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Randonnées en Pays d’Apt – nov. 2015

Posté par Jean-Jacques le 28 novembre 2015

Troisième édition de l’Ultime randonnée en Pays d’Apt (84) que j’organise à partir du camping municipal Les Cèdres pour les ami(e)s du forum vélotaf.com, doublement faste puisque :

  • le 11 novembre  étant tombé un mercredi j’ai pu, ainsi que quelques autres chanceux, prendre les 2 jours de part et d’autre afin de m’offrir non plus un pont mais un viaduc sur toute la semaine,
  • la météo fut éblouissante.

Samedi 7, après avoir fait découvrir à Jacques, un suisse, le Rocher des Doms d’Avignon, nous déjeunons à une terrasse ombragée de la place Pie, accompagnés par un dynamique quintette de jazz de type New Orleans de qualité, qui jouait avec un plaisir communicatif.

Ensuite nous pédalons enfin vers Cavaillon, Vidauque plus exactement (direction Cheval Blanc), pour rejoindre Apt par la route de crête du Petit-Lubéron.

L’an dernier, l’un de nous nous avait dit que la montée est en mauvais état. Je tiens à préciser que cette montée est une route de DFCI en TRES mauvais état puisque le goudron est par endroits ravagé, raviné même, laissant place à de la caillasse qui roule sous les pneus. Pour arranger les choses, ceci expliquant certainement cela, elle est très pentue : nous sommes heureux (enfin, façon de parler) de la monter plutôt que d’avoir à la descendre.

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En revanche, elle offre de très beaux points de vue, gâchés cette année par une atmosphère brumeuse. Au Nord, seul le Géant de Provence émerge, barrant tout l’horizon de sa masse imposante.

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La route, devenue enfin roulante, monte jusque après le cube d’un bâtiment de transmissions puis finit par s’aplanir avant de descendre jusqu’à Bonnieux après avoir traversé la forêt de cèdres.

Nous atteignons Bonnieux à la nuit tombée. Malgré la vue panoramique, pas de photo des lumières de ce village perché à flanc de colline mais le souvenir de portions de route aussi humides que s’il venait de pleuvoir : étonnant et pas rassurant car rompant brusquement avec le goudron parfaitement sec partout ailleurs. Nous gagnons ensuite Apt par une agréable route en excellent état en pente douce.

A partir de samedi soir, arrivées et départs vont se succéder : le « nous » ne fera donc plus seulement référence à Jacques et moi.

Le diaporama de cette journée et, sauf erreur : le tracé de cet itinéraire qui change radicalement de la Voie Verte du Calavon !

Dimanche 8, en route pour le « circuit de mise en jambes » : Colorado provençal -> Rustrel (pour le pique-nique au pied du château-mairie-gîte rural et un café en terrasse d’un bar-boulangerie) -> St-Saturnin-les-Apt (son château et ses figues de barbarie) -> Lioux, blotti au pied de son immense barre rocheuse -> Roussillon -> voie verte du Calavon à partir du Pont Julien. Trajet tout en montées progressives et en vallonnements raisonnables, avec le beau point de vue panoramique depuis l’extrémité du piton rocheux de la combe de Font Jouvale après St Saturnin, puis deux belles descentes : de Lioux à Roussillon, puis de Roussillon au Pont Julien

Le Colorado provençal,ça n’est pas que les ocres :

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Le diaporama de cette journée

Lundi 9, nous suivons Jacques, membre du club des 100 cols, dans un innovant Circuit des 6 cols : St Saturnin-les-Apt -> D230 (montée éprouvante, mais ce sera la seule grosse difficulté) vers Sault jusqu’à St Jean-Les Nouveaux -> D943 puis D6 et D15 jusqu’à Murs (le S final se prononce). La descente vers Murs depuis le col de La Ligne est gâchée par une longue portion de route refaite avec la technique de l’enrobé superficiel, redoutée par les 2 roues en raison du « tapis » de gravillons qui rendent délicats freinages et virages un peu serrés.

Après une pause à Murs, seuls Jacques et moi continuons par la D15 puis la D4 pour passer voir la belle abbaye de Sénanque, puis Gordes, St-Pantaléon et Goult que nous ne faisons qu’effleurer avant de rejoindre la voie verte du Calavon. 

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La surprise de cette journée restera la découverte, au col de La Ligne, du tracé du Mur de la Peste, qui trouve comme de bien sombres échos dans notre actualité moderne.

Le diaporama de cette journée

Mardi 10, pour récupérer avant la grosse journée prévue le lendemain, nous décidons de faire un petit « circuit des villages perchés » : Bonnieux -> Lacoste (pas les vêtements, le village du château du marquis de Sade) -> Ménherbe -> Gordes. Au départ, pour éviter la route principale menant à Bonnieux on souffre un peu en attaquant directement « droit dans l’pentu » depuis Apt en direction du col du même nom. Mais peu après une distillerie de lavande, la réfection totale d’un tronçon de chaussée nous oblige à emprunter un chemin de traverse (c) Cabrel -plutôt que Harry Potter- pour contourner l’obstacle à travers la colline.

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Circuit très agréable permettant de découvrir la vallée d’Apt noyée sous une nappe de brume blanche, mais aussi et surtout ces villages perchés, leurs ruelles pentues parfois traversantes passant sous les maisons, leurs vieilles pierres, des montées jamais pénibles et des descentes semblant parfois ne jamais devoir finir (sauf erreur Lacoste -> Ménherbe), l’esplanade du château de Lacoste et ses sculptures, le dolmen de la Pitchoune et enfin Gordes, l’autre « Minas Tirith » avec Simiane-la-Rotonde.

Le diaporama de cette journée

Mercredi 11, Jacques nous ayant quitté la veille pour regagner ses alpages, nous prenons la direction de la Montagne de Lure au sommet de laquelle nous avons prévu de retrouver Sylvain. Départ tranquille pour une vingtaine de kilomètres de montée soutenue mais plutôt régulière jusqu’à la longue descente vers Simiane-la-Rotonde au pied de laquelle nous faisons une pause café au restaurant du Chapeau Rouge.

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Gilles nous quitte pour rejoindre Apt via les gorges d’Oppédette et c’est un trio qui s’élance vers Banon que l’on atteint assez rapidement malgré la montée de quelques « marches ». La silhouette de la Montagne de Lure barre l’horizon, semblable à une  réplique du Ventoux, impressionnante même lorsqu’on sait qu’elle est un peu moins haute et que l’ascension est moins dure, avec les derniers kilomètres plats ou presque.

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De Banon, la route descend longuement, toute en larges courbes et revêtement roulant : un vrai régal. Passé le pont du hameau du Rocher d’Ongles, elle remonte doucement vers St-Etienne-les-Orgues, point de départ de l’ascension. Nous y faisons halte dans un recoin ensoleillé près de l’église pour pique-niquer.

Nous sommes arrivés plus tard que prévu. Il est donc normal qu’après nous être remis en route, nous rencontrions au premier tiers ou quart de la montée notre ami, qui en avait assez de nous attendre. Retrouvailles bienvenues pour mes deux compagnons qui trouvent là prétexte à rebrousser chemin. Pour ma part, ayant décidé d’accrocher ce sommet à mon modeste palmarès, je continue.

L’ascension est régulière, les pourcentages oscillent entre 5-6 et 8 %, mais je commence à en avoir plein les guibolles, ce qui m’oblige à faire quelques pauses. A l’occasion de l’une d’elles, j’ai la surprise de découvrir des violettes en fleurs. Une fois en haut, le spectacle vaut la peine que l’on s’est donnée : la vue sur les Alpes de Hte Provence depuis une sorte de « col des tempêtes » où virevoltent des choucas est splendide.

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Le côté sud n’est pas en reste, avec en plus des effets de soleil en contre-jour dans l’atmosphère brumeuse.

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La descente n’est pas aussi agréable qu’espéré. En effet, les mains finissent par se tétaniser sur les freins, j’ai parfois le soleil couchant en pleine face juste à hauteur d’yeux et, pour me protéger de la fraîcheur de fin d’après-midi, je dois enfiler tout ce que j’ai emmené : d’abord le gilet de sécurité avec plastron plastifié, vite insuffisant, puis le coupe-vent imperméable. Ce n’est qu’en bas, après St-Etienne-les-Orgues, que je commence à me réchauffer et peux ôter le coupe-vent.

Je pédale aisément jusqu’à Rocher d’Ongles et tourne à gauche comme repéré sur ma carte routière. Je suis agréablement surpris de me retrouver sur une belle route rapide, en descente, sur laquelle je « trace » aisément à bonne allure plusieurs kilomètres… jusqu’à ce que je réalise que c’est trop beau : j’ai tourné trop tôt ! N’ayant pas envie de remonter, je décide de continuer. C’est ainsi que je rentre à Apt via Mane (« banlieue » de Forcalquier) puis Céreste. Heureusement, c’est le 11 novembre, jour férié. Il y a donc peu de circulation sur la très roulante D4100, notamment aucun poids lourd et, malgré la nuit tombée qui m’enlève tout repère, il me semble que je roule à bon rythme.

En tout cas j’arrive au camping 20151111_200903 avant que les pizzas commandées par les copains n’aient été livrées : j’ai donc le temps de boire un coup puis de prendre une douche avant de me gav… restaurer d’une 3 fromages : une pizza « méga » par personne, il faut bien cela…

Le diaporama de cette journée

Jeudi 12, c’est dans une boucle Viens -> Simiane-la-Rotonde -> St-Christol -> Lagarde d’Apt que nous nous lançons. La montée vers Viens (le S se prononce) est soutenue, mais pas trop longue. Elle est suivie d’une longue descente qui rejoint la fin de la montée vers le plateau de Simiane-la-Rotonde où nous pique-niquons après avoir grimpé jusqu’au pied de la rotonde : ce sera toujours ça de moins à faire ensuite.

Lorsque nous repartons, la route serpente jusqu’à une large départementale surdimensionnée au regard du rare trafic et de son importance sur la carte.

Souvenir du temps où le plateau d’Albion abritait les missiles de la force de dissuasion nucléaire française, elle nous amène jusqu’au plateau de St-Christol, bourg dont l’entrée est marquée d’une sculpture monumentale dédiée à la spéléologie.

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Mais le véritable atout de ce plateau reste ses paysages

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non, plus de photo du Ventoux : on le voit trop d’où que l’on soit ;-)

De St-Christol, nous montons encore jusqu’au hameau de Lagarde d’Apt, composé d’une église et de la mairie, au point culminant de la sortie (1 110m d’alt.) ensuite, c’est une longue descente qui nous ramène à Apt.

Le diaporama de cette journée

Vendredi 13, courte balade par Castellet -> Saignon -> Buoux et son fort -> Bonnieux par la combe de Lourmarin. A Buoux je retrouve avec plaisir des lieux visités plus d’une fois depuis tout gamin, et redécouvre les routes qui y mènent.

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Le fort, sur son piton rocheux, n’est d’ailleurs pas si aride que cela : ses concepteurs avaient conçu tout un système de récupération des eaux de pluie.

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Outre les vues panoramiques sur la région alentours, l’autre atout de ce château ce sont ses aménagements, souvent creusés à même la roche calcaire : citernes pour recueillir l’eau, silos de stockage, habitations et le fameux et vertigineux escalier dérobé taillé à même la falaise, comme un modèle réduit et civilisé des escaliers venteux de Cirith Ungol. C’est pourtant bien plus bas, dans le sentier en sous-bois tapissé de feuilles humides que l’on entendra le cri de Gilles se tordant la cheville. Ecourtant la balade, il arrivera à rentrer directement à Apt à vélo mais, le lendemain, c’est une entorse qui sera diagnostiquée : vélo remplacé par une orthèse + béquilles et dimanche retour assisté pour les transferts Apt -> Avignon puis Paris -> Laon. 

