Toulouse – Carcassonne par le Canal du Midi en cyclocamping

Posté par Jean-Jacques le 30 avril 2013

Petit résumé chiffré

  • 2 participants Rayan (10,5 ans cycliste néophyte) et son père (à peine plus vieux dans sa tête malgré ses 56,5 ans)
  • 110 km en 2 jours et 2 heures du 22 au 24-04 (le 25, retour en train), dont 7 km de détour pour accéder au camping de La Capelle, à St Martin Lalande, peu après Castelnaudary (mais ce camping vaut le détour)
  • 1ère étape Toulouse – Montgiscard : 20 km d’autoroute à vélo – camping sauvage à l’écluse – boulangerie salvatrice de l’autre côté du pont, le long de la RD à trafic assez intense
  • 2ème étape Montgiscard – St Martin Lalande : 50 km sur des chemins de halage qui se dégradent fortement passé Port Lauragais – nuit au camping tout confort de La Capelle : 10 € TTC pour nous deux – attention, aller faire les courses à l’épicerie-dépôt de pain du village demande de bonnes cuisses pour une courte mais raide ascension
  • 3ème étape St Martin Lalande – Carcassonne : 40 km de chemin de halage pénible car comme pour la fin de l’étape précédente, on passe une partie de son temps à regarder où on place sa roue AV – nuit au camping**** de la Cité, quasiment au pied de la Cité médiévale fortifiée : 14€ TTC, accessible peu après le débouché du Pont Neuf via une sorte de voie sur berge le long d’un petit bras de l’Aude. Ouvert toute l’année mais doit être une véritable usine en haute saison

C’est munis du guide conçu par Philippe Calas (fort utile pour évaluer le kilométrage, savoir où sont les points d’eau potable, quand changer de rive) et de duvets 5° achetés vu les T° nocturnes annoncées que nous partons de Toulouse Matabiau en fin d’après-midi après quelques courses alimentaires.  

 

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La voie sur berges est royale, mais encombrée !!! piétons, rollers, skateurs, cyclistes, vél’ôveurs, … nous obligent à adopter un rythme tranquille aux alentours de 10-15 km/h, parfait pour Rayan.

La lumière du soleil couchant est dorée à souhait et une fois dépassés les derniers faubourgs toulousains, nous pouvons pédaler en profitant pleinement du paysage

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C’est sur un beau coin de pelouse de l’écluse de Montgiscard (PK -point kilométrique- 20 depuis Matabiau) que nous plantons la tente pour passer la soirée en joyeuse compagnie.

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Le lendemain, après un petit-déjeuner pris à l’abri dans la vaste salle à manger  nous repartons de bon coeur, Rayan ne se plaignant même plus d’avoir mal au fondement : le métier rentre !

Il prend même assez souvent la tête du tandem  

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et je constate également avec plaisir qu’il commence à pédaler bien plus régulièrement qu’avant, même s’il a toujours tendance à regarder un peu trop longtemps autour de lui… ça lui jouera un tour un peu plus loin…

Nous quittons l’autoroute (à vélos !) à l’écluse de Renneville pour aller à Villefranche de Lauragais acheter des appâts pour la pêche. La gérante du magasin de cycles et art. de pêche vend à Rayan une carte de pêche (obligatoire, mais à 5€, c’est pas la ruine) et lui fait cadeau d’une boîte d’appâts en DLUO car la livraison prévue le matin a été différée. Nous profitons de cette halte citadine pour nous offrir le restau.

De retour sur le chemin de halage, nous constatons qu’à partir de Port Lauragais, l’ « autoroute » se transforme en mauvais chemin, nids de poule inclus, puis, au-delà du Seuil de Naurouze (ligne de partage des eaux) en sentier étroit en forme de gouttière : les bords incurvés sont de vrais pièges à roue avant et se concentrer pour rouler au milieu devient vite hypnotique : d’ailleurs, c’est là que je chuterai au ralenti (normal, on ne peut pas y rouler à plus de 7 à 10 km/h) par dérobade de ladite roue avant.

Ce sentier redevient assez vite un chemin  hélas creusé de nids de poules et d’ornières : pas de quoi attirer des foules de cyclotouristes.

Si mes souvenirs sont bons, ça s’améliore un peu avant d’arriver à Castelnaudary et son étonnante superbe « rade »

Toulouse - Carcassonne par le Canal du Midi en cyclocamping dans Projets, plans sur la comète, ... dsc00460-300x225

dsc00461-300x225 Canal du Midi dans Projets, plans sur la comète, ...

où nous nous cassons le nez sur le camping municipal qui n’ouvre qu’au 15 juin… et pas moyen de négocier à l’amiable (vive les petits patelins, on arrive souvent à trouver un arrangement) mais le responsable nous donne le tél. d’un camping à quelques km plus loin et nous assure qu’il est indiqué depuis le canal.

