec les bagages ? » réponse « j’ai un bon vélo, de petits développements et je mouline pour ne pas forcer »
Arrivés au col, nous décidons à l’unanimité de faire une longue halte jugée bien méritée pour déjeuner et découvrons les premiers chardons argentés (espèce protégée) appelés Carlines

Rassasiés, nous descendons vers Vassieux, mais le démon de la course est en nous, enfin en Georges et moi car nous nous sommes tirés une bourre bien sympa, jusqu’au cimetière-mémorial à l’entrée de la ville, commémorant l’arrivée de troupes SS en planeurs qui décimèrent la population, civils et résistants confondus
C’est à Vassieux que nous retrouvons les fadas aux cuisses d’acier pour nous diriger tous ensemble vers le refuge via une jolie petite route campagnarde (à gauche en sortant du village) devenant forestière qui passe devant le Camp Nicolas Vanier avant de bien grimper « dré dans l’pentu » la bougresse !
Halte toilette à l’auge d’une source vivifiante, puis découverte du refuge, de la vue imprenable tant côté Vercors que côté Diois vu de la falaise, du charme capricieux de la cuisine au feu de bois, de la dureté des bas flancs comparés à l’herbe des campings

La nuit ne fut troublée par aucun rongeurs, sans doute effrayés d’abord par les discussions confuses et animées pré-endormissement, puis par les bruits de nos activités nocturnes (ronflements à divers degrés, petits cris d’une amie qui cauchemardait…) bref une sympathique nuit normale

Jour 3Col de Vassieux – Villard de Lans par les cols de St Alexis, de Rousset et d’Herbouilly

Départ du refuge, passage devant la salle de bain attenante (ou presque) et nous continuons sur cette petite route forestière dont le revêtement se dégrade fortement dès que nous attaquons la pente
Les tâches des rayons de soleil filtrant à travers les arbres perturbent la vision de la chaussée et il vaut mieux être sur ses gardes. Nous arrivons sans encombre à Vassieux après un petit tirage de bourre avec deux amis (oui, à vélo, j’ai souvent 40 ans de moins)
De Vassieux, nous partons plein Est vers le col de St Alexis, avalé sans pb (il en faut désormais plus pour nous impressionner) d’où nous redescendons doucement vers la route du col de Rousset où j’irai constater qu’en franchissant le tunnel tel une sorte d’Alice au pays des merveilles, on a une vue splendide sur le Diois
Après avoir rebroussé chemin, la descente vers St Agnan est un régal. Le groupe ayant pris de l’avance, je me lâche et j’ai bien du frôler les 70km/h sur cette belle route. C’est à St Agnan que l’un de nous découvre la démission de sa chambre à air arrière qu’il répare rapidement et nous rejoignons un peu plus loin la bande qui pique-nique joyeusement au bord de l’eau en regardant distraitement les Aigles de la Route qui paradent

Lorsque nous remontons vers St Martin, c’est avec l’orage sur nos talons : le ciel noircit au sud, le vent se lève, on entend un lointain tonnerre… passé St Martin, après quelques palabres le groupe se scinde pour rejoindre Villard de Lans : une partie continue directement vers les gorges de la Bourne, l’autre monte vers le col d’Herbouilly, chacun priant pour ne pas se retrouver sous l’orage menaçant
L’organisateur de la sortie détend l’atmosphère des grimpeurs « si vous entendez comme des bourdonnements d’abeilles, descendez immédiatement de vélo et couchez-vous à terre »
Finalement, c’est une guêpe qui me surprendra : une amie qui, après avoir un peu pédalé avec moi car elle est polie, me largue sur un bout de semblant de faux plat prélude à une reprise de la montée. En quelques instants, ce n’est plus qu’un petit point tout au loin tandis que je sue à grosses gouttes pour arriver péniblement à bout de cette satanée montée
La pluie arrive dans le haut de la montée, puis s’intensifie au point que dans la descente vers Villard de Lans, malgré nos blousons de pluie nous faisons une pause pour nous regrouper dans un abri providentiel

Lorsque nous repartons, le bleu gagne du terrain dans le ciel et la pluie se calme, rendant plus agréable la sinueuse descente en forêt vers Villard de Lans, après une courte halte à un mémorial de la Résistance en belvédère panoramique
Miracle d’une organisation sans faille, nous arrivons au camping sous un grand beau temps quelques minutes après l’autre groupe. Bons emplacements : herbe tendre, sol moelleux, proche mais pas trop d’un bloc sanitaire et nous avons le plaisir de voir un 11ème « collègue » nous rejoindre
Après courses, douche, baignade dans la piscine (avec toboggans !) et un bon repas autour d’une nappe improvisée tout le monde part se coucher

Jour 4 : Villard de Lans -> La Balme de Rencurel -> Col de Romeyère -> tunnel des Ecouges -> St Gervais -> Grenoble

La veille, nous avions pris la bonne résolution de nous lever tôt. Ce qui fut fait : le soleil n’a pas émergé au-dessus de la barre rocheuse et la brume nimbe encore le paysage lorsque je sors de la tente dégoulinante de rosée, comme d’hab’ (la rosée, pas mon saut du duvet). Avant d’en sortir, j’ai tout rangé : matelas et duvets, sacoches … je suis chaud-bouillant !
Nous finissons le petit-déjeuner lorsque nous entendons un formidable réchaud se déclencher : ce sont 2 montgolfières venues survoler le camping en rase-motte, l’une d’elle atterrira même brièvement… récupération d’un passager ou coup de pub ?
Le départ est facile : ça descend, et vu la fraîcheur du fond de l’air, nous avons tous sortir un blouson coupe-vent. Bien nous en a pris car les Gorges de la Bourne sont bien fraîches et impossible de se réchauffer en pédalant.
La route est magnifique, parfois taillée dans le rocher telle un tunnel auquel manquerait la paroi de gauche. Mais pas question de trop relâcher notre attention car la chaussée n’est pas nickel, l’arrivée sur le pont du carrefour avec la route de St Julien ressemble même à un champ de mines…
C’est là que nous nous regroupons… sauf… notre ami qui avait déjà des soucis avec sa roue arrière hier et qui manque à l’appel

Nous patientons en regardant passer les cyclosportifs… mais d’autres randonneurs aussi… l’inquiétude grandit aussi l’un de nous décide d’aller voir. J’arrive à lui faire laisser ses sacoches sur place et il part, bientôt suivi d’un autre
Ne sachant pas trop ce qui les attend ensuite, ceux qui ont un train à prendre et les genoux un peu mous partent vers La Balme de Rencurel, au pied de la route du col de Romeyère
L’organisateur nous avait prévenu « ça monte un peu fort au début, puis ça va mieux »… mouais… en fait ça monte raide, on croit ensuite que c’est fini mais ça regrimpe encore aussi fort, puis la pente s’adoucit enfin avant de se relever légèrement sur la dernière centaine de mètres avant le col
Pendant cette montée, deux des cyclistes rapides du groupe nous rattrapent : le pneu arrière du retardataire a déclaré forfait mais il a pu repartir grâce à une réparation de fortune (c’est lui qui avait crevé la veille : dire qu’hier en arrivant au camping il aurait pu mieux inspecter son pneu et en racheter un neuf !)
Le cycliste le moins aguerri du groupe aura vaillamment vaincu cette dernière ascension en pratiquant avec succès la technique du « fractionné » : coup de pompe -> arrêt pour un morceau de banane séchée et un peu d’eau -> en selle jusqu’au prochain coup de mou, etc.

