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Séjour à Ste Cécile plage (Camiers 62) 07-2017

Posté par Jean-Jacques le 6 août 2017

Cette année, Rayan et moi sommes retournés sur la Côte d’Opale, non au camping municipal d’Etaples sur Mer comme il y a 2-3 ans (?), mais dans un de ceux de Ste Cécile plage (commune de Camiers – 62) le camping Arc International qui, auparavant réservé au personnel de la cristallerie-verrerie d’Arques (vous savez : Arcopal, Arcoroc, etc.) s’est récemment ouvert au public (il faut bien vivre…)

Samedi 15-07 : en raison d’importants travaux menés par la SNCF pour rénover voies et aiguillages, tant à Paris Nord qu’à Creil, après 2 annulations de billets (dont une constatée en arrivant en gare, 30 mn avant le départ) nous arrivons à partir avec 3 trains au programme : Paris – Compiègne via Mitry-Mory en grande banlieue Est, Compiègne – Amiens (1h de correspondance) et enfin Amiens – Etaples/Le Touquet

Mais grâce aux personnels, tout se passe bien et, partis vers 14h30, c’est à 21h30 que nous arrivons enfin à destination sous un faible crachin (mais il nous en faut plus)

Le gérant nous pilote jusqu’à un emplacement tranquille, près d’un accès à la plage, que je n’aurais pas su trouver tant le camping est vaste. La tente est vite installée et, après un petit tour sur la plage, on s’endort pour une bonne nuit.

Dimanche : petit-déjeuner près des sanitaires où je commets l’erreur fatale : je branche mon téléphone portable pour le recharger et le perds de vue quelques minutes. Lorsque j’y retourne, il a disparu. Il faut dire que depuis un moment, je ne fréquentais plus que de petits campings hors saison, parfois avec des sanitaires verrouillables de l’extérieur avec une pièce de monnaie… bref, ça m’apprendra.

Après-midi : sortie au Laby parc de St Josse, où Rayan a constaté que lorsqu’on grandit, bien des amusements et attractions perdent de leurs attraits. Mais on s’est malgré tout bien amusé en faisant la course en kart à pédales, en jouant au mini golf, et en se régalant d’un copieux sandwich « américain » (c’est à dire avec frites). Le ciel gris clair n’a pas empêché de ressentir une impression de beau temps.

En soirée, instauration du « rituel » auquel nous ne dérogerons pas : aller à pied par la plage jusqu’à Ste Cécile manger une glace, ou une gaufre par temps frais, et revenir par la route

Lundi : relâche, beau temps, baignade et inscription à une animation « accrobranche » proposée par le camping. Le tarif préférentiel proposé est devenu carrément imbattable lorsqu’à l’accueil de l’accrobranche, sur les 30€ donnés en billet de 20€ + chèque vacances de 10€, on m’a rendu 10€ de monnaie. 

Mardi : animation accrobranche à Opalaventure et c’est tant mieux car la journée promet d’être très chaude : autant être sous et dans les arbres qu’en plein cagnard. Nous nous sommes lancés sur les parcours « découverte » (env. 2h30) et une fois l’appréhension de la première tyrolienne passée, Rayan ayant vaincu son vertige s’est éclaté et moi, je me suis bien amusé à retomber en enfance quand, à Senlis, avec les copains je jouais les Tarzan dans la haie qui séparait le lotissement de Bon Secours 1 des champs qui allaient devenir Bon Secours 2.

Et en rentrant de Ste Cécile où j’avais fait quelques courses, j’ai le plaisir de constater que malgré les courants d’air Rayan a réussi à allumer mon petit réchaud à combustible solide et à préparer la soupe.

Mercredi : après une nuit en partie passée dans les grondements et les lueurs d’éclairs d’orages dans l’arrière-pays, visite de Nausicaa à Boulogne sur Mer, où nous sommes allés à vélo bien sûr. Trajet agréable par beau temps, avec le vent globalement favorable, mais à l’arrivée seulement 4-5 pauvres « pince-roue » sur la grande esplanade, tous occupés bien sûr. Heureusement nous avons pu attacher nos vélos à des barrières de police.

Visite plaisante, mais j’aurais aimé voir plus d’aquariums et moins d’exposés et commentaires… Sans doute cela sera-t-il amélioré après l’ouverture de la gigantesque extension en cours de construction. En tout cas, on a apprécié les grands aquariums, dont ceux des requins et des otaries joueuses, les hublots périscopiques façon « sous-marin » permettant de passer la tête dans le fond de récifs coralliens, la simulation de passerelle de navire de haute mer dans la tempête, avec écrans panoramiques éclaboussés d’embruns, communications radio et mouvements du plancher.

Le soir, pour ne pas avoir de vaisselle à faire et fêter notre départ anticipé, Rayan n’ayant pas réussi a se faire de copains, dîner à la friterie de Ste Cécile. On n’a pas regretté. Pour Rayan : un hénaurme sandwich kébab américain de bien 30 cm de long avec frites pour 2 personnes normales ; pour moi : un cheese-burger au maroilles (accompagné des frites que Rayan n’a pu finir), une révélation culinaire.

Jeudi : après une nuit calme, rangement et pliage pour un départ anticipé,  Nous avons bien fait : en petit-déjeunant sur le pouce à Ste Cécile, le temps qui s’était couvert a viré à la bruine (je n’aurais pas aimé décamper sous la pluie). Je décide de profiter d’une accalmie pour partir et, à peine sortis de Ste Cécile, la bruine reprend, rapidement suivie d’une vraie pluie.

En raison de nos équipements de pluie légers et incomplets, c’est trempés jusqu’au slip que nous arrivons en gare d’Etaples. Mais comme la température est douce et que nous sommes à l’abri, on attend tranquillement l’Intercités qui, cette fois, va nous ramener directement jusqu’à Paris.

Peu de photos suite à la disparition de mon « photophone » le lendemain de notre arrivée, mais j’ai néanmoins réussi à bricoler un diaporama que voici.

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Versailles-Chambord le 17-06-2017

Posté par Jean-Jacques le 1 juillet 2017

L’annonce de cette randonnée organisée par le CCVP m’avait séduite et c’est lorsque j’ai découvert qu’elle passait par Chilleurs-aux-Bois que je me suis décidé à m’inscrire (pour la photo devant le panneau) rejoignant ainsi 3 membres du forum vélotaf.com.