Le diaporama de cette journée

Samedi 14, direction le sud et la vallée de la Durance pour une boucle Bonnieux -> Lourmarin -> Cucuron (pour le nom et car ce village est le Cucugnan des « Lettres de mon moulin » d’A. Daudet) -> Ansouis -> étang de La Bonde -> La Motte d’Aygues -> Grambois -> Vitrolles-en-Lubéron -> col de l’Aire deï Masco -> Céreste -> véloroute du Calavon jusqu’à Apt.

La montée vers Bonnieux, douce et régulière, est agréable. Il en va de même pour la descente jusqu’à Lourmarin par la combe du même nom.

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Mais la pause café à une terrasse est troublée par les terribles nouvelles qui tombent du poste de TV allumé à l’intérieur du bar. C’est avec une drôle de sensation que nous repartons.

Le village de Cucuron mérite la petite visite que nous lui rendons. Perché sur sa colline, le vieux centre aux beaux immeubles bourgeois le long des rues étroites témoigne d’un passé prospère. Nous rejoignons ensuite Ansouis, mais pas par l’itinéraire cyclamical voulu ce qui nous prive je crois de la vue panoramique sur le château. Nous pique-niquons devant la Pâtisserie d’Antan où il faudra que je retourne, et pas seulement pour la boulangère.

Après une courte visite jusque sur l’esplanade au pied du château, invisible derrière de hauts murs imposants, nous repartons et c’est juste après Grambois, perché en haut d’une falaise, que nous décidons de quitter la départementale, un peu trop fréquentée à notre goût, pour nous diriger vers Céreste via Vitrolles et le Lubéron. C’est que maintenant, après une semaine à monter et descendre, le relief nous impressionne beaucoup moins.

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La montée vers le col, par une route au revêtement impeccable, offre une belle vue sur le village de Vitrolles-en-Lubéron, accroché au flanc du début d’un vallon. En revanche, la descente sur Céreste est désagréable : entre le goudron rugueux, parfois en mauvais état avec des virages humides, et les groupes de chasseurs postés à intervalles réguliers, on est content d’arriver au début de la véloroute.

Si elle est tranquille, elle demande parfois de bons mollets et fait pas mal de tours et de détours : rien à voir avec la Voie Verte

Mais elle nous amène à bon port, juste à temps pour profiter du coucher de soleil après une bonne douche.

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Le diaporama de cette jounée

Dimanche 15, c’est le retour sur Avignon. Cette fois, au lieu de quitter la Voie Verte aux Beaumettes nous l’empruntons jusqu’à un peu après Coustellet. En effet, elle s’oriente ensuite vers Robion, trop au sud pour nous. C’est par l’habituel itinéraire labyrinthique sur de petits chemins vicinaux que nous rejoignons Caumont-sur-Durance puis le centre ville d’Avignon. Une dernière pause revigorante à la terrasse ensoleillée d’un salon de thé (alsacien(ne)s, si vous me lisez…) et nous embarquons dans nos trains respectifs.

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Pour conclure :

  • un petit bilan chiffré de ces 9 jours : 693 km parcourus et 9 574 m D+ gravis.     
  • les liens vers les éditions :  2014 et 2013
  • la carte des différentes balades de cette édition 2015 :

Apt marguerite 2015

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Rando EPO dans les Ardennes

Posté par Jean-Jacques le 18 septembre 2015

Non, je ne me lance pas sur les traces d’Armstrong et autres illustres « survitaminés »: cet EPO signifie Ensemble Pour Orval, une imposante abbaye trappiste belge.

Cette randonnée était organisée par des vélotaffeurs lillois et elle tombait bien car je ne connaissais pas du tout les Ardennes.

Vendredi départ précipité du boulot pour passer à la maison, charger le vélo avant de monter dans le TGV pour Charleville-Mézières avec un copain parisien. Nous rejoignons le gros de la troupe au beau, confortable et peu onéreux camping municipal de cette ville.

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Le lendemain, départ pour le col du Loup avec un troisième larron, le reste du groupe ayant choisi un itinéraire moins vallonné.

Après une belle voie verte, la montée vers le col se fait sous une fine pluie par une route en pente régulière que nous montons en pédalant « au train ». Arrivés sur les hauteurs, nous remarquons les nombreuses traces de fouissage des sangliers sur les bas-côtés. Un peu après le col, nous prenons sur la droite une discrète petite route forestière qui se transforme rapidement en chemin, tantôt caillouteux, tantôt terreux, qui finit par plonger vers le village de Gespunsart (allez savoir pourquoi, j’ai pensé à Rapunzel) que nous atteignons alors que les vannes célestes s’ouvrent. Pour me protéger, le pantalon de pluie n’est pas de trop en plus du blouson.

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Un peu fatigués par l’ascension du modeste col du Loup puis par le rugueux chemin forestier, nous décidons de faire une halte dans un providentiel café-tabac à Pussemange. C’est en Belgique : en entrant, on remarque de suite le mur de gauche qui regorge de tabac sous toutes ses formes, notamment d’impressionnants seaux de 700g de tabac en vrac.

Requinqués et la pluie ayant cessé de tomber, nous reprenons la route par… une montée. On commence à bien comprendre que le relief des routes ardennaises est vallonné : des montées, parfois très raides mais jamais très (trop) longues, suivies d’un peu de plat puis d’une descente… et ainsi de suite. Comme l’a dit un des participants lors d’une pause orientation : « Pour savoir où aller c’est simple : si ça monte, c’est pour nous ».

Enchaînant les montées et descentes, les zigs et les zags, nous continuons de découvrir les Ardennes. Un peu avant Givonne, nous faisons une courte halte à la Maison forte de St Mengès dans laquelle 4 soldats et 1 lieutenant furent chargés de ralentir une colonne de chars allemands au début de la seconde guerre mondiale.

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C’est après Givonne que nous finissons par rejoindre le groupe. Il faut dire que notre périple forestier n’a pas été effectué à une vitesse fulgurante. Ledit groupe ayant pique-niqué, il se remet en route pendant que nous faisons à notre tour le pleine de calories. Nous partons ensuite sur ses traces en pédalant à bon rythme pour essayer de le rattraper.

Nous retrouvons nos comparses à l’abbaye, plus exactement  à la terrasse de L’Ange Gardien, le seul endroit au monde, sur Terre et ailleurs, où il est possible de déguster de l’Orval à la pression. Ce n’est pas la bière vendue en bouteilles mais une version moins forte quoique tout autant goûteuse, servie dans de très beaux verres. C’est là que nous achèterons aussi une excellente demi miche de pain complet monastique : je peux donc confirmer que les moines d’Orval ont de belles miches.

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Par ailleurs, une halte au magasin de l’abbaye nous permet de repartir chargés de Stes Calories : un bloc de fromage de plus d’un kilo (bien obligés, avec tout ce pain) et un pack de 12 bouteilles de bière (pour faire descendre le tout). Heureusement je n’ai pas à les porter car nous quittons l’abbaye nimbée de brume par une route forestière qui, après une montée progressive vers le fond du vallon, débouche sur une méchante côte à 13% !

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Mais ensuite, rejoindre Chiny et son camping est une simple formalité. il faut dire que nous sommes stimulés par la perspective d’une douche, d’un bon repas entre ami(e)s et d’une nuit réparatrice.

 Le camping est au bord d’une rivière, à laquelle on accède par une descente bien raide… qu’il faudra remonter pour repartir le lendemain !

Il est en fait consacré aux mobil-homes et autres hébergements en semi-dur (des « tipis », dont l’intérieur est bien terne parait-il : sol en lino, mobilier quelconque) et les « itinérants » ont droit à la portion congrue avec quelques emplacements au sol caillouteux qui fait le désespoir de nos frêles piquets en aluminium. Sanitaires modernes mais douche payante : 1 €. Ça m’a ramené pas mal d’années en arrière, lorsque j’avais découvert ce système pendant une virée en moto dans le Pays de Galles.

Rien à redire pour la nuit, reposante au possible, sans pluie. Après un bon petit-déjeuner, nous grimpons la côte dévalée la veille et, après une halte à l’épicerie / dépôt de pain (pas mal de produits bio et excellent pain local) nous recommençons à avaler le bitume.

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Dans une campagne verdoyante la route serpente, monte et descend, puis remonte, notamment pour sortir du village de Chassepierre. Mais une fois en haut, la route très roulante nous permet de rallier en un temps record Lambermont et son Ramouni, aidés par une belle descente. La montée vers la forêt de Francheval, sans être pénible, sera moins rapide. La route forestière, très agréable, se transforme ensuite en chemin relativement roulant.

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C’est à Givonne que nous faisons halte pour pique-niquer, sur une table en pierre de la base de loisirs, en lisière de forêt et dans les rafales d’un vent soutenu à la limite de la fraîcheur. Objectif : « liquider » un maximum de victuailles pour alléger les vélos (et faire le plein de calories)

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La sortie de la vallée de la Givonne (c’est aussi le nom du ruisseau) se fait -on est habitués maintenant- par une bonne côte…  Il en restera encore 2 ou 3 à gravir avant d’arriver à Saint-Mengès puis rejoindre la roulante mais passante D5 (après toutes ces petites routes désertes, bizarre impression d’heure de pointe) qui nous conduira rapidement jusqu’à Charleville-Mézières. C’est que les nordistes ont un TER à ne pas louper.

J’ai le temps de boire une bière à une terrasse de la belle Place Ducale avec deux amis qui rentrent plus tôt que moi sur Paris. Une fois seul, je fais un dernier tour dans les rues du vieux Charleville avant de prendre le train à mon tour.

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Les liens vers

le tracé du parcours

et

le diaporama complet 

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Grand Tour du Vexin Français 08-2015

Posté par Jean-Jacques le 17 août 2015

J’avais envie de revoir La Roche Guyon alors hier, dimanche 16 août, j’ai décidé de faire un grand tour par Pontoise, Meulan, La Roche Guyon, Gisors et, car je me sentais en forme, Amblainville puis Valmondois car en rentrant de balade, je n’aime pas faire les derniers kilomètres entre Méry sur Oise et Enghien les Bains.

Départ vers 7h50 avec :

  • sur le dos, mon fin blouson à manches amovibles se transformant ainsi en maillot manches courtes, car il fait un peu frais
  • le GPS sur la potence, dont la trace est plus facile à suivre en roulant qu’un itinéraire sur une carte
  • une carte routière régionale car :
  1. elle offre une vision plus globale que le petit écran du GPS
  2. elle permet de choisir des variantes par rapport à la trace enregistrée
  3. on n’est jamais à l’abri d’une déviation pour travaux (et mon GPS n’a pas de fond de carte)
  • côté ravitaillement : 2 bidons d’eau, une portion de poulet à la ratatouille et au quinoa, une banane, 3 crêpes sucrées et 2 barres énergétiques offertes (avec la bise !) par une championne du monde à l’occasion du pique-nique de la 1ère étape Paris – Bois le Roi du voyage en vélocipède Paris – Avignon.

