• Accueil
  • > Lexique "Le vélo pour les nuls"

Quelques expressions et termes liés au vélo…

Posté par Jean-Jacques le 6 janvier 2010

… au quotidien pour briller en société ou épater vos amis, collègues, entourage familial !

ou plus simplement comprendre certaines discussions sur les forums internet dédiés au vélo. Pour les autres termes ou expressions, voir les médias spécialisés.

avoiner : terme hippique détourné de son sens initial (les cyclistes ne se sont jamais nourri d’avoine, sauf en flocons dans du Muesli) pour signifier pédaler de toutes ses forces (comme un cheval nourri d’avoine peut galoper). Synonymes : avionner (au risque d’ « exploser en vol »), bourriner

2RM : deux roues motorisé(s) – engeance routière particulièrement nuisible en milieu urbain, notamment pour les cyclistes aux feux rouges et stops. En effet il semblerait que leurs moteurs soient incapables de fonctionner correctement sans coups de gaz plus ou moins rageurs mais inutiles puisque donnés sans pouvoir avancer. Les scoots (scooters) représentent à ce jour le stade ultime de l’évolution de cette espèce qui ne semble pas en voie d’extinction (roulent sur pistes et bandes cyclables, non respect des priorités, slalom, etc.)

baignoire : flaque d’eau vaste et profonde. Résister à la tentation de la traverser « à donf » pour vouloir soit prétendre laver son vélo (cycliste flemmard), soit imiter un célèbre trentenaire prématurément décédé il y a fort longtemps (cycliste mégalo) car on ne sait jamais ce qu’il y a sous la surface, un nid de poule ou d’autruche par exemple.

BAR : boîte à roues, c’est à dire voiture. Selon certains linguistes, ce terme serait issu du milieu des motards (syn. : enclume - voir ce terme)

bouclard : tenancier d’un magasin de cycles, l’emploi de ce terme argotique désignerait généralement un artisan qualifié et sympathique (syn. : vélociste)

Raymond BOYAUX : désigne ironiquement les cyclistes, généralement masculins et du dimanche matin, circulant le plus souvent en meute comme échappés du Tour de France car habillés de vêtements bariolés high-tech sur des vélos non moins hi-tech équipés de boyaux (réputés plus performants que des pneus, fussent-ils eux même à la pointe de la technologie). Plus généralement : cycliste sportif performant ou tout au moins à la recherche de la performance ce qui par ailleurs le dispense ipso-facto et « urbi et orbi » du respect les règles du Code de la route (feux, stops, à plusieurs de front, etc.) dont le vélo est un signe extérieur de richesse technique mais pas toujours intérieure. Par ailleurs, il peut très bien en semaine aller chercher son pain en 4×4 au bout de la rue. Tout comme l’Oncle Picsou personnifie le capitaliste âpre au gain, il pourrait personnifier le Cycliste Inconnu (sportif et du dimanche) en anglais : voir l’acronyme Mamils

bûcheronner, bûcheronnage : se dit d’un cycliste dont le pédalage est marqué par un grand coup d’épaule appuyant chaque coup de pédale. Ce « style » trahit l’intensité soit de l’effort fourni, soit du degré d’épuisement atteint, soit le pédalage sur un développement trop important par rapport à la situation et aux forces du cycliste. Pour certains spécialistes, ce serait un synonyme de « pédaler carré »

cheval bleu : déformation de français non germanophones (un pléonasme ?) de Schwalbe, nom d’un fabricant réputé de pneus non moins réputés pour vélos

cuissard : terme désignant à la fois le vêtement spécialisé (sorte de bermuda, long ou court selon la saison, dont le fond sans couture est renforcé et rembourré) et le cycliste qui le porte en raison de sa pratique sportive ou cyclosportive du vélo, même en vélotaffant (voir ce terme), par souci de confort et d’efficacité. Parfois, qualifier un cycliste d’être « cuissard » signifie qu’il est certes expérimenté mais ignorant des problèmes du cyclisme au quotidien car pratiquant essentiellement le week-end ou pendant ses jours de congés au sein d’un club ou entre amis. Ce qui peut expliquer des aménagements inadaptés lorsqu’il a un pouvoir de décision au sein d’une institution. Il peut éventuellement entrer aussi dans la catégorie des Raymond Boyaux (voir ce terme)

