Val de Loire : cyclocamping entre Orléans et Tours fin mai 2014

Posté par Jean-Jacques le 3 juin 2014

Balade en cyclocamping du 29 mai au 1er juin 2014 à l’initiative de Charles, un ami orléannais. Par flemme, j’ai copié/ collé le compte rendu publié ur le forum vélotaf.com et modifié les prénoms

Craignant une interruption du trafic transilien en raison d’importants travaux (remplacement de ballast, rails, aiguillages) je me réveille vers 4h30 et pars vers 5h15 sous un faible crachin qui devient bruine et m’oblige à enfiler le blouson de pluie. Elle cesse à la sortie de St Denis alors que je chante mentalement le tube de Jacques Dutronc (pas à haute voix : je crains trop déclencher une vraie pluie)

Une heure plus tard, j’arrive aisément et rapidement à Paris-Austerlitz où je repère de suite un beau vélo Van Nicholas chargé comme un mulet : c’est Laurent. Fabrice nous rejoins un peu plus tard, me soulageant du matelas autogonflant rose girly et de la popote 1 pers. Dès que la voie du TER est annoncée, nous montons à bord en compagnie d’une autre cyclorandonneuse. Nous faisons bien : au moins 4 autres cyclos se présentent ensuite, qui s’installent comme ils le peuvent.

Trajet sans histoire jusqu’à Orléans où Charles nous accueille en nous faisant découvrir certains des coins connus des seuls orléannais : la place Jeanne d’Arc, la maison où celle-ci habita, quelques rues de la vieille ville aux agréables pavés sciés (merci à l’ABF d’avoir accepté cette hérésie) avant de rejoindre le pont où le reste de la troupe nous rejoint, avec de nouvelles têtes parmi d’autres plus connues.

Toute la troupe se met en route, formant un impressionnant cortège. Passage par Beaugency et son beau pont médiéval, le seul encore en service, puis quasiment au pied de la centrale électrique nucléaire de St Laurent des Eau, bénie de ces fainéant(e)s en VAE.

Solange montrant des signes de fatigue, bien compréhensibles au 6ème mois, nous écourtons l’étape à Muides sur Loire et rejoignons le modeste mais confortable camping municipal de Crouy sur Cosson, un peu avant Chambord.

Les tentes installées, les baguettes et croissants du lendemain commandés (merci Bruno), un groupe d’éclaireurs part voir le château de Chambord. Trop heureux de nous dégourdir les jambes, nous roulons bon train mais une prise de relais un peu appuyée ©fin de la vertacomicorienne transforme la balade en raid cyclosportif au cours duquel Victor ne laisse pas sa part aux chiens. Arrivés à Chambord il nous explique « normalement, pour les relais c’est l’homme de tête qui s’écarte pour rejoindre la queue de grupetto, pas le second qui force l’allure », réaction immédiate : « ah non ! plutôt mourir ! »

Chambord est un beau relais de chasse dont la silhouette est gâchée par les bâches et échafaudages d’importants travaux. Mais la bière d’un des estaminets est bonne et la compagnie des vélotaffeurs venus nous rejoindre agréable. Le retour se fait à allure normale, nous permettant de remarquer autre chose que l’état de la chaussée et le dos de celui qui nous précède.

Nuit agréable malgré un dîner gâché par les piqûres de petites bestioles qui laissent d’irritantes « bouffigues » comak !

Le lendemain, départ pour Amboise via l’agréable traversée du domaine de Chambord. Courte halte devant le château, passage devant les motos d’un groupe d’Aigles de la route stationnées dans la perspective principale du château, photos de groupe dans l’allée centrale et nous repartons alors que la police montée relève l’immatriculation d’une berline sportive (qui a du se faire aligner) ainsi que celles des motards (à moins que l’un d’eux ne se soit engagé à dégager immédiatement cette allée qui n’a pas vocation à servir de parking)

Sauf erreur, nous arrivons facilement à Blois et pique-niquons sur le port de la Creusille.

Nous repartons vers Amboise, passons au pied du château de Chaumont sur Loire (festival international des jardins) et arrivons enfin à destination, après quelques incursions dans l’intérieur des terres (à moins que ce ne soit le jour suivant ?). Bref, quoi qu’il en soit, pour quitter le bord du fleuve il a bien fallu franchir au moins une côte bien raide, ah ben non deux, en fait finalement trois et qu’on a bien senti passer mais heureusement elles furent courtes et nous permirent d’accéder à de plaisantes routes vallonnées moins monotones que la voie sur berge.

L’arrivée à Amboise se fait par le haut de la falaise en longeant l’impressionnante coupe transversale du rempart de l’oppidum gaulois. Après une raide descente sinueuse dans la vieille ville, nous arrivons dans le verdoyant camping municipal équipé de blocs sanitaires stylés

Nouvelle nuit agréable, à peine perturbée par les hurlements de la pauvre Aline torturée par une poussée dentaire et la fièvre qui va de pair. Heureusement un campeur dépannera son père d’un fond de flacon de dolicrâne enfant ©mes propres enfants qui fera l’affaire jusqu’à la pharmacie du lendemain matin

Matinée consacrée à la visite du Clos Lucé, le charmant château où Léonard de Vinci finit ses jours sous la protection de François 1er. Nous admirons les maquettes de ses inventions, dont une bicyclette étonnante de modernité et nous promenons dans l’agréable petit parc où il aimait méditer

Nous repartons pour Tours, pique-niquons à la hauteur de Lussaux sur Loire et c’est de là que, sauf erreur, pour finir la journée nous monterons sur le plateau par une dernière montée, progressive celle là. 

