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Découverte du Morvan et du Nivernais

Posté par Jean-Jacques le 13 juillet 2011

Pour ce pont de 4 jours du 14 juillet 2011, qui s’annonçait radieux mais que les prévisions météo nuancent de plus en plus, j’avais prévu de faire une boucle cyclotouristique de découverte du Nivernais et du Morvan : Auxerre > Panneçot (par la voie verte le long du canal du Nivernais) > lac-réservoir de Pannecière-Chaumard > lac des Settons > Saulieu > Montbard

Compte tenu des prévisions météo justement (précipitations et vents)  j’ai décidé d’inverser le sens de ce parcours qui devient « découverte du Morvan puis du Nivernais » afin de commencer par la traversée du Morvan, qui promet d’être « vallonnée », et finir par la voie verte car j’en aurai peut-être plein les guibolles, qui plus est sous la pluie ou les averses depuis la veille !

Les liens vers les 4 étapes :

Revue des troupes :

  • carte routière régionale du Bibendum indéchirable et insensible à la pluie ? oui
  • de quoi manger demain (déjeuner et dîner) car on sait jamais dans ces contrées reculées de province un 14 juillet ? oui (fruits et fromage inclus) manque plus qu’un ou deux paquets de biscuits secs pour pauses énergétiques et un pain
  • flacon de gel douche/ shampoing/ lessive/ liquide-vaisselle/ savon pour les mains ? oui
  • paquet de lingettes humides/PQ parce que ça essuie mieux que du simple papier et que j’aime avoir le fondement qui brille tel une LED de phare performant ? oui
  • billet pour le TER Paris-Bercy -> Montbard de demain matin 7h20 ? ce soir en sortant du boulot
  • carte de réduction Bourgogne Liberté ? oui, achetée avant-hier, rangée dans la sacoche de guidon (= 50% de réduc’, y compris depuis ou vers Paris !)
  • préparation bagages et vélo ? ce soir avant de dormir, en essayant d’alléger car je suis tendance CULTE (Cyclocampeur Ultra Lourd et TEtu) certain(e)s cyclocampeurs(euses) de ma connaissance adeptes du voyager léger estimant d’ailleurs qu’il y a des coups de pied au culte qui se perdent…
  • vélo à démonter et emballer ? non car il voyagera entier, pas comme dans le TGV, merci le TER ! “TER, le train qui va vous plaire !”
  • billet SNCF La Barre-Ormesson – Paris-Nord ? en sortant du boulot ou à Paris-Bercy car Enghien – Paris par la route c’est pas top quand on est chargé

Compte-rendu un peu tardif (nous sommes le 26-09 !) sans photo car mon fidèle smartphone commençait à donner des signes de fatigue côté APN :

La route de Montbard à Saulieu, large et sans difficulté, est aisément parcourue. J’y traîne d’autant moins que, passé Semur en Auxois où je me suis arrêté pour acheter du pain, sur les bas côtés quelques stèles composées d’une photo et de fleurs parfois défraîchies laissent deviner que pour certain(e)s la vie n’a pas été un long fleuve tranquille. Heureusement les quelques voitures qui me dépassent le font largement et je ne me suis jamais senti en danger.Arrivé à Saulieu, je passe devant un joli restaurant accueillant mais complet : tant pis, je déjeunerai donc sur un muret au soleil du repas froid que j’avais prévu.

Rassasié, je trouve sans peine la route du lac des Settons. Elle monte, mais pas trop, me fait parfois le plaisir de redescendre pour mieux monter à nouveau : visiblement, je me dirige vers une sorte de château d’eau naturel. Je longe des plantations du Père Noël : une partie des sapins serrés les uns contre les autres se retrouvera sans doute en Ile de France, perpétuant en quelque sorte la tradition abandonnée du flottage du bois de chauffage vers Paris.

Le paysage est très vert : bois, forêts, quelques prairies et peu de voitures viennent troubler ma balade.

Après une ou deux pentes un peu plus raides que les autres, il me semble d’ailleurs qu’elles ne sont pas forcément là où la carte les indique, j’arrive en vue du lac des Settons et, un peu fatigué je le reconnais, je m’arrête dans le 1er camping venu. C’est le Camping*** de la Plage, avec piscine, quasi complet : le placier (quel luxe !) m’indique mon emplacement où je m’installe rapidement.

Comme il est relativement tôt, après m’être reposé je décide de partir faire une boucle afin de découvrir le saut de Gouloux (via les hameaux ou lieux-dits Petit Jean et Le Gros Louis) : un petit cours d’eau, le Caillot, y saute une faille rocheuse et le bassin au pied de la cascade servait de lieu de stockage pour le bois de flottage. Un parcours pédagogique explique très bien tout ça et un peu plus même. C’est aussi à Gouloux que l’on trouve un sabotier, dont je n’ai pas visité l’atelier. Au retour, je passe devant un camping municipal qui me semble bien plus sympathique que celui où je me suis installé sans trop réfléchir.

De retour au camping, après dîner et une promenade pédestre, je passe une fraîche et bonne nuit malgré le bruit que font les voisins : vive les petits campings d’habitués couche-tôt !

Au réveil vers 7h, la tente et l’herbe sont couvertes d’une telle quantité de rosée qu’on pourrait croire au déclenchement nocturne d’un arrosage automatique. Je prends donc tout mon temps pour me préparer afin de laisser la tente sècher avant de la plier.

