Petit-Nuage prend de l’embompoint

Posté par Jean-Jacques le 19 août 2015

Mais c’est pour la bonne cause : devenir une randonneuse légère

Pour cela, j’ai reçu il y a peu de chez nos cousins germains un porte-paquet Xtrem SPR III pour tige de selle permettant d’éviter que les flancs de ma sacoche modulable de porte-bagage, une fois déployés, ne viennent taper dans la roue arrière comme lors de mon dernier séjour du 11 novembre à Apt.

Ce porte-paquet (donné pour 10 kg de charge utile) est bien conçu :

  • la tige de fixation, inclinée, abaisse légèrement le centre de gravité en rapprochant le porte-paquet de la roue Ar
  • sur le plateau, 2 rangées de pastilles anti vibrations
  • le cordon élastique rouge est ajustable en longueur et via différents points d’attache sous la tige de fixation
  • à l’Ar, platine de fixation pour catadioptre ou lampe
  • livré avec : une vis allen pour remplacer au besoin le système de serrage rapide (évite le vol d’opportunité) et deux adaptateurs en plastique pour tiges de selles fines

Voici ce que cela donne : WP_001914  WP_001915

Sur la 2ème photo, on voit (ou devine) que j’ai pu relier entre eux les élastiques du bas des sacoches afin d’éviter qu’elles ne ballottent.  (ils ne touchent pas le pneu)

Bon, une bonne chose de faite pour la préparation de l’édition 2015 de l’Ultime randonnée en pays d’Apt, autour du 11 novembre prochain et, surtout, de mon projet de randonnée « longue distance » sur plusieurs jours prévu pour 2016 (je ne sais pas encore à quelle époque de l’année)

La présentation de Petit-Nuage est là

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Grand Tour du Vexin Français 08-2015

Posté par Jean-Jacques le 17 août 2015

J’avais envie de revoir La Roche Guyon alors hier, dimanche 16 août, j’ai décidé de faire un grand tour par Pontoise, Meulan, La Roche Guyon, Gisors et, car je me sentais en forme, Amblainville puis Valmondois car en rentrant de balade, je n’aime pas faire les derniers kilomètres entre Méry sur Oise et Enghien les Bains.

Départ vers 7h50 avec :

  • sur le dos, mon fin blouson à manches amovibles se transformant ainsi en maillot manches courtes, car il fait un peu frais
  • le GPS sur la potence, dont la trace est plus facile à suivre en roulant qu’un itinéraire sur une carte
  • une carte routière régionale car :
  1. elle offre une vision plus globale que le petit écran du GPS
  2. elle permet de choisir des variantes par rapport à la trace enregistrée
  3. on n’est jamais à l’abri d’une déviation pour travaux (et mon GPS n’a pas de fond de carte)
  • côté ravitaillement : 2 bidons d’eau, une portion de poulet à la ratatouille et au quinoa, une banane, 3 crêpes sucrées et 2 barres énergétiques offertes (avec la bise !) par une championne du monde à l’occasion du pique-nique de la 1ère étape Paris – Bois le Roi du voyage en vélocipède Paris – Avignon.

Il n’y a quasiment personne dans les rues et sur la route, ce qui est bien agréable pour rallier Pontoise en traversant notamment la riante ZAC d’Herblay sur la 2×2 voies farcie de ronds-points et de feux. J’arrive devant la gare vers 8h50 et continue en montant progressivement vers Boissy l’Aillerie d’où je bifurque vers Courdimanche et Menucourt en suivant la D22.

à la sortie de Pontoise  : WP_001887

La sortie de Boissy l’Aillerie est raide et c’est une fois arrivé sur le plateau du Vexin que j’ôte enfin les manches amovibles de mon blouson. Ensuite la route est quasiment plate, voire en descente, jusqu’au pied de la montée le long du parc du château de Menucourt. J’y fais ma première pause crêpe + boisson. C’est à ce moment là que je vois passer un cycliste, littéralement couché sur son guidon, qui attaque péniblement la côte avec un vélo au développement bien trop long pour ses capacités physiques : l’inconvénient des vélos « sportifs » inadaptés à leur propriétaire ?

ne vous fiez pas à la photo  WP_001888 ça grimpe, et pas qu’un peu !

