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Randonnées en Pays d’Apt – nov. 2015

Posté par Jean-Jacques le 28 novembre 2015

Troisième édition de l’Ultime randonnée en Pays d’Apt (84) que j’organise à partir du camping municipal Les Cèdres pour les ami(e)s du forum vélotaf.com, doublement faste puisque :

  • le 11 novembre  étant tombé un mercredi j’ai pu, ainsi que quelques autres chanceux, prendre les 2 jours de part et d’autre afin de m’offrir non plus un pont mais un viaduc sur toute la semaine,
  • la météo fut éblouissante.

Samedi 7, après avoir fait découvrir à Jacques, un suisse, le Rocher des Doms d’Avignon, nous déjeunons à une terrasse ombragée de la place Pie, accompagnés par un dynamique quintette de jazz de type New Orleans de qualité, qui jouait avec un plaisir communicatif.

Ensuite nous pédalons enfin vers Cavaillon, Vidauque plus exactement (direction Cheval Blanc), pour rejoindre Apt par la route de crête du Petit-Lubéron.

L’an dernier, l’un de nous nous avait dit que la montée est en mauvais état. Je tiens à préciser que cette montée est une route de DFCI en TRES mauvais état puisque le goudron est par endroits ravagé, raviné même, laissant place à de la caillasse qui roule sous les pneus. Pour arranger les choses, ceci expliquant certainement cela, elle est très pentue : nous sommes heureux (enfin, façon de parler) de la monter plutôt que d’avoir à la descendre.

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En revanche, elle offre de très beaux points de vue, gâchés cette année par une atmosphère brumeuse. Au Nord, seul le Géant de Provence émerge, barrant tout l’horizon de sa masse imposante.

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La route, devenue enfin roulante, monte jusque après le cube d’un bâtiment de transmissions puis finit par s’aplanir avant de descendre jusqu’à Bonnieux après avoir traversé la forêt de cèdres.

Nous atteignons Bonnieux à la nuit tombée. Malgré la vue panoramique, pas de photo des lumières de ce village perché à flanc de colline mais le souvenir de portions de route aussi humides que s’il venait de pleuvoir : étonnant et pas rassurant car rompant brusquement avec le goudron parfaitement sec partout ailleurs. Nous gagnons ensuite Apt par une agréable route en excellent état en pente douce.

A partir de samedi soir, arrivées et départs vont se succéder : le « nous » ne fera donc plus seulement référence à Jacques et moi.

Le diaporama de cette journée et, sauf erreur : le tracé de cet itinéraire qui change radicalement de la Voie Verte du Calavon !

Dimanche 8, en route pour le « circuit de mise en jambes » : Colorado provençal -> Rustrel (pour le pique-nique au pied du château-mairie-gîte rural et un café en terrasse d’un bar-boulangerie) -> St-Saturnin-les-Apt (son château et ses figues de barbarie) -> Lioux, blotti au pied de son immense barre rocheuse -> Roussillon -> voie verte du Calavon à partir du Pont Julien. Trajet tout en montées progressives et en vallonnements raisonnables, avec le beau point de vue panoramique depuis l’extrémité du piton rocheux de la combe de Font Jouvale après St Saturnin, puis deux belles descentes : de Lioux à Roussillon, puis de Roussillon au Pont Julien

Le Colorado provençal,ça n’est pas que les ocres :

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Le diaporama de cette journée

Lundi 9, nous suivons Jacques, membre du club des 100 cols, dans un innovant Circuit des 6 cols : St Saturnin-les-Apt -> D230 (montée éprouvante, mais ce sera la seule grosse difficulté) vers Sault jusqu’à St Jean-Les Nouveaux -> D943 puis D6 et D15 jusqu’à Murs (le S final se prononce). La descente vers Murs depuis le col de La Ligne est gâchée par une longue portion de route refaite avec la technique de l’enrobé superficiel, redoutée par les 2 roues en raison du « tapis » de gravillons qui rendent délicats freinages et virages un peu serrés.

Après une pause à Murs, seuls Jacques et moi continuons par la D15 puis la D4 pour passer voir la belle abbaye de Sénanque, puis Gordes, St-Pantaléon et Goult que nous ne faisons qu’effleurer avant de rejoindre la voie verte du Calavon. 

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La surprise de cette journée restera la découverte, au col de La Ligne, du tracé du Mur de la Peste, qui trouve comme de bien sombres échos dans notre actualité moderne.

Le diaporama de cette journée

Mardi 10, pour récupérer avant la grosse journée prévue le lendemain, nous décidons de faire un petit « circuit des villages perchés » : Bonnieux -> Lacoste (pas les vêtements, le village du château du marquis de Sade) -> Ménherbe -> Gordes. Au départ, pour éviter la route principale menant à Bonnieux on souffre un peu en attaquant directement « droit dans l’pentu » depuis Apt en direction du col du même nom. Mais peu après une distillerie de lavande, la réfection totale d’un tronçon de chaussée nous oblige à emprunter un chemin de traverse (c) Cabrel -plutôt que Harry Potter- pour contourner l’obstacle à travers la colline.