Effectivement, à l’écluse de Guerre (peu après le PK 70, donc à env. 50 km de Montgiscard) un panneau salvateur indique « camping La Capelle, 3,5km ». Nous ferons ce trajet -agrémenté de 2 courtes côtes, dont la dernière plutôt raide- avec une famille de cyclos : papa (avec sur une remorque mono-roue les 2 tentes pop up et les bagages) maman (avec au bout de la barre trailgator TM une gamine de 5 ans) et 2 filles de moins de 10 ans.

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Inutile de vous dire que pour Rayan ce fut un soulagement de constater que nous n’étions pas les seuls à chercher un point de chute et un stimulant de voir que des gamines plus jeunes mais plus expérimentées tenaient aussi bien voire mieux le coup que lui.

Bref, satisfaction de trouver un camping à la ferme loin de tout mais bien équipé (ah ! la bonne douche chaude)  dont le sympathique propriétaire est un fermier spécialisé dans les asperges.

En nous installant, je réalise que nous n’avons plus qu’une tranche de pain WasaTM et des sachets de thé : la faute à la galère pour trouver ce camping, oubli de faire un minimum de courses

Heureusement, le fermier (l’exploitant agricole devrais-je dire) nous dépanne d’un paquet de pâtes et d’une délicieuse baguette complète maison, bref de quoi faire un repas quasi gastronomique quand on est affamé et qu’on a vécu les affres de trouver où planter la tente

Le lendemain matin, je me rattrape en allant chercher pain frais et viennoiseries à l’épicerie (la baguette de la veille est un souvenir) sans oublier 2 boîtes de sardines à la tomate pour aller avec le restant de pâtes, un beau morceau d’un fromage au lait cru dont j’ai oublié le nom et un pack de barquettes de salade de fruits au sirop léger .

Puis nous reprenons la route derrière la famille cyclo…

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…alors qu’un vent d’Est à décorner les cocus, le Marin, s’est levé : heureusement le chemin de halage, pour désagréable qu’il soit, est encaissé au ras du canal, ce qui nous protège

Rayan, vaillant, se retrouve vite en tête avec Sarah  

C’est après la pause déjeuner que la famille cyclo nous « largue », pressée d’arriver à son camping quelques km après Carcassonne

Rayan commence à en avoir plein les bottes : vent + mauvais chemin + copines disparues qu’on ne rattrape pas = découragement, fatigue, chutes sans gravité, dont une à cause d’une barrière anti-motorisés qu’il n’a tout simplement pas vue…alors :

pause pêche reposante, certes, mais dsc00471-300x225 Carcassonne

Quelques km avant Carcassonne, après des méandres serrés dignes des Ardennes, le long desquels le chemin de halage doit s’élever à une hauteur impressionnante au-dessus du canal creusé dans la roche

le canal franchit un « saut » nécessitant 2 écluses contiguës  dsc00469-225x300 Castelnaudary 

marquées par un poteau singulier dsc00468-225x300 cyclotourisme

A partir de là, le chemin de halage, bien que caillouteux, se civilise et nous atteignons Carcassonne après avoir discuté avec un joggeur, un vrai qui trottine d’une foulée régulière à la même vitesse que nous : il doit en être à son 10ème km

L’arrivée dans Carcassonne est bizarre, le chemin de halage à moitié en friche, on se fait doubler par un furieux en VTT qui avoine dans les 50cm nous séparant du canal

Puis c’est l’arrivée en ville. Nous quittons le chemin de halage dont je me demande s’il aboutit quelque part tellement il est envahi de « mauvaises » herbes et je remercie mon smartphone dont la cartographie me permet de trouver le chemin du camping de la Cité car côté signalisation cyclable… il y a des aménagements, mais je n’en saisis pas la cohérence, étonnant non ?
Pour situer la place de la voiture : sur un mail servant de parking, j’ai vu une bande piétonne verte !

Nous atteignons rapidement le Pont Neuf menant à la rive droite de l’Aude

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 et à l’oppidum de la Cité médiévale fortifiée  puis au camping où nous n’avons que l’embarras du choix pour nous installer. 