C’est ainsi que je me retrouve à 5h45 sur le quai de la gare d’Epinay-sur-Seine à attendre le RER qui m’emmènera jusqu’à celle de Versailles-chantier. Je suis avec Petit-Nuage, mon vélo de route transformé pour l’occasion en randonneuse légère car je vais passer la nuit au camping de Muides-sur-Loire.

Je rejoins facilement le départ, récupère ma carte de contrôles et la feuille de route, retrouve mes 3 comparses et c’est vers les 7 heures que nous nous élançons. Ils ont prévu de rouler cool (qu’ils disent) car ils vont faire le retour à vélo et, effectivement, jusqu’à l’aqueduc de Buc, magnifique avec ses arches éclairées par le soleil levant, j’arrive à suivre. Mais sur le plateau de Toussu-le-Noble j’en perds de vue 2. Le 3ème joue les derny en me permettant de pédaler à bonne allure puis, ayant rencontré un autre cyclo roulant à son rythme, je les perds eux aussi assez vite dans les vallonnements suivant la vallée de Chevreuse.

L’itinéraire est agréable. Il suit des routes tranquilles, souvent boisées, avec quelques curiosités comme ce panneau qui indique Thionville, puis cet autre « Bois de Boulogne » et, un peu avant Chilleurs-aux-Bois, je constate qu’il existe un Crottes-en-Pithiverais. Cette partie est moins agréable : on traverse la Beauce avec ses vastes ondulations, ses champs d’éoliennes… le vent s’est levé mais il est latéral, parfois même de 3/4 arrière et n’est donc pas vraiment gênant.

J’arrive à Chilleurs-aux-Bois vers 12h. C’est à peu près la mi-parcours et le 2ème contrôle, avec pause déjeuner cette fois.

le plateau-repas est simple mais complet et c’est rassasié, avec le plein d’eau fraîche, que je repars. Je récupère dans ma roue un cyclo complètement à la ramasse et pour lequel je vais jouer les « locomotives » pendant les 3/4 du parcours restant.

Nous passons devant le joli château de Chamerolles puis la route traverse de vastes forêts. Le vent est cette fois franchement favorable, le relief « aimable » et c’est tant mieux car à force de kilomètres, je commence à éprouver un peu de peine : début de douleurs au périnée, mais aussi aux pieds, le gauche surtout. Je continue néanmoins à soutenir le moral de mon compagnon de route.

La traversée de St-Cyr-en-Val, au 3ème contrôle et ravitaillement sur le pouce, est un peu tarabiscotée puis, une fois sortis de cette agglomération, on longe la Loire, d’abord sur une digue, puis par de petites routes forestières, dont une longue à n’en plus finir qui sape bien le moral à la façon de la voie verte Bordeaux-Lacanau.

Je me retrouve seul, je multiplie les pauses : ces dernières dizaines de km, bien que techniquement faciles, sont les plus éprouvantes. Mais j’ai la satisfaction de revoir le château de Chambord resplendissant, débarrassé de ses échafaudages, puis d’arriver enfin au terme de ce périple, épuisé mais satisfait d’avoir relevé le défi que je m’étais lancé.

Quelques infos sur cette randonnée glanées sur le site internet du CCVP : 220 km, plus de 260 participants, le plus jeune 14 ans, la plus âgée 75 ans, le plus âgé 98 ans. J’ai donc tout l’avenir devant moi !

Le hasard faisant bien les choses, j’ai découvert que le camping est à côté de l’arrivée. J’y vais donc, mollement, trouve un endroit où m’installer, monte ma tente au ralenti et vais prendre une douche… trop chaude pour mes coups de soleil car il n’est pas possible de régler la température ! Mais pourquoi ces douches inréglables sont-elles toujours trop chaudes ?

Le lendemain, réveillé dès l’aube par les oiseaux, je décampe (c’est le cas de le dire) avant l’ouverture du bureau et comme j’étais arrivé la veille après sa fermeture… A St-Laurent-Nouan je trouve une boulangerie pour des viennoiseries et, quelques kilomètres plus loin, à Beaugency et son célèbre pont je complète ce début de petit-déjeuner par un café allongé.

C’est donc sur la rive droite de la Loire que je retrouve la voie verte qui mène à Orléans. Plus agréable que celle de la digue rive gauche, elle est ombragée et, bien qu’en terre, très roulante même pour les fins pneus de mon vélo, du moins par ce temps sec. Elle offre de beaux panoramas sur le fleuve et je constate que depuis que j’y étais passé avec des ami(e)s de vélotaf.com en 2014, une sympathique halte poético-alternative est apparue un peu en aval de Beaugency.

J’arrive rapidement à Meung-sur-Loire où je cafouille un peu avant de reconnaître le pont qu’il faut franchir pour retrouver la voie verte qui se poursuit sur la levée rive droite. J’y retrouve le vent, mais aussi les champs de blé rouges de coquelicots. Une dernière pause à St-Hilaire-St-Mesmin et je me retrouve dans l’agglomération d’Orléans.

Je quitte bien vite la route passante pour un des itinéraires cyclistes numérotés qui me ramène vers la Loire en passant au pied d’un ancien haut-fourneau en briques. Il ne me reste plus qu’à traverser la Loire par le pont de l’Europe, reconnaissable entre tous, prendre les quais, traverser le centre ville et longer les voies ferrées de la gare pour rejoindre celle de Fleury-Les Aubrais.

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Belfort -> Epinal : Ascension 2017

Posté par Jean-Jacques le 3 juin 2017

J’arrive vers 7h à la gare de l’Est et, après avoir remarqué un petit groupe de « bikepackers » (ça devient d’un commun cette façon de randonner…), l’Intercités pour Belfort est annoncé.

C’est la version moderne des train Corail ou Théoz : deux rames automotrices hybrides (la ligne n’est pas totalement électrifiée) qui ressemblent fortement à celles des TER récents avec une entrée de plain pied depuis le quai. Les places vélos sont en tête, sous une sorte d’étagère permettant de ranger les sacoches, les vélos devant être placés côte à côte comme dans les TGV Atlantique, retenus par une solide sangle élastique : ne pas espérer pouvoir en mettre plus de 3, voire 4 grand maximum, sans gêner le passage des voyageurs.

C’est à trois que nous débarquons à Belfort dont j’apprécie l’esthétique de la gare, toute en briques blondes.

Après avoir retrouvé les uns et les autres, le groupe imposant (11 adultes, 2 très jeunes enfants dans une remorque) s’élance vers le lieu du pique-nique, la base de loisirs du lac du Malsaucy, en suivant un très agréable enchaînement d’aménagements cyclables urbains, puis voies vertes et véloroutes.