DKT : abréviation de Décathlon – archétype de la GSS (voir ce terme) quasi égémonique, grande pourvoyeuse d’équipements sportifs, notamment de vélos et accessoires pour l’équipement du cycliste et de sa machine. Redoutable force de frappe commerciale mais il faut se méfier des compétences des vendeurs qui pourraient parfois vouloir vous faire prendre des vessies pour des lanternes - peut aussi se rencontrer sous la forme D4 (D quat’ )

enclume : voiture – terme imagé traduisant la mobilité des automobilistes englués dans la circulation des grandes agglomérations. D’aucuns y voient une allusion à la capacité de nuisance d’une automobile lorsqu’elle vient, comme dans les dessins animés, à heurter un cycliste (le contraire étant rare et moins lourd de conséquences) (syn. : BAR – voir ce terme)

explosion en vol : métaphore concernant l’état du vélotaffeur (voir ce terme) qui, suite à : une panne de réveil, une erreur de calendrier, la poursuite d’un lièvre (voir ce terme), la surestimation de sa forme, le test d’un nouveau vélo performant ou d’un nouvel itinéraire, etc. a largement dépassé ses capacités physiques pour arriver à l’heure au travail, hors d’haleine et ruisselant de sueur (syn. : essoré, lessivé, rincé)

GSS : grande surface spécialisée – une sorte d’intermédiaire entre le vélociste (voir ce terme) compétent (quoique parfois…) qui vend en principe du bon matériel mais onéreux et la grande surface alimentaire qui vend pas cher du matériel qui souvent ne vaut pas le prix qu’on a payé (sans parler de la compétence des vendeurs…)

hamster : (faire le…) façon imagée de nommer l’action de faire plusieurs fois de suite un parcours généralement de faible longueur. Sur Paris, les Raymond Boyaux font généralement le hamster sur le polygone de Vincennes ou sur la piste cyclable autour de l’hippodrome de Longchamps, les plus people d’entre-eux en ce dernier lieu étant, sauf erreur : un certain Nicolas S. (lorsqu’il en avait encore le temps), Michel Drucker (lorsqu’il ne surveille pas les travaux de son mas dans les Alpilles), Gérard Holtz, etc.

lièvre : leurre dont le nom vient des cynodromes – cycliste que l’on voit devant soi, à quelque distance ou en silhouette se détachant sur l’horizon, et qui peut déclencher une irrépressible envie de le rattraper, voire le doubler avec la perspective de lancer au passage un petit « bonjour » de manière détachée sans montrer qu’on peut être au bord de l’explosion en vol (voir cette expression) – certains éthologues y verraient un vestige de l’imprégnation automobile dans laquelle baigne notre civilisation (j’en ai une plus grosse, plus puissante, plus rapide,…)

mamil (pluriel : mamils) : acronyme anglais signifiant Middle-Aged Men In Lycra http://www.bbc.co.uk/news/magazine-10965608 donc synonyme de Raymond Boyaux avec ce petit supplément humoristique typiquement british faisant référence à l’évolution de la crise de la quarantaine ou cinquantaine : la cote de la voiture de sport baisse au profit de celle du vélo et la tenue qui va avec (mais dans les 2 cas, faut avoir les moyens)

masse critique : rien à voir avec le CEA ou le Secret Défense. Désigne le fait que lorsque les cyclistes sont en nombre suffisant dans la circulation, celle-ci est obligée de suivre leur rythme, contrairement à ce que l’on vit quotidiennement. Le temps de la manif, et en faisant abstraction du barouf généré par ses participants euphoriques gavés d’endorphines, on se trouve transporté en Hollande, qui est non seulement le pays des horticulteurs mais aussi celui du vélo

mouliner : un cycliste mouline non pas lorsqu’il a raccordé son vélo à un mixeur ou à un moulin à café (encore que cela existe !) mais lorsqu’il s’économise en pédalant juste sous la limite du pédalage en force afin d’éviter de bûcheronner (voir ce terme)

moustachu : désigne un cintre (guidon) dont la forme rappelle celle des premiers guidons « de course » des pionniers du Tour de France qui arboraient eux-mêmes souvent une moustache… en guidon de vélo (la boucle est bouclée !) par extension, désigne aussi le vélo ainsi équipé

ninja : individu tout habillé de sombre, voire de noir pour les plus extrémistes, circulant de nuit à pied ou sur un véhicule sans éclairage ni dispositifs réfléchissant la lumière. Sa découverte au dernier moment ou son irruption impromptue sur la route du vélotaffeur (voir ce terme) transforme un routinier trajet domicile-travail en une sorte de jeu vidéo en réalité augmentée propre à réjouir le « geek » qui sommeille en chacun de nous. Le ninja affectionne les parcs et leurs abords, où on le trouve alors souvent sous forme de joggeur(euse), qui plus est souvent équipé d’un casque pour ne pas être perturbé par les bruits environnants, notamment la sonnette ou la voix du cycliste qui veut prévenir de son arrivée. Attention, il ne se volatilise pas dans un nuage de fumée avant d’être percuté : il faut donc tâcher de l’éviter. Contraire : le « sapin de Noël » (voir ce terme)

