Pélerinage annuel à l’Abbaye de Saint Sixtus (Belgique)

Posté par Jean-Jacques le 9 juin 2014

Cette randonnée a été pour moi l’occasion de tester Capitaine Train pour réserver en ligne mes places voyageur + vélo : aucun pb,

Petit coup de pression en rentrant du taf. Alors que je vais tranquillement faire l’emplette de mon dîner, je constate que les quais de ma gare sont très calmes, trop même et une annonce me fait « speeder » : attention, en raison d’un panne de matériel de signalisation, des suppressions de missions et des retards de 10 à 40mn sont à prévoir

Hop ! je fonce équiper Guylène (heureusement presque tout était prêt du w.e. dernier) et 15mn plus tard, je suis dans le transilien pour Paris-Nord avec une « pasta box » de dépannage

Voyage sans histoire, accueil en gare de Lille-Flandres par mon hôte qui ne pouvait pas me louper, partage d’un verre avec sa sympathique épouse et me voilà installé pour une nuit tellement calme que je manque presque louper l’heure du réveil le lendemain matin

Rendez-vous devant l’Opéra : le groupe, comme celui de la rando Val de Loire, est vraiment impressionnant tant en nombre qu’en diversité de cyclistes et vélos

Je retrouve avec plaisir le trajet de l’édition 2013 : rapidement, nous arrivons dans une « banlieue » où la campagne et la ville se mélangent plaisamment. Puis c’est la halte au supermarché de la bière de Bizet où les clients échangent des chariots de caisses de bouteilles vides contre des caisses de bouteilles pleines : impressionnant ! Sous je ne sais quel prétexte, l’un de nous se verra refuser les siennes (boarf, pourtant il en avait à peine deux caisses de 48)

Le groupe se scinde pour suivre deux itinéraires différents : La Cordillière des Flandres, que j’avais faite l’an dernier et la Cool Raoul, que je vais découvrir

Par de petites routes d’une campagne vallonnée, me rappelant celles de mon Vaucluse natal -hormis le paysage- nous arrivons facilement à Bailleul. Arrêt sur la Grand Place où nous retrouvons celles et ceux prenant la randonnée en cours, puis reprise de la balade en piquant vers le Mont des Cats, grosse colline surmontée du pylône d’un émetteur

Par cette face, la pente est douce mais l’itinéraire d’accès se termine par un raidillon dans lequel nous devons mettre pied à terre, notamment car sa partie médiane est en terre. Heureusement il est aussi raide que bref et nous pouvons vite remonter en selle. C’est arrivés en haut que nous constatons que notre ami « camionneur » peut enfin se débarrasser dans un conteneur à verre des bouteilles vides qu’il trimballait depuis Lille

Pause grignotage/ bière/ café à la brasserie du Mont, où on nous refuse le service du déjeuner sous prétexte de risques de pluie… alors même que le ciel se dégage enfin et que le soleil nous incite à nous tartiner de crème solaire

Ceux qui avaient réservé les bières auprès des broers de l’abbaye partent les premiers, suivis du gros de la troupe (non, ça n’était pas moi, je suis juste un peu enveloppé, et de toute façon personne n’était gros) Ce départ est malheureusement trop vite stoppé par la chute du plus jeune d’entre nous (moins de 10 ans ?) dans la descente vers Berthen qui nécessite l’intervention des secours. C’est l’occasion de constater qu’il n’est pas évident de préciser où l’on se trouve et qu’il est difficile de se comprendre au téléphone. (bilan : chute sérieuse avec traumatisme mais a priori sans séquelles hormis des plaies superficielles, des « pizzas » en jargon cycliste)

Après évacuation de la victime accompagnée de son père, reprise de la balade avec le moral un peu en berne comme disent nos ami(e)s suisses

Heureusement, la campagne belge est riante sous le grand soleil, offrant un plaisant patchwork de cultures et de prairies pour l’élevage, essentiellement de bovins. Ce qui n’empêche pas de sentir parfois, venant de derrière des haies, les puissantes effluves d’élevages moins « naturels », sans doute des porcheries

Nous traversons des houblonnières, signe que nous approchons du but, plus exactement de Poperinge que nous atteignons via un RAVEL. De là, nous sommes bien vite à l’Abbaye de Saint Sixtus (Ses moines et Lui soient bénis) que nous abordons via l’arrière de l’estaminet opportunément situé juste en face, véritable usine à touristes (bière de l’abbaye, mais aussi nougat(s),  puis à la notre et enfin à la gloire du Saint Patron de ce lieu. 