Bien que très fréquentée, nous trouvons un coin de pelouse agréable.

Lorsque nous repartons, c’est en suivant une petite départementale tranquille qui monte pour rejoindre la vallée du Rahin en suivant un trajet vallonné offrant les premières côtes dans lesquelles le couple d’amis commence à peiner en tirant l’une la remorque avec le plus gros du paquetage, l’autre la carriole avec les gamins.

C’est en arrivant à Plancher-les-Mines ou Plancher-Bas, bref « en bas », que ça se corse car on va devoir bifurquer à gauche pour aller « en haut », vers le col de la Chevestraie puis Belfahy. La montée dans les bois est régulière, agréable, …

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… tout au moins jusqu’à Belfahy où l’on croit être arrivés dans une impasse, face à un mur. Ah ben non, c’est la route qui monte « droit dans l’pentu » sur 200-300 m, juste avant un bienvenu « Bistrot  de Pays des Vosges saônoises ».

Il offre effectivement des produits du terroir : miels, confitures, gelées, tarte à la brimbelle préparée à la demande, mais côté bière pression seulement une bière « normale » dont, malgré notre insistance, ni la charmante serveuse ni le patron ne dévoileront la marque.

Après cette pause, descendre vers Miellin est un vrai plaisir, mais la prudence est de mise car la chaussée en état moyen, très pentue et sinueuse, avec le camouflage des tâches de soleil au travers de l’ombre des arbres, oblige à freiner en permanence : les mains sont mises à rude épreuve.

l’itinéraire de cette 1ère étape

Le camping est à la sortie du village, sur l’adret, et surplombe le cours de « La Doue de l’Eau » qui coule au fond de l’étroite vallée.

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Faute de commerce, on dîne des provisions tirées des sacoches. Et c’est à ce moment que je commence à attirer l’attention avec mon réchaud démontable à carburant solide.

La nuit à cette altitude est calme, venteuse m’a-t-il semblé d’après le bruit des feuilles des arbres sous lesquels nous sommes installés, et fraîche : mon duvet estival est « limite confort » bien que je me sois couché habillé (t-shirt, t-shirt coton manches longue, pantalon, socquettes)

Le lendemain, agréable descente vers Servance : pente régulière pas trop prononcée, virages pas trop serrés avec une bonne visibilité, il faut juste calmer nos ardeurs en croisant deux grumiers chargés qui remontent la vallée. A Servance, pause boulangerie et bistrot pour refaire nos provisions avant de nous attaquer à la 2ème difficulté de cette randonnée : la sortie par la route de Beulotte. Après la montée de la veille, nous sommes tentés de la rebaptiser « route de rebelote ».

Effectivement, elle est courte (env. 1km) mais raide, très raide, sans doute déjà pas facile à franchir sans bagage, alors avec du matériel de cyclocamping, même le plus léger possible…

C’est en haut de ce mur que le groupe se scinde pour rejoindre Le Val d’Ajol et son camping : option courte ou option longue, via la route des Crêtes, le circuit de la Petite Finlande (à moins que ce ne soit l’inverse), le col du Mont de Fourche, puis la ligne de partage des eaux méditerranée / mer du Nord à partir de laquelle nous descendons vers le camping. Superbe itinéraire tranquille dans les hauteurs qui traverse des plateaux et sinue (au moins au début) entre une multitude d’étangs …

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… et des prairies d’alpage, monte vers des crêtes et descend dans des vallons, offrant tantôt des vues panoramiques, tantôt l’abri de forêts de haute futaie.

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Nous retrouvons la civilisation en débouchant dans le val d’Ajol : visite du magasin d’usine de la Sté De Buyer, puis arrivée au camping derrière la piscine municipale, petit supermarché pour les courses, terrasse de café pour se rafraîchir (2 pintes, pas moins !:boire2: ) en écoutant le bruit des motos tout terrain et autres quads. (pas tant que cela en fait, on a vite été tranquilles)

l’itinéraire de cette 2ème étape

Après une nuit bien plus douce que la précédente, départ pour une étape moins ardue passant par Fougerolles, pays de la cerise guigne, du Kirch AOP et de la Fée Verte, où le groupe se scinde à nouveau entre itinéraire court et itinéraire long vers Bains-les-Bains.

Ce trajet dans les Vosges méridionales, plus campagnard, plus gentiment vallonné que dans les Vosges saônoises, passe devant l’étonnante place Léon Jacquey de Saint-Loup-sur-Semouse (regret de ne pas avoir pris de photo) puis parcourt bois, champs et forêts jusqu’à Corré où nous trouvons le canal des Vosges et la voie verte du chemin de halage qui fait partie de la véloroute Charles le Téméraire.

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Ce canal très agréable, sinueux et ombragé, n’est jamais ennuyeux. On le quitte hélas trop vite pour contourner un secteur où il décrit des lacets resserrés : l’aménagement des rives doit y être plus coûteux et difficile qu’ailleurs. Mais on le retrouve vite à Fontenoy-le-Château, qui mériterait peut-être une visite, avant de le quitter à nouveau pour monter vers Bains-les-Bains et les premiers nuages qui bourgeonnent sur les Vosges.

L’itinéraire de cette 3ème étape

Le camping, installé au-dessus de la ville, essentiellement fréquenté par des curistes selon la gérante, est calme et à proximité d’un petit supermarché parfait pour nous réapprovisionner. Après une soirée sous un ciel inquiétant plombé de nuages puis une nuit calme (la TV des caravaniers voisins de ma tente a dû s’éteindre vers 10h30) nous repartons sous un grand ciel bleu ensoleillé vers le canal que nous rejoignons à l’issue d’une longue descente.

Ce sera une matinée relax le long de ce canal vraiment plaisant : sinueux, boisé, avec comme seules difficultés pour cette fin de randonnée les « marches » espacées des écluses à monter jusqu’au lac-réservoir de Bouzey à proximité duquel nous pique-niquons. Il est d’ailleurs dommage que l’accès au lac ne soit pas indiqué depuis le canal : nous aurions bien aimé nous poser sur une de ses rives.