Il n’y a quasiment personne dans les rues et sur la route, ce qui est bien agréable pour rallier Pontoise en traversant notamment la riante ZAC d’Herblay sur la 2×2 voies farcie de ronds-points et de feux. J’arrive devant la gare vers 8h50 et continue en montant progressivement vers Boissy l’Aillerie d’où je bifurque vers Courdimanche et Menucourt en suivant la D22.

à la sortie de Pontoise  : WP_001887

La sortie de Boissy l’Aillerie est raide et c’est une fois arrivé sur le plateau du Vexin que j’ôte enfin les manches amovibles de mon blouson. Ensuite la route est quasiment plate, voire en descente, jusqu’au pied de la montée le long du parc du château de Menucourt. J’y fais ma première pause crêpe + boisson. C’est à ce moment là que je vois passer un cycliste, littéralement couché sur son guidon, qui attaque péniblement la côte avec un vélo au développement bien trop long pour ses capacités physiques : l’inconvénient des vélos « sportifs » inadaptés à leur propriétaire ?

ne vous fiez pas à la photo  WP_001888 ça grimpe, et pas qu’un peu !

Je le rattrape en moulinant « tout à gauche » (ou peu s’en faut) et en remerciant la transmission adaptée que j’ai choisie pour équiper Petit-Nuage mon vélo de route. En haut, j’arrive sur une belle et large route de « crête » qui serpente dans une forêt de feuillus dont beaucoup de châtaigniers. Au débouché de cette forêt, looongue descente rapide sur Meulan, qui récompense largement des efforts fournis juste avant.

Je quitte rapidement Meulan par la D913 direction Brueil en Vexin. Je remonte ainsi en douceur, par petits paliers, la vallée de la Montcient qui, partagée entre cultures de céréales et prairies d’élevage, préfigure la Normandie, me faisant penser à celle de la Lévrière, près de Gisors.

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Je la quitte juste avant Sailly, direction Fontenay St Père et Vétheuil. En haut du raidillon qui grimpe « droit dans l’pentu », petite pause photo de la chapelle du village de Oinville sur Montcient avant d’enquiller la montée sinueuse vers le plateau du Vexin.

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La route jusqu’à Vétheuil, comme les autres d’ailleurs, est calme, juste troublée par 3 gugusses en voitures de sport qui se tirent la bourre pied au plancher et me font sursauter en me doublant, au large certes mais à bien plus que les 90km/h réglementaires.

 Elle longe ensuite la Seine, que l’on ne voit pas, passant au pied de falaises de calcaire d’un blanc éblouissant et, à Haute-Isle, je revois la petite église troglodytique indiquant que l’on est tout proche de La Roche Guyon où j’arrive vers 11h30.

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En descendant vers le quai pour pique-niquer sur l’herbe, je retrouve les voitures qui m’ont doublé en trombe, l’une d’elle avec le capot moteur ouvert. J’ai souhaité que le joint de culasse pète au retour !

Pique-nique au calme : très peu de passants, une famille de pêcheurs à la ligne qui se chamaille mais suffisamment loin pour juste me faire sourire (avec un tel raffut, ils ne sont pas près d’attraper quelque chose) et un VTTiste qui vient faire le kéké en roulant à fond sur les pavés puis, après être remonté sur le mail ombragé, descend les volées de marches avant de faire un « stoppie » pour ne pas finir dans la Seine. Au moins, contrairement à d’autres il ne fait pas de bruit et a un certain talent.

 Après un café accompagné d’une tartelette « alsacienne » (saveur alsacienne mais taille francilienne – je n’ai pas trouvé de Paris-Brest pour manifester ma solidarité avec les copains partis tenter cette aventure) je repars vers la Voie verte de l’Epte… et loupe la petite route qui, à mi-pente de la sortie de La Roche Guyon, permet de rejoindre Giverny où je comptais passer en solidarité avec un certain couple de contribuables persécutés par le fisc et la Justice.

Après la pause déjeuner + salon de thé, la montée est éprouvante mais je suis récompensé par la super descente sur Gasny, point de départ de cet aménagement… que je loupe car il n’est pas indiqué ! Heureusement, j’ai pris soin d’emporter une carte routière en plus du GPS dont j’ai suivi la trace jusqu’à présent. C’est donc en suivant la D5 vers Fourges que je trouve enfin des panneaux permettant de rejoindre la Voie verte.

Elle commence par sinuer entre champs de maïs, bord de l’Epte et entrepots désaffectés avant de retrouver l’ancien ballast de la voie ferrée qui reliait Giverny à Gisors (je suppose). Elle est très agréable, souvent ombragée et on peut parfois voir canoéïstes ou kayakistes mettre leurs embarcations à l’eau.

A Bray-et-Lu, je suis surpris par la fermeture du libre service habituellement ouvert toute la journée… mais en face le robinet du cimetière me permet de faire le plein d’eau fraîche. La petite guinguette cycliste après Bray-et-Lu (entre la Voie verte et la D146 toute proche) est ouverte, avec vélos et remorques des clients sur le parking mais, ayant de l’eau et encore une crêpe + une barre énergétique, je n’ai pas besoin de m’arrêter.

Je le ferai un peu plus loin, à une table de pique-nique ensoleillée, face à un troupeau de vaches dans leur vert pâturage.

Cette voie verte est très fréquentée : jeunes et adultes, voyageurs et promeneurs, piétons et cyclistes ; mais jamais surchargée. Anecdote amusante : j’arrive derrière deux dames pédalant si lentement que moins vite, elles tomberaient. Elles bavardent et j’attends que l’une d’elles remarque ma présence. Je finis par leur lancer gentiment « pardon ». Je pense qu’elles vont soit s’écarter de part et d’autre de la voie, soit se mettre en file indienne. Mais en fait c’est panique à bord ! celle à gauche dit « il faut que je… » pendant que celle sur la droite manque tomber en s’arrêtant dans le bas-côté herbeux, où finalement elles se retrouvent toutes deux. Il ne me reste plus qu’à passer en les remerciant et leur souhaitant une bonne fin de balade.

La fin de la Voie verte me surprend agréablement : au lieu de déboucher par un mauvais sentier sur la voie de contournement de Gisors, on arrive sur un rond-point pemettant une traversée sécurisée. Il ne reste plus qu’à combler les nids de poule, voire d’autruche qui parsèment la rue de la Reine Blanche (rester attentif pour éviter une crevaison ou une casse prématurée) et ce secteur sera parfait.

Arrêt dans le centre ville à la terrasse du bien nommé « La Bonne Etape » pour un café allongé avant de repartir en terrain connu vers Chaumont en Vexin où c’est une pâtisserie qui me fournira un pain au chocolat aux amandes reconstituant.

Peu après la sortie de Chaumont, au pied d’une « bosse », une petite route me fait de l’oeil : elle part sur la droite, vers les côteaux au pied du plateau du Vexin et devrait m’éviter la grosse départementale, pourtant peu fréquentée. Un coup d’oeil sur la carte et je me lance. direction Loconville où la carte me dit de tourner à droite… mais ça ne doit pas être la bonne route car le goudron envahi d’herbes au milieu devient un chemin plus ou moins empierré, herbeux, qui serpente à travers champs… et me fait aboutir là où je voulais arriver, ou presque.

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Ce chemin, plus adapté aux VTC voire VTT qu’aux vélos de route, m’a obligé à rouler lentement et je suis content de retrouver les petites routes menant à Fay les Etangs, Neuvillette, Marquemont, Gypseuil, Monts et Hénonville. A Marquemont le Bas (non, je ne suis pas allé visiter Marquemont le Haut) arrêts pour photographier un moulin du XIème siècle à vendre puis un sympathique quadrupède venu faire connaissance tout en grignotant au passage quelques bulbes de fleurs de chardon sans doute savoureux.

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Pour agréable qu’elle soit, cette petite route tortueuse qui monte et descend entre champs et bois n’arrange pas ma moyenne horaire. Aussi, à Hénonville suis-je heureux de retrouver le ruban monotone mais lisse et roulant de la D105 vers Méru, que je quitte à Amblainville (repère : son clocher à la flèche longue et fine comme une lance de tournoi) pour monter sur le plateau du Vexin sous les encouragements des clients d’un troquet.

La montée, un peu raide au début (d’où les encouragements)  s’adoucit à la sortie du village et se transforme même en faux plat descendant, ce qui me fait préférer cet itinéraire de retour à celui par Arronville, ce dernier étant en revanche plus agréable pour aller vers Gisors.

Ensuite, rejoindre Nesles la Vallée puis Valmondois n’est qu’une formalité.

Bilan :

  • chiffré : départ 7h50, arrivée en gare de Valmondois 17h50 – env. 145km et 1 055m de dénivelé positif 
  • le tracé du parcours et le diaporama complet
  • météo conforme aux prévisions de Météo France : T° agréables un peu fraîches au départ, grand beau temps toute la matinée avec rafarîchissant petit vent de secteur N-O, puis en début d’après-midi arrivée d’une couverture nuageuse masquant le soleil avec vent s’orientant au N-E : j’ai donc tout le temps pédalé avec le vent de face ou 3/4 face, mais du coup sans jamais trop transpirer

 

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Westvleteren 2015 : la der des der

Posté par Jean-Jacques le 20 juin 2015

WV 2015 départ de Lille

Merci au Guide Suprême pour l’organisation sans faille de cette 5ème et dernière (sous cette forme tout au moins) randonnée trappiste
Pour trouver où il habite, c’est facile : dans une petite rue de Lille, au 3ème étage (ou 4ème ?) d’un immeuble à la façade en briques

Pendant la rando, y’a même pas eu à (re)faire (ou si peu, pour la répartition du butin sur une pelouse de St Sixtus) le sketch de l’addition de Muriel Robin lorsqu’il s’est agi de régler les courses du samedi soir, puis les bières dont ledit Guide Suprême a eu la bonté de faire l’avance, c’est dire… (quel Homme !)