L’arrivée sur Tours se fait via de petites routes champêtres vallonnées puis sur une roulante voie verte.

Je n’ai rien compris à la traversée de cette ville, mais l’arrivée sur le camping de Joué les Tours, sous la houlette de notre Lider Màximo dit « le GPS humain » se fait par un détour de quelques km et un dernier raidillon dans lequel j’aide comme je le peux Ulrich à tracter la remorque des Gremlins, Bruno étant resté en arrière pour dépanner Sabine qui avait cassé sa chaîne dans un excès de puissance à un démarrage.

Et nous retrouvons au camping les « retardataires » arrivés avant nous !

Sitôt installé, direction la piscine et ses deux bassins, l’un « méditerranéen » (couvert), l’autre « breton » ou « normand » (en plein air), comme cela pas de jaloux. Je barbote dans le 1er en compagnie d’Aline, son frère et ses parents avant d’aller piquer une tête « vivifiante » dans le 2d : extra ! J’y serais bien resté, mais nous avons un salut à donner. 

Après que Bruno ait profité de mon relâchement nautique pour me proposer de rentrer le lendemain à Orléans à vélo, nous arrivons devant le séduisant magasin tenu par un Julien épanoui : beaux vélos de toutes sortes, beau matos et accessoires, bouteilles de Chenin pétillant comme s’il en pleuvait, j’en profite pour acheter un paire de belles lunettes claires, ayant perdu mes 1er prix DKT en quittant Blois (merci les g^r^o^s . p^a^v^é^s . i^n^é^g^a^u^x de la descente du pont vers la voie verte sur berges ? un des rares vrais passages désagréables)

Nuit calme malgré le vandalisme déjà évoqué, réveil matutinal où je découvre Victor prêt à partir pour son dodécaudax, puis réveil général pendant que le quatuor de l’express Tours-Orléans finit de plier bagages (Bruno, Charles, Fabrice et moi)

Petit-déj’ sous le chapiteau de la buvette du camping et départ à 7h50 dans la fraîcheur. Le rythme est enlevé. A l’entrée de Tours nous voyons dans le pré d’une zone de loisirs trois beaux lièvres détaler mollement. Je ne comprends à nouveau rien à la traversée de cette ville mais avant d’avoir eu le temps de le réaliser, nous voici sur la voie verte que nous suivons jusqu’à ce qu’elle quitte la Loire pour aller se balader sur le plateau. Nous décidons donc de tracer sur la départementale quasiment déserte et effectivement nous arrivons à Amboise un peu après 9h.

Pause café avec Charles qui, suite à quelques arrêts de notre part, nous y avait précédés, puis reprise de la Chevauchée Infernale emmenée par un Bruno calé sur un rythme imperturbable. Arrêt à Blois pour s’approvisionner auprès d’une boulangerie et d’une épicerie et nous voila sur la D2152 qui surplombe la Loire direction Orléans

C’est du billard, peu de relief, mais la route est monotone sous le cagnard et la circulation motorisée, bien que peu dense et respectueuse, nous em..bête un peu quand même. Aussi, lors de la pause déjeuner à Suèvres nous décidons de rejoindre cette petite route blanche qui, sur la carte du Bibendum, longe la Loire

Et c’est alors que nous voyons passer Charles que nous hélons. Il nous dit préférer continuer sur la départementale aussi est-ce sans lui qu’après avoir traversé le village, qui réserve quelques jolis coins insoupçonnables depuis la départementale, nous nous retrouvons sur la route sur digue que nous avions quittée à Muides sur Loire le premier jour.

A ma demande, longue pause à Beaugency car il est tôt, le TER n’est qu’à 18h24 et je commence à avoir les guibolles en guimauve. Punaise ! il ne carbure pourtant pas au Taureau Rouge le Sato ! comment fait-il ?!

De là, le trajet est une formalité : Orléans 15km… 11… 9… le décompte des panonceaux fait plaisir et c’est à 15h50 que nous nous retrouvons dans le hall de la gare, plein de voyageurs inquiets des aléas ferroviaires annoncés (dont un Intercités pour Paris avec 1h45 de retard) 

Pour les amateurs de chiffres : 138.5 km parcourus en 6h (hors pauses diverses pour env. 2 h au total) à une moyenne roulée de 23 km/h. Pas si mal pour de modestes cyclistes amateurs, chargés de bagages, avec un petit vent de face pendant toute la durée du trajet

Le pot pris à une terrasse de la place Jeanne d’Arc se termine sous un ciel devenu uniformément gris, le vent que nous avons eu de face toute la journée fraîchit d’un coup… la rando est bel et bien terminée. Retour silencieux sur Paris, sans encombre. 

En remontant en selle pour rejoindre Enghien, j’ai l’impression de pédaler avec des prothèses ou les jambes d’un autre, mais en arrivant dans mon secteur, j’arrive à faire frotter une sacoche dans un virage à angle droit : j’ai donc encore un peu de niaque en réserve ! 

A la prochaine ! le diaporama 

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