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Passé ce secteur, le chemin de halage surplombe le canal encaissé dans une courbe creusée dans le rocher et renforcée par de la maçonnerie : cela me rappelle la portion du canal du Midi entre les écluses de l’échelle à bateaux de Fonserranes et Carcassonne. Puis ce sont les marches descendantes d’une succession d’écluses et de larges bassins de « stockage » des péniches qui nous amènent, quasiment sans avoir à donner un seul coup de pédale, jusqu’à la passerelle bleue piétons/cyclistes (avec un virage en épingle à cheveux inadapté aux vélos + remorque enfant) permettant de bifurquer vers la branche du canal qui amène au port d’Epinal, à proximité du centre ville, en longeant la Moselle qu’il surplombe.

Après avoir traversé la ville en suivant une sorte de corridor vert, nous arrivons rapidement à la gare. Epinal, écrasée de chaleur, semble morte. Seul le libre-service de la gare permet d’acheter de quoi se rafraîchir. Le groupe s’étant dispersé, un ami n’a pas grand mal à me convaincre de l’accompagner jusqu’à Nancy par le premier TER.

L’itinéraire de cette 4ème étape

Il avait raison. En le suivant après qu’il ait branché son GPS, nous découvrons une ville agréable avec au moins 2 beaux parcs dans la ville, celui de la Pépinière et le parc botanique Ste Marie. Mais il suffit de quelques tours de roue pour rejoindre les chemins de halages de canaux, en activité ou abandonnés, mais aussi les voies vertes le long de la Meurthe, donnant ainsi l’impression que la nature est sinon au cœur, du moins aux portes de la ville.

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Cette très agréable randonnée confirme que le piémont de Vosges semble être une terre adaptée à la randonnée cycliste et ravive mes envies d’une randonnée Paris – Strasbourg.

Le diaporama complet de cette randonnée

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Sortie fromagère francilienne de mai

Posté par Jean-Jacques le 21 mai 2017

Ce samedi 20 mai 2017, avec 2 amis, agréable sortie d’une centaine de km en des contrées que je connais mal et avec une météo très favorable : je n’ai vu qu’une cellule de pluie que nous avons contournée, nous laissant une impression de beau temps avec un beau « ciel d’Île de France ».

Le rythme, plus soutenu que celui que j’aurais adopté si j’avais été seul, m’a empêché d’immortaliser 

  • ce passage le long de la Seine, lorsque la bande ou piste cyclable passe de la chaussée au trottoir, avec une bonne longueur des grilles de la goulotte de recueil des eaux de pluies manquante : un beau piège à roue Av de cycliste inattentif
  • un nid de cygnes (occupé) en contrebas de la piste cyclable longeant les voies ferrées de Villeneuve-St-Georges
  • quelques éléments urbains de Villeneuve-St-Georges et de Yerres, dont une ancienne station service abandonnée, une ruine envahie de végétation cachée par des palissades, glauque à souhait

Vu notre allure, nous aurions également pu profiter du festival de marionnettes et castelets de Brie-Comte-Robert et de son centre ville, plus agréable que ne le laissent supposer les voies rapides et rocades qui l’entourent

A Chaumes-en-Brie, nous avons pu admirer la belle ferme de Forest au pigeonnier original

En arrivant à la ferme de la Chalotterie, à Ozouer-le-Voulgis, prairie de boutons d’or :

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A la ferme, la mare, ses oies bernaches à tête barrée et leurs oisons :

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Et une productrice aux lourds pis pleins allant placidement on ne sait où :

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Au retour, via Gretz-Armainviliers et Sucy-en-Brie, j’ai apprécié les larges allées forestières très roulantes et en excellent état, contrastant avec la mauvaise liaison cyclable Sucy-en-Brie / Bonneuil, dont j’ai cru que c’était une appropriation sauvage de friches ne l’étant pas moins, et non une liaison tout ce qu’il y a d’officielle : encore des aménageurs qui pensent qu’une fois que c’est fait, il n’y a plus de raison d’y revenir car ça ira bien comme ça ?

J’ai trouvé que les fromages dont j’ai ramené deux bons morceaux (un peu affiné et un plus affiné) manquaient de caractère mais ce n’est pas grave : le plaisir était ailleurs

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Enghien -> Dangu 8-05-2017

Posté par Jean-Jacques le 11 mai 2017

Après un dimanche pluvieux passé (comme il y a deux semaines) en tant qu’assesseur d’un bureau de vote, j’avais envie de m’aérer.

Les prévisions météo n’étant pas trop mauvaises pour ce lundi de fête de la Victoire (non, aucun rapport avec le résultat du 2ème tour des élections présidentielles)  tout en regardant un volet de « Pirates des Caraïbes » je potasse donc (comme on dit dans le Haut-Rhin) la carte IGN Top100 Paris-Rouen afin de repérer un itinéraire aussi tranquille que possible pour rejoindre Dangu, près de Gisors, et son camping municipal, 1ère halte de la future randonnée Paris -> London prévue cet été avec mon padawan.

Et me voilà parti en ce lundi 8 mai, à vélo faute de trains (gros travaux sur le tronçon Paris -> Ermont), après avoir enfilé un t-shirt technique, mon blouson fétiche membrané « windstopper », une paire de chaussettes de randonnée car « le fond de l’air est frais » et un cuissard corsaire. Aucun rapport avec ma soirée de « couch potatoe », mais la perspective d’éclaircies dans le ciel qui pourraient me permettre de remplacer les chaussettes par de courtes socquettes cyclistes pour profiter d’un éventuel soleil.

Heureusement, il y a très peu de circulation jusqu’à Méry-sur-Oise, car déjà que la route est inintéressante au possible… et je fais là une première halte pour un café allongé.

Je retrouve ensuite un trajet connu jusqu’à Hénonville (voir au début de cet article) où je bifurque sur la petite D121 qui longe les contreforts du plateau du Vexin. Faire ce trajet à l’envers (voir la fin de cet article) me permet d’ailleurs de remarquer des choses que je n’avais pas vues dans le sens « habituel ».

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Ce que je découvre complètement, c’est qu’il n’y a pas qu’en Espagne qu’on peut trouver des champs transformés en « mer de plastique ». Il est vrai que ces coteaux sont exposés au nord et il doit être utile de gagner 1 ou 2 degrés de T°.

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La route vallonnée sans excès est agréable, offrant parfois de beaux points de vue panoramiques, quasi déserte, mais je ne suis pourtant jamais vraiment seul : trilles des alouettes au-dessus des champs, vol stationnaire puis piqué d’un oiseau de proie (sans doute un faucon crécerelle faisant le St Esprit), vaches, moutons, chèvres, chevaux, ânes… lors d’un arrêt, j’ai même droit à la visite amicale d’un trio doublée d’une inspection de ma sacoche de cintre, conforme à mon usage mais décevante pour les intéressés car ne contenant ni carotte ni pomme. Poli, je me fends de quelques caresses en retour.