Il y a eu :

  • une charmante prof d’anglais aux mollets bien galbés qui s’exprime en franspañol
  • un Boris, mais pas le Hachoir, qui a dès le premier jour durement gagné le seudo de « vanille-fraise » (je vous laisse chercher la raison) : contrairement à l’itinéraire de la « Cordillère des Flandres », celui de la « cool Raoul » était gentiment wallonné (hu hu hu) mais avec un p..inaise de vent de face et 3/4 face sa race (ou de côté, ce qui le rendait à peine reposant) bien usant… cependant, le lendemain il caracolait en tête de la bande de survivants, prouvant que ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts
  • une chaussée comme du billard à Frelinghien (sauf erreur) au lieu du champ de nids de poules et rustines des années précédentes
  • un itinéraire vers le Mont des Cats qui a évité le raidillon de l’an dernier au profit d’une montée certes plus progressive mais bien plus longue et qui allait s’accentuant jusqu’au restau. au sommet, bien mérité pour le coup

WV auberge Mont des Cats

  • un hollandais ou flamand qui m’a complimenté sur mon fiets et demandé si un GPS, c’est pratique et combien ça coûte
  • Le Très Révéré Pudding avec lequel nous avons encore une fois communié : que Son Créateur et/ou Messager en soient remerciés
  • un cycliste en tenue de bûcheron monté sur ressorts tel une sauterelle, ce qu’il a prouvé en fin d’après-midi en sautant la barrière du camping
  • un autre en avatar de Tortue Géniale jeune

WV 2015 bûcheron  WV 2015 Tortue Géniale

  • un prof d’anglais qui a suggéré de tenter de trouver une combinaison à 4 chiffres en proposant de commencer les tentatives par 1xxx (on a su après qu’elle commençait par 0xxx)
  • Soulaimane qui a brillamment perpétué la tradition du camping version sarcophage initiée dans le Vercors par Carlos (qui nous a bien manqué le bougre)
  • un VTTiste expert en barbecue : qu’il soit encore remercié de son dévouement

WV 2015 camp scout

  • un Gabisnak expert en vache menée au taureau, gestes à l’appui : nous n’avons pas pu suivre ! faut dire qu’on était abondamment hydratés, pour ne pas dire imbibés
  • la preuve que des chamallows trop grillés peuvent être redoutables : quelque chose entre le produit pour étanchéifier les coutures de matériel de camping et le sang d’Alien
  • un Antoine, mais pas celui des chemises hawaïennes, qui nous a révélé autour du feu de camp la martingale permettant de résoudre toutes les contrepèteries : 2 consonnes et 2 syllabes
  • mon multitool cycliste, oublié le soir aux wc, qui a suscité bien des interrogations le lendemain matin sur la nature du pb que j’avais pu avoir à résoudre

WV 2015 camp scout 2

WV 2015 camp scout 1                   WV 2015 transport de liquides

  • dim. matin : un concours de qui a la plus longue… après avoir un moment espéré l’emporter, c’est finalement Soulailmane qui a gagné et a donc pu partir avec le gros lot
  • ensuite, sur la route, il nous a fait goûter ses boules
  • Marine qui, en plus d’avoir découvert quelques termes du glossaire vélotaf, pensera certainement désormais à accrocher ses sacoches le plus en Ar possible sur son porte-bagages
  • un retour par les Ravels et petites routes de campagne toujours aussi agréable

WV 2015 retour sur Lille

  • un déjeuner diététique du dimanche : bière, glace, café gourmand (la brasserie du bord de la Deûle ne servant pas à déjeuner en terrasse)

La phrase de la rando : « La bière, une fois mise en bouteille, ce n’est plus buvable » je vous laisse méditer, sachant qu’elle a entraîné un vrai temps de réflexion…

A propos de bière(s) : cette année, j’ai ramené 4 bouteilles de LeFort, achetée après dégustation chez Vanuxeem, et 8 bouteilles de Westvleteren 8° achetées aux moines trappistes de St Sixtus… mais aussi un Couque Dinant pour les abstinents

Des idées ont fusé pour cet automne et l’an prochain car franchement, à 1h de TGV de Paris y’a d’la verdure, de l’air, du vent, du soleil, des nuages, des vaches, des chevals, des poulains, des poneys, de l’eau, des champs, des prairies, des petites routes en bon état, des brasseries et des lillois(es) qui sont comme ça : :bravo:

Pour lire le compte rendu de l’édition 2014, cliquer ici

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Méry sur Oise – Lyons la Forêt – Gisors

Posté par Jean-Jacques le 26 mai 2015

Dimanche, j’ai enfin concrétisé mon envie de découvrir Lyons la Forêt dont j’avais déjà traversé une partie du massif forestier à deux reprises : en allant jusqu’à Beauvoir en Lyons puis Dieppe.

Départ de la gare de Méry sur Oise à 8h35 pour m’éviter quelques km de route de banlieue urbanisée inintéressante. Je me laisse glisser vers Auvers sur Oise, protégé par un coupe vent car le fond de l’air est frais. Passé le pont sur l’Oise, je prends la première petite route à droite, que je quitte par un double-sens cyclable improvisé pour rejoindre la route de la vallée du Sausseron.

A l’entrée de Valmondois, j’ai l’oeil attiré par un panneau « itinéraire cyclable ». Comme le but de cette balade est la découverte, je fais demi tour et m’y engage (après avoir franchi une bordure saillante en gros pavés, pas cyclable elle). C’est vraisemblablement le vestige du ballast d’une voie ferrée qui, avec quelques aménagements, permet de remonter tranquillement la vallée du Sausseron.

Certaines parties de ce chemin sont des allées routières goudronnées. Parfois c’est aussi du chemin empierré autorisé au passage des véhicules des riverains. Ces parties sont alors truffées de nids de poule, parfois comblés avec des débris de briques ou de tuiles que je contourne soigneusement, connaissant leur pouvoir tranchant.

Ce Chemin vert, dont les parties réservées aux cyclistes et marcheurs sont protégées par de courts potelets étroitement plantés (cyclos avec remorques ou sacoches basses : séances de portage prévisibles), alterne les passages sous le couvert des arbres et les trouées lumineuses.

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Il débouche à Labbeville, au nord-’ouest de Nesles la Vallée. Passé un bref mais intense raidillon, c’est par une jolie petite route que je rejoins Frouville et mon itinéraire « habituel » vers Gisors. Cette arrivée sur Frouville me permet d’ailleurs d’admirer sa mairie, que je n’avais jamais remarquée.

Je passe le hameau « fortifié » de Messelan, franchis en moulinant la longue côte qui suit avant de replonger sur Arronville, dont l’entrée est protégée par un « gendarme couché » parfaitement adapté aux vélos. J’en sors, en me croyant un instant dans le Morvan, par la jolie petite route de Berville (refaite à neuf qui plus est).

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Arrivé à Berville, je bifurque vers la plaine et la D 105 menant à Chaumont en Vexin.

Arrêt photo pour montrer la diversité du paysage, puis pédalage à bon rythme (enfin, « mon rythme » serait plus juste, même si j’ai suivi un cyclo qui m’a dépassé et m’a servi de « lièvre ») jusqu’à Chaumont en Vexin pour une pause boulangerie. A propos de lièvre, cette partie sera marquée par des rencontres animales : alouette décollant juste au dessus des blés encore verts, lapin couché n’ayant pas su anticiper l’arrivée d’un véhicule, lièvre un instant surpris dans l’herbe du bas-côté mais qui s’enfuit aussitôt, seules les pointes des oreilles dépassant du blé à chaque bond.

En arrivant sur Trie-Château, le débouché sur la passante D 981 se fait désormais par un magnifique rond-point, que je trouve bien plus pratique et sûr que l’ancienne intersection en sifflet.

Comme les fois précédentes, l’arrivée sur Gisors se fait par une zone d’activités commerciales à la chaussée façon « patchwork », certainement abîmée par le trafic incessant des cyclistes … Gisors est l’occasion d’une pause double-café à une terrasse ensoleillée du rond-point du centre-ville. Je le sirote en regardant passer les Jackies en goguette.

Je repars en montant la petite côte pavée jusque derrière le château, direction St Denis le Ferment par la route forestière menant au moulin de Saint-Paërs dans la vallée de la Lévrière. Je remonte cette vallée en pente douce, toujours aussi agréable à parcourir. Arrivé à Bézu la Forêt, je m’arrête pour une pause pique-nique d’environ 30 mn en centre-ville, rue de l’Eglise.

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J’emprunte ensuite un bout de la route des Andelys pour gagner le plateau où je bifurque à droite vers les routes forestières dont la plupart sont réservées aux marcheurs et cyclistes.

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Elles offrent de curieuses illusion d’optique : alors qu’on les croit horizontales, elles s’avèrent être en légère pente, tantôt montante, tantôt descendante. Et mieux vaut rester attentif : les tâches d’ombre et de soleil camouflent partiellement des nids de poule, parfois d’autruche.

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Parti sans carte, j’enchaîne les routes selon l’inspiration, sachant seulement que je veux rouler vers le nord-ouest en rencontrant le moins de véhicules possible. J’arrive ainsi… pile sur la N46 (E46 sur la carte) que je peux heureusement longer en prenant sur la gauche le billard d’une voie de service jusqu’à La Feuillie d’où je descends vers Le Tronquay et Lyons la Forêt que j’atteins vers 14h40.

Il  y a beaucoup de monde (l’agglomération rouennaise est proche) : les terrasses sont pleines, les automobilistes tournent pour chercher un stationnement et je me détends avec un café et une viennoiserie, mon vélo sous les yeux.

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Je quitte Lyons par la D 6 qui monte en pente douce à flanc de coteau puis je bifurque vers Fleury la Forêt.

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Sur le plateau, je fais un petit crochet pour emprunter une dernière route forestière, un chemin plutôt,

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avant de reprendre la route vers Morgny et son église au clocher de style darkvadorien (*), Longchamps puis Saint Denis le Ferment. (*) source

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La boucle est bouclée et c’est à 17 heures que je prends mon billet de train en gare de Gisors.

Pour le diaporama complet de la sortie cliquez ici (pour le voir en plein écran, cliquer sur le bouton plein écran en bas à droite de la 1ère photo)

Et, pour les amateurs de chiffres : 

  • 126 km de 8h40 (gare de Méry sur Oise) à 17h (gare de Gisors) soit 8h20mn sauf erreur, 
  • enlever 15mn de pause café à Gisors, 30 mn de pause pique-nique à Bézu la Forêt, 30 ou 40 mn (pas vérifié) à Lyons la Forêt, soit à la louche 1h15-30 hors micro-pauses photos
  • cela donne… euh… env. 7h10 roulées à 17,6 km/h de moyenne, pas si mal avec des routes forestières qui étaient parfois des chemins empierrés, une jambe droite encore faiblarde et une transmission que j’ai entendue se dessécher au fil des km

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Toulouse – Lac de St Ferréol 2015

Posté par Jean-Jacques le 3 mai 2015

En 2013, nous avions suivi le Canal du Midi de Toulouse à Carcassonne. Cette année, nous avons convenu de refaire ce trajet, mais avec un crochet passant par Revel afin de découvrir la Rigole de la Plaine puis celle de la Montagne Noire.

Départ de Lannemezan lundi 20 avril avec le TER de 11h05, une rame automotrice de seulement 2 voitures, déjà bien pleine mais qui offre l’avantage d’une entrée presque de plein pied avec le quai par une large porte coulissante. Nous délogeons 4 voyageurs afin de suspendre nos 3 vélos. Il faut dire que cette fois un bon copain de Rayan nous accompagne.

Descente en gare de St Agne afin d’éviter le parcours le plus urbain du Canal. La gare est bien aménagée : un plan incliné longe les escaliers, puis une pente douce conduit jusque sur un boulevard d’où nous rejoignons le Pont des Demoiselles pour faire les courses du midi dans un supermarché.

Ensuite, chemin de halage direction Carcassonne. Enfin, plutôt l’écluse d’Emborel, près d’Avignonet-Lauragais, secteur où j’ai prévu de bivouaquer car le lendemain je pressens qu’une étape plus rude nous attend pour monter vers Revel. Bien que sur du plat, ce sont tout de même 35-40 km que nous devons faire et j’essaye de donner un rythme un peu soutenu.

C’est juste à la sortie de l’agglomération que nous pique-niquons : assiettes de couscous royal merguez-poulet (versées dans la casserole de la popote chauffée sur mon petit réchaud démontable à  bois ou pastilles de carburant solide), carottes râpées, triangles de fromage fondu, pommes.

 Les enfants profitent des préparatifs d’avant et après repas pour aller explorer la prairie qui nous accueille et escalader des arbres.

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Repus, nous reprenons la route. Kévin découvre des paysages que Rayan et moi connaissons, notamment les oies et le bateau de Popeye à l’écluse de Renneville.

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Arrivés à l’écluse d’Emborel, je propose de suivre un panneau indiquant un camping. Le second panneau, couvert de moisissure verte n’est guère engageant mais 150 m après un virage nous découvrons l’entrée d’un petit camping municipal, ouvert, ce qui est rare en cette saison.

