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Ludions par vaux et plateaux

Posté par Jean-Jacques le 1 novembre 2011

La balade « Ludions par vaux et plateaux » commence pour moi un peu avant 7h quand, ayant oublié de le faire la veille, je sors tirer quelques billets du DAB de mon secteur… qui s’avère vide ! « On » m’en voudrait ? La petite balade pédestre jusqu’au centre-ville me permet de constater que les voitures sont couvertes d’une couche non pas de givre mais de glace : ça donne le ton, hivernal, du départ.

Bien que non sponsorisé (à mon grand regret) c’est vêtu de ma tenue DKT hivernale (blouson membrané et cuissard long à bretelles) que j’arrive à peu près à l’heure au pied de la statue de Charlemagne devant N.D. de Paris où m’attendent Arofarn, Ensellecowboy et Satory notre G.O.

Nous enquillons la montée de la rue St Jacques, puis la N20 pour rejoindre le château de Sceaux noyé dans la brume. Nous y retrouvons MichelH et un sympathique ami. (dont je n’ai pas retenu le prénom)

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La balade commence vraiment. Après avoir traversé un petit bout du vaste parc, la longue montée le long l’arboretum de la Vallée aux Loups à Châtenay-Malabry nous donne un avant-goût de ce qui nous attend. Heureusement, après la traversée de la forêt de Verrières puis la descente d’un beau toboggan bétonné la route redevient plane, puis serpente en corniche surplombant une vallée semble-t-il, mais la brume tenace ne nous en laisse rien voir. Nous remarquns tout de même l’entrée de la maison littéraire de Victor Hugo, « Les Roches ».

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La route plonge ensuite dans le creux de la jolie vallée de La Bièvre d’où il faudra ressortir en montant vers le plateau de Saclay par une belle route en pente bien raide… où je mets pied à terre au milieu pour faire une pause salvatrice. Ce n’est pas le cas du TGV du club de Triathlon qui nous dépasse en trombe au moment où nous débouchons sur le plateau. « Pile à l’heure » nous informe Satory qui les a rencontrés lors de ses 2 repérages.

Le temps est calme, pourtant un petit courant d’air souffle quand même sur ce plateau. L’horizon se perd dans le brouillard, Satory nous parle tours d’essais de boosters pour fusées, CEA, accélérateur de particules (qui aurait été bien utile dans la côte que nous avons gravie), polytechnique, etc. Après quelques zigzags nous arrivons au rond-point du Christ de Saclay où nous attend une flamboyante Jess en polaire rouge vif et casque boule Girly au possible : un vrai chaperon rouge ! Mais le loup aurait du mal à la coincer : sur son CRS à éclairage teuton (nabendynamo, taglicht, standlicht) et grâce à sa toute nouvelle cassette 11×32 elle prend la tête de la troupe en compagnie de Satory.

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Nous roulons entre l’étang vieux et l’étang de Saclay sur une route en jetée. Sur la partie droite, une compagnie d’oies (ou de canards vraiment balaises) semble attendre le soleil pour prendre son envol vers des cieux plus cléments.

Nous arrivons enfin, toujours dans la brume, dans des contrées plus verdoyantes et vallonnées, mais sans excès. Un café providentiellement ouvert à l’entrée de St Rémy les Chevreuses nous permet une bienvenue et agréable pause café-chocolat chauds, renouant ainsi avec l’esprit de la halte au « Bienvenu » du « 100 bornes de chez Gégène » en février 2010, la pluie et le vent en moins.

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C’est l’occasion de faire un point sur la route qu’il nous reste à parcourir, parler relief de la région, évoquer le destin tragique et bétonné de la Bièvre dont le nom aurait donné le nom anglais du castor, découvrir un magnifique carreau de céramique illustré judicieusement placé au dessus des WC afin de rappeler avec un humour… comment dire… très franco-français, à Messieurs les Hommes qu’il faut viser avant d’œuvrer en position debout : subliminalement parlant, cela pourrait inciter les plus réceptifs à s’asseoir …

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Un fois sortis, nous découvrons que le soleil semble vouloir se décider à percer la couche de grisaille et c’est le cœur joyeux que nous pédalons vers le château de Breteuil sur une piste cyclable… très moyenne, après avoir salué Arofarn parti réguler le bon fonctionnement des réseaux d’eaux de ruissellement franciliens. Nous verrons d’abord de l’autre côté de la vallée le Château de la Madeleine avant de nous engager, sur la gauche, dans la montée vers le plateau en direction de Choisel. Au pied de cette montée, 2ème vraie difficulté de la balade, nous passons devant les anciens locaux de la « pompe à incendie » puis la clairière de la fontaine St Paul.

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Arrivés au sommet, nous faisons une pause bien méritée qui se prolonge un peu à cause de la crevaison de mon pneu AR. Après épilation des éclats de silex et vérification que l’intérieur est nickel, je monte la CAA de secours et la gonfle à l’aide de ma pompe CVFM en carbone (39g) sortie comme par magie de la sacoche de guidon, suscitant l’admiration (enfin !) de mes comparses.

A partir de là, la route qui nous mène au château de Breteuil puis au lieu du pique-nique est un vrai régal et le plaisir que l’on éprouve à la parcourir est accentué par la douce lumière du soleil automnal qui perce enfin.