pizza : plaie superficielle sans gravité provoquée, lors d’une chûte, par le frottement d’une partie du corps (généralement coude, hanche, cuisse, genou) sur la chaussée et dont l’aspect après nettoyage évoque une pizza juste garnie de sa sauce tomate

plie-roue : dispositif archaïque de stationnement des vélos, composé de deux 1/2 arceaux fixés au sol entre lesquels on engage la roue avant du vélo. On quitte généralement sa monture en priant N.D. des Cyclistes pour qu’aucun maladroit, perdant l’équilibre, ne se rattrape en s’appuyant contre le vélo ou ne s’affale dessus car on imagine facilement la suite. Ce dispositif offre un autre inconvénient : compte tenu de la distance entre les arceaux et le cadre, il est généralement impossible d’attacher efficacement (avec un gros antivol genre U) la roue AV + le cadre et comme il est souvent impossible de stationner son vélo avec la roue AR en raison du dérailleur et/ou du garde-boue… – ces pince-roues (appellation officielle) sont parfois fixés verticalement, à hauteur d’axe de roue, ce qui est un moindre mal. Ils trahissent la vétusté de l’installation et, en cas d’installation récente, celle de la mentalité du décideur ou sa méconnaissance du cyclisme au quotidien

sapin de Noël : cycliste se méfiant de la cécité sélective des autres usagers de la voie publique et qui fait donc tout pour être remarqué. Donc il ne se déguise pas en sapin de Noël mais s’affuble de tous (ou presque) les dispositifs permettant d’être vu : lumières AV et AR, gilet de sécurité, lumières additionnelles souvent clignotantes blanches (vers l’AV) et rouges (vers l’AR) sur le casque et/ou le vélo, voire sur les pédales, catadioptres de roues ou pneus à bande latérale réfléchissante, serre-pantalons réfléchissants, brassard(s) lumineux. Contraire : le « ninja » (voir ce terme)

Spad : désigne un vélo à l’efficacité certaine puisque spad signifie « vitesse » en Volapück (langue universelle en vogue au début du 20ème siècle). Acronyme issu du nom de la SPour l’Aviation et ses Dérivés dirigée par Louis Blériot qui donna cet acronyme à une série d’avions de chasse réputés.

TEC : transport(s) en commun – généralement utilisés par les cyclistes ne pouvant pas vélotaffer (voir ce terme) et qui peut finir par lasser lorsqu’il donne l’impression à ses utilisateurs qu’ils sont traités comme du bétail ou des sardines en boîte, sans perspective d’intervention salvatrice de la SPA pour améliorer les conditions de transport

VAE : vélo à assistance électrique – permet de reprendre en douceur une activité physique modérée mais efficace, au point que nombre de cyclistes « électriques » passent ensuite au vélo à propulsion 100% musculaire car le VAE n’a pas que des avantages (syn. : vélo nucléaire – voir ce terme)

vélociste : vendeur et réparateur de bicyclettes dont la compétence est généralement jugée supérieure à celle des GSS telles DKT (voir ces termes) (syn. : bouclard)

vélogirafe : version moderne du grand-bi de nos aïeux, il est généralement constiué de 2 cadres de vélos assemblés l’un au-dessus de l’autre. Pour monter dessus, le cycliste doit prendre un peu d’élan avant de littéralement l’escalader : il se trouve donc ensuite à près de 2m de hauteur et doit sauter pour en descendre. ce vélo est particulièrement prisé des membres et sympathisants du mouvement Vélorution!

vélo nucléaire : vélo non pas à réacteur nucléaire comme nos porte-avions et sous-marins mais à assistance électrique dont la batterie se recharge sur une prise de courant. Or l’électricité est majoritairement d’origine nucléaire en France. Ce qui prouve l’adage selon lequel l’Enfer est pavé de bonnes intentions (syn. : VAE – voir ce terme)

vélotaf : néologisme né de la contraction de vélo et de taf (travail, boulot, turbin, chagrin, etc.) – mots dérivés : vélotaffer – vélotaffeur(euse) – forum internet dédié : www.velotaf.com - en anglais : bike-commuting, bike-commuter

Voilà, pour être un minimum crédible, il ne vous reste plus qu’à mettre en pratique ces connaissances fraîchement acquises en enfourchant le vélo qui, j’en suis sûr, prend la poussière quelque part chez vous comme chez bon nombre de nos charmants compatriotes…

Publié dans Lexique "Le vélo pour les nuls" | Pas de Commentaire »

 

mademoizl |
Environnement TCHAD |
adminactu |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | carsplus production
| RADIO JUSTICE
| JCM