Je pars en empruntant la sinueuse route touristique sud, très agréable qui longe sous les arbres la rive du lac. Je la quitte pour monter vers La Gutteleau. De là une looongue descente me mène rapidement au pied d’Ouroux en Morvan, joli village qui surplombe le lac de Pannecière et fut un des hauts lieux de la Résistance pendant la 2de Guerre mondiale.

D’Ouroux en Morvan, la route plonge littéralement vers le lac-réservoir de Pannecière-Chaumard, alimenté par deux cours d’eau, l’Oucière et l’Yonne. Voilà une route que je n’aurais pas aimé monter chargé. Depuis les rives du lac, la route est vallonnée, plutôt descendante et je me rapproche rapidement de Château-Chinon, croisant des cyclosportifs visiblement partis pour l’ascension des pentes que je viens de dévaler.

Surprise, Château-Chinon est une ville perchée dont l’accès se fait par une looongue montée depuis la vallée de l’Yonne. Heureusement, la perspective de la pause déjeuner me réconforte. Après un petit tour rapide à l’Office du tourisme pour obtenir la liste des campings des environs, je m’attable à la terrasse ensoleillée d’un restaurant pour m’offrir un repas simple mais roboratif.

Ma prochaine étape sera donc Moulins-Engilbert, son camping municipal et son écomusée du Morvan. J’y arrive assez facilement puisque ma montée jusqu’à Château-Chinon est récompensée par des routes globalement en descente. Je dois même veiller à modérer mes ardeurs sur ces petites routes calmes : virages avec gravillons, engin agricole croisé au détour d’une haie (heureusement que je ne me suis pas retrouvé face à lui dans un virage)

Un peu avant Moulins-Engilbert, je longe l’étang d’Escame et son camping… le long d’une route blanchie par le passage des camions sortant d’une carrière. Je trouve le minuscule camping municipal à côté du gymnase : une vingtaine d’emplacements dont seuls quelques uns sont occupés.

Arrivé tôt, j’en profite pour découvrir cette petite ville et visiter le très intéressant écomusée du Morvan et du Charolais.

Le lendemain, après avoir réglé la note de ma nuitée je prends la direction du canal du Nivernais qu va me conduire à Auxerre. Le chemin de halage goudronné en très bon état me permet de pédaler bon train mais certaines portions trop rectilignes finissent par devenir ennuyeuses.

J’arrive vite au lac de Baye qui alimente le canal que l’on doit quitter car il passe sous la « montagne » de Collancelle par les « voûtes de la Collancelle », trois tunnels successifs de 758 m, 268 m et 212 m de longueur. La route monte au sommet puis longe la profonde tranchée au fond de laquelle passe le canal. C’est ensuite que l’on réalise être passé par le point haut du canal, lorsqu’on descend le long de l’ échelle à bateaux de Sardy les Epiry : 16 écluses qui se succèdent les unes aux autres comme les marches d’un gigantesque escalier. A vélo, attention aux « gendarmes couchés » avant chaque écluse : ils rappellent sèchement qu’il faut ralentir.

J’arrive ensuite assez vite au camping de Clamecy alors que la météo s’est dégradée : à peine la tente montée, une petite pluie se met à tomber. C’est le week-end de la fête du flottage : produits régionaux,  stands associatifs, maquettes de « train de bois flotté », expo photos…

Lorsque je repars de cette agréable ville, c’est en longeant l’Yonne. L’itinéraire cyclable passe le long d’une grosse usine, la SPCC, qui connut ses heures de gloire dans la carbonisation du bois et l’exploitation des produits chimiques dérivés (ne me demandez pas ce que c’est) détrônés par les produits dérivés du pétrole. Elle fait désormais partie du groupe Rhodia.

Cet itinéraire « dit cyclable », en fait une sorte de chemin de service constitué de nids de poule et de caillasse, met mon vélo à rude épreuve et je regrette de m’être engagé dessus. Heureusement, c’est moins long que cela ne le parait et je retrouve vite l’agréable chemin de halage.

Le canal sinueux est moins monotone que la veille,  et le point d’orgue de cette étape reste l’arrivée aux spectaculaires Rochers du Saussois.

L’arrivée aux abords d’Auxerre est, comme trop souvent, déroutante. Le balisage, impeccable jusque là, disparaît et seule ma carte me permet de trouver ma route : il semblerait que toutes les communes traversées ne soient pas décidées à jouer le jeu ? Je rencontre d’ailleurs un couple d’un certain âge (pour ne pas dire d’un âge certain) qui, sur des vélos de location, est complètement désorienté et n’arrive pas à retrouver son chemin vers Auxerre : je le leur indique sommairement et poursuis ma route sans m’attarder car nous ne roulons visiblement pas à la même allure et j’ai la contrainte d’un train à prendre.

C’est dommage car le trajet jusqu’à Auxerre même est agréable. Je trouve facilement la gare mais comme il est encore tôt, je profite du soleil revenu pour visiter cette jolie ville que j’avais connue lors des deux mois de « classes » de service militaire effectués au CIGA (Centre d’instruction des gendarmes auxiliaires)

Pour conclure, un agréable périple gâché par deux points de détail : le contournement de Clamecy et l’approche d’Auxerre.

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