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En arrivant près du but, je constate que si un chemin agricole offre d’un côté un banal raccourci entre deux routes formant la pointe d’un triangle, de l’autre côté il peut mener jusqu’à Compostelle.

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C’est à ce moment que je bénéficie de la seule apparition furtive d’un timide soleil, peu avant la belle et longue descente vers la vallée du ruisseau d’Hérouval et Boury-en-Vexin.

Peu après, c’est un crachin bien normand qui m’accueille pour la traversée de la vallée de l’Epte, juste avant d’arriver à Dangu. Je trouve facilement le camping (à la sortie du patelin, direction Gisors) et constate que côté label « accueil vélo », il reste des progrès à faire.

Ensuite, direction Gisors après un crochet par Bézu-St-Eloi afin de vérifier comment rejoindre la suite de l’itinéraire vers le camping de Forges-les-Eaux (2ème étape) via la vallée de la Lévrière, Bézu-la-Forêt puis Beauvoir-en-Lyons et je profite du marché à Gisors pour me restaurer : 2 délicieux nems aux légumes chauds, croustillants et goûteux à souhaits suivis d’un hénaurme pavé à la noix de coco en guise de dessert.

Après cela, flemme de rentrer à vélo d’autant plus que le temps semble vouloir tourner au « crachin qui mouille » alors que je n’ai aucun équipement contre la pluie. Alors je rentre peinardement en train jusqu’à Ermont, juste avant Enghien.

Le diaporama, qualité aléatoire  »photophone vieillissant + temps bouché »

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Projets VTT : la TMV et sur les pas de Stevenson

Posté par Jean-Jacques le 5 mars 2017

J’ai eu le bonheur de réaliser en juin dernier mon grand projet de randonnée sur route : le raid Paris-Lannemezan

J’ai désormais en tête deux projets de randonnée à VTT : la Traversée du Massif Vosgien (TMV) et rouler dans les pas de Stevenson et Modestine dans les Cévennes.

Ce ne sera pas pour tout de suite, notamment car si j’ai désormais la tente de randonnée ultra légère, il me reste à me procurer

De plus, mon « Bad boy des bois » a besoin d’une sacrée révision.

Mais l’aventure commence dans la tête… d’autant plus que je viens de recevoir l’introuvable Topo-guide, acheté à un VTTiste serviable.

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La « Commémo » du 11-11-2016

Posté par Jean-Jacques le 12 novembre 2016

Cette balade œcuménique rassemblait des cyclistes venus de différents horizons avec pour point commun l’envie de rouler dans « une saine ambiance de franche camaraderie ». Ce fut le cas.

Grâce à un itinéraire concocté aux petits oignons par l’organisateur, j’ai :

  • découvert les réaménagements du canal de l’Ourcq (encore en cours), le joli centre du village de Gressy, la vue panoramique depuis la route entre St Mard et Dammartin-en-Goële, un beau moulin réhabilité à Ermenonville (ou étions nous déjà à Montlognon ?) 
  • revu les ruines du Château de Montépilloy -où j’ai bien cru que nous allions ramener un(e) ami(e) quadrupède- et celles, gallo-romaines, de Champlieu, juste après le « coup de cul » -raidillon serait plus juste- pour sortir de la vallée de l’Automne depuis Béthisy-St-Martin (pas de halte à Raray pour jeter un œil au château qui servit de décor au film « La Belle et la Bête » de Jean Cocteau, avec Jean Marais)

En revanche, impossible d’accéder à la clairière de Rethondes, consacrée à la commémoration avec tribune, discours, musique(s) et défilé(s) : nos tenues étaient trop disparates pour que l’on puisse se faire passer pour des troupes cycloportées

Il nous aura fallu composer avec le verglas d’automne (tapis de feuilles mortes détrempées en voie de décomposition ou chaussées grasses d’humidité résiduelle en forêt), franchir ou contourner des zones pavées parfois dignes de Paris-Roubaix, éviter les nids de poules -voire d’autruches- de routes forestières, déjouer le piège des profonds caniveaux traversant certaines rues de patelins, résister à l’usure du vent de face en remontant vers Dammartin puis Verberie sur le vaste plateau picard.

Mais au final, une superbe balade en très bonne compagnie: je signe pour l’an prochain… sauf s’il pleut car j’aime pô la pluie (déjà que je me la tape pour vélotaffer…)

L’itinéraire et le diaporama de cette balade

 

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week end du 15 août en Normandie

Posté par Jean-Jacques le 20 août 2016

Les prévisions météo annonçant un temps beau et très chaud pour ce w.e. du 15 août, j’ai décidé de partir prendre le frais et de faire un tour en bord de mer. C’est aussi l’occasion de tester ma tente de randonnée ultra légère reçue en fin de matinée du samedi.

Le temps de consulter les horaires de trains : pour la Côte d’Opale ? le samedi après-midi, aucun train direct et de plus des correspondances avec TGV cyclhostile… je regarde alors du côté de la Côte d’Albâtre et vois qu’en à peine 2h je peux être à Yvetot d’où il est facile de rejoindre l’aire de camping que j’ai repérée quelques km à l’ouest. Aussitôt je réserve mon billet A/R avec vélo non démonté gratuit, finis de préparer mon baluchon, prends le premier transilien pour la gare du Nord d’où je rejoins facilement celle de St Lazare, suffisamment tôt pour m’installer dans le TER de 14h48 qui se trouve vite bien chargé. (conseil aux cyclistes : arriver au moins 15-20mn avant le départ)

En partant d’Yvetot, je quitte bien vite la D6015 (l’ancienne nationale Rouen – Le Havre) pour la petite D34 qui, passant au pied du Vieux Chêne d’Allouville-Bellefosse semblant sorti tout droit d’une légende, conduit directement à Trouville-Alliquerville. J’en profite pour ouvrir une parenthèse : dans cette région les noms des villes, bourgs et villages se terminent par –fosse, -mare, -ville (écrasante majorité), -tot.