Arrivés au col, après une pause fruits secs nous nous laissons glisser vers le tunnel
Peu avant, la route s’enfonce dans de magnifiques gorges puis bute contre un muret, seul rempart contre un à pic et un panorama dont le Vercors a le secret. Sur la gauche, la bouche béante du tunnel ressemble à l’entrée d’un train fantôme, mais pas la version fête foraine… plutôt celle d’un Stephen King des bons jours.
Brut de décoffrage, sans aucun éclairage ni marquage au sol ni dispositif réfléchissant le long de ses parois, on dirait une gueule édentée s’ouvrant sur un œsophage qui va nous avaler.
Moins poétiquement, il donne l’impression d’avoir été fini de creuser la veille et ouvert par mégarde à la circulation.
Nous nous y engageons. Je dois régler ma lampe B&M sur la puissance maximum (40 lux) pour y voir à peu près correctement car l’on n’a aucun repère et, le tunnel n’étant pas rectiligne, on n’en voit pas le bout
La lumière du jour arrive enfin et la suite de la descente aussi : on est heureux de ne pas avoir eu à monter par là ! La pente raide est très sinueuse, parfois en mauvais état, avec des  virages sans visibilité, et se rétrécit par endroits pour ne laisser que la place d’un véhicule de passer

Un attroupement sur un pont attire mon attention : en short et torse nu, ils regardent une mouche… non un homme descendre en rappel le long de la partie supérieure d’une immense cascade. Du canyonning m’a-t-on dit : moi qui croyais que cela consistait à sauter de vasques en bassins et à se laisser glisser le long de toboggans de pierre polie par les eaux…
Après 2-3 photos, je repars dans l’pentu et c’est à St Gervais que je finis par rattraper le couple de motards partis avant moi du pont du canyonning. Concentré sur mon pédalage, je traverse le village comme  une balle et finis en douceur à l’entrée de la Voie Verte où les autres membres du groupe me rejoignent

En attendant les sportifs passés par le col du Mont Noir, nous aidons une cycliste du dimanche matin (fine 40aine dynamique, cheveux courts, corsaire et brassière de sport) à ranger son vélo dans sa voiture. Au passage, je remarque que les pneus de son vélo sont sensiblement à la même pression que mon matelas autogonflant de camping.
Je le lui fais remarquer en soulignant que les grosses valves permettent le gonflage en station service… et la réponse me laisse pantois « je ne sais pas le faire, c’est comme pour les pneus de la voiture : je ne le fais jamais, c’est mon mari qui s’en occupe » (encore une handicapée de la vie ?)
Nous regagnons la rive gauche de l’Isère, plus accueillante pour une pause pique-nique et, lorsque le reste de la bande arrive auréolée de gloire et de relents de transpiration, ça tourne à la braderie de fin de marché : « qui veut finir cela ? » « il me reste encore de ceci ! » « je ne vais tout de même pas repartir avec ça ! ». Tout sera liquidé…
Après un bon café nous nous engageons sur la voie verte.

Je remarque que notre néophyte, à l’agonie le premier jour (mais la veille il avait fait Lyon – Grenoble à vélo) a repris un bon coup de pédale : il est considérablement plus vaillant qu’au départ et passe même en tête du gruppetto formé par 5 d’entre nous (« mon compteur indiquait 25 mais mes jambes me disaient : 27… 27… »)
C’est au tour d’un autre de prendre le relais et tout à coup, insensiblement, voila le Club des 5 mains aux cocottes, bien en ligne, à mouliner aux alentours de 30-35 km/h pendant une dizaine de km en prenant des relais
Le reste du trajet se fera avec le groupe au complet, en passant devant un mur de soutènement de voie rapide livré aux graffeurs, puis une zone d’habitat précaire de SDF avant que le chemin de halage ne se termine sur les quais
Fin de la randonnée devant un glacier artisanal (humm… la glace à la Chartreuse) avant de se dire au-revoir à la gare de Grenoble toute proche

diaporama du Tour du Vercors

tracé du parcours effectué à partir de la banlieue de Grenoble

Petit bilan :

Fringues : 

  • 1 polo manches courtes 
  • 1 t-shirt technique
  • 2 cuissards à bretelles (pas lavés mais portés en alternance un jour sur 2)
  • 1 boxer informe en coton genre Pervers Pépère © Gotlib (pour la nuit)
  • 3 paires de socquettes basses
  • 1 blouson léger membrané « wind protect » à manches amovibles 
  • 1 blouson de pluie
  • 1 grande serviette microfibre
  • 1 slip de bain (perdu)
  • 1 paire de tongues (jamais mises, herbe trop humide)

Cols :

  1. montée de Pont en Royan à St Julien en Vercors (car elle le vaut bien, cf. polémique sur le site du club des 100 cols)
  2. Col du Proncel
  3. Col de Vassieux
  4. Col de St Alexis
  5. Col de Rousset
  6. Col d’Herbouilly
  7. Col de Romeyère

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Toulouse – Carcassonne par le Canal du Midi en cyclocamping

Posté par Jean-Jacques le 30 avril 2013

Petit résumé chiffré

  • 2 participants Rayan (10,5 ans cycliste néophyte) et son père (à peine plus vieux dans sa tête malgré ses 56,5 ans)
  • 110 km en 2 jours et 2 heures du 22 au 24-04 (le 25, retour en train), dont 7 km de détour pour accéder au camping de La Capelle, à St Martin Lalande, peu après Castelnaudary (mais ce camping vaut le détour)
  • 1ère étape Toulouse – Montgiscard : 20 km d’autoroute à vélo – camping sauvage à l’écluse – boulangerie salvatrice de l’autre côté du pont, le long de la RD à trafic assez intense
  • 2ème étape Montgiscard – St Martin Lalande : 50 km sur des chemins de halage qui se dégradent fortement passé Port Lauragais – nuit au camping tout confort de La Capelle : 10 € TTC pour nous deux – attention, aller faire les courses à l’épicerie-dépôt de pain du village demande de bonnes cuisses pour une courte mais raide ascension
  • 3ème étape St Martin Lalande – Carcassonne : 40 km de chemin de halage pénible car comme pour la fin de l’étape précédente, on passe une partie de son temps à regarder où on place sa roue AV – nuit au camping**** de la Cité, quasiment au pied de la Cité médiévale fortifiée : 14€ TTC, accessible peu après le débouché du Pont Neuf via une sorte de voie sur berge le long d’un petit bras de l’Aude. Ouvert toute l’année mais doit être une véritable usine en haute saison

C’est munis du guide conçu par Philippe Calas (fort utile pour évaluer le kilométrage, savoir où sont les points d’eau potable, quand changer de rive) et de duvets 5° achetés vu les T° nocturnes annoncées que nous partons de Toulouse Matabiau en fin d’après-midi après quelques courses alimentaires.  