Je le rattrape en moulinant « tout à gauche » (ou peu s’en faut) et en remerciant la transmission adaptée que j’ai choisie pour équiper Petit-Nuage mon vélo de route. En haut, j’arrive sur une belle et large route de « crête » qui serpente dans une forêt de feuillus dont beaucoup de châtaigniers. Au débouché de cette forêt, looongue descente rapide sur Meulan, qui récompense largement des efforts fournis juste avant.

Je quitte rapidement Meulan par la D913 direction Brueil en Vexin. Je remonte ainsi en douceur, par petits paliers, la vallée de la Montcient qui, partagée entre cultures de céréales et prairies d’élevage, préfigure la Normandie, me faisant penser à celle de la Lévrière, près de Gisors.

WP_001889

 

Je la quitte juste avant Sailly, direction Fontenay St Père et Vétheuil. En haut du raidillon qui grimpe « droit dans l’pentu », petite pause photo de la chapelle du village de Oinville sur Montcient avant d’enquiller la montée sinueuse vers le plateau du Vexin.

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La route jusqu’à Vétheuil, comme les autres d’ailleurs, est calme, juste troublée par 3 gugusses en voitures de sport qui se tirent la bourre pied au plancher et me font sursauter en me doublant, au large certes mais à bien plus que les 90km/h réglementaires.

 Elle longe ensuite la Seine, que l’on ne voit pas, passant au pied de falaises de calcaire d’un blanc éblouissant et, à Haute-Isle, je revois la petite église troglodytique indiquant que l’on est tout proche de La Roche Guyon où j’arrive vers 11h30.

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En descendant vers le quai pour pique-niquer sur l’herbe, je retrouve les voitures qui m’ont doublé en trombe, l’une d’elle avec le capot moteur ouvert. J’ai souhaité que le joint de culasse pète au retour !

Pique-nique au calme : très peu de passants, une famille de pêcheurs à la ligne qui se chamaille mais suffisamment loin pour juste me faire sourire (avec un tel raffut, ils ne sont pas près d’attraper quelque chose) et un VTTiste qui vient faire le kéké en roulant à fond sur les pavés puis, après être remonté sur le mail ombragé, descend les volées de marches avant de faire un « stoppie » pour ne pas finir dans la Seine. Au moins, contrairement à d’autres il ne fait pas de bruit et a un certain talent.

 Après un café accompagné d’une tartelette « alsacienne » (saveur alsacienne mais taille francilienne – je n’ai pas trouvé de Paris-Brest pour manifester ma solidarité avec les copains partis tenter cette aventure) je repars vers la Voie verte de l’Epte… et loupe la petite route qui, à mi-pente de la sortie de La Roche Guyon, permet de rejoindre Giverny où je comptais passer en solidarité avec un certain couple de contribuables persécutés par le fisc et la Justice.

Après la pause déjeuner + salon de thé, la montée est éprouvante mais je suis récompensé par la super descente sur Gasny, point de départ de cet aménagement… que je loupe car il n’est pas indiqué ! Heureusement, j’ai pris soin d’emporter une carte routière en plus du GPS dont j’ai suivi la trace jusqu’à présent. C’est donc en suivant la D5 vers Fourges que je trouve enfin des panneaux permettant de rejoindre la Voie verte.

Elle commence par sinuer entre champs de maïs, bord de l’Epte et entrepots désaffectés avant de retrouver l’ancien ballast de la voie ferrée qui reliait Giverny à Gisors (je suppose). Elle est très agréable, souvent ombragée et on peut parfois voir canoéïstes ou kayakistes mettre leurs embarcations à l’eau.

A Bray-et-Lu, je suis surpris par la fermeture du libre service habituellement ouvert toute la journée… mais en face le robinet du cimetière me permet de faire le plein d’eau fraîche. La petite guinguette cycliste après Bray-et-Lu (entre la Voie verte et la D146 toute proche) est ouverte, avec vélos et remorques des clients sur le parking mais, ayant de l’eau et encore une crêpe + une barre énergétique, je n’ai pas besoin de m’arrêter.