Le camping payé, l’emplacement choisi, je constate qu’il est près de 19h et fonce jusqu’à Avignonet-Lauragais faire les courses du soir. Après avoir grimpé jusque dans le centre du village, désert, je trouve enfin quelqu’un pour me dire qu’il y a une boulangerie-sandwicherie et une épicerie le long de la grosse départementale (Toulouse-Carcasssonne) qui traverse le bas du village.

L’épicerie étant fermée, je fais le plein à la boulangerie et c’est chargé de 3 gros sandwiches, 2 muffins, 1 baguette pour le lendemain (+ un donut en cadeau) que je rentre installer la tente.

Après une bonne nuit bercée par le ronronnement de l’autoroute et de la voie ferrée toutes proches (couloir de circulation oblige) nous émergeons vers 7h pour un petit déjeuner spartiate : un muffin + le donut (hier soir les copieux sandwiches ont bien calé les troupes), du bon pain trempé dans du thé Tchaï aux épices (thé noir, cardamome, cannelle, gingembre, clou de girofle) goûté avec circonspection mais finalement apprécié. De toute façon, l’épicerie n’ouvrant qu’à 9h30, les enfants n’avaient pas le choix !

Nous reprenons la route vers 9h30, sans oublier de passer par la fameuse épicerie acheter notre déjeuner : raviolis au poulet, carottes râpées, des pommes et une barre de nougat blanc. A l’écluse de l’Océan, nous quittons le Canal du Midi pour traverser (rejoindre ?)  le Seuil de Naurouze d’où part la Rigole de la Plaine dont les premières centaines de mètres, agréables, font vite place à des zones boueuses voire bourbeuses peu roulantes parfois pénibles à franchir, notamment pour Rayan dont le vélo est équipé de pneus de route et moi dont la randonneuse (sur)chargée est équipée de pneus « slicks » (lisses). Il est vrai qu’il a plu ces derniers jours, j’avais oublié.

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Bref, d’un commun accord nous décidons de quitter cette galère pour prendre la première petite route de campagne venue afin de mettre le cap sur Montmaur et son château signalé par la carte Michelin.

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La route, plaisante, me rappelle les petites routes de campagne entourant Carpentras, mais dans un paysage plus vallonné. Les enfants avancent vaillamment, notamment Rayan malgré un vélo aux développements un peu trop longs : sur son vélo à la transmission en 1×9 (1 plateau pour 9 pignons) il est moins à l’aise que Kévin et son VTT à triple plateau.

Mais il fait beau, encore plus que la veille, et bien que nous ayons quitté l’ombre bienfaisante des arbres du bord du Canal, nous atteignons facilement Montmaur, perché sur sa colline. Au pied de l’église et du beau château de style occitan, en cours de rénovation (pour env. 150 000 € on pourra bientôt y avoir son appartement) nous nous installons sur les marches d’un escalier, à l’ombre, pour nous restaurer. Et après le repas, séance de balançoires dans une aire de jeux face à l’école communale.

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En quittant Montmaur, toujours sous le cagnard, nous passons devant le socle en pierres d’un moulin à vent décoré de meules. Tramontane et vent d’Autan (ou « marin ») doivent s’en donner à cœur joie car ce n’est pas le seul vestige de moulin que nous verrons dans ce secteur.

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Après avoir un peu erré et sans doute loupé un embranchement, Rayan commence à en avoir plein les jambes de sans arrêt monter puis descendre puis remonter, à chaque fois un peu plus haut, et ce n’est pas une pause sous les arbres près d’un cimetière (où nous ferons le plein d’eau) qui lui redonne le moral et des forces.

Une dernière longue descente suivie de quelques centaines de mètres sur une départementale et nous voila sur une petite route, presque à portée de main de notre destination : la chambre d’hôtes de Dreuilhe, village que nous atteignons après quelques centaines de mètres le long de la Rigole de la Plaine, un beau chemin en stabilisé cette fois, puis… une dernière côte, courte mais raide franchie à pied.

L’accueillante et sympathique maîtresse de maison est… antillaise ! Ce qui explique qu’au dîner, les enfants ont le droit à un peu du parfumé Colombo de poulet préparé pour deux couples de pèlerins marchant sur le Chemin de Compostelle. Un pilon chacun et du riz, ce qui ne les empêche  pas de prendre une bonne assiettée du chili con carne en boîte que j’avais ramené de Revel, sans parler de la surprise du soir : juste avant de dormir, alors que je descends régler la note, on nous propose une portion de gâteau meringué à la crème pralinée. Les enfants ne se font pas prier pour quitter le lit et nous remercions chaleureusement la randonneuse dont c’était l’anniversaire.

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Détail amusant : aussi bien l’hôtesse que l’un des couples de randonneurs ont tout comme moi vécu dans l’Oise, dans la région de Villers St Paul et Chantilly.

Le lendemain matin, après un copieux petit-déjeuner, nous reprenons la route avec un vent de face à décorner les cocus, le vent d’Autan. La fatigue de l’étape d’hier se fait sentir et comme la route continue de monter par vagues vers la Montagne Noire, c’est avec une certaine peine que nous atteignons le lac-réservoir de St Ferréol où nous pique-niquons à l’abri d’un muret.

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Après le déjeuner, un peu léger je le reconnais, et quelques hésitations sur la route à prendre pour rejoindre le village de Les Cammazes, point de départ de la Rigole de la Montagne Noire, nous nous engageons dans une montée qui semble interminable et où Rayan craque, épuisé tant moralement que physiquement.

moral en berne  DSC01369  illustré par un graffiti :  DSC01368

Et lorsque nous arrivons en haut, un cyclosportif me confirme que… nous sommes sur la mauvaise route ! mais à quelque chose malheur est bon : j’ai le plaisir d’annoncer à Rayan, qui en a vraiment ras le bol, que nous allons pouvoir descendre quasiment droit sur un camping qu’il avait apprécié il y a 2 ans, le camping à la ferme de La Capelle, et d’abréger les souffrances en prenant le train du retour à Castelnaudary.

Aussitôt, le moral revient. Nous enfilons nos coupe-vent car la longue descente (de quoi tenter de battre des records de vitesse) face au vent est très fraîche. Quelques vallonnements et un frôlement sans avertir d’un crétin du volant plus tard, nous arrivons au camping, désert hormis deux grandes tentes familiales fermées, où nous retrouvons « notre » emplacement, et la vue en sortant des douches : 

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La tente montée, je pars faire quelques provisions à l’épicerie de St Martin Lalande et lorsque je reviens, je trouve les gamins en train de jouer avec les enfants des familles rentrées de balade ou faisant halte pendant leur randonnée.

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Je salue notamment ce couple avec 3 ou 4 enfants, dont un installé dans la remorque lourdement chargée (tente familiale oblige) tractée par le papa.

Kévin et Rayan s’éclatent, je dois même parfois intervenir pour calmer un peu les esprits. 

Le dîner est pris dans la salle hors sac judicieusement aménagée à l’entrée du camping : un vaste barnum blanc fermé sur 3 côtés 1/2, solidement arrimé, un plancher genre palettes juxtaposées (mais aux lattes serrées) et 4 tables en bois avec bancs incorporés façon aire de pique-nique… royal et sympathique, notamment lorsqu’une table voisine m’offre un verre d’excellent vin rouge local accompagnant le cassoulet commandé à l’épouse du fermier.

A ce propos, il paraît que c’est LE cassoulet, le seul l’unique le VRAI, non dénaturé par tout ce que les toulousains se croient obligés de rajouter pour se distinguer : tomate, chapelure, …

Pour notre part, nous nous contentons d’une solide gamelle de Chorba en sachet épaissie aux cheveux d’ange achetés à l’épicerie du village et… mal dosés : après cuisson, tout a failli sortir d’un bloc lorsque je l’ai servie aux enfants… que j’ai du aller chercher, tellement absorbés par leurs jeux qu’ils en oubliaient leur faim.

Nuit calme troublée par les seuls chants des oiseaux, moins nombreux qu’en 2013 m’a-t-il semblé.

Réveil sous un ciel plombé, sans vent, avec soudain une petite averse de fine bruine ne présageant rien de bon… le petit-déjeuner est vite pris, la tente pliée humide et nous rejoignons rapidement le Canal puis, après avoir enfilé les blousons de pluie pour ne pas succomber au paradoxe de la grenouille, c’est par une dernière montée que nous entrons dans Castelnaudary.

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Nous faisons le tour de sa rade qui permet un rappel de la classe de découverte à laquelle les enfants ont participé avant Pâques puisque côté chantier naval, une péniche a été hissée sur le quai et qu’une autre est en réfection en cale sèche. Mais surtout nous avons l’occasion d’assister à l’étonnant spectacle d’un goéland harcelant un cygne au point de le chasser vers nous.

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Ensuite, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers la gare en contrebas du Canal.

le diaporama complet de cette randonnée (pour le voir en plein écran, cliquer sur le bouton plein écran en bas à droite de la 1ère photo)

Moralité, je n’avais pas assez anticipé :

  • le relief que Rayan a pu surmonter, et j’en suis fier, mais dans la souffrance faute d’entrainement et d’un vélo aux développements adaptés. Pour une prochaine rando hors voie verte ou chemin de halage il faudra modifier la transmission : pédalier à double plateau avec un (tout) petit plateau et/ ou une nouvelle cassette avec un étagement plus important
  • le tracé car sur ces petites routes de campagne, la signalisation n’est pas toujours au top et la carte Michelin peu précise (la prochaine fois, il faudra que je prévoie quelque chose genre IGN Top 100)

et pour ma part, j’ai très envie de retourner randonner dans l’arrière-pays entre Toulouse et Carcassonne.

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Toboggan meudonnais 19-10-2014

Posté par Jean-Jacques le 9 décembre 2014

Première participation à cette épreuve automnale à tendance plutôt cyclosportive qui va de Meudon jusqu’à presque Rambouillet, par la Vallée de Chevreuse.

Tombé de mon lit vers 5h15, je prends le RER avec la France qui se lève tôt, que ce soit pour taffer ou partir en vacances. 

A Champs de Mars-Tour Eiffel j’avise un cyclo attendant la rame : « Zallez à Meudon ? » :mrgreen: c’est un vrai sportif lui, membre de l’UASG. Sur le quai de la gare de Meudon-Val Fleury, nous retrouvons un troisième larron. En sortant de la gare, ils partent sur la gauche, ça monte un peu raide et ils ne semblent pas sûrs de leur coup. Après les avoir suivis une centaine de m. je fais demi-tour pour prendre « mon » itinéraire (presque tout plat)

Arrivé dans les temps ©Robert Boulin, je peux m’inscrire avant l’arrivée du gros des troupes.
Les ami(e)s du CCVV78 déboulent peu après en force et, après avoir attendu l’arlésienne, alias des amies parisiennes, s’élancent un peu avant nous.

Nous partons à notre tour et retrouvons avec plaisir une bonne partie des routes (et des côtes :oops: ) déjà parcourues lors des randonnées Ludion, notamment celle pour monter sur le plateau de Saclay où le TGV d’un club de triathlon nous avait doublé en flèche.

1er ravito royal : huîtres, foie gras (ou mousse de foie, j’ai pas vérifié) sur pain d’épices, from’ton (Brie ?), chocolat, madeleines (réf. à la côte du même nom dans laquelle nous souffrirons un peu après ?), chocolat noir, café, etc. Les parisiennes nous y retrouvent.