 

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La voie sur berges est royale, mais encombrée !!! piétons, rollers, skateurs, cyclistes, vél’ôveurs, … nous obligent à adopter un rythme tranquille aux alentours de 10-15 km/h, parfait pour Rayan.

La lumière du soleil couchant est dorée à souhait et une fois dépassés les derniers faubourgs toulousains, nous pouvons pédaler en profitant pleinement du paysage

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C’est sur un beau coin de pelouse de l’écluse de Montgiscard (PK -point kilométrique- 20 depuis Matabiau) que nous plantons la tente pour passer la soirée en joyeuse compagnie.

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Le lendemain, après un petit-déjeuner pris à l’abri dans la vaste salle à manger  nous repartons de bon coeur, Rayan ne se plaignant même plus d’avoir mal au fondement : le métier rentre !

Il prend même assez souvent la tête du tandem  

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et je constate également avec plaisir qu’il commence à pédaler bien plus régulièrement qu’avant, même s’il a toujours tendance à regarder un peu trop longtemps autour de lui… ça lui jouera un tour un peu plus loin…

Nous quittons l’autoroute (à vélos !) à l’écluse de Renneville pour aller à Villefranche de Lauragais acheter des appâts pour la pêche. La gérante du magasin de cycles et art. de pêche vend à Rayan une carte de pêche (obligatoire, mais à 5€, c’est pas la ruine) et lui fait cadeau d’une boîte d’appâts en DLUO car la livraison prévue le matin a été différée. Nous profitons de cette halte citadine pour nous offrir le restau.

De retour sur le chemin de halage, nous constatons qu’à partir de Port Lauragais, l’ « autoroute » se transforme en mauvais chemin, nids de poule inclus, puis, au-delà du Seuil de Naurouze (ligne de partage des eaux) en sentier étroit en forme de gouttière : les bords incurvés sont de vrais pièges à roue avant et se concentrer pour rouler au milieu devient vite hypnotique : d’ailleurs, c’est là que je chuterai au ralenti (normal, on ne peut pas y rouler à plus de 7 à 10 km/h) par dérobade de ladite roue avant.

Ce sentier redevient assez vite un chemin  hélas creusé de nids de poules et d’ornières : pas de quoi attirer des foules de cyclotouristes.

Si mes souvenirs sont bons, ça s’améliore un peu avant d’arriver à Castelnaudary et son étonnante superbe « rade »

Toulouse - Carcassonne par le Canal du Midi en cyclocamping dans Projets, plans sur la comète, ... dsc00460-300x225

dsc00461-300x225 Canal du Midi dans Projets, plans sur la comète, ...

où nous nous cassons le nez sur le camping municipal qui n’ouvre qu’au 15 juin… et pas moyen de négocier à l’amiable (vive les petits patelins, on arrive souvent à trouver un arrangement) mais le responsable nous donne le tél. d’un camping à quelques km plus loin et nous assure qu’il est indiqué depuis le canal.

Effectivement, à l’écluse de Guerre (peu après le PK 70, donc à env. 50 km de Montgiscard) un panneau salvateur indique « camping La Capelle, 3,5km ». Nous ferons ce trajet -agrémenté de 2 courtes côtes, dont la dernière plutôt raide- avec une famille de cyclos : papa (avec sur une remorque mono-roue les 2 tentes pop up et les bagages) maman (avec au bout de la barre trailgator TM une gamine de 5 ans) et 2 filles de moins de 10 ans.

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Inutile de vous dire que pour Rayan ce fut un soulagement de constater que nous n’étions pas les seuls à chercher un point de chute et un stimulant de voir que des gamines plus jeunes mais plus expérimentées tenaient aussi bien voire mieux le coup que lui.

Bref, satisfaction de trouver un camping à la ferme loin de tout mais bien équipé (ah ! la bonne douche chaude)  dont le sympathique propriétaire est un fermier spécialisé dans les asperges.

En nous installant, je réalise que nous n’avons plus qu’une tranche de pain WasaTM et des sachets de thé : la faute à la galère pour trouver ce camping, oubli de faire un minimum de courses

Heureusement, le fermier (l’exploitant agricole devrais-je dire) nous dépanne d’un paquet de pâtes et d’une délicieuse baguette complète maison, bref de quoi faire un repas quasi gastronomique quand on est affamé et qu’on a vécu les affres de trouver où planter la tente

Le lendemain matin, je me rattrape en allant chercher pain frais et viennoiseries à l’épicerie (la baguette de la veille est un souvenir) sans oublier 2 boîtes de sardines à la tomate pour aller avec le restant de pâtes, un beau morceau d’un fromage au lait cru dont j’ai oublié le nom et un pack de barquettes de salade de fruits au sirop léger .

Puis nous reprenons la route derrière la famille cyclo…

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…alors qu’un vent d’Est à décorner les cocus, le Marin, s’est levé : heureusement le chemin de halage, pour désagréable qu’il soit, est encaissé au ras du canal, ce qui nous protège

Rayan, vaillant, se retrouve vite en tête avec Sarah  

C’est après la pause déjeuner que la famille cyclo nous « largue », pressée d’arriver à son camping quelques km après Carcassonne

Rayan commence à en avoir plein les bottes : vent + mauvais chemin + copines disparues qu’on ne rattrape pas = découragement, fatigue, chutes sans gravité, dont une à cause d’une barrière anti-motorisés qu’il n’a tout simplement pas vue…alors :

pause pêche reposante, certes, mais dsc00471-300x225 Carcassonne

Quelques km avant Carcassonne, après des méandres serrés dignes des Ardennes, le long desquels le chemin de halage doit s’élever à une hauteur impressionnante au-dessus du canal creusé dans la roche

le canal franchit un « saut » nécessitant 2 écluses contiguës  dsc00469-225x300 Castelnaudary 

marquées par un poteau singulier dsc00468-225x300 cyclotourisme

A partir de là, le chemin de halage, bien que caillouteux, se civilise et nous atteignons Carcassonne après avoir discuté avec un joggeur, un vrai qui trottine d’une foulée régulière à la même vitesse que nous : il doit en être à son 10ème km

L’arrivée dans Carcassonne est bizarre, le chemin de halage à moitié en friche, on se fait doubler par un furieux en VTT qui avoine dans les 50cm nous séparant du canal

Puis c’est l’arrivée en ville. Nous quittons le chemin de halage dont je me demande s’il aboutit quelque part tellement il est envahi de « mauvaises » herbes et je remercie mon smartphone dont la cartographie me permet de trouver le chemin du camping de la Cité car côté signalisation cyclable… il y a des aménagements, mais je n’en saisis pas la cohérence, étonnant non ?
Pour situer la place de la voiture : sur un mail servant de parking, j’ai vu une bande piétonne verte !

Nous atteignons rapidement le Pont Neuf menant à la rive droite de l’Aude

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 et à l’oppidum de la Cité médiévale fortifiée  puis au camping où nous n’avons que l’embarras du choix pour nous installer. 