Grâce à la boulangère, dont la boutique fait aussi épicerie de dépannage et dépôt de journaux, je trouve facilement l’aire de camping au confort rustique mais vaste et aux tarifs modiques (pour un cyclocampeur, 4 € la nuitée)

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Rapidement installé à l’ombre d’une haie de grands arbres grâce au montage très intuitif de la tente, quelques courses faites à la boulangerie du « centre bourg », je prépare ma journée du lendemain : une boucle passant par Bec-de-Mortagne, Fécamp, Yport, Etretat, Criquetot l’Esneval, Lanquetot.

Après une bonne nuit, malgré le bruit de la circulation sur la départementale passante un peu trop proche, c’est sous un ciel uniformément gris et dans un air relativement frais que je pars sur les petites routes du bocage, moitié en suivant ma carte routière moitié nez au vent au gré de l’inspiration. Enfin, le bocage.. suite au passage triomphant du Grand Remembrement de l’après seconde guerre mondiale, il ne reste du bocage qu’un dense réseau de petites routes en très bon état, parfois encaissées entre de hauts talus ou bordées de haies dont certaines constituées d’arbres de hautes futaie, souvent des hêtres, généralement aux abords des habitations.

Après être passé voir le château d’Angerville-Bailleul, je descend doucement sur Fécamp par la vallée de Ganzeville. Au début quelconque avec ses champs de céréales, elle devient très agréable lorsque ses flancs boisés se resserrent sur des prairies.

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J’arrive ainsi aisément à Fécamp, dont j’avais gardé des souvenirs quelconques mais qui m’a beaucoup plu sous le soleil enfin revenu, avec son mélange d’activité touristique et de ville animée. Je ne suis pas parti tôt et j’ai flâné en route, aussi il est près de midi lorsque j’arrive sur le quai du port. Il y a du monde et, après un rapide repérage, je m’installe à la terrasse d’une brasserie pour déjeuner. Je fais bien car non seulement je constate que les touristes arrivent en nombre, mais surtout je me régale de fruits de mer et de fromages pour un prix contenu (26 €)

Je prolonge cette halte par un bain de mer dans une eau vivifiante (18° ?) sur la plage de galets (heureusement, j’avais pensé  à prendre mes tongs) et je ne sais pas ce qui est le plus délicat : entrer dans l’eau fraîche ou en sortir en se meurtrissant les pieds sur les galets. Mais ce n’est rien comparé au plaisir de nager et de faire la planche en entendant le bruit des galets roulés par le ressac.

La route vers Etretat monte en douceur, puis je quitte la départementale un peu chargée pour la bien plus calme route des valleuses d’Yport, de Vattetot et du curé. Leurs pentes plutôt raides et boisées contrastent avec le plateau sur lequel on voit bien plus de traces du bocage qu’à l’intérieur des terres. Pour autant la route est facile à suivre et offre de beaux points de vue.

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J’arrive à Etretat en pleine heure de pointe : la ville est bondée de piétons et voitures ! Je ne m’y attarde donc pas et en sors plein sud par la D39 en longeant un immense parking provisoire aménagé sur une prairie. A Villainville -je ne sais pas si les éditeurs de dessins animés, bandes dessinées et autres films de super héros connaissent son existence- je bifurque à gauche vers Les Loges puis navigue « à vue » en direction de Criquetot l’Esneval, notamment via l’agréable chemin vicinal « Route du Fond du Bois ».

Dans des paysages prenant parfois des côtés montagnards (avec les routes pentues qui vont avec, cf. la Côte des Galets)

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… je continue de louvoyer sur les petites routes « blanches » de ma carte Michelin et, en passant par Lanquetot, je constate que malgré les camemberts garnissant les étagères réfrigérées de nos libres-services, ce village est dépourvu de fromagerie. C’est que cette marque ne tire pas son nom de ce bourg, ou du moins pas directement.

Et c’est par la bien nommée rue du Bocage que je retrouve mon « chez moi ».

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Lundi 15 au matin je commence à plier bagages en constatant, comme la veille, que le double toit de ma tente n’est humide que sur l’avancée qui dépassait du couvert des arbres, aucune condensation sur la face interne. Mais il faudra vérifier dans des conditions moins favorables.

Je me dirige plein sud vers le bac du Port Jérôme, à ND de Gravenchon. Toujours par les petites routes : St Nicolas de la Haie, Anquetierville, Touffreville-la-Câble. Après avoir atteint le point le plus haut de l’altiplano normand (1 000 m) contre lequel viennent buter les eaux du puissant fleuve Seine, je plonge vers la vallée par une mystérieuse route ne figurant pas sur ma carte.

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Après quelques courses dans un commerce local providentiellement ouvert en ce jour de fête religieuse, dans lequel j’entends parler toutes sortes de langues, je traverse rapidement la ville pour rejoindre le bac de Port Jérôme. En effet, les rares ponts de cette région ne sont pas facilement accessibles ce qui a conduit les autorités locales à mettre en place un service public de traversée par bac.

La traversée du vaste complexe d’installations pétrochimiques qui chuintent, soufflent, bourdonnent, vibrent, preuve que le sous-sol doit regorger d’Or Noir, se fait par une large 2 x 2 voies bordée d’une piste cyclable. En arrivant au bac, je constate qu’un panneau d’avertissement informe que les cyclistes en cale doivent pousser leurs vélos. Je salue cette connaissance du cyclisme car, effectivement, contrairement aux chaussures de VTT, les chaussures de route à cales automatiques  saillantes sont particulièrement glissantes. C’est bien plus tard que j’ai compris que « cale » désignait la plateforme du bac où prennent place les véhicules et passagers.

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Il y a peu de monde et c’est donc après une brève attente que j’arrive sur la rive gauche, à Quilleboeuf-sur-Seine. De là, je pars vers les Boucles de Brotonne dans des effluves soufrées portées par le vent de secteur nord. Sachant que le soufre est bon pour certaines affections ORL et dermatologiques (Enghien les Bains en est la preuve), je me demande pourquoi Exxon, Mobil et consorts n’ont pas encore ouvert de station thermale.

Après une longue montée régulière, j’arrive à Trouville-la-Haule d’où, navigant à vue, je rejoins par de petites rues/routes/chemins, on ne sait plus trop, la D65 entre Seine et forêt.

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C’est à Port-Vieux que je pique-nique, sur un ancien quai offrant une vue panoramique sur cette boucle de la Seine. Je repars sous les frondaisons de la forêt de Brotonne, bien content d’avoir fait ce choix car la rive opposée, où ma carte semble indiquer l’existence d’une piste cyclable ou voie verte, est écrasée de soleil.