Le soleil s’est levé, il fait un (tout petit) peu frais juste ce qu’il faut, les routes sont belles et hormis quelques caons (motorisés), tout baigne (faudrait juste que les ravitos soient plus éloignés de la route)

Je mets pied à terre me mets en mode run & bike dans une petite côte traîtresse puis dans celle de la Madeleine mais, dans la suivante (une montée régulière gâchée par un désagréable revêtement granuleux) j’ai le plaisir de m’entendre dire « dites donc, zavez une assistance électrique planquée dans le cadre pour nous passer comme ça sans effort ? » « non, juste un vélo qui roule bien, mais c’est aussi car le % est juste en deçà de celui qui me fait caler » (je ne suis pas allé jusqu’à dire que dans la sacoche de cintre, en plus du multitool + une chambre à air + des barres de céréales + un plat tout prêt en sachet pour la fin de la rando, j’ai le mini U antivol au cas où…)

Le reste du parcours se partage entre côtes raisonnables (notamment celles des 17 tournants et de l’Homme Mort) et plateaux où l’on peut tracer vent dans le dos ou de côté « à bicyclèèètteuuuu »

Côté petits désagréments, quelques chutes sans gravité (mais les mecs réagissent au 1/4 de tour : « kess tu faisais dans ma roue, j’avais signalé que je tournais » « dis donc abruti, t’appelles ça signaler ? quand on sait pas rouler en groupe, on vient pas pédaler ici » « quoi ? je suis un guignol ? », etc…) beaucoup de crevaisons (pneus sous-gonflés ou pas épilés ?), et – était-ce l’un(e) des participant(e)s ? – dans un petit virage en descente sans visibilité avant un stop, intervention de 2 véhicules de pompiers + un équipage de gendarmerie

Comme souvent, le groupe vélotaf a éclaté et, sauf erreur, nous avons terminé à 7.

Petit bilan général : 90km, 900 participants, dont une centaine de féminines, pas de plus vieux participant mais le plus jeune avait 11 ans et a fait la boucle de 75km :bravo:
Parti de chez moi à 6h puis de Meudon vers 8h15, arrivé vers 13h15 avec le grupetto quasiment en mode « voiture balai », rentré chez moi vers 15h en pédalant relax mais sans traîner non plus, via : pont de Sèvres, rive gauche de la Seine, pont de Clichy

Bon, je signe pour l’édition 2015 !! 

Quasiment pas de photo, mais une vidéo de 15mn faite par un copain (j’ai un haut blanc avec une ligne rouge en Y dans le dos + un cuissard court noir blanc rouge et je pédale sur mon vélo de route bleu avec sacoche de guidon noire)

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Randonnée en Pays d’Apt – 5 jours en nov. 2014

Posté par Jean-Jacques le 15 novembre 2014

Vendredi

Comme souvent (mais pas pour la précédente édition) je retrouve mes compagnons de route très tôt sur le parvis d’une gare parisienne, celle de Lyon en l’occurrence. Nous n’avons pas le temps d’admirer les fresques de la salle des pas perdus : le TGV de 7h37 pour Avignon centre est annoncé.

gare de Lyon (photo empruntée à un de mes compagnons)

Nous quittons Paris sous une petite pluie fine qui me surprend mais c’est le grand soleil qui nous accueille à Avignon. La visite de l’esplanade du Palais des Papes et du Jardin des Doms n’en est que plus agréable, le Vaucluse se dévoilant sous son meilleur jour depuis ce rocher qui surplombe le Rhône assagi après les violentes pluies de ces derniers jours.

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Il se fait tard et Marco, le local de l’étape, nous propose de nous mettre en route en passant devant l’une des boutiques d’une chaîne de boulangerie locale afin d’y déjeuner sur le pouce pour un prix modique. Nous y prenons finalement nos aises et c’est assez tardivement que nous nous dirigeons vers le rond point de Réalpanier où nous retrouvons l’itinéraire aller de l’an dernier. Passés le pont de l’avocat puis le village de Velleron, nous arrivons rapidement à Lagnes où, d’un commun accord, nous décidons de contourner la colline au lieu d’affronter la montée vers Cabrières d’Avignon.

Je regretterai ce choix car si la route est en bon état, on rejoint vite la D901 très passante. Même la petite D15 que nous prenons ensuite connait un trafic local assez intense, mais elle me rappelle les trajets en 403 avec mes grands-parents, lorsque nous allions à St Pantaléon. Nous la quittons pour bifurquer vers les Beaumettes que nous atteignons après une petite montée suivie d’une longue descente.

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Alors que la nuit tombe car nous avons été ralentis par une crevaison, nous nous engageons sur la voie verte.

L’un de nous, parti depuis la gare d’Avignon explorer le Petit Luberon, nous attend au camping après avoir fait les courses que, par plaisanterie, je lui avais suggéré de faire car je me doutais qu’il serait là avant nous : merci l’ami !

Après avoir salué la sympathique gérante du camping, je m’installe avec la petite troupe et c’est dans une saine ambiance de chaleureuse camaraderie (expression consacrée) que nous engloutissons une roborative plâtrée de pâtes malgré la modestie du trajet effectué.

 Samedi

Comme convenu la veille, je me réveille vers 6h45 après une excellente nuit pour aller chercher le pain et les viennoiseries (croissants et pains au chocolat) sans lesquels une sortie vélotaf ne serait pas ce qu’elle doit être.

C’est que j’ai rendez-vous à la gare d’Avignon-TGV à partir de 11h30 pour récupérer trois autres comparses.

Je prends mon petit déjeuner alors que certains commencent à émerger de leur duvet, puis me mets en route dans la fraîcheur matinale. Il est environ 8h, l’air est vif et piquant : une fois sorti d’Apt, je constate que, malgré le grand soleil, il y a du givre sur certains bas côtés de la voie verte et dans les champs encore à l’ombre.

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J’ai allumé le GPS et, comme la veille, je vois avec plaisir le petit triangle représentant ma position progresser le long de la trace affichée sur l’écran. C’est qu’à partir de Coustellet, il faut emprunter un réseau labyrinthique d’agréables petites routes, des chemins vicinaux goudronnés généralement en excellent état permettant d’éviter les départementales à fort trafic.

J’arrive facilement jusqu’à Caumont-sur-Durance, découvre le passage souterrain signalé la veille par notre ami et qui me permet de trouver un accès encore plus aisé à la voie verte/ véloroute le long de la Durance. Je découvre ensuite un accès direct à la gare TGV après un passage caillouteux laissant croire qu’il ne débouche sur rien, alors qu’en fait,  il permet la jonction avec la fin d’un aménagement cyclable et l’accès aux parkings ouest de la gare.

Mes nouveaux compagnons de route récupérés, un casse-croûte avalé plus rapidement que la veille, nous partons après que j’aie découvert, émerveillé, la fonction « inversion de parcours » de mon GPS. L’affichage de l’écran est bizarre (la Durance y apparaît à gauche alors qu’elle est sur notre droite) mais le guidage est sans faille. Le trajet, bien plus calme et agréable que la veille, traverse une sorte de Limousin provençal : une succession de pommeraies séparées par des haies de cyprès les protégeant du Mistral ainsi que par des canaux et rigoles de drainage car le sol, près du niveau de la nappe phréatique, est gorgé d’eau.

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Hormis la crevaison d’un de nos vélos, nous arrivons rapidement et sans encombre au camping où nous apprenons que le repas du soir sera diététique et nourrissant : bières, rosé du Luberon et pizzas pris dans la grande salle commune hors-sac à l’entrée du camping.

 dimanche

Après une nuit pendant laquelle nous nous sommes tous réveillés en sueur, surpris par un subit radoucissement des T°, je vais chercher le petit-déjeuner sous un ciel menaçant chargé de lourds nuages, découvrant au hasard d’un changement de boulangerie qu’on peut trouver du pain frais sans gluten.

Nous traînons un peu pour nous restaurer et c’est assez tardivement que nous partons pour une boucle Voie verte vers Forcalquier -> montée progressive vers Castellet (qui se termine par une rampe courte mais raide) -> Saignon -> Buoux et son fort -> Apt.

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Le temps est gris, sans plus, mais l’arrivée à Saignon se fait sous une « bonne » pluie qui, sans être diluvienne, nous incite à abréger la balade et à regagner Apt par une belle et courte descente que je n’aurais pas aimé monter. Halte bienvenue et dégoulinante dans un providentiel bar-restaurant-PMU où nous ne manquons pas d’attirer l’attention, notamment celle d’un « papy » dont je crois comprendre qu’il est d’origine anglaise et ancien cycliste mais qu’avec le grand âge…

Certains devant nous quitter dès le lendemain, nous décidons d’avancer à ce dimanche soir le repas de fin de séjour au restaurant. Je vais donc réserver 12 couverts « si possible en faisant une grande tablée là, comme l’an dernier », ce que le restaurateur accepte avec plaisir.

Un ou deux picon-bière plus tard, pris dans un proche café pour patienter, et nous nous attablons pour déguster les plats cuisinés au feu de bois : légumes farcis, poulet à la provençale, camembert chaud dans sa boîte avec salade et charcuterie, fromage de banon servi chaud dans ses feuilles de châtaignier, et pour finir (non, je n’ai pas dit « se finir ») liqueur de lavande, alcool de farigoule (40° tout de même) et autres dont le patron finira par laisser les bouteilles sur la table. Bref, pour 26 € vin compris, nous nous sommes régalés.

 Lundi

Pour éviter la déconvenue de la veille, la boucle prévue Voie verte -> Viens (prononcer le S final) -> gorges d’Oppédette -> Simiane la Rotonde est annulée et remplacée par la proposition d’une visite du Colorado provençal tout proche, qui pourra être suivie soit d’un retour anticipé, soit d’une balade passant par St Saturnin les Apt, Lioux, Joucas, Roussillon, puis retour sur Apt via le pont Julien et la voie verte.

Le Colorado, même sous un ciel plombé, reste fidèle à sa réputation : on en prend plein les yeux. Et encore, nous n’avons pas pris le temps de parcourir toute son étendue car il nous aurait bien fallu toute la journée.

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Le ciel s’éclaircissant, nous décidons d’aller pique-niquer à Rustrel dont nous apercevons le massif château de style provençal. Arrivés dans le village, nous doublons le chiffre d’affaire de l’épicerie/ dépôt de pain/ bureau de poste et c’est sur les terrasses devant le gîte rural que nous nous restaurons. (le château fait mairie d’un côté, gîte rural de l’autre)

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Après un café pris à la terrasse d’un des deux bars du village, qui me permettra de bavarder avec mon frère qui habite ici, nous nous dirigeons vers St Saturnin les Apt.

Ca commence par une looongue descente, puis la route parcours un paysage vallonné dominé sur la droite par les contreforts du plateau de St Christol, aussi appelé plateau d’Albion. Un peu avant St Saturnin, nous voyons sur notre gauche le village de Villars perché sur sa butte (la plupart des villages provençaux sont sur des hauteurs : pour des raisons défensives je suppose, mais aussi pour libérer les terres cultivables)

St Saturnin les Apt se reconnait facilement aux ruines de son château perché sur l’imposante dalle inclinée de l’éperon rocheux qui domine la ville. Mais nous n’y monterons pas cette fois : nous nous contenterons de découvrir les figues de barbarie locales, différentes de celles que l’on peut trouver sur les étals des marchés franciliens car plus fragiles et peut-être moins goûteuses, il faudra que je pense à vérifier.