Habitué au camping sauvage ou à la ferme, Rayan revient des toilettes : « Papa, il y a tellement de portes que ça m’a fait peur » 

et effectivement dsc00484-150x112 Port Lauragais

Après un bon repas et une bonne nuit, nous partons pour la gare, non sans une dernière photo souvenir

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Les menus (choisis d’un commun accord) :

  • 1er soir : boîte de chair de crabe et crevettes, chorba (sachet de soupe déshydratée prévu pou 4 pers. mais dilué pour 2 assiettes : très pratique, que nous aurions pu rendre encore plus nourrissante en rajoutant quelques pâtes), leerdammer, compote pomme-fraise
  • déjeuner du lendemain : menu asiatique à Villefranche de Lauragais
  • 2ème soir : pâtes et pain complet
  • déjeuner du lendemain : pâtes et sardines à la tomate, fromage (local ?) au lait cru, salade de fruits
  • 3ème soir : biscuits apéritifs, petits-pois carottes + sardines et thon à la tomate, restant de fromage, compote de pomme
  • déjeuner du lendemain : fast-food en gare de Toulouse en attendant la correspondance pour rentrer (la régression, ça a du bon)

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CA2000, mon baroudeur : un Cannondale F2000SL

Posté par Jean-Jacques le 6 avril 2013

Cet hiver, suite à une sorte de pari « si tu viens on te prête un vélo et on te paye l’inscription », j’avais participé au Beau Mollet , une manifestation VTT organisée par le Cyclo club de Vélizy-Villacoublay (CCVV78).

Malgré ou plutôt à cause de la neige dans laquelle on enfonçait jusqu’au mollet justement, j’y avais pris un immense plaisir

Aussi, lorsque je me suis posé la question de compléter mon début d’écurie soit par un pliant performant (facile à emmener dans les trains grandes lignes) soit par un vélo me permettant de sortir des sentiers battus, le choix s’est vite imposé : au magnifique Riese & Muller « Birdy speed disc » repéré du côté d’Albi, j’ai préféré un vrai VTT

En effet, si je peux toujours me débrouiller pour emmener Guylène ma randonneuse ou N°1 mon route « vélotaffisé » dans un train, en revanche, pour rouler en terrain difficile un vélo de route atteint vite ses limites

Voici donc mon Cannondale F2000SL acheté, sur les conseils d’un « collègue » connaisseur, à un « personnage », un gradé d’un PSIG, ancien du GIGN et du service de protection des personnalités, par ailleurs membre et (ex ?) animateur de Vélo Vert (« le » site Internet français de VTT)

Il avait acheté le cadre d’occasion et l’avait équipé à son goût. Le voici :

CA2000, mon baroudeur : un Cannondale F2000SL dans Mes vélos vue-ar-150x112  vue-av-225x300 dans Mes vélos  profil-150x112

Sous un aspect agressif, c’est un vélo d’une grande douceur, très confortable, du moins pour le peu que j’ai roulé avec à ce jour

trajet Gare St Lazare -> Enghien via les bassins de la Villette puis le canal de St Denis + quelques trajets vélotaf lorsqu’il a neigé

Quelques informations techniques :

Cadre aluminium CAAD5 (Cannondale aluminium advance design)

Fourche mono-amortisseur Fatty headshock (oléo ?) pneumatique

Cintre en carbone Monkey Lite XC, tige de selle Cannondale en carbone

Jantes Mavic X223 disc chaussées de pneus Michelin 26 x 2.10 wild grip’r

Transmission Shimano Deore : pédalier LX, dérailleurs XT

Freins à disques à commande hydraulique

Pédales SPD double face Wellgo WAM-M717 

Modifications apportées :

2 antivols, un U + un antivol articulé (Abus bordo granit X plus) installé à l’origine sur Guylène qui n’en a finalement pas besoin

gros garde boue arrière SKS Dashblade, proportionnel à la taille du pneu, pour éviter de me faire « crépir » le dos en roulant sur revêtements humides (il y a étonnamment peu de projections par la roue AV)

porte paquet fixé sur la tige de selle, que j’avais acheté à l’origine pour N°1, afin d’installer une sacoche (pour tenue de pluie, pompe + chambre à air de rechange, petit outillage, …)

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Guylène, randonneuse atypique

Posté par Jean-Jacques le 6 avril 2013

Numéro 1, mon vélo de route bleu et jaune acheté pour aller plus vite, plus loin, plus haut qu’avec le VTC de mes débuts, vieillissant (les commandes de dérailleurs ne fonctionnent plus lorsque la T° descend sous les 10°C) j’ai repéré chez Guylène Cycles, le vélociste qui assure le gros entretien de mes vélos (oui, je peux désormais employer le pluriel) un vélo qui m’a vraiment tapé dans l’oeil, soldé à 50 % car invendu en raison de son montage initial bancal (mélange déséquilibré de caractéristiques route / randonnée / VTC)