Peu après la découverte d’un des anciens phares datant d’avant les travaux d’aménagement de la Seine au milieu du 19ème siècle, je quitte la D65 pour emprunter la petite route parallèle d’un circuit des chaumières. Mais je sens l’heure tourner : à peu près à la hauteur du village de St Nicolas de Bliquetuit, alors que je vois le Pont de Brotonne se découper dans le ciel, je coupe par la petite « Route de la Forêt » qui me fait arriver pile à ND de Bliquetuit, à quelques km du bac que j’envisageais d’emprunter. Je dis envisageais car, après avoir constaté qu’il est soigneusement amarré à la rive opposée, je remarque l’avertissement « pas de service les w.e. et jours fériés ».

Je pédale donc vers Port Jumièges, poussé par le vent, avec l’anxiété de devoir continuer vers Le Mesnil sur Jumièges, voire même jusqu’à Duclair… Mais heureusement, alors que j’aperçois comme une sorte de ND de Paris cernée par la forêt ayant envahi Paris, je vois aussi avec soulagement le bac en train de traverser la Seine.

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Arrivé à Jumièges, je m’octroie au pied des majestueuses ruines de la basilique un rafraîchissement bien mérité. Je repars ensuite droit (ou presque) vers Yvetot en suivant, juste après Yainville, un réseau d’agréables routes passant tantôt dans les forêts à flanc de coteau, tantôt sur le plateau, entre Ste Marguerite sur Duclair, Betteville et la D5 qui, après une dernière jolie montée boisée, débouche sur Yvetot.

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Bref, encore un chouette w.e. dont voici le diaporama complet

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Boulogne Bill. – Chateauneuf en Thymerais (28)

Posté par Jean-Jacques le 3 avril 2016

Réveil un peu après 4h car j’aime bien prendre mon temps
Arrivée en gare du Nord vers 5h25
Arrivée au siège du CCBB pour 6h30 après avoir un peu galéré pour franchir la @?#§! cyclhostile porte de St Cloud puis trouver la rue Marcel Dassault qui amène pile au bon endroit
Rien de spécial à faire sinon papoter un peu avec les organisateurs, en buvant un café à la santé d’un ami n’ayant pas pu participer, puis partir droit sur Versailles
.
La route est très calme à ces heures, la pente menant à Versailles est régulière, seuls 2 cyclos sont partis presque en même temps et, à l’occasion d’une halte pour enlever mon coupe-vent, je me retrouve seul
A l’entrée de Versailles, je loupe la bifurcation vers Buc (avec la nuit, le balisage vert n’est pas très visible : il aurait du être doublé voire triplé pour offrir plus de surface et attirer l’œil). Donc demi-tour et j’accroche un grupetto qui avance sensiblement à mon rythme. Mais ils me larguent pendant que je m’arrête pour saluer la bande des Véliziens en haut de la montée de l’aqueduc
Je continuerai donc seul jusqu’au contrôle des étangs de Hollande et, le jour s’étant levé, le balisage est désormais bien visible
.
Je retrouve avec plaisir des routes ou des secteurs parcourus lors des balades « vélotaf » dans les environs ou de mes participations au Toboggan Meudonnais ou au Rallye Alex Singer, mais je suis bien content d’arriver aux fameux étangs où je retrouve 3 collègues de forum et où je remarque 2 randonneuses dont 1 Alex Singer (avec Guylène, ça devait faire 3 randonneuses au milieu de tous ces vélos sportifs) 
Le ravitaillement est copieux, varié et de qualité, avec mention spéciale aux succulentes oranges
Je repars vers Châteauneuf en suivant ou me faisant dépasser par de nombreux cyclos mais, du côté de l’Epinette, je continue dans le zag au lieu de tourner à droite dans le zig et je débouche sur la D71… dont je découvre bien vite qu’elle est sur l’itinéraire retour
.
Ayant la flemme de remonter le chemin un peu raviné que je viens de dévaler, je me dirige donc « à rebours » vers Châteauneuf, constatant que suivre un balisage « à l’envers » constitue une plaisante gymnastique cérébrale. De plus, les « montagnes russes » boisées entre Versailles et la sortie de la forêt de Rambouillet (sillonnée de chemins forestiers et pistes cyclables goudronnées) laissent place à une route qui serpente en fond de vallée (celle de l’Eure) dans un paysage normand alternant prairies, bois et champs
Mais bon, seul à nouveau bien évidemment, c’est usant, notamment lorsque après une longue côte je me retrouve sur un plateau monotone voué aux grandes exploitations sans doute céréalières
Un peu avant Châteauneuf, vers 11h30 ou 45 me semble-t-il, je commence à croiser des groupes de cyclos déjà sur le retour dont… 2 collègues de forum qui ont dû s’en frotter les yeux…
C’est avec soulagement que je vois se profiler le clocher de Châteauneuf, puis que j’engloutis le copieux plateau repas : :bravo: le CCBB
J’y retrouve 2 autres compagnons de forum qui partent avant moi… et vers 12h45 je me remets en route à nouveau seul, face au p’tit vent cette fois 
:pleure:
Je mouline donc stoïquement sur le plateau médian, voire le plus petit dans les côtes pourtant pas bien méchantes, jusqu’à ce que je rejoigne un groupe de cyclos de Gournay/Marne arrêtés pour je ne sais quelle raison
C’est avec eux, souvent derrière, parfois au milieu (notamment dans les côtes : c’est là qu’on voit la supériorité du moulinage sur le pédalage en force), que, dans le plaisir grégaire et le confort d’un peloton qui « coupe » le vent et donne le rythme, je rallie les étangs de Hollande pour le 2ème contrôle
Je commence quand même à en avoir plein les guibolles, le creux de mon coude gauche « tire », le cuissard long de mes débuts me rappelle qu’il semble être vraiment arrivé en bout de course et n’offre plus le même confort à mon séant… bref je m’attarde un peu trop et, du coup, c’est à nouveau seul que je repars
.
Et à Dampierre, en tournant à gauche vers Versailles, j’entends soudain un grand CLACTACLANG !! Guylène se bloque quasiment : c’est la roue arrière ! Je crains un pb de casse de chaîne, d’axe, de moyeu, avant de découvrir que c’est un rayon qui a cédé au niveau de l’écrou de fixation à la jante. Comme c’est une roue à tendance sportive, il y a peu de rayons et elle a pris immédiatement un voile monstrueux
Déconnexion du frein, démontage de la roue, ligature du rayon, démontage du garde-boue (qui devait être changé), remontage et c’est avec un vélo qui roule (ouf !) sans frein Ar, avec une roue écrivant ~~~~ sur la route, telle celle d’un vélo de supermarché voué à la déchetterie ou aux P.A. sur LBC, que j’arrive précautionneusement sous une fine pluie à la gare de St Rémy-les-Chevreuses où un RER n’attendait que moi pour partir nach gross Paris
.
Bref, je suis un peu dégoûté de cette fin prématurée : j’aurais bien aimé essayer d’arriver (même hors délais) malgré le vent et le dénivelé (le brevet de 200km Noisiel me paraît moins dur ?)
Content malgré tout car en dépit de sa difficulté la rando est agréable (au moins jusqu’à Villiers le Morhiers), les participants sont sympa, l’organisation au top et, en comptant Gare du Nord-> Boulogne, je ne dois pas être loin des 180 voire 200km (au lieu des 220 prévus)
.
Et je n’ai même pas bien dormi la nuit suivante 
.