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Nous reprenons la balade par une route qui monte doucement et régulièrement vers la combe de Font Jouvale : pause au détour d’un virage pour admirer le panorama offert par un promontoire rocheux, puis descente vers le pont qui franchit la combe et montée vers le carrefour des routes de Lioux et de Sault.

Nous prenons à gauche la descente vers Lioux : belle route tant par le paysage que par le revêtement, virages agréables à négocier… je me lâche et rattrape avant le village la voiture qui nous avait doublé en haut.

Pause sur la place du village dominé par la masse de l’imposante falaise au pied de laquelle il est blotti. Le joli bâtiment de la mairie est surmonté d’un original clocheton d’où s’échappe le son d’une cloche qui semble fêlée.

Nous repartons vers Joucas par une route à nouveau en descente avec juste une petite côte au bas du vallon. Arrêt au pied du village perché pour quelques photos, puis demi-tour vers Roussillon. L’arrivée est trompeuse : la route semble vouloir monter au village en en faisant progressivement le tour, mais à une intersection en T on doit tourner à gauche et on attaque la pente pour une montée courte mais intense. Notre ami suisse m’a dépassé peu avant : je m’efforce de le suivre sans trop me faire distancer et finalement je le rejoins, essoufflé et en sueur, pour une halte au pied d’un dernier ressaut.

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Après être montés tout en haut du village, quasiment désert en cette période (l’été, il grouille de touristes) nous découvrons toute la région alentours et un chat amical (la Provence semble être le pays des chats).

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Une crevaison lente réparée, les photos prises, nous descendons vers le Pont Julien, atteint en un temps record non sans avoir profité d’un arrêt pour saisir les rayons du soleil couchant passant sous les nuages et éclairant les collines au niveau du village de Bonnieux.

Retour à Apt par la voie verte désormais bien connue.

Le repas du soir, principalement constitué de pantagruéliques assiettées de pâtes, nous permettra d’essayer de finir un maximum de restes.

 Mardi

Réveil matinal car le premier train est vers midi à Avignon centre. Dernier petit-déjeuner dans la salle hors-sac et départ sous un ciel incertain qui tournera vite à la pluie, pluie qui nous accompagnera, malgré de trop brèves accalmies, jusque Avignon où elle cessera enfin.

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Elle aura au moins eu l’avantage de nous obliger à limiter les haltes au strict nécessaire (se regrouper et boire un coup) ce qui, grâce à un pédalage régulier sans être vraiment rapide, nous permet d’arriver très en avance.

Pause boissons chaudes et pâtisseries au café/ pâtisserie à gauche juste avant l’entrée de la place de l’Horloge, déjà apprécié l’an dernier, avant d’accompagner les premiers partants d’Avignon centre.

Ensuite, je démonte mon vélo avant de l’emballer sous une housse minimaliste ©Alfapac et Scotch.

Une fois installé, je constate que :

-       le vélo tient parfaitement dans l’espace bagages du TGV duplex

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-       ledit TGV offre aux voyageurs plus d’espace qu’un TGV classique

Arrivé à l’heure je prends tranquillement le temps de remonter mon vélo avant de rejoindre la gare du Nord d’où un transilien me dépose quasiment devant chez moi.

Pour conclure :

  • je valide la transformation de mon vélo de route en randonneuse légère, seul le porte-paquet sur tige de selle devra être changé pour un modèle empêchant les sacoches cavalières de ma sacoche Topeak transformable de venir taper dans la roue
  • séjour une nouvelle fois très agréable malgré la météo
  • j’ai des idées de balades pour l’édition 2015 qui, le 11 nov. étant un mercredi, pourrait s’étaler sur 9 jours pour celles et ceux pouvant prendre les 4 jours de part et d’autre de ce mercredi.

Enfin, mon diaporama où l’on peut me voir en pleine action !

Mais aussi le récit d’un autre participant, avec d’autres photos, et la vidéo du tour du Grand Luberon réalisée par un 3ème larron.

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Pélerinage annuel à l’Abbaye de Saint Sixtus (Belgique)

Posté par Jean-Jacques le 9 juin 2014

Cette randonnée a été pour moi l’occasion de tester Capitaine Train pour réserver en ligne mes places voyageur + vélo : aucun pb,

Petit coup de pression en rentrant du taf. Alors que je vais tranquillement faire l’emplette de mon dîner, je constate que les quais de ma gare sont très calmes, trop même et une annonce me fait « speeder » : attention, en raison d’un panne de matériel de signalisation, des suppressions de missions et des retards de 10 à 40mn sont à prévoir

Hop ! je fonce équiper Guylène (heureusement presque tout était prêt du w.e. dernier) et 15mn plus tard, je suis dans le transilien pour Paris-Nord avec une « pasta box » de dépannage

Voyage sans histoire, accueil en gare de Lille-Flandres par mon hôte qui ne pouvait pas me louper, partage d’un verre avec sa sympathique épouse et me voilà installé pour une nuit tellement calme que je manque presque louper l’heure du réveil le lendemain matin

Rendez-vous devant l’Opéra : le groupe, comme celui de la rando Val de Loire, est vraiment impressionnant tant en nombre qu’en diversité de cyclistes et vélos

Je retrouve avec plaisir le trajet de l’édition 2013 : rapidement, nous arrivons dans une « banlieue » où la campagne et la ville se mélangent plaisamment. Puis c’est la halte au supermarché de la bière de Bizet où les clients échangent des chariots de caisses de bouteilles vides contre des caisses de bouteilles pleines : impressionnant ! Sous je ne sais quel prétexte, l’un de nous se verra refuser les siennes (boarf, pourtant il en avait à peine deux caisses de 48)

Le groupe se scinde pour suivre deux itinéraires différents : La Cordillière des Flandres, que j’avais faite l’an dernier et la Cool Raoul, que je vais découvrir

Par de petites routes d’une campagne vallonnée, me rappelant celles de mon Vaucluse natal -hormis le paysage- nous arrivons facilement à Bailleul. Arrêt sur la Grand Place où nous retrouvons celles et ceux prenant la randonnée en cours, puis reprise de la balade en piquant vers le Mont des Cats, grosse colline surmontée du pylône d’un émetteur

Par cette face, la pente est douce mais l’itinéraire d’accès se termine par un raidillon dans lequel nous devons mettre pied à terre, notamment car sa partie médiane est en terre. Heureusement il est aussi raide que bref et nous pouvons vite remonter en selle. C’est arrivés en haut que nous constatons que notre ami « camionneur » peut enfin se débarrasser dans un conteneur à verre des bouteilles vides qu’il trimballait depuis Lille

Pause grignotage/ bière/ café à la brasserie du Mont, où on nous refuse le service du déjeuner sous prétexte de risques de pluie… alors même que le ciel se dégage enfin et que le soleil nous incite à nous tartiner de crème solaire

Ceux qui avaient réservé les bières auprès des broers de l’abbaye partent les premiers, suivis du gros de la troupe (non, ça n’était pas moi, je suis juste un peu enveloppé, et de toute façon personne n’était gros) Ce départ est malheureusement trop vite stoppé par la chute du plus jeune d’entre nous (moins de 10 ans ?) dans la descente vers Berthen qui nécessite l’intervention des secours. C’est l’occasion de constater qu’il n’est pas évident de préciser où l’on se trouve et qu’il est difficile de se comprendre au téléphone. (bilan : chute sérieuse avec traumatisme mais a priori sans séquelles hormis des plaies superficielles, des « pizzas » en jargon cycliste)

Après évacuation de la victime accompagnée de son père, reprise de la balade avec le moral un peu en berne comme disent nos ami(e)s suisses

Heureusement, la campagne belge est riante sous le grand soleil, offrant un plaisant patchwork de cultures et de prairies pour l’élevage, essentiellement de bovins. Ce qui n’empêche pas de sentir parfois, venant de derrière des haies, les puissantes effluves d’élevages moins « naturels », sans doute des porcheries

Nous traversons des houblonnières, signe que nous approchons du but, plus exactement de Poperinge que nous atteignons via un RAVEL. De là, nous sommes bien vite à l’Abbaye de Saint Sixtus (Ses moines et Lui soient bénis) que nous abordons via l’arrière de l’estaminet opportunément situé juste en face, véritable usine à touristes (bière de l’abbaye, mais aussi nougat(s),  puis à la notre et enfin à la gloire du Saint Patron de ce lieu. 

Sur le chemin du camp scout qui a accepté de nous accueillir (nous n’acceptons pas les groupes avait prévenu le camping d’Ypres) nous faisons halte pour des courses à Vlamertinge : fruits, légumes, viande, pain, etc. nous avons fait tourner l’économie locale. 

  • Guidon d’or pour la boulangère qui, en plus de notre commande, nous a fait cadeau de tous les petits pains ronds qui allaient lui rester sur les bras vu l’heure tardive (mais bon, quand même…)
  • Clou rouillé pour le gérant du Bistrot de Gilde venu nous demander de déguerpir et plus vite que cela du porche d’accès à son établissement où nous avions trouvé refuge alors qu’il s’était mis à dracher des hallebardes.

Si vous voulez laisser des commentaires, en flamand ou Hollandais de préférence … L’un de nous lui a malicieusement répondu qu’on hésitait à se restaurer chez lui mais que vu la qualité de son accueil on irait voir ailleurs. Je ne suis pas certain qu’il ait compris. Mais bon, quoi qu’il en soit que pouvait-il faire face à 20 personnes qui de plus se poussaient pour laisser entrer les véhicules…

La grosse drache passée, nous reprenons la route et arrivons rapidement au camp scout : une vaste prairie où planter un régiment de tentes et sous les arbres un confortable chalet en bois :

  • Terrasse couverte et éclairée
  • Salle hors sac avec évier, frigo, radiateur, plaques de cuisson vitrocéramiques à commandes tactiles
  • WC séparés avec stock de PQ et radiateur pour l’hiver

Le barbecue, apporté en voiture par la compagne d’un participant, est vite allumé, les salades de tomates et de pâtes préparées, les viandes grillées… On se goinfre restaure, discute bière avec un éminent spécialiste du brassage personnel, règle nos comptes avec l’organisateur (bières de l’abbaye, camping) avant d’allumer un feu de camp près des tentes afin de conserver l’esprit scout : quelques gouttes de pluie de gâcheront pas la fête
Le lendemain, après une excellente nuit Image IPB réveil sous un ciel qui se dégage progressivement pour laisser place au grand bleu ensoleillé. Les tentes sont pliées quasiment sèches et après nous être enduits de crème solaire (et de mitosyl pour certains :mrgreen:) nous partons, certains bien lestés (pour ma part 2,75 L : 6 bouteilles 33cl de 12° en direct de l’abbaye, 6 bouteilles 33cl de 8° achetées deux fois plus cher à l’estaminet, 1 bouteille 75cl de Wambrechies aromatisée au genièvre achetée au supermarché de la bière)

Cela n’empêche pas de mener la chasse au cycliste cyclosportif lorsque l’occasion se présente : c’est trop tentant en faux plat descendant :diablotin:

Cet itinéraire retour me parait plus agréable que celui de l’édition 2013 : petites routes, RAVELs, re-petites routes jusqu’à nous retrouver au bord de la Deûle pour la fête de cette rivière. Flonflons, bateaux fleuris, bière fraîche à la terrasse d’une taverne … :cool:

Dommage que le chemin de halage le long de cette rivière soit en (bien trop) moyen état : ça gâche le plaisir que l’on a d’y rouler, en tout cas avec mon chargement et les pneus fins donc gonflés un peu « raide » (et si les Durano+ et Marathon+ étaient souples, ça se saurait :wink:)

Arrivée à Lille par le verdoyant et immense parc de la Citadelle qui mériterait une visite à lui tout seul. Slalom entre les piétons, cyclistes venus en foule profiter de sa fraîcheur.
Au moment de nous séparer, j’ai la surprise de voir arriver Jean-Baptiste, le fondateur du Grand 8, pour lequel je suis guide cycliste sur Paris, en tête d’un petit groupe de touristes étrangers.