J’ai en effet pris goût à la randonnée, à la journée comme sur plusieurs jours en cyclocamping en autonomie  totale, et ce vélo correspondait pile poil à mes rêves :

 version 1 : Guylène, randonneuse atypique dans Mes vélos guylene-sacoches-vintage-300x225  version 2 :   nouvelle-potence-2013-03-2-300x225 cyclocamping dans Mes vélos 

(selle et potence changées, faudra que je refasse la photo)

Quelques précisions techniques :

Cadre Géliano (cadreur français) typé route, tous tubes en acier Colombus SLX (haut de gamme d’il y a quelques années)

Transmission et freins Shimano Déore XT : transmission avec pédalier Biopace plateaux 48-38-28 (légèrement ovales pour atténuer le phénomène de « points morts ») et cassette 13-32, freins cantilever

Pneus Schwalbe marathon sur jantes Wolber TX profil, avec rayons croisés par 4 

Porte-paquet AV et porte-bagage surbaissé AR en tubes chromés : réalisation artisanale sur mesure (on a crevé les yeux de l’artisan pour qu’il ne puisse pas en refaire… non, je blague : il n’exerce plus, c’est tout, et c’est dommage)

Eclairage : actuellement HS, mais alimenté par une dynamo sous bases (pour dépanner, j’utilise des lampes amovibles à LED de bonne qualité, que je peux transférer d’un vélo à un autre)

Fixé sur l’axe de roue AV : compteur kilométrique Huret d’occasion, qui va sans doute disparaître car son entretien semble contraignant

Poids, sans sacoche ni antivol : 14 kg (sans doute quelques centaines de grammes en plus avec la nouvelle selle en cuir)

Ont été changées depuis son achat (voir les photos) :

La potence, une noire très moche à inclinaison réglable, remplacée par une plongeante chromée ou en alu poli, je sais pas trop

La selle, moderne mais peu confortable, remplacée par une magnifique Gyes en cuir (en cours de « rodage ») achetée en promo sur Internet 

Achats complémentaires :

2 porte-bidons en alu poli + bidons isothermes de marque Elite, série limitée Tour de France millénium Y2K (avec une bonne remise de mon vélociste car invendus et payés en liquide)

Un décaleur de cintre pour fixer la sacoche AV de telle sorte qu’elle repose sur le porte-paquet, réalisé à partir d’une extension de cintre détournée de son usage initial

Les sacoches AR « vintages » made in France, en matériau synthétique recouvert de tissu, étanches sauf par les coutures et l’ouverture, m’ont été offertes par un « collègue » vélotaffeur qui les a trouvées à vil prix (5 €) dans un vide-grenier

Mise à jour :

la sacoche synthétique de guidon, passée sur CA2000 mon VTT, a été remplacée par une Gilles Berthoud en cuir et toile qui a tout de même une autre allure, enfin une solide et pratique béquille complète l’équipement

dsc005041-225x300 Géliano

 

 

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Circuit des 4 forêts : Montmorency, Chantilly, Halatte, Ermenonville

Posté par Jean-Jacques le 2 avril 2013

Pour changer de mes trajets quotidiens Enghien-Nanterre et retour, j’ai enfin réussi à mettre au point un circuit permettant de parcourir les 4 massifs forestiers du nord francilien.

Pour le faire, un vélo normal peut suffire, pourvu qu’il soit équipé de pneus pas trop fins et résistants pour faire face à quelques portions de chemins forestiers caillouteux peu roulants.

Env. 114 km d’Enghien à la gare d’Orry la Ville, parcourus en 8h à la moyenne ébouriffante de 14,5 km/h.

Le tracé du circuit 

Le départ, à froid, est éprouvant puisque c’est une montée d’env. 4,5 km jusqu’à la route forestière du Chemin du Repos de Diane, une voie verte dûment répertoriée sur la carte des aménagements cyclables éditée par la région Île de France.

Elle est plate, puis en descente. Heureusement car cette descente est en mauvais état et les fins pneus de Guylène, ma randonneuse, sont mis à rude épreuve. Elle s’améliore avant de tourner à droite, jusqu’à la D123 entre St Brice et Domont. Je tourne à gauche pour attaquer la pente raide où je dois mouliner « plus petit plateau / plus grand pignon ».