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Circuit très agréable permettant de découvrir la vallée d’Apt noyée sous une nappe de brume blanche, mais aussi et surtout ces villages perchés, leurs ruelles pentues parfois traversantes passant sous les maisons, leurs vieilles pierres, des montées jamais pénibles et des descentes semblant parfois ne jamais devoir finir (sauf erreur Lacoste -> Ménherbe), l’esplanade du château de Lacoste et ses sculptures, le dolmen de la Pitchoune et enfin Gordes, l’autre « Minas Tirith » avec Simiane-la-Rotonde.

Le diaporama de cette journée

Mercredi 11, Jacques nous ayant quitté la veille pour regagner ses alpages, nous prenons la direction de la Montagne de Lure au sommet de laquelle nous avons prévu de retrouver Sylvain. Départ tranquille pour une vingtaine de kilomètres de montée soutenue mais plutôt régulière jusqu’à la longue descente vers Simiane-la-Rotonde au pied de laquelle nous faisons une pause café au restaurant du Chapeau Rouge.

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Gilles nous quitte pour rejoindre Apt via les gorges d’Oppédette et c’est un trio qui s’élance vers Banon que l’on atteint assez rapidement malgré la montée de quelques « marches ». La silhouette de la Montagne de Lure barre l’horizon, semblable à une  réplique du Ventoux, impressionnante même lorsqu’on sait qu’elle est un peu moins haute et que l’ascension est moins dure, avec les derniers kilomètres plats ou presque.

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De Banon, la route descend longuement, toute en larges courbes et revêtement roulant : un vrai régal. Passé le pont du hameau du Rocher d’Ongles, elle remonte doucement vers St-Etienne-les-Orgues, point de départ de l’ascension. Nous y faisons halte dans un recoin ensoleillé près de l’église pour pique-niquer.

Nous sommes arrivés plus tard que prévu. Il est donc normal qu’après nous être remis en route, nous rencontrions au premier tiers ou quart de la montée notre ami, qui en avait assez de nous attendre. Retrouvailles bienvenues pour mes deux compagnons qui trouvent là prétexte à rebrousser chemin. Pour ma part, ayant décidé d’accrocher ce sommet à mon modeste palmarès, je continue.

L’ascension est régulière, les pourcentages oscillent entre 5-6 et 8 %, mais je commence à en avoir plein les guibolles, ce qui m’oblige à faire quelques pauses. A l’occasion de l’une d’elles, j’ai la surprise de découvrir des violettes en fleurs. Une fois en haut, le spectacle vaut la peine que l’on s’est donnée : la vue sur les Alpes de Hte Provence depuis une sorte de « col des tempêtes » où virevoltent des choucas est splendide.

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Le côté sud n’est pas en reste, avec en plus des effets de soleil en contre-jour dans l’atmosphère brumeuse.

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La descente n’est pas aussi agréable qu’espéré. En effet, les mains finissent par se tétaniser sur les freins, j’ai parfois le soleil couchant en pleine face juste à hauteur d’yeux et, pour me protéger de la fraîcheur de fin d’après-midi, je dois enfiler tout ce que j’ai emmené : d’abord le gilet de sécurité avec plastron plastifié, vite insuffisant, puis le coupe-vent imperméable. Ce n’est qu’en bas, après St-Etienne-les-Orgues, que je commence à me réchauffer et peux ôter le coupe-vent.

Je pédale aisément jusqu’à Rocher d’Ongles et tourne à gauche comme repéré sur ma carte routière. Je suis agréablement surpris de me retrouver sur une belle route rapide, en descente, sur laquelle je « trace » aisément à bonne allure plusieurs kilomètres… jusqu’à ce que je réalise que c’est trop beau : j’ai tourné trop tôt ! N’ayant pas envie de remonter, je décide de continuer. C’est ainsi que je rentre à Apt via Mane (« banlieue » de Forcalquier) puis Céreste. Heureusement, c’est le 11 novembre, jour férié. Il y a donc peu de circulation sur la très roulante D4100, notamment aucun poids lourd et, malgré la nuit tombée qui m’enlève tout repère, il me semble que je roule à bon rythme.

En tout cas j’arrive au camping 20151111_200903 avant que les pizzas commandées par les copains n’aient été livrées : j’ai donc le temps de boire un coup puis de prendre une douche avant de me gav… restaurer d’une 3 fromages : une pizza « méga » par personne, il faut bien cela…

Le diaporama de cette journée

Jeudi 12, c’est dans une boucle Viens -> Simiane-la-Rotonde -> St-Christol -> Lagarde d’Apt que nous nous lançons. La montée vers Viens (le S se prononce) est soutenue, mais pas trop longue. Elle est suivie d’une longue descente qui rejoint la fin de la montée vers le plateau de Simiane-la-Rotonde où nous pique-niquons après avoir grimpé jusqu’au pied de la rotonde : ce sera toujours ça de moins à faire ensuite.

Lorsque nous repartons, la route serpente jusqu’à une large départementale surdimensionnée au regard du rare trafic et de son importance sur la carte.