Habitué au camping sauvage ou à la ferme, Rayan revient des toilettes : « Papa, il y a tellement de portes que ça m’a fait peur » 

et effectivement dsc00484-150x112 Port Lauragais

Après un bon repas et une bonne nuit, nous partons pour la gare, non sans une dernière photo souvenir

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Les menus (choisis d’un commun accord) :

  • 1er soir : boîte de chair de crabe et crevettes, chorba (sachet de soupe déshydratée prévu pou 4 pers. mais dilué pour 2 assiettes : très pratique, que nous aurions pu rendre encore plus nourrissante en rajoutant quelques pâtes), leerdammer, compote pomme-fraise
  • déjeuner du lendemain : menu asiatique à Villefranche de Lauragais
  • 2ème soir : pâtes et pain complet
  • déjeuner du lendemain : pâtes et sardines à la tomate, fromage (local ?) au lait cru, salade de fruits
  • 3ème soir : biscuits apéritifs, petits-pois carottes + sardines et thon à la tomate, restant de fromage, compote de pomme
  • déjeuner du lendemain : fast-food en gare de Toulouse en attendant la correspondance pour rentrer (la régression, ça a du bon)

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Circuit des 4 forêts : Montmorency, Chantilly, Halatte, Ermenonville

Posté par Jean-Jacques le 2 avril 2013

Pour changer de mes trajets quotidiens Enghien-Nanterre et retour, j’ai enfin réussi à mettre au point un circuit permettant de parcourir les 4 massifs forestiers du nord francilien.

Pour le faire, un vélo normal peut suffire, pourvu qu’il soit équipé de pneus pas trop fins et résistants pour faire face à quelques portions de chemins forestiers caillouteux peu roulants.

Env. 114 km d’Enghien à la gare d’Orry la Ville, parcourus en 8h à la moyenne ébouriffante de 14,5 km/h.

Le tracé du circuit 

Le départ, à froid, est éprouvant puisque c’est une montée d’env. 4,5 km jusqu’à la route forestière du Chemin du Repos de Diane, une voie verte dûment répertoriée sur la carte des aménagements cyclables éditée par la région Île de France.

Elle est plate, puis en descente. Heureusement car cette descente est en mauvais état et les fins pneus de Guylène, ma randonneuse, sont mis à rude épreuve. Elle s’améliore avant de tourner à droite, jusqu’à la D123 entre St Brice et Domont. Je tourne à gauche pour attaquer la pente raide où je dois mouliner « plus petit plateau / plus grand pignon ».

Je rejoins facilement Attainville, le village aux nids d’hirondelles, d’où une route d’exploitation agricole cimentée en excellent état me conduit jusqu’à Mareil en France, entre vergers, champs et même une galerie improvisée de « street art » :

Circuit des 4 forêts : Montmorency, Chantilly, Halatte, Ermenonville dans Projets, plans sur la comète, ... dsc00391-150x112 dsc00392-150x112 dans Projets, plans sur la comète, ... dsc00393-112x150 dsc00395-150x112 dsc00396-150x40

Jagny sous Bois et son « phare » dsc00399-112x150 marque la fin du plateau et la longue descente en pente douce vers Luzarches et la vallée de l’Ysieux.

A l’entrée de Luzarches, je tourne à droite vers le joli petit château d’Hérivaux :

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où j’ai la mauvaise idée de tourner à gauche, au lieu de contourner le Château par la droite comme je l’avais déjà fait.

En effet, la carte topographique IGN laisse penser qu’il est possible de rejoindre Coye la Forêt. Hélas, le mauvais chemin où je me suis engagé, après avoir traversé une prairie humide, bifurque à l’opposé de là où je dois aller.

Je m’engage donc dans un layon boueux, puis un autre tout aussi défoncé, à pied car même un VTT aurait du mal à passer, Guylène en est la preuve : dsc00404-150x112

Je finis par tomber sur un chemin à peu près roulant  dsc00405-112x150 qui m’amène à Coye la Forêt,  non sans avoir découvert un chêne majestueux

 dsc00406-107x150  et des habitats collectifs écocertifiés   dsc00407-112x150 dsc00408-112x150 dsc00409-112x150

La route vers les Etangs de Commelles a bien changé depuis le repas de mes 1ères noces  dsc00410-150x112  et après une vaine tentative de pause gourmande au Château de la Reine Blanche (tenancier débordé par 15 personnes)  je reprends ma route.

Pas de photo du château de Chantilly, mais une du boulodrome de Vineuil St Firmin qui a du aussi être un terrain de tir à l’arc dsc00412-150x112 sport populaire en Picardie

La montée en pente douce vers Aumont longe le haras et le golf d’Apremont, autres spécialités du sud picard, et c’est à la sortie d’Aumont que j’entame la traversée de la forêt d’Halatte par des routes et chemins forestiers quasiment déserts 

dsc00413-112x150  bien que ce soit la pleine saison de floraison des aillots :  dsc00414-150x112 dsc00415-150x112

(sous-bois typiques de cette forêt au sol gorgé d’eau)

L’approche du Mt Pagnotte se fait par une succession de vagues en marches d’escalier, chacune plus haute que la précédente, jusqu’à ce que je voie sa silhouette massive surmontée de hautes futaies (et non futées comme précisé sur le site du parc naturel)  dsc00416-150x112 dsc00417-150x112 

La route d’accès est raide, vraiment, la photo ne lui rend pas justice,  dsc00418-150x112 et ceux qui m’ont précédé se sont allégé au maximum pour arriver au sommet  dsc00419-150x112 que je finis par atteindre  dsc00420-112x150 

avec vue panoramique  dsc00423-150x112 sur les Monts Brumeux (c) JRR Tolkien.

Ce sommet a bien changé depuis la dernière fois que j’y suis allé. La route, au-delà de la tour du relais hertzien, condamnée, est devenue un mauvais chemin pierreux voué au débardage. Après une partie en pente très raide, elle se transforme heureusement en chemin plus roulant, puis le bitume réapparaît. Encore un dernier raidillon casse-pattes pour sortir d’un vallon et c’est la longue descente vers Villers St Frambourg.

Une erreur de navigation me fait passer au sud de Raray et de son château qui servit de décor au film « La Belle et la Bête » avec Jean Marais. Mais la perspective de devoir faire 6km avec le vent de face me décourage. Je continue donc vers la butte de Montépilloy et son donjon en ruine.

De là, je descends vers Fontaine-Chaalis par une route qui semble constituée de vibreurs tellement je suis secoué, ce qui gâche le plaisir.

Fontaine-Chaalis, dont on sort par une courte zone de pavés épouvantables, marque le début de la forêt sablonneuse d’Ermenonville qui se traverse facilement malgré la côte, plus impressionnante que vraiment difficile, de la maison forestière dite Maison Blanche.

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Je rejoins la gare d’Orry la Ville par l’agréable route qui, au départ de Mortefontaine, descend en sinuant vers Thiers sur Thève, puis coupe par Pontarmé, village récemment spécialisé dans les champs de gazon pour la vente en dalles et rouleaux.

