Mon vélo rond ou circle bike…

Posté par Jean-Jacques le 6 octobre 2017

… conçu par un jeune designer dont l’activité est partagée entre mobilier et vélo(s) avec pour point commun le travail de l’acier.

Lors du Paris cargo bike meeting de 2014, j’avais pu essayer une de ses créations : le Circle bike, Vélo rond en français. J’avais été emballé par ce concept de beach-cruiser à très gros pneus, un « fat-beach-cruiser » en quelque sorte.

Aussi, lorsque j’ai songé à m’acheter un vélo sortant de l’ordinaire pour la ville et la balade tranquille sur un itinéraire sans trop de relief (et aussi pour me la péter grave, je l’avoue), après avoir commencé à surveiller les petites annonces l’idée m’est venue de contacter Antoine Goudrand au cas où il aurait réussi à lancer une production, si confidentielle soit-elle.

Après avoir douché mes espoirs, il m’a cependant annoncé que, préparant son départ pour s’installer à Taïwan, il souhaitait partir « léger » et cherchait donc à vendre ses réalisations, dont le Vélorond à prix coûtant. Pas le premier prototype jaune que j’avais essayé (qui se trouve à Taïwan justement), mais un second, de meilleure facture puisque en acier cromo au lieu de Hi Ten

Assis très bas (avec la selle bien réglée, je pose les 2 pieds au sol), les pieds loin en avant, les bras largement écartés par le grand cintre rentrant, je me sens comme au guidon d’un de ces choppers que j’admirais étant jeunePar rapport à mes vélos de randonnée ou de route, et même mon VTT, c’est le jour et la nuit : les pneus « fat » faiblement gonflés jouant les amortisseurs et gommant toute irrégularité de la route, la position générale relax, tout incite à la détente.

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Revers de la médaille, je peux oublier les demi-tours sur place car, entre la longueur du vélo et son faible rayon de braquage, il m’en faut, de la place. Je peux aussi oublier les pointes de vitesse et les départs « canon » : le poids de l’engin et de ses roues, la position peu aérodynamique, les gros pneus faiblement gonflés, tout ceci oblige à rouler calmement en considérant avec détachement l’agitation ambiante en écoutant Neil Young , Patrick Coutin ou Tinariwen, c’est selon…

Pour autant, il est très agréable à rouler. On pédale « autrement », et le trajet du retour depuis Paris fut un régal auquel les compliments et remarques de certain(e)s passant(e)s ont contribué : ce vélo ne laisse pas indifférent ! (mention spéciale, le long du canal de St Denis, à cette interpellation : « mais ci quoi ci vilo ?! », je vous le jure sur la tête de mes 2 chattes)

En revanche, une fois arrivé, j’ai constaté que ce que j’avais pris pour des pédales un peu « molles » était en fait une fissuration de part et d’autre de la jonction entre le tube supportant le boîtier de pédalier et le tube du cadre, les équerres de renfort avant et arrière ayant joué leur rôle en empêchant l’arrachement complet.

Antoine Goudrand a été parfaitement réglo : je lui ai ramené le vélo ce soir et il s’est engagé à consulter un cadreur parisien réputé, Belleville Machine, afin de savoir s’il suffira de simplement ressouder ou s’il faudra en plus renforcer cette partie du vélo soumise à de fortes contraintes malgré ma modeste musculature.

A suivre… et, en attendant des photos du vélo réparé, voici un diaporama réalisé notamment grâce à des photos et fichiers aimablement offerts par Antoine, que je remercie pour ce geste.

14-11 : Pour lire la suite, cliquer ici

 

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