Rando EPO dans les Ardennes

Posté par Jean-Jacques le 18 septembre 2015

Non, je ne me lance pas sur les traces d’Armstrong et autres illustres « survitaminés »: cet EPO signifie Ensemble Pour Orval, une imposante abbaye trappiste belge.

Cette randonnée était organisée par des vélotaffeurs lillois et elle tombait bien car je ne connaissais pas du tout les Ardennes.

Vendredi départ précipité du boulot pour passer à la maison, charger le vélo avant de monter dans le TGV pour Charleville-Mézières avec un copain parisien. Nous rejoignons le gros de la troupe au beau, confortable et peu onéreux camping municipal de cette ville.

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Le lendemain, départ pour le col du Loup avec un troisième larron, le reste du groupe ayant choisi un itinéraire moins vallonné.

Après une belle voie verte, la montée vers le col se fait sous une fine pluie par une route en pente régulière que nous montons en pédalant « au train ». Arrivés sur les hauteurs, nous remarquons les nombreuses traces de fouissage des sangliers sur les bas-côtés. Un peu après le col, nous prenons sur la droite une discrète petite route forestière qui se transforme rapidement en chemin, tantôt caillouteux, tantôt terreux, qui finit par plonger vers le village de Gespunsart (allez savoir pourquoi, j’ai pensé à Rapunzel) que nous atteignons alors que les vannes célestes s’ouvrent. Pour me protéger, le pantalon de pluie n’est pas de trop en plus du blouson.

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Un peu fatigués par l’ascension du modeste col du Loup puis par le rugueux chemin forestier, nous décidons de faire une halte dans un providentiel café-tabac à Pussemange. C’est en Belgique : en entrant, on remarque de suite le mur de gauche qui regorge de tabac sous toutes ses formes, notamment d’impressionnants seaux de 700g de tabac en vrac.

Requinqués et la pluie ayant cessé de tomber, nous reprenons la route par… une montée. On commence à bien comprendre que le relief des routes ardennaises est vallonné : des montées, parfois très raides mais jamais très (trop) longues, suivies d’un peu de plat puis d’une descente… et ainsi de suite. Comme l’a dit un des participants lors d’une pause orientation : « Pour savoir où aller c’est simple : si ça monte, c’est pour nous ».

Enchaînant les montées et descentes, les zigs et les zags, nous continuons de découvrir les Ardennes. Un peu avant Givonne, nous faisons une courte halte à la Maison forte de St Mengès dans laquelle 4 soldats et 1 lieutenant furent chargés de ralentir une colonne de chars allemands au début de la seconde guerre mondiale.

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C’est après Givonne que nous finissons par rejoindre le groupe. Il faut dire que notre périple forestier n’a pas été effectué à une vitesse fulgurante. Ledit groupe ayant pique-niqué, il se remet en route pendant que nous faisons à notre tour le pleine de calories. Nous partons ensuite sur ses traces en pédalant à bon rythme pour essayer de le rattraper.

Nous retrouvons nos comparses à l’abbaye, plus exactement  à la terrasse de L’Ange Gardien, le seul endroit au monde, sur Terre et ailleurs, où il est possible de déguster de l’Orval à la pression. Ce n’est pas la bière vendue en bouteilles mais une version moins forte quoique tout autant goûteuse, servie dans de très beaux verres. C’est là que nous achèterons aussi une excellente demi miche de pain complet monastique : je peux donc confirmer que les moines d’Orval ont de belles miches.

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Par ailleurs, une halte au magasin de l’abbaye nous permet de repartir chargés de Stes Calories : un bloc de fromage de plus d’un kilo (bien obligés, avec tout ce pain) et un pack de 12 bouteilles de bière (pour faire descendre le tout). Heureusement je n’ai pas à les porter car nous quittons l’abbaye nimbée de brume par une route forestière qui, après une montée progressive vers le fond du vallon, débouche sur une méchante côte à 13% !

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Mais ensuite, rejoindre Chiny et son camping est une simple formalité. il faut dire que nous sommes stimulés par la perspective d’une douche, d’un bon repas entre ami(e)s et d’une nuit réparatrice.

 Le camping est au bord d’une rivière, à laquelle on accède par une descente bien raide… qu’il faudra remonter pour repartir le lendemain !

Il est en fait consacré aux mobil-homes et autres hébergements en semi-dur (des « tipis », dont l’intérieur est bien terne parait-il : sol en lino, mobilier quelconque) et les « itinérants » ont droit à la portion congrue avec quelques emplacements au sol caillouteux qui fait le désespoir de nos frêles piquets en aluminium. Sanitaires modernes mais douche payante : 1 €. Ça m’a ramené pas mal d’années en arrière, lorsque j’avais découvert ce système pendant une virée en moto dans le Pays de Galles.

Rien à redire pour la nuit, reposante au possible, sans pluie. Après un bon petit-déjeuner, nous grimpons la côte dévalée la veille et, après une halte à l’épicerie / dépôt de pain (pas mal de produits bio et excellent pain local) nous recommençons à avaler le bitume.

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Dans une campagne verdoyante la route serpente, monte et descend, puis remonte, notamment pour sortir du village de Chassepierre. Mais une fois en haut, la route très roulante nous permet de rallier en un temps record Lambermont et son Ramouni, aidés par une belle descente. La montée vers la forêt de Francheval, sans être pénible, sera moins rapide. La route forestière, très agréable, se transforme ensuite en chemin relativement roulant.

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C’est à Givonne que nous faisons halte pour pique-niquer, sur une table en pierre de la base de loisirs, en lisière de forêt et dans les rafales d’un vent soutenu à la limite de la fraîcheur. Objectif : « liquider » un maximum de victuailles pour alléger les vélos (et faire le plein de calories)

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La sortie de la vallée de la Givonne (c’est aussi le nom du ruisseau) se fait -on est habitués maintenant- par une bonne côte…  Il en restera encore 2 ou 3 à gravir avant d’arriver à Saint-Mengès puis rejoindre la roulante mais passante D5 (après toutes ces petites routes désertes, bizarre impression d’heure de pointe) qui nous conduira rapidement jusqu’à Charleville-Mézières. C’est que les nordistes ont un TER à ne pas louper.

J’ai le temps de boire une bière à une terrasse de la belle Place Ducale avec deux amis qui rentrent plus tôt que moi sur Paris. Une fois seul, je fais un dernier tour dans les rues du vieux Charleville avant de prendre le train à mon tour.

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Les liens vers

le tracé du parcours

et

le diaporama complet 

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