Bref, agréable randonnée que le vent de face sur les 2/3 du trajet a rendu finalement assez éprouvante pour le modeste cyclotouriste que je suis : à refaire à plusieurs, ça sera plus sympa;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Boucle « nord de la Côte d’Or » – histoire et paysages

Posté par Jean-Jacques le 30 mars 2012

29-12-2011 – Bon ben voila, c’est les fêtes de fin d’année, bientôt la période des bonnes résolutions…

Alors voici mon cadeau pour 2012 : proposition d’idée d’ébauche de suggestion d’itinéraire d’une boucle dijonnaise pour le printemps 2012 !!

Dijon > Lantenay (site de la Combe Arvaux dite aux Mammouths) > St Germain Source Seine (source de la Seine) > Echalot > Aignay le Duc > Beaulieu > Chatillon sur Seine (haut lieu du sur-mesure cycliste artisanal) > Cruzy le Chatel et Ancy le Franc (j’aime bien ces noms) > Asnières en Montagne (pour les parisiens) > Alise Ste Reine (site d’Alésia, historiens trolleurs s’abstenir) > Dijon

D’après Viamichelin option vélo : aux alentours de 230km soit une moyenne de 57km/ jour sur 4 jours (ponts du 1er mai du 28-04 au 01-05 ou de l’Ascension du 17 au 20-05) qui devrait laisser un peu de temps, si on ne traine pas à se mettre en route le matin, pour de la découverte pédestre (via ferrata de la Combe aux Mammouths), des visites (par exemple d’atelier d’artisan cadreur), etc.

S’il faut faire ce circuit sur 3 jours, on le raccourcira afin de rester dans l’esprit « balade » 

Donc les propositions, conseils, etc. en tous genres des régionaux sont les bienvenus (campings, routes à éviter ou au contraire à prendre, points de ravitaillement, autre itinéraire)

Pour la météo, j’en fait mon affaire dès que j’aurai pu prendre une grenouille en otage

O2-O1-2012 – les principaux points d’intérêt que j’ai relevés :

1er jour

  • Lantenay : Combe Arvaux (accès par Pasques) dite Combe aux Mammouths, en référence aux formes des rochers de ses falaises 
  • Baulme la Roche (près de Lantenay et Pasques) : site de parapente et deltaplane, voie romaine sur les falaises
  • Champagny (à 3 km au nord de St Seine) : école-musée ouvert(e) le 17
  • St Seine l’Abbaye 1ère ville-étape : 2 circuits de découverte du parc Eolien et des paysages (circuits Tramontane 15km et Foehn 32km) à parcourir à VTT, mais peut-être aussi en vélo de route à pneus pas trop fins ? Camping municipal: ouvert, tarif 2011 : nuitée à 5,20€ (adulte 2,70€ + 2,50€ électricité)

2ème jour

  • St Germain Source Seine : source de la Seine. A 5km, lavoir du XIXème (point de départ du circuit des lavoirs)
  • Salives (en allant vers Grancey le Château) : autre lavoir remarquable du XIXème au pied d’une falaise, donjon de l’an Mil et remparts du XVème 
  • Grancey le Château 2ème ville-étape : village médiéval sur un éperon rocheux (comme Venasque-84 ?) porte fortifiée du XIIIème. Hébergement, ça va être chaud (façon de parler !)  : camping municipal fermé et gîte pour groupes complet 
  • Dernière info, la réponse de la mairie de Grancey le Château à mon appel au secours : « Recontactez-nous si vous ne trouvez rien 15 jours environ avant votre venue et on trouvera sûrement pour vous dépanner. »

3ème jour

  • Beneuvre (en allant vers Chatillon) : table d’orientation du Mt Aigu, sur la ligne de partage des eaux atlantique/méditerranée. Ascension uniquement si la route est ouverte en raison de l’altitude et des risques de chutes de neige si le printemps s’avère frais
  • Chatillon sur Seine : visite à un artisan cadreur spécialiste du vélo sur mesure, ville du crémant de bourgogne, musée du Pays du Chatillonnais et Trésor de Vix (non, ce n’est pas ce que Jess a récemment oublié dans le RER)
  • Ste Colombe sur Seine (en allant vers Marcenay) : important ouvrage hydraulique, seul vestige d’une des 1ères usines modernes à l’anglaise (1770)
  • Marcenay 3ème ville-étape : près d’un vaste plan d’eau, haut-fourneau de 1742 qui fournissait en fonte les forges de la région, et Maison du Terroir : artisans et artistes locaux camping ouvert (à partir du 01-05) nuitée : env. 5-6 €

4ème jour


08-03-2012 – Précisions logistiques (merci aux « locaux » : Christine et Quentin) :

Recommandations vélo : rien de particulier, c’est vallonné sans être incroyable, donc un vélo « normal » (mais bien roulant) fera l’affaire.
Début du week end : Jeudi 17 Mai - RdV en gare de Dijon vers 10h30 
(départ Paris bercy > 7h38 - départ de Lyon > 7h20 - départ de Grenoble la veille au soir pour lyon puis départ de lyon à 7h20 avec les lyonnais)
Fin du We : Dimanche 20 Mai - Gare de Montbard 17h30 
(départ pour Paris bercy > 18h06 - départ pour Lyon part dieu et grenoble > 17h53)
Particularités : Attention, le nord côte d’or est un « désert » : les campings/ points de ravitaillements/ bars sont rares (voire inexistants). Prévoir chèques et liquide.
Alimentation et camping :

Jour 1 jeudi férié, Dijon -> Saint Seine l’Abbaye : 
camping avec électricité - petit casino ouvert le jeudi matin - boulangerie fermée l’après midi (pour le vendredi matin : en cours de vérification)

Jour 2 vendredi, St Seine l’Abbaye -> Grancey le Chateau : 
à St Seine l’Abbaye : petit casino ouvert le matin de 8h30 à 12h (mais on sera partis avant 12h)
camping à Grancey le Château : ouvert pour nous mais sans eau chaude ni électricité.
attention ni boulangerie ni commerce de St Seine l’Abbaye à Chatillon : le coeur de la haute Côte d’or, la France profonde quoi

Jour 3 samedi Grancey -> Marcenay : 
Passage samedi après midi par Chatillon sur Seine : intermarché, boulangeries, bars. faire les courses pour le soir + lendemain
camping à Marcenay (15 km de Chatillon) : electricité, salle couverte de lecture… le grand luxe quoi

Jour 4 dimanche Marcenay -> Montbard : 
passage par Luceney le Duc au km 34 : boulangerie (en cours de vérification)
passage par Alise Ste Reine (Alesia) au km 47 : au muséoparc, sandwicherie de 11h à 15h et restaurant (« pause gourmande » après 14h) jusqu’à 16H30
au km 50 (après le déjeuner) passage par Venarey : aucune boulangerie ouverte après 13h et super U fermé le dimanche. 