Je rejoins facilement Attainville, le village aux nids d’hirondelles, d’où une route d’exploitation agricole cimentée en excellent état me conduit jusqu’à Mareil en France, entre vergers, champs et même une galerie improvisée de « street art » :

Circuit des 4 forêts : Montmorency, Chantilly, Halatte, Ermenonville dans Projets, plans sur la comète, ... dsc00391-150x112 dsc00392-150x112 dans Projets, plans sur la comète, ... dsc00393-112x150 dsc00395-150x112 dsc00396-150x40

Jagny sous Bois et son « phare » dsc00399-112x150 marque la fin du plateau et la longue descente en pente douce vers Luzarches et la vallée de l’Ysieux.

A l’entrée de Luzarches, je tourne à droite vers le joli petit château d’Hérivaux :

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où j’ai la mauvaise idée de tourner à gauche, au lieu de contourner le Château par la droite comme je l’avais déjà fait.

En effet, la carte topographique IGN laisse penser qu’il est possible de rejoindre Coye la Forêt. Hélas, le mauvais chemin où je me suis engagé, après avoir traversé une prairie humide, bifurque à l’opposé de là où je dois aller.

Je m’engage donc dans un layon boueux, puis un autre tout aussi défoncé, à pied car même un VTT aurait du mal à passer, Guylène en est la preuve : dsc00404-150x112

Je finis par tomber sur un chemin à peu près roulant  dsc00405-112x150 qui m’amène à Coye la Forêt,  non sans avoir découvert un chêne majestueux

 dsc00406-107x150  et des habitats collectifs écocertifiés   dsc00407-112x150 dsc00408-112x150 dsc00409-112x150

La route vers les Etangs de Commelles a bien changé depuis le repas de mes 1ères noces  dsc00410-150x112  et après une vaine tentative de pause gourmande au Château de la Reine Blanche (tenancier débordé par 15 personnes)  je reprends ma route.

Pas de photo du château de Chantilly, mais une du boulodrome de Vineuil St Firmin qui a du aussi être un terrain de tir à l’arc dsc00412-150x112 sport populaire en Picardie

La montée en pente douce vers Aumont longe le haras et le golf d’Apremont, autres spécialités du sud picard, et c’est à la sortie d’Aumont que j’entame la traversée de la forêt d’Halatte par des routes et chemins forestiers quasiment déserts 

dsc00413-112x150  bien que ce soit la pleine saison de floraison des aillots :  dsc00414-150x112 dsc00415-150x112

(sous-bois typiques de cette forêt au sol gorgé d’eau)

L’approche du Mt Pagnotte se fait par une succession de vagues en marches d’escalier, chacune plus haute que la précédente, jusqu’à ce que je voie sa silhouette massive surmontée de hautes futaies (et non futées comme précisé sur le site du parc naturel)  dsc00416-150x112 dsc00417-150x112 

La route d’accès est raide, vraiment, la photo ne lui rend pas justice,  dsc00418-150x112 et ceux qui m’ont précédé se sont allégé au maximum pour arriver au sommet  dsc00419-150x112 que je finis par atteindre  dsc00420-112x150 

avec vue panoramique  dsc00423-150x112 sur les Monts Brumeux (c) JRR Tolkien.

Ce sommet a bien changé depuis la dernière fois que j’y suis allé. La route, au-delà de la tour du relais hertzien, condamnée, est devenue un mauvais chemin pierreux voué au débardage. Après une partie en pente très raide, elle se transforme heureusement en chemin plus roulant, puis le bitume réapparaît. Encore un dernier raidillon casse-pattes pour sortir d’un vallon et c’est la longue descente vers Villers St Frambourg.

Une erreur de navigation me fait passer au sud de Raray et de son château qui servit de décor au film « La Belle et la Bête » avec Jean Marais. Mais la perspective de devoir faire 6km avec le vent de face me décourage. Je continue donc vers la butte de Montépilloy et son donjon en ruine.

De là, je descends vers Fontaine-Chaalis par une route qui semble constituée de vibreurs tellement je suis secoué, ce qui gâche le plaisir.

Fontaine-Chaalis, dont on sort par une courte zone de pavés épouvantables, marque le début de la forêt sablonneuse d’Ermenonville qui se traverse facilement malgré la côte, plus impressionnante que vraiment difficile, de la maison forestière dite Maison Blanche.

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Je rejoins la gare d’Orry la Ville par l’agréable route qui, au départ de Mortefontaine, descend en sinuant vers Thiers sur Thève, puis coupe par Pontarmé, village récemment spécialisé dans les champs de gazon pour la vente en dalles et rouleaux.

Bref, agréable randonnée que le vent de face sur les 2/3 du trajet a rendu finalement assez éprouvante pour le modeste cyclotouriste que je suis : à refaire à plusieurs, ça sera plus sympa;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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