Souvenir du temps où le plateau d’Albion abritait les missiles de la force de dissuasion nucléaire française, elle nous amène jusqu’au plateau de St-Christol, bourg dont l’entrée est marquée d’une sculpture monumentale dédiée à la spéléologie.

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Mais le véritable atout de ce plateau reste ses paysages

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non, plus de photo du Ventoux : on le voit trop d’où que l’on soit ;-)

De St-Christol, nous montons encore jusqu’au hameau de Lagarde d’Apt, composé d’une église et de la mairie, au point culminant de la sortie (1 110m d’alt.) ensuite, c’est une longue descente qui nous ramène à Apt.

Le diaporama de cette journée

Vendredi 13, courte balade par Castellet -> Saignon -> Buoux et son fort -> Bonnieux par la combe de Lourmarin. A Buoux je retrouve avec plaisir des lieux visités plus d’une fois depuis tout gamin, et redécouvre les routes qui y mènent.

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Le fort, sur son piton rocheux, n’est d’ailleurs pas si aride que cela : ses concepteurs avaient conçu tout un système de récupération des eaux de pluie.

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Outre les vues panoramiques sur la région alentours, l’autre atout de ce château ce sont ses aménagements, souvent creusés à même la roche calcaire : citernes pour recueillir l’eau, silos de stockage, habitations et le fameux et vertigineux escalier dérobé taillé à même la falaise, comme un modèle réduit et civilisé des escaliers venteux de Cirith Ungol. C’est pourtant bien plus bas, dans le sentier en sous-bois tapissé de feuilles humides que l’on entendra le cri de Gilles se tordant la cheville. Ecourtant la balade, il arrivera à rentrer directement à Apt à vélo mais, le lendemain, c’est une entorse qui sera diagnostiquée : vélo remplacé par une orthèse + béquilles et dimanche retour assisté pour les transferts Apt -> Avignon puis Paris -> Laon. 

Le diaporama de cette journée

Samedi 14, direction le sud et la vallée de la Durance pour une boucle Bonnieux -> Lourmarin -> Cucuron (pour le nom et car ce village est le Cucugnan des « Lettres de mon moulin » d’A. Daudet) -> Ansouis -> étang de La Bonde -> La Motte d’Aygues -> Grambois -> Vitrolles-en-Lubéron -> col de l’Aire deï Masco -> Céreste -> véloroute du Calavon jusqu’à Apt.

La montée vers Bonnieux, douce et régulière, est agréable. Il en va de même pour la descente jusqu’à Lourmarin par la combe du même nom.

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Mais la pause café à une terrasse est troublée par les terribles nouvelles qui tombent du poste de TV allumé à l’intérieur du bar. C’est avec une drôle de sensation que nous repartons.

Le village de Cucuron mérite la petite visite que nous lui rendons. Perché sur sa colline, le vieux centre aux beaux immeubles bourgeois le long des rues étroites témoigne d’un passé prospère. Nous rejoignons ensuite Ansouis, mais pas par l’itinéraire cyclamical voulu ce qui nous prive je crois de la vue panoramique sur le château. Nous pique-niquons devant la Pâtisserie d’Antan où il faudra que je retourne, et pas seulement pour la boulangère.

Après une courte visite jusque sur l’esplanade au pied du château, invisible derrière de hauts murs imposants, nous repartons et c’est juste après Grambois, perché en haut d’une falaise, que nous décidons de quitter la départementale, un peu trop fréquentée à notre goût, pour nous diriger vers Céreste via Vitrolles et le Lubéron. C’est que maintenant, après une semaine à monter et descendre, le relief nous impressionne beaucoup moins.

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La montée vers le col, par une route au revêtement impeccable, offre une belle vue sur le village de Vitrolles-en-Lubéron, accroché au flanc du début d’un vallon. En revanche, la descente sur Céreste est désagréable : entre le goudron rugueux, parfois en mauvais état avec des virages humides, et les groupes de chasseurs postés à intervalles réguliers, on est content d’arriver au début de la véloroute.

Si elle est tranquille, elle demande parfois de bons mollets et fait pas mal de tours et de détours : rien à voir avec la Voie Verte

Mais elle nous amène à bon port, juste à temps pour profiter du coucher de soleil après une bonne douche.

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Le diaporama de cette jounée

Dimanche 15, c’est le retour sur Avignon. Cette fois, au lieu de quitter la Voie Verte aux Beaumettes nous l’empruntons jusqu’à un peu après Coustellet. En effet, elle s’oriente ensuite vers Robion, trop au sud pour nous. C’est par l’habituel itinéraire labyrinthique sur de petits chemins vicinaux que nous rejoignons Caumont-sur-Durance puis le centre ville d’Avignon. Une dernière pause revigorante à la terrasse ensoleillée d’un salon de thé (alsacien(ne)s, si vous me lisez…) et nous embarquons dans nos trains respectifs.

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Pour conclure :

  • un petit bilan chiffré de ces 9 jours : 693 km parcourus et 9 574 m D+ gravis.     
  • les liens vers les éditions :  2014 et 2013
  • la carte des différentes balades de cette édition 2015 :

Apt marguerite 2015

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