Fin à Montbard : dimanche soir tout est fermé sauf le bar/ hotel en face de la gare

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Ludions par vaux et plateaux

Posté par Jean-Jacques le 1 novembre 2011

La balade « Ludions par vaux et plateaux » commence pour moi un peu avant 7h quand, ayant oublié de le faire la veille, je sors tirer quelques billets du DAB de mon secteur… qui s’avère vide ! « On » m’en voudrait ? La petite balade pédestre jusqu’au centre-ville me permet de constater que les voitures sont couvertes d’une couche non pas de givre mais de glace : ça donne le ton, hivernal, du départ.

Bien que non sponsorisé (à mon grand regret) c’est vêtu de ma tenue DKT hivernale (blouson membrané et cuissard long à bretelles) que j’arrive à peu près à l’heure au pied de la statue de Charlemagne devant N.D. de Paris où m’attendent Arofarn, Ensellecowboy et Satory notre G.O.

Nous enquillons la montée de la rue St Jacques, puis la N20 pour rejoindre le château de Sceaux noyé dans la brume. Nous y retrouvons MichelH et un sympathique ami. (dont je n’ai pas retenu le prénom)

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La balade commence vraiment. Après avoir traversé un petit bout du vaste parc, la longue montée le long l’arboretum de la Vallée aux Loups à Châtenay-Malabry nous donne un avant-goût de ce qui nous attend. Heureusement, après la traversée de la forêt de Verrières puis la descente d’un beau toboggan bétonné la route redevient plane, puis serpente en corniche surplombant une vallée semble-t-il, mais la brume tenace ne nous en laisse rien voir. Nous remarquns tout de même l’entrée de la maison littéraire de Victor Hugo, « Les Roches ».

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La route plonge ensuite dans le creux de la jolie vallée de La Bièvre d’où il faudra ressortir en montant vers le plateau de Saclay par une belle route en pente bien raide… où je mets pied à terre au milieu pour faire une pause salvatrice. Ce n’est pas le cas du TGV du club de Triathlon qui nous dépasse en trombe au moment où nous débouchons sur le plateau. « Pile à l’heure » nous informe Satory qui les a rencontrés lors de ses 2 repérages.

Le temps est calme, pourtant un petit courant d’air souffle quand même sur ce plateau. L’horizon se perd dans le brouillard, Satory nous parle tours d’essais de boosters pour fusées, CEA, accélérateur de particules (qui aurait été bien utile dans la côte que nous avons gravie), polytechnique, etc. Après quelques zigzags nous arrivons au rond-point du Christ de Saclay où nous attend une flamboyante Jess en polaire rouge vif et casque boule Girly au possible : un vrai chaperon rouge ! Mais le loup aurait du mal à la coincer : sur son CRS à éclairage teuton (nabendynamo, taglicht, standlicht) et grâce à sa toute nouvelle cassette 11×32 elle prend la tête de la troupe en compagnie de Satory.

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Nous roulons entre l’étang vieux et l’étang de Saclay sur une route en jetée. Sur la partie droite, une compagnie d’oies (ou de canards vraiment balaises) semble attendre le soleil pour prendre son envol vers des cieux plus cléments.

Nous arrivons enfin, toujours dans la brume, dans des contrées plus verdoyantes et vallonnées, mais sans excès. Un café providentiellement ouvert à l’entrée de St Rémy les Chevreuses nous permet une bienvenue et agréable pause café-chocolat chauds, renouant ainsi avec l’esprit de la halte au « Bienvenu » du « 100 bornes de chez Gégène » en février 2010, la pluie et le vent en moins.

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C’est l’occasion de faire un point sur la route qu’il nous reste à parcourir, parler relief de la région, évoquer le destin tragique et bétonné de la Bièvre dont le nom aurait donné le nom anglais du castor, découvrir un magnifique carreau de céramique illustré judicieusement placé au dessus des WC afin de rappeler avec un humour… comment dire… très franco-français, à Messieurs les Hommes qu’il faut viser avant d’œuvrer en position debout : subliminalement parlant, cela pourrait inciter les plus réceptifs à s’asseoir …

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Un fois sortis, nous découvrons que le soleil semble vouloir se décider à percer la couche de grisaille et c’est le cœur joyeux que nous pédalons vers le château de Breteuil sur une piste cyclable… très moyenne, après avoir salué Arofarn parti réguler le bon fonctionnement des réseaux d’eaux de ruissellement franciliens. Nous verrons d’abord de l’autre côté de la vallée le Château de la Madeleine avant de nous engager, sur la gauche, dans la montée vers le plateau en direction de Choisel. Au pied de cette montée, 2ème vraie difficulté de la balade, nous passons devant les anciens locaux de la « pompe à incendie » puis la clairière de la fontaine St Paul.

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Arrivés au sommet, nous faisons une pause bien méritée qui se prolonge un peu à cause de la crevaison de mon pneu AR. Après épilation des éclats de silex et vérification que l’intérieur est nickel, je monte la CAA de secours et la gonfle à l’aide de ma pompe CVFM en carbone (39g) sortie comme par magie de la sacoche de guidon, suscitant l’admiration (enfin !) de mes comparses.

A partir de là, la route qui nous mène au château de Breteuil puis au lieu du pique-nique est un vrai régal et le plaisir que l’on éprouve à la parcourir est accentué par la douce lumière du soleil automnal qui perce enfin.

Le grand soleil enfin arrivé, nous pique-niquons dans la forêt de Rambouillet aux Vaux de Cernay un peu à l’écart d’une route pas encore fréquentée par les meutes de motards : c’est quand le soleil sera vraiment bien installé que nous en verrons quelques uns. En revanche, de nombreux cyclistes, dont certains remarquablement bariolés de manière uniforme, assurent le spectacle.

Nouvelle discussion au cours de laquelle Jess avoue avoir hésité avant de renoncer à emmener un morceau d’andouille de Guéméné (parce qu’il y en aurait quelques unes autour de la table ?) Satory nous parle de GPS ellipsoïde (ou un truc du genre, une histoire de rotondité qui n’a rien de sexy). Nous trinquons grâce et à la santé d’Oliver Pool en débouchant sa bouteille de Leffe que j’avais conservée du vélopot à la Bibliothèque Nationale, dégustons la salade nordique de pomme de terre au haddock fumé préparée par Satory, résistons aux attaques de glands : sois rassuré(e) ami(e) lecteur(trice) ce ne sont pas des scootards ou scooteurs en furie, mais ceux qui tombent des chênes qui surplombent la table.

Nous repartons vers St Rémy en faisant une boucle passant par Auffargis qui, après une montée sinueuse et encaissée à l’abri d’une glissière de sécurité en béton, nous fera emprunter une belle voie mixte piétons-vélos, la piste des Maréchaux (rien à voir avec son homologue parisienne) d’abord rectiligne à travers champs, puis sinueuse et couverte d’un tapis de feuille dorées à travers bois. Elle longe parfois le bord escarpé d’une vallée, notamment une ancienne carrière reconquise par la végétation.

Après une courte pause devant le château de Dampierre (merci Jess) le groupe se scinde en deux groupes égaux : Jess, MichelH et son ami rentrent en RER, Ensellecowboy, Satory et moi continuons vers la montée des 17 tournants, Guyancourt, Versailles, etc.