Je le ferai un peu plus loin, à une table de pique-nique ensoleillée, face à un troupeau de vaches dans leur vert pâturage.

Cette voie verte est très fréquentée : jeunes et adultes, voyageurs et promeneurs, piétons et cyclistes ; mais jamais surchargée. Anecdote amusante : j’arrive derrière deux dames pédalant si lentement que moins vite, elles tomberaient. Elles bavardent et j’attends que l’une d’elles remarque ma présence. Je finis par leur lancer gentiment « pardon ». Je pense qu’elles vont soit s’écarter de part et d’autre de la voie, soit se mettre en file indienne. Mais en fait c’est panique à bord ! celle à gauche dit « il faut que je… » pendant que celle sur la droite manque tomber en s’arrêtant dans le bas-côté herbeux, où finalement elles se retrouvent toutes deux. Il ne me reste plus qu’à passer en les remerciant et leur souhaitant une bonne fin de balade.

La fin de la Voie verte me surprend agréablement : au lieu de déboucher par un mauvais sentier sur la voie de contournement de Gisors, on arrive sur un rond-point pemettant une traversée sécurisée. Il ne reste plus qu’à combler les nids de poule, voire d’autruche qui parsèment la rue de la Reine Blanche (rester attentif pour éviter une crevaison ou une casse prématurée) et ce secteur sera parfait.

Arrêt dans le centre ville à la terrasse du bien nommé « La Bonne Etape » pour un café allongé avant de repartir en terrain connu vers Chaumont en Vexin où c’est une pâtisserie qui me fournira un pain au chocolat aux amandes reconstituant.

Peu après la sortie de Chaumont, au pied d’une « bosse », une petite route me fait de l’oeil : elle part sur la droite, vers les côteaux au pied du plateau du Vexin et devrait m’éviter la grosse départementale, pourtant peu fréquentée. Un coup d’oeil sur la carte et je me lance. direction Loconville où la carte me dit de tourner à droite… mais ça ne doit pas être la bonne route car le goudron envahi d’herbes au milieu devient un chemin plus ou moins empierré, herbeux, qui serpente à travers champs… et me fait aboutir là où je voulais arriver, ou presque.

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Ce chemin, plus adapté aux VTC voire VTT qu’aux vélos de route, m’a obligé à rouler lentement et je suis content de retrouver les petites routes menant à Fay les Etangs, Neuvillette, Marquemont, Gypseuil, Monts et Hénonville. A Marquemont le Bas (non, je ne suis pas allé visiter Marquemont le Haut) arrêts pour photographier un moulin du XIème siècle à vendre puis un sympathique quadrupède venu faire connaissance tout en grignotant au passage quelques bulbes de fleurs de chardon sans doute savoureux.

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Pour agréable qu’elle soit, cette petite route tortueuse qui monte et descend entre champs et bois n’arrange pas ma moyenne horaire. Aussi, à Hénonville suis-je heureux de retrouver le ruban monotone mais lisse et roulant de la D105 vers Méru, que je quitte à Amblainville (repère : son clocher à la flèche longue et fine comme une lance de tournoi) pour monter sur le plateau du Vexin sous les encouragements des clients d’un troquet.

La montée, un peu raide au début (d’où les encouragements)  s’adoucit à la sortie du village et se transforme même en faux plat descendant, ce qui me fait préférer cet itinéraire de retour à celui par Arronville, ce dernier étant en revanche plus agréable pour aller vers Gisors.

Ensuite, rejoindre Nesles la Vallée puis Valmondois n’est qu’une formalité.

Bilan :

  • chiffré : départ 7h50, arrivée en gare de Valmondois 17h50 – env. 145km et 1 055m de dénivelé positif 
  • le tracé du parcours et le diaporama complet
  • météo conforme aux prévisions de Météo France : T° agréables un peu fraîches au départ, grand beau temps toute la matinée avec rafarîchissant petit vent de secteur N-O, puis en début d’après-midi arrivée d’une couverture nuageuse masquant le soleil avec vent s’orientant au N-E : j’ai donc tout le temps pédalé avec le vent de face ou 3/4 face, mais du coup sans jamais trop transpirer

 

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