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Un barbu en VTT à la Fontainebelleau 2016

Posté par Jean-Jacques le 24 mars 2016

Réveil à avant l’aube pour prendre le transilien quasi désert qui me dépose en gare de Paris-nord d’où je rejoins rapidement Jean-Michel, mon acolyte pour cette sortie, à la gare de Lyon où il m’attend déjà.

Trajet très rapide en TER cyclamical (30-40mn ?) jusqu’à Fontainebleau-Avon où Marion, notre guide ©G. Bécaud, nous attend pour nous piloter jusqu’au complexe sportif de la Faisanderie.

Il n’est pas 8h : même s’il y a déjà un peu de monde les inscriptions sont vite faites, un café avalé (il y a un copieux buffet pour celles et ceux qui auraient commis l’erreur de venir le ventre vide) et nous nous élançons sur une longue ligne droite plate, ou quasiment, parfaite pour s’échauffer en douceur. La forêt filtrant le vent, je ne ressens pas autant la fraîcheur qu’à Paris.

Le parcours est impeccablement balisé Image IPB avec parfois une pré-signalisation (le luxe !) même si j’apprendrai, au poste de ravitaillement en cours de route, que sur le circuit 60-80 km, des panonceaux ont disparu ou ont été déplacés (remarque entendue à la volée lors du déclenchement de l’opération SOS balisage)

Pour conserver de bonnes relations avec l’ONF et les associations de marcheurs, de protection de la nature et tutti quanti, l’itinéraire n’emprunte que des chemins forestiers plus ou moins caillouteux, sablonneux, raides (parfois très raides), roulants ou pas… et, entre deux raidillons, les liaisons permettent de se refaire une santé… lorsqu’on ne se fait pas tabasser par les coups de raquette des empreintes de sabots de chevaux : j’avoue avoir parfois regretté d’être sur un « hard tail » comme on dit, plutôt que sur un vélo tout suspendu.

Mais d’une manière générale, il me semble que ce genre de parcours est parfait pour qui voudrait s’initier en douceur au VTT car je n’ai pas trouvé de vraies difficultés techniques, hormis les raidillons qu’on passe en moulinant « tout à gauche ».

Pour autant, il convient d’être un minimum attentif et d’éviter de faire comme ce « saumon » en fatbike que je vois soudain dans une pente raide parsemée de gros cailloux remonter vers le cycliste qui me précède sur la droite du chemin : chacun hésite une fraction de sec. de trop et décide… de se déporter du même côté ! ça se termine par une rencontre avec la chute du descendeur mais sans réelle conséquence, matérielle ou physique, pour chacun des protagonistes.

Les paysages traversés sont agréables, l’itinéraire passe au pied d’arbres remarquables, longe ou traverse des chaos rocheux et, en dehors des participants à ce rallye, il ne m’a pas semblé voir grand monde : ça doit être autre chose un w.e. estival, encore que cette forêt semble assez vaste pour offrir des itinéraires tranquilles en toutes circonstances.

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On remarquera, outre mon air farouchement déterminé, le bien nommé Camelbag(TM) contenant, outre une généreuse poche à eau pour ne pas mourir de soif, tout le nécessaire pour faire face à une crevaison ou autre incident technique (afin de ne pas rester en rade dans les bois au milieu des loups, ours et autres sangliers), un coupe vent, une carte IGN, mes papiers + téléphone.

Au carrefour avec une route forestière accessible au motorisés, on constate la présence de camping-cars d’adeptes de la varappe, présence confirmée lorsque nous dépassons quelques « Bob l’éponge » taille adulte de couleur noire… en fait, un groupe de varappeurs(euses) avec, en guise de sac à dos, les énormes matelas de protection en cas de chute d’une paroi.

Le ravitaillement est copieux et diversifié (bananes, oranges, pommes, quatre-quart, pain d’épice, chocolat noir, emmenthal… le tout prédécoupé, café, thé, sirop…) mais, par ce temps frais, il manque LA goûteuse soupe de légumes ©Beau Mollet : une suggestion de partenariat avec un restaurateur local à faire aux organisateurs ? Et j’ai profité de l’attente de mon comparse, qui s’était écarté dans les sous-bois pour jouer au chippendale en changeant sa tenue, paraît-il, pour prendre quelques photos de vélos qui m’ont paru singuliers :

Image attachée: WP_002281.jpg Image attachée: WP_002283.jpg  Image attachée: WP_002282.jpg le seul fatbike Cannondale « lefty » (équipé d’une fourche avec un seul fourreau à gauche) que j’aie jamais vu (mais des fatbikes, y’en avait bien une dizaine au moins)

Image attachée: WP_002284.jpg le tandem d’un père et sa fille qui ont fait la boucle de 35km

A l’arrivée, sous les rayons d’un timide soleil peinant à traverser les nuages, je constate à leur dos moucheté  que certains ont quand même réussi à rouler dans les quelques rares ornières encore humides… peut-être des nostalgiques des forêts du Val d’Oise et du S-O des Hauts-de-Seine ?

En tout cas, contrairement à mes participations au rallye du Beau Mollet, j’ai gagné un lot à la tombola : un livre de la collection « L’école des loisirs » qui devrait plaire à une nièce de ma connaissance. Et pour mon plaisir, je me suis offert un pot de confiture artisanale de Quetsches à la lavande :bave: (merci la modularité du Camelbag pour ramener tout ça en plus du coupe-vent)

Bref je signe pour l’an prochain, mais cette fois pour le parcours de 50 ou 60km car 35, c’est un poil trop court

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