La montée des 17 tournants – qui n’en compte que 15 – n’est pas très longue (un peu plus d’1 km) mais me rappelle certaines routes montant vers les crêtes des Vosges. Au passage, je remarque que la borne kilométrique au pied de la montée porte le chiffre 17 : lui aurait-elle donné son nom ?

Je réussis à grimper d’une traite, Ensellecowboy dans ma roue… Satory, avec son démoralisant air de rien, nous a collé comme d’hab. 200m dans la vue et mouline au ralenti en attendant qu’on le rejoigne. Puis nous bifurquons à droite afin de voir de près, et d’en haut, le château de La Madeleine qui nous offre une vue panoramique sur la vallée de Chevreuse.

Ensuite, nous traversons l’extrémité occidentale du plateau de Saclay que nous quittons en plongeant dans une route sans issue… et pour cause : dans le bas d’un sévère raidillon, une rangée de bons gros séparateurs de chaussée en béton (vous savez, pour les travaux longs et lourds) forme une barrière que l’on ne peut franchir qu’en roulant tout près du bas côté ! J’imagine la scène de nuit, heureusement ils sont blancs !

Pour remonter (ça vous étonne encore ?) de l’autre côté du val, nouvelle côte au pourcentage respectable. Je crois aussi que la fatigue commence à se faire sentir. J’y mets pieds à terre pour franchir les 2 derniers virages en poussant N°1. Nous arrivons en vue de Guyancourt et de « la ruche », c’est-à-dire l’immense technocentre Renault (vous savez, celui de la pub où les ingénieurs se penchent sur l’origine d’un boulon tombé d’une voiture pendant une révision)

Nous traversons la calme et caste zone du camp militaire de Satory (ce nom me dit quelque chose) où nous sommes dépassés par la berlinette Renault jaune vif que nous avions croisée peu de temps avant. En coupant par une Z30 dans des casernements de gendarmerie, n’ayant pas encore sombré dans une semi-inconscience robotisée (pédaler… pédaler… plutôt mourir qu’abandonner) j’ai la lucidité de remarquer un agréable syndrome hellbornien.

Nous arrivons à Versailles, passons au pied de la gare eifelienne puis de l’Hôtel de Ville en travaux (très belle bâche) et en sortons par une piste cyclable aussi raide, si ce n’est plus, que les pentes d’accès au Tunnel du Bois Clair, sur la Voie Verte Chalon/Saône -> Mâcon. Comme c’est visiblement la seule place qui restait après le tracé de la 2×4 voies que l’on surplombe, le cycliste de base fait comme moi : pieds à terre et merci quand même. Mais c’est la seule façon de rejoindre Paris sans avoir à se battre encore contre du relief : on a eu notre dose (moi c’est sûr !)

Puis c’est la rencontre des sympathiques Vélizienne et Houarn et de deux gnomesses pleines de vie au pied de magnifiques cèdres : avec celui de Meudon la Forêt, il semble que ce soit l’arbre symbole du coin ! Petit papotage puis c’est reparti face au petit vent frisquet qui joue désormais contre nous.

Après être passés devant cet autre temple de la technologie qu’est le siège de Bouygues télécom, nous prenons malgré tout le temps de contempler Paris depuis la trouée de la côte de Chatillon en travaux pour cause de tramway, une dernière photo d’une curiosité architecturale locale et c’est la plongée vers la porte d’Orléans où nous arrivons à 18h50.

Un grand merci à Satory ainsi qu’à ceux qui m’ont attendu lorsque je trainais pour prendre un cliché. Quant aux étangs de François Hollande ils n’ont qu’à bien se tenir : je suis sûr qu’ils seront le but d’une autre randonnée.

Au final, voici le parcours définitif

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Découverte du Morvan et du Nivernais

Posté par Jean-Jacques le 13 juillet 2011

Pour ce pont de 4 jours du 14 juillet 2011, qui s’annonçait radieux mais que les prévisions météo nuancent de plus en plus, j’avais prévu de faire une boucle cyclotouristique de découverte du Nivernais et du Morvan : Auxerre > Panneçot (par la voie verte le long du canal du Nivernais) > lac-réservoir de Pannecière-Chaumard > lac des Settons > Saulieu > Montbard

Compte tenu des prévisions météo justement (précipitations et vents)  j’ai décidé d’inverser le sens de ce parcours qui devient « découverte du Morvan puis du Nivernais » afin de commencer par la traversée du Morvan, qui promet d’être « vallonnée », et finir par la voie verte car j’en aurai peut-être plein les guibolles, qui plus est sous la pluie ou les averses depuis la veille !

Les liens vers les 4 étapes :

Revue des troupes :

  • carte routière régionale du Bibendum indéchirable et insensible à la pluie ? oui
  • de quoi manger demain (déjeuner et dîner) car on sait jamais dans ces contrées reculées de province un 14 juillet ? oui (fruits et fromage inclus) manque plus qu’un ou deux paquets de biscuits secs pour pauses énergétiques et un pain
  • flacon de gel douche/ shampoing/ lessive/ liquide-vaisselle/ savon pour les mains ? oui
  • paquet de lingettes humides/PQ parce que ça essuie mieux que du simple papier et que j’aime avoir le fondement qui brille tel une LED de phare performant ? oui
  • billet pour le TER Paris-Bercy -> Montbard de demain matin 7h20 ? ce soir en sortant du boulot
  • carte de réduction Bourgogne Liberté ? oui, achetée avant-hier, rangée dans la sacoche de guidon (= 50% de réduc’, y compris depuis ou vers Paris !)
  • préparation bagages et vélo ? ce soir avant de dormir, en essayant d’alléger car je suis tendance CULTE (Cyclocampeur Ultra Lourd et TEtu) certain(e)s cyclocampeurs(euses) de ma connaissance adeptes du voyager léger estimant d’ailleurs qu’il y a des coups de pied au culte qui se perdent…
  • vélo à démonter et emballer ? non car il voyagera entier, pas comme dans le TGV, merci le TER ! “TER, le train qui va vous plaire !”
  • billet SNCF La Barre-Ormesson – Paris-Nord ? en sortant du boulot ou à Paris-Bercy car Enghien – Paris par la route c’est pas top quand on est chargé

Compte-rendu un peu tardif (nous sommes le 26-09 !) sans photo car mon fidèle smartphone commençait à donner des signes de fatigue côté APN :

La route de Montbard à Saulieu, large et sans difficulté, est aisément parcourue. J’y traîne d’autant moins que, passé Semur en Auxois où je me suis arrêté pour acheter du pain, sur les bas côtés quelques stèles composées d’une photo et de fleurs parfois défraîchies laissent deviner que pour certain(e)s la vie n’a pas été un long fleuve tranquille. Heureusement les quelques voitures qui me dépassent le font largement et je ne me suis jamais senti en danger.Arrivé à Saulieu, je passe devant un joli restaurant accueillant mais complet : tant pis, je déjeunerai donc sur un muret au soleil du repas froid que j’avais prévu.