Sur le chemin du camp scout qui a accepté de nous accueillir (nous n’acceptons pas les groupes avait prévenu le camping d’Ypres) nous faisons halte pour des courses à Vlamertinge : fruits, légumes, viande, pain, etc. nous avons fait tourner l’économie locale. 

  • Guidon d’or pour la boulangère qui, en plus de notre commande, nous a fait cadeau de tous les petits pains ronds qui allaient lui rester sur les bras vu l’heure tardive (mais bon, quand même…)
  • Clou rouillé pour le gérant du Bistrot de Gilde venu nous demander de déguerpir et plus vite que cela du porche d’accès à son établissement où nous avions trouvé refuge alors qu’il s’était mis à dracher des hallebardes.

Si vous voulez laisser des commentaires, en flamand ou Hollandais de préférence … L’un de nous lui a malicieusement répondu qu’on hésitait à se restaurer chez lui mais que vu la qualité de son accueil on irait voir ailleurs. Je ne suis pas certain qu’il ait compris. Mais bon, quoi qu’il en soit que pouvait-il faire face à 20 personnes qui de plus se poussaient pour laisser entrer les véhicules…

La grosse drache passée, nous reprenons la route et arrivons rapidement au camp scout : une vaste prairie où planter un régiment de tentes et sous les arbres un confortable chalet en bois :

  • Terrasse couverte et éclairée
  • Salle hors sac avec évier, frigo, radiateur, plaques de cuisson vitrocéramiques à commandes tactiles
  • WC séparés avec stock de PQ et radiateur pour l’hiver

Le barbecue, apporté en voiture par la compagne d’un participant, est vite allumé, les salades de tomates et de pâtes préparées, les viandes grillées… On se goinfre restaure, discute bière avec un éminent spécialiste du brassage personnel, règle nos comptes avec l’organisateur (bières de l’abbaye, camping) avant d’allumer un feu de camp près des tentes afin de conserver l’esprit scout : quelques gouttes de pluie de gâcheront pas la fête
Le lendemain, après une excellente nuit Image IPB réveil sous un ciel qui se dégage progressivement pour laisser place au grand bleu ensoleillé. Les tentes sont pliées quasiment sèches et après nous être enduits de crème solaire (et de mitosyl pour certains :mrgreen:) nous partons, certains bien lestés (pour ma part 2,75 L : 6 bouteilles 33cl de 12° en direct de l’abbaye, 6 bouteilles 33cl de 8° achetées deux fois plus cher à l’estaminet, 1 bouteille 75cl de Wambrechies aromatisée au genièvre achetée au supermarché de la bière)

Cela n’empêche pas de mener la chasse au cycliste cyclosportif lorsque l’occasion se présente : c’est trop tentant en faux plat descendant :diablotin:

Cet itinéraire retour me parait plus agréable que celui de l’édition 2013 : petites routes, RAVELs, re-petites routes jusqu’à nous retrouver au bord de la Deûle pour la fête de cette rivière. Flonflons, bateaux fleuris, bière fraîche à la terrasse d’une taverne … :cool:

Dommage que le chemin de halage le long de cette rivière soit en (bien trop) moyen état : ça gâche le plaisir que l’on a d’y rouler, en tout cas avec mon chargement et les pneus fins donc gonflés un peu « raide » (et si les Durano+ et Marathon+ étaient souples, ça se saurait :wink:)

Arrivée à Lille par le verdoyant et immense parc de la Citadelle qui mériterait une visite à lui tout seul. Slalom entre les piétons, cyclistes venus en foule profiter de sa fraîcheur.
Au moment de nous séparer, j’ai la surprise de voir arriver Jean-Baptiste, le fondateur du Grand 8, pour lequel je suis guide cycliste sur Paris, en tête d’un petit groupe de touristes étrangers.

Notre propre groupe se disloque à son tour : rendez-vous pour l’édition 2015 ! Mais d’ici là, je me ferais bien un raid bières à Bizet quand mon stock actuel touchera à sa fin…

Mon diaporama 

L’itinéraire jusqu’au Mont des Cats (61,5km) puis jusqu’au terrain de camping près d’Ypres (25km) et enfin le retour jusqu’à Lille (31,5km)

PS : grâce à Nico nous avons enfin pu percer de visu le mystère de la composition des Fricadelles… ça fait envie … 

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