Le grand soleil enfin arrivé, nous pique-niquons dans la forêt de Rambouillet aux Vaux de Cernay un peu à l’écart d’une route pas encore fréquentée par les meutes de motards : c’est quand le soleil sera vraiment bien installé que nous en verrons quelques uns. En revanche, de nombreux cyclistes, dont certains remarquablement bariolés de manière uniforme, assurent le spectacle.

Nouvelle discussion au cours de laquelle Jess avoue avoir hésité avant de renoncer à emmener un morceau d’andouille de Guéméné (parce qu’il y en aurait quelques unes autour de la table ?) Satory nous parle de GPS ellipsoïde (ou un truc du genre, une histoire de rotondité qui n’a rien de sexy). Nous trinquons grâce et à la santé d’Oliver Pool en débouchant sa bouteille de Leffe que j’avais conservée du vélopot à la Bibliothèque Nationale, dégustons la salade nordique de pomme de terre au haddock fumé préparée par Satory, résistons aux attaques de glands : sois rassuré(e) ami(e) lecteur(trice) ce ne sont pas des scootards ou scooteurs en furie, mais ceux qui tombent des chênes qui surplombent la table.

Nous repartons vers St Rémy en faisant une boucle passant par Auffargis qui, après une montée sinueuse et encaissée à l’abri d’une glissière de sécurité en béton, nous fera emprunter une belle voie mixte piétons-vélos, la piste des Maréchaux (rien à voir avec son homologue parisienne) d’abord rectiligne à travers champs, puis sinueuse et couverte d’un tapis de feuille dorées à travers bois. Elle longe parfois le bord escarpé d’une vallée, notamment une ancienne carrière reconquise par la végétation.

Après une courte pause devant le château de Dampierre (merci Jess) le groupe se scinde en deux groupes égaux : Jess, MichelH et son ami rentrent en RER, Ensellecowboy, Satory et moi continuons vers la montée des 17 tournants, Guyancourt, Versailles, etc.

La montée des 17 tournants – qui n’en compte que 15 – n’est pas très longue (un peu plus d’1 km) mais me rappelle certaines routes montant vers les crêtes des Vosges. Au passage, je remarque que la borne kilométrique au pied de la montée porte le chiffre 17 : lui aurait-elle donné son nom ?

Je réussis à grimper d’une traite, Ensellecowboy dans ma roue… Satory, avec son démoralisant air de rien, nous a collé comme d’hab. 200m dans la vue et mouline au ralenti en attendant qu’on le rejoigne. Puis nous bifurquons à droite afin de voir de près, et d’en haut, le château de La Madeleine qui nous offre une vue panoramique sur la vallée de Chevreuse.

Ensuite, nous traversons l’extrémité occidentale du plateau de Saclay que nous quittons en plongeant dans une route sans issue… et pour cause : dans le bas d’un sévère raidillon, une rangée de bons gros séparateurs de chaussée en béton (vous savez, pour les travaux longs et lourds) forme une barrière que l’on ne peut franchir qu’en roulant tout près du bas côté ! J’imagine la scène de nuit, heureusement ils sont blancs !

Pour remonter (ça vous étonne encore ?) de l’autre côté du val, nouvelle côte au pourcentage respectable. Je crois aussi que la fatigue commence à se faire sentir. J’y mets pieds à terre pour franchir les 2 derniers virages en poussant N°1. Nous arrivons en vue de Guyancourt et de « la ruche », c’est-à-dire l’immense technocentre Renault (vous savez, celui de la pub où les ingénieurs se penchent sur l’origine d’un boulon tombé d’une voiture pendant une révision)

Nous traversons la calme et caste zone du camp militaire de Satory (ce nom me dit quelque chose) où nous sommes dépassés par la berlinette Renault jaune vif que nous avions croisée peu de temps avant. En coupant par une Z30 dans des casernements de gendarmerie, n’ayant pas encore sombré dans une semi-inconscience robotisée (pédaler… pédaler… plutôt mourir qu’abandonner) j’ai la lucidité de remarquer un agréable syndrome hellbornien.

Nous arrivons à Versailles, passons au pied de la gare eifelienne puis de l’Hôtel de Ville en travaux (très belle bâche) et en sortons par une piste cyclable aussi raide, si ce n’est plus, que les pentes d’accès au Tunnel du Bois Clair, sur la Voie Verte Chalon/Saône -> Mâcon. Comme c’est visiblement la seule place qui restait après le tracé de la 2×4 voies que l’on surplombe, le cycliste de base fait comme moi : pieds à terre et merci quand même. Mais c’est la seule façon de rejoindre Paris sans avoir à se battre encore contre du relief : on a eu notre dose (moi c’est sûr !)

Puis c’est la rencontre des sympathiques Vélizienne et Houarn et de deux gnomesses pleines de vie au pied de magnifiques cèdres : avec celui de Meudon la Forêt, il semble que ce soit l’arbre symbole du coin ! Petit papotage puis c’est reparti face au petit vent frisquet qui joue désormais contre nous.

Après être passés devant cet autre temple de la technologie qu’est le siège de Bouygues télécom, nous prenons malgré tout le temps de contempler Paris depuis la trouée de la côte de Chatillon en travaux pour cause de tramway, une dernière photo d’une curiosité architecturale locale et c’est la plongée vers la porte d’Orléans où nous arrivons à 18h50.

Un grand merci à Satory ainsi qu’à ceux qui m’ont attendu lorsque je trainais pour prendre un cliché. Quant aux étangs de François Hollande ils n’ont qu’à bien se tenir : je suis sûr qu’ils seront le but d’une autre randonnée.

Au final, voici le parcours définitif

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