Notre propre groupe se disloque à son tour : rendez-vous pour l’édition 2015 ! Mais d’ici là, je me ferais bien un raid bières à Bizet quand mon stock actuel touchera à sa fin…

Mon diaporama 

L’itinéraire jusqu’au Mont des Cats (61,5km) puis jusqu’au terrain de camping près d’Ypres (25km) et enfin le retour jusqu’à Lille (31,5km)

PS : grâce à Nico nous avons enfin pu percer de visu le mystère de la composition des Fricadelles… ça fait envie … 

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Val de Loire : cyclocamping entre Orléans et Tours fin mai 2014

Posté par Jean-Jacques le 3 juin 2014

Balade en cyclocamping du 29 mai au 1er juin 2014 à l’initiative de Charles, un ami orléannais. Par flemme, j’ai copié/ collé le compte rendu publié ur le forum vélotaf.com et modifié les prénoms

Craignant une interruption du trafic transilien en raison d’importants travaux (remplacement de ballast, rails, aiguillages) je me réveille vers 4h30 et pars vers 5h15 sous un faible crachin qui devient bruine et m’oblige à enfiler le blouson de pluie. Elle cesse à la sortie de St Denis alors que je chante mentalement le tube de Jacques Dutronc (pas à haute voix : je crains trop déclencher une vraie pluie)

Une heure plus tard, j’arrive aisément et rapidement à Paris-Austerlitz où je repère de suite un beau vélo Van Nicholas chargé comme un mulet : c’est Laurent. Fabrice nous rejoins un peu plus tard, me soulageant du matelas autogonflant rose girly et de la popote 1 pers. Dès que la voie du TER est annoncée, nous montons à bord en compagnie d’une autre cyclorandonneuse. Nous faisons bien : au moins 4 autres cyclos se présentent ensuite, qui s’installent comme ils le peuvent.

Trajet sans histoire jusqu’à Orléans où Charles nous accueille en nous faisant découvrir certains des coins connus des seuls orléannais : la place Jeanne d’Arc, la maison où celle-ci habita, quelques rues de la vieille ville aux agréables pavés sciés (merci à l’ABF d’avoir accepté cette hérésie) avant de rejoindre le pont où le reste de la troupe nous rejoint, avec de nouvelles têtes parmi d’autres plus connues.

Toute la troupe se met en route, formant un impressionnant cortège. Passage par Beaugency et son beau pont médiéval, le seul encore en service, puis quasiment au pied de la centrale électrique nucléaire de St Laurent des Eau, bénie de ces fainéant(e)s en VAE.

Solange montrant des signes de fatigue, bien compréhensibles au 6ème mois, nous écourtons l’étape à Muides sur Loire et rejoignons le modeste mais confortable camping municipal de Crouy sur Cosson, un peu avant Chambord.

Les tentes installées, les baguettes et croissants du lendemain commandés (merci Bruno), un groupe d’éclaireurs part voir le château de Chambord. Trop heureux de nous dégourdir les jambes, nous roulons bon train mais une prise de relais un peu appuyée ©fin de la vertacomicorienne transforme la balade en raid cyclosportif au cours duquel Victor ne laisse pas sa part aux chiens. Arrivés à Chambord il nous explique « normalement, pour les relais c’est l’homme de tête qui s’écarte pour rejoindre la queue de grupetto, pas le second qui force l’allure », réaction immédiate : « ah non ! plutôt mourir ! »

Chambord est un beau relais de chasse dont la silhouette est gâchée par les bâches et échafaudages d’importants travaux. Mais la bière d’un des estaminets est bonne et la compagnie des vélotaffeurs venus nous rejoindre agréable. Le retour se fait à allure normale, nous permettant de remarquer autre chose que l’état de la chaussée et le dos de celui qui nous précède.

Nuit agréable malgré un dîner gâché par les piqûres de petites bestioles qui laissent d’irritantes « bouffigues » comak !

Le lendemain, départ pour Amboise via l’agréable traversée du domaine de Chambord. Courte halte devant le château, passage devant les motos d’un groupe d’Aigles de la route stationnées dans la perspective principale du château, photos de groupe dans l’allée centrale et nous repartons alors que la police montée relève l’immatriculation d’une berline sportive (qui a du se faire aligner) ainsi que celles des motards (à moins que l’un d’eux ne se soit engagé à dégager immédiatement cette allée qui n’a pas vocation à servir de parking)

Sauf erreur, nous arrivons facilement à Blois et pique-niquons sur le port de la Creusille.

Nous repartons vers Amboise, passons au pied du château de Chaumont sur Loire (festival international des jardins) et arrivons enfin à destination, après quelques incursions dans l’intérieur des terres (à moins que ce ne soit le jour suivant ?). Bref, quoi qu’il en soit, pour quitter le bord du fleuve il a bien fallu franchir au moins une côte bien raide, ah ben non deux, en fait finalement trois et qu’on a bien senti passer mais heureusement elles furent courtes et nous permirent d’accéder à de plaisantes routes vallonnées moins monotones que la voie sur berge.

L’arrivée à Amboise se fait par le haut de la falaise en longeant l’impressionnante coupe transversale du rempart de l’oppidum gaulois. Après une raide descente sinueuse dans la vieille ville, nous arrivons dans le verdoyant camping municipal équipé de blocs sanitaires stylés

Nouvelle nuit agréable, à peine perturbée par les hurlements de la pauvre Aline torturée par une poussée dentaire et la fièvre qui va de pair. Heureusement un campeur dépannera son père d’un fond de flacon de dolicrâne enfant ©mes propres enfants qui fera l’affaire jusqu’à la pharmacie du lendemain matin

Matinée consacrée à la visite du Clos Lucé, le charmant château où Léonard de Vinci finit ses jours sous la protection de François 1er. Nous admirons les maquettes de ses inventions, dont une bicyclette étonnante de modernité et nous promenons dans l’agréable petit parc où il aimait méditer

Nous repartons pour Tours, pique-niquons à la hauteur de Lussaux sur Loire et c’est de là que, sauf erreur, pour finir la journée nous monterons sur le plateau par une dernière montée, progressive celle là. 

L’arrivée sur Tours se fait via de petites routes champêtres vallonnées puis sur une roulante voie verte.

Je n’ai rien compris à la traversée de cette ville, mais l’arrivée sur le camping de Joué les Tours, sous la houlette de notre Lider Màximo dit « le GPS humain » se fait par un détour de quelques km et un dernier raidillon dans lequel j’aide comme je le peux Ulrich à tracter la remorque des Gremlins, Bruno étant resté en arrière pour dépanner Sabine qui avait cassé sa chaîne dans un excès de puissance à un démarrage.

Et nous retrouvons au camping les « retardataires » arrivés avant nous !

Sitôt installé, direction la piscine et ses deux bassins, l’un « méditerranéen » (couvert), l’autre « breton » ou « normand » (en plein air), comme cela pas de jaloux. Je barbote dans le 1er en compagnie d’Aline, son frère et ses parents avant d’aller piquer une tête « vivifiante » dans le 2d : extra ! J’y serais bien resté, mais nous avons un salut à donner. 

Après que Bruno ait profité de mon relâchement nautique pour me proposer de rentrer le lendemain à Orléans à vélo, nous arrivons devant le séduisant magasin tenu par un Julien épanoui : beaux vélos de toutes sortes, beau matos et accessoires, bouteilles de Chenin pétillant comme s’il en pleuvait, j’en profite pour acheter un paire de belles lunettes claires, ayant perdu mes 1er prix DKT en quittant Blois (merci les g^r^o^s . p^a^v^é^s . i^n^é^g^a^u^x de la descente du pont vers la voie verte sur berges ? un des rares vrais passages désagréables)

Nuit calme malgré le vandalisme déjà évoqué, réveil matutinal où je découvre Victor prêt à partir pour son dodécaudax, puis réveil général pendant que le quatuor de l’express Tours-Orléans finit de plier bagages (Bruno, Charles, Fabrice et moi)

Petit-déj’ sous le chapiteau de la buvette du camping et départ à 7h50 dans la fraîcheur. Le rythme est enlevé. A l’entrée de Tours nous voyons dans le pré d’une zone de loisirs trois beaux lièvres détaler mollement. Je ne comprends à nouveau rien à la traversée de cette ville mais avant d’avoir eu le temps de le réaliser, nous voici sur la voie verte que nous suivons jusqu’à ce qu’elle quitte la Loire pour aller se balader sur le plateau. Nous décidons donc de tracer sur la départementale quasiment déserte et effectivement nous arrivons à Amboise un peu après 9h.

Pause café avec Charles qui, suite à quelques arrêts de notre part, nous y avait précédés, puis reprise de la Chevauchée Infernale emmenée par un Bruno calé sur un rythme imperturbable. Arrêt à Blois pour s’approvisionner auprès d’une boulangerie et d’une épicerie et nous voila sur la D2152 qui surplombe la Loire direction Orléans

C’est du billard, peu de relief, mais la route est monotone sous le cagnard et la circulation motorisée, bien que peu dense et respectueuse, nous em..bête un peu quand même. Aussi, lors de la pause déjeuner à Suèvres nous décidons de rejoindre cette petite route blanche qui, sur la carte du Bibendum, longe la Loire

Et c’est alors que nous voyons passer Charles que nous hélons. Il nous dit préférer continuer sur la départementale aussi est-ce sans lui qu’après avoir traversé le village, qui réserve quelques jolis coins insoupçonnables depuis la départementale, nous nous retrouvons sur la route sur digue que nous avions quittée à Muides sur Loire le premier jour.

A ma demande, longue pause à Beaugency car il est tôt, le TER n’est qu’à 18h24 et je commence à avoir les guibolles en guimauve. Punaise ! il ne carbure pourtant pas au Taureau Rouge le Sato ! comment fait-il ?!

De là, le trajet est une formalité : Orléans 15km… 11… 9… le décompte des panonceaux fait plaisir et c’est à 15h50 que nous nous retrouvons dans le hall de la gare, plein de voyageurs inquiets des aléas ferroviaires annoncés (dont un Intercités pour Paris avec 1h45 de retard) 

Pour les amateurs de chiffres : 138.5 km parcourus en 6h (hors pauses diverses pour env. 2 h au total) à une moyenne roulée de 23 km/h. Pas si mal pour de modestes cyclistes amateurs, chargés de bagages, avec un petit vent de face pendant toute la durée du trajet

Le pot pris à une terrasse de la place Jeanne d’Arc se termine sous un ciel devenu uniformément gris, le vent que nous avons eu de face toute la journée fraîchit d’un coup… la rando est bel et bien terminée. Retour silencieux sur Paris, sans encombre. 

En remontant en selle pour rejoindre Enghien, j’ai l’impression de pédaler avec des prothèses ou les jambes d’un autre, mais en arrivant dans mon secteur, j’arrive à faire frotter une sacoche dans un virage à angle droit : j’ai donc encore un peu de niaque en réserve ! 

A la prochaine ! le diaporama 

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