Rassasié, je trouve sans peine la route du lac des Settons. Elle monte, mais pas trop, me fait parfois le plaisir de redescendre pour mieux monter à nouveau : visiblement, je me dirige vers une sorte de château d’eau naturel. Je longe des plantations du Père Noël : une partie des sapins serrés les uns contre les autres se retrouvera sans doute en Ile de France, perpétuant en quelque sorte la tradition abandonnée du flottage du bois de chauffage vers Paris.

Le paysage est très vert : bois, forêts, quelques prairies et peu de voitures viennent troubler ma balade.

Après une ou deux pentes un peu plus raides que les autres, il me semble d’ailleurs qu’elles ne sont pas forcément là où la carte les indique, j’arrive en vue du lac des Settons et, un peu fatigué je le reconnais, je m’arrête dans le 1er camping venu. C’est le Camping*** de la Plage, avec piscine, quasi complet : le placier (quel luxe !) m’indique mon emplacement où je m’installe rapidement.

Comme il est relativement tôt, après m’être reposé je décide de partir faire une boucle afin de découvrir le saut de Gouloux (via les hameaux ou lieux-dits Petit Jean et Le Gros Louis) : un petit cours d’eau, le Caillot, y saute une faille rocheuse et le bassin au pied de la cascade servait de lieu de stockage pour le bois de flottage. Un parcours pédagogique explique très bien tout ça et un peu plus même. C’est aussi à Gouloux que l’on trouve un sabotier, dont je n’ai pas visité l’atelier. Au retour, je passe devant un camping municipal qui me semble bien plus sympathique que celui où je me suis installé sans trop réfléchir.

De retour au camping, après dîner et une promenade pédestre, je passe une fraîche et bonne nuit malgré le bruit que font les voisins : vive les petits campings d’habitués couche-tôt !

Au réveil vers 7h, la tente et l’herbe sont couvertes d’une telle quantité de rosée qu’on pourrait croire au déclenchement nocturne d’un arrosage automatique. Je prends donc tout mon temps pour me préparer afin de laisser la tente sècher avant de la plier.

Je pars en empruntant la sinueuse route touristique sud, très agréable qui longe sous les arbres la rive du lac. Je la quitte pour monter vers La Gutteleau. De là une looongue descente me mène rapidement au pied d’Ouroux en Morvan, joli village qui surplombe le lac de Pannecière et fut un des hauts lieux de la Résistance pendant la 2de Guerre mondiale.

D’Ouroux en Morvan, la route plonge littéralement vers le lac-réservoir de Pannecière-Chaumard, alimenté par deux cours d’eau, l’Oucière et l’Yonne. Voilà une route que je n’aurais pas aimé monter chargé. Depuis les rives du lac, la route est vallonnée, plutôt descendante et je me rapproche rapidement de Château-Chinon, croisant des cyclosportifs visiblement partis pour l’ascension des pentes que je viens de dévaler.

Surprise, Château-Chinon est une ville perchée dont l’accès se fait par une looongue montée depuis la vallée de l’Yonne. Heureusement, la perspective de la pause déjeuner me réconforte. Après un petit tour rapide à l’Office du tourisme pour obtenir la liste des campings des environs, je m’attable à la terrasse ensoleillée d’un restaurant pour m’offrir un repas simple mais roboratif.

Ma prochaine étape sera donc Moulins-Engilbert, son camping municipal et son écomusée du Morvan. J’y arrive assez facilement puisque ma montée jusqu’à Château-Chinon est récompensée par des routes globalement en descente. Je dois même veiller à modérer mes ardeurs sur ces petites routes calmes : virages avec gravillons, engin agricole croisé au détour d’une haie (heureusement que je ne me suis pas retrouvé face à lui dans un virage)

Un peu avant Moulins-Engilbert, je longe l’étang d’Escame et son camping… le long d’une route blanchie par le passage des camions sortant d’une carrière. Je trouve le minuscule camping municipal à côté du gymnase : une vingtaine d’emplacements dont seuls quelques uns sont occupés.

Arrivé tôt, j’en profite pour découvrir cette petite ville et visiter le très intéressant écomusée du Morvan et du Charolais.

Le lendemain, après avoir réglé la note de ma nuitée je prends la direction du canal du Nivernais qui va me conduire à Auxerre. Le chemin de halage goudronné en très bon état me permet de pédaler bon train mais certaines portions trop rectilignes finissent par devenir ennuyeuses.

J’arrive vite au lac de Baye qui alimente le canal que l’on doit quitter car il passe sous la « montagne » de Collancelle par les « voûtes de la Collancelle« , trois tunnels successifs de 758 m, 268 m et 212 m de longueur. La route monte au sommet puis longe la profonde tranchée au fond de laquelle passe le canal. C’est ensuite que l’on réalise être passé par le point haut du canal, lorsqu’on descend le long de l’ échelle à bateaux de Sardy les Epiry : 16 écluses qui se succèdent les unes aux autres comme les marches d’un gigantesque escalier. A vélo, attention aux « gendarmes couchés » avant chaque écluse : ils rappellent sèchement qu’il faut ralentir.

J’arrive ensuite assez vite au camping de Clamecy alors que la météo s’est dégradée : à peine la tente montée, une petite pluie se met à tomber. C’est le week-end de la fête du flottage : produits régionaux,  stands associatifs, maquettes de « train de bois flotté », expo photos…

Lorsque je repars de cette agréable ville, c’est en longeant l’Yonne. L’itinéraire cyclable passe le long d’une grosse usine, la SPCC, qui connut ses heures de gloire dans la carbonisation du bois et l’exploitation des produits chimiques dérivés (ne me demandez pas ce que c’est) détrônés par les produits dérivés du pétrole. Elle fait désormais partie du groupe Rhodia.

Cet itinéraire « dit cyclable », en fait une sorte de chemin de service constitué de nids de poule et de caillasse, met mon vélo à rude épreuve et je regrette de m’être engagé dessus. Heureusement, c’est moins long que cela ne le parait et je retrouve vite l’agréable chemin de halage.

Le canal sinueux est moins monotone que la veille,  et le point d’orgue de cette étape reste l’arrivée aux spectaculaires Rochers du Saussois.

L’arrivée aux abords d’Auxerre est, comme trop souvent, déroutante. Le balisage, impeccable jusque là, disparaît et seule ma carte me permet de trouver ma route : il semblerait que toutes les communes traversées ne soient pas décidées à jouer le jeu ? Je rencontre d’ailleurs un couple d’un certain âge (pour ne pas dire d’un âge certain) qui, sur des vélos de location, est complètement désorienté et n’arrive pas à retrouver son chemin vers Auxerre : je le leur indique sommairement et poursuis ma route sans m’attarder car nous ne roulons visiblement pas à la même allure et j’ai la contrainte d’un train à prendre.

C’est dommage car le trajet jusqu’à Auxerre même est agréable. Je trouve facilement la gare puis, comme il est encore tôt, je profite du soleil revenu pour visiter cette jolie ville que j’avais connue lors des deux mois de « classes » de service militaire effectués au CIGA (Centre d’instruction des gendarmes auxiliaires)

Pour conclure, un agréable périple gâché par deux points de détail : le contournement de Clamecy et l’approche d’Auxerre.

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