Pour comprendre les infractions cyclistes

Posté par Jean-Jacques le 1 avril 2015

Des feux rouges grillés, des sens interdits empruntés, pas de lumières, pas de casque et pas de gilet jaune non plus. « Les cyclistes font vraiment n’importe quoi », s’exclamera-t-on, à coup sûr, en découvrant les résultats du sondage Opinionway publié ce 24 novembre 2014 et consacré à l’« impunité »  des cyclistes (ici, dans 20 Minutes Paris). Les réactions ne font pas toujours dans la finesse. Ainsi, en lisant, dans l’édition nationale de 20 Minutes que « 88 % des cyclistes reconnaissent avoir commis une infraction », l’acteur Pascal Jaubert ‏s’exclame sur Twitter : « On veut les vrais chiffres, qui doivent être plus proches de 200 %. Et on dit pas cycliste, mais fdp ! ».  …..

1/ Confusion entre l’usage et l’outil

Ceci constitue un préalable indispensable que les concepteurs du sondage n’ont manifestement pas pris en compte : il ne faut pas confondre l’usage et l’outil. En ville, de nos jours, le vélo, la moto et la voiture sont utilisés pour les mêmes usages, en l’occurrence se déplacer quotidiennement. Ces objets empruntent les mêmes équipements de voirie et cohabitent dans la circulation.

Mais il s’agit de véhicules très différents.  …..

 2/ Griller un feu rouge

Mais pourquoi les cyclistes grillent-ils les feux ? Pour gagner du temps, comme tout le monde ? Un peu. Mais aussi parce que, lorsqu’on se déplace avec ses muscles, on mesure son effort. Or, la synchronisation des feux est pensée depuis 50 ans pour s’adapter à la vitesse moyenne d’un véhicule motorisé, avec pour objectif de « fluidifier », en réalité d’accélérer la circulation automobile.  …..

3/ Remonter un sens interdit

Les rues en sens interdit ont également été conçues, dans les années 1960, pour « fluidifier » le trafic automobile. On considérait alors qu’il fallait rouler le plus vite possible.  …..

4/ Rouler sur le trottoir

Ce comportement s’explique généralement par la peur de la circulation. On préfère emprunter la voie des piétons plutôt que de s’aventurer sur la chaussée.  …..

5/ Mal s’éclairer

Les lumières permettent d’être visible. C’est juste après le passage à l’heure d’hiver, lorsque tout le monde n’a pas encore pris conscience que la nuit tombe tôt, que l’on déplore le plus d’accidents. Mais un nombre important de cyclistes, considérant le vélo comme une simple manière d’accélérer la marche à pied, ne perçoivent pas la nécessité de s’éclairer, notamment pour des courts trajets.  …..

6/ Ne pas porter de casque

Le port du casque n’est nullement obligatoire, pour la bonne raison qu’il ne protège pas contre la plupart des accidents recensés. …

accidents et trauma cranien

 

7/ Ne pas porter de vêtement réfléchissant

« C’est jaune, c’est moche, ça ne va avec rien », disait Karl Lagerfeld. Le gilet fluo permet certes d’être particulièrement visible, mais il n’est nullement obligatoire en agglomération, pas plus pour les cyclistes que pour les piétons ou les personnes qui attendent un bus.  …..

8/ Le sentiment d’impunité

C’est vrai, les infractions sont rarement sanctionnées. C’est aussi le cas de la plupart des infractions considérées comme « mineures », mais qui entravent le cheminement des piétons, des personnes en fauteuils roulants ou des cyclistes : se garer sur un trottoir, un passage zébré ou une piste cyclable, même « cinq minutes », en bloquant non seulement le chemin mais aussi la vision des usagers.  …..

9/ La mise en danger d’autrui

Le sondage Opinionway constate « la sensation de ne pas mettre en danger autrui ». 56% des personnes interrogées estiment être moins dangereuses à vélo qu’en voiture ou sur un deux-roues motorisé.  …..

10/ Pédaler après avoir bu

Comme rien ne sert de réécrire ce qui a déjà été publié, voici un extrait du Pouvoir de la pédale : « L’alcool, ingurgité à doses plus ou moins massives, brouille la vision, limite la capacité de réaction, amoindrit les réflexes. Lorsqu’on se déplace, cela peut être périlleux… Mais le degré de dangerosité n’est pas le même selon les modes de transport. À vélo, on peut se faire mal en tombant. À moto ou en voiture, on peut non seulement heurter les autres usagers, mais aussi se faire mal avec son propre véhicule.  …..

lire l’article intégral

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Mauvais arguments contre mauvais cyclistes

Posté par Jean-Jacques le 1 avril 2015

« Mauvais cyclistes, les PV vont tomber ! » C’est la Une du Parisien ce lundi 8 décembre 2014, à l’occasion d’une réunion à l’Assemblée nationale du Conseil national de la sécurité routière (CNSR), qui va recommander de réduire le montant des amendes pour les cyclistes.

Le but ? Pouvoir les sanctionner plus souvent. A certaines conditions, cela peut être une bonne idée, sauf que Le Parisien et le CNSR font un peu trop de zèle contre la pédale.

En lisant cet article, on a en effet très envie de sanctionner plus souvent les cyclistes, qui seraient toujours plus fous et plus nombreux, pour les protéger de leur propre insouciance. Sauf que cette vision est erronée, la preuve :

  1. Mourir à vélo est rarissime en ville
  2. « Plus de cyclistes = plus d’accidents » ? C’est faux
  3. L’imprudence, c’est relatif
  4. Faut-il sanctionner plus souvent les vélos ?

lire l’article intégral paru dans Rue89

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