Chalon/Saone > Mâcon : 3 jours de bonheur !

Posté par Jean-Jacques le 27 mai 2011

20052011jjpraesident.jpg

Pour la fin mai, un ami lyonnais avait proposé aux membres du forum www.velotaf.com qui le pouvaient un week-end de balade tranquille en Bourgogne, de Chalon sur Saône à Macon via une voie verte aménagée sur le tracé de l’ancienne voie ferrée abandonnée dans les années 60.

 C’est ainsi que je me retrouve ce vendredi 20 mai 2011 à 6h30 dans le hall d’attente sous les quais des départs TGV de la gare de Lyon avec 2 bagages à main : mon équipement de camping et mon vélo dans sa housse de transport multifonctions, condition indispensable pour son transport gratuit (housse, bâche pour ne pas mouiller/salir/abimer le tapis de sol de ma tente, tarp éventuel pour un abri de fortune) 

20052011.jpg    20052011002.jpg    20052011003.jpg

Dès le début de la journée, les bancs de brume aperçus par la fenêtre du Train à Grande Valeur annoncent des nuits fraîches tout en donnant un caractère un peu magique au paysage.

 A Chalon, je déballe tranquillement mon vélo devant la gare, le remonte (guidon réaligné, roues et pédales remontées) le charge et me voila en quête du camping du Pont de Bourgogne, choisi sur la carte envoyée par l’office du tourisme pour sa proximité avec Chalon.

20052011004.jpg  20052011027.jpg  20052011014.jpg  20052011005.jpg  20052011028.jpg

Je récupère vite une voie sur berge dans un parc qui longe une marina, puis un bras mort du fleuve et arrive pile sur le camping situé dans un cadre atypique : d’un côté le port fluvial avec son quai, ses grues et entrepôts, de l’autre la campagne. Le pont de Bourgogne (à haubans) étant suffisamment loin et la circulation faible la nuit, il ne m’a jamais dérangé, contrairement aux canards qui font la java entre 5 et 7h du matin.

 Dès mon arrivée, je constate que le room service est aussi efficace que celui d’un Sofitel new-yorkais, bien que moins séduisant. En moins de temps qu’il ne me faut pour l’écrire, la pelouse bénéficie d’une coupe réglementaire et je peux installer ma suite.

 20052011008.jpg  20052011009.jpg  20052011010.jpg

 Au passage, petite revue de détail de mon chargement :

au guidon, petite sacoche avec outillage vélo, pompe compacte performante, gants (fins de bricolage et mitaines cyclistes), lunettes anti poussières/moucherons/etc. et le smartphone pour des photos « à la volée »

sur la barre oblique : la touche « rose girly » de mon matelas autogonflant

sur le porte bagage :

  1. la tente Décathlon « ultra light pro » de 3 kg pour 3 places (ma suite : j’aime avoir mes aises) 
  2. la sacoche cavalière Lidl à pas cher avec :
  • grande sacoche sommitale carrée (= sac détachable à bandoulière) pour la bâche, la tenue en cas de grosse pluie (des orages sont annoncés), un blouson cycliste membrané/respirant fin mais chaud pour les levers au petit matin

  • une sacoche latérale pour fringues dont un cuissard  de rechange (cyclosportif à bretelles s’il vous plait !), affaires de toilettes, mules (faciles à enfiler sans contorsions en cas de besoin pressant) parce que camper sans trainer nonchalamment la savate jusqu’aux sanitaires, c’est pas vraiment camper

  • une autre sacoche latérale pour duvet compact, popote, réservoir de gaz, lampe mixte transformable (éclairage ambiant/torche : inutile finalement)

Bref, sur ce coup, je ne suis ni un MUL (marcheur ultra léger, voir le site dédié) ni un CUL (cycliste ultra léger) mais un CCUL (non, pas « la praline » ! un cyclo campeur ultra lourd) cependant, bien qu’un peu pataud le vélo roule avec une étonnante facilité.

En montant ma tente, je constate que j’ai oublié le petit marteau pour enfoncer les « sardines ». Peu importe : le sol est suffisamment humide et meuble pour les enfoncer à la main. Ceci-dit, je profite des courses pour le déjeuner dans la ZAC d’à côté pour aller acheter un petit maillet au Bricomachintruc car je ne sais pas si à Cluny la terre ne sera plus sèche.

Avant que d’autres vélotaffeurs n’arrivent je profite de l’après-midi pour partir à la découverte de Chalon sur Saône. C’est une ville très agréable sur la rive droite du fleuve. La petite île St Laurent, sur laquelle se trouve notamment l’hôpital historique et la Tour du Doyenné, est traversée par une rue monopolisée par des restaurants offrant quasiment toutes les cuisines du monde. En tête d’un des ponts, deux édicules doivent être ce qui reste de l’octroi.

20052011015.jpg    20052011013.jpg    20052011024.jpg    20052011026.jpg    20052011025.jpg

 Le centre historique de Chalon, dont la plupart des rues sont en travaux pour recalibrage et pavage, offre aux piétons et cyclistes un bel espace de flânerie et de découvertes. Par exemple les réverbères de la place St Pierre, face à la mairie, qui contrastent par leur modernité néo-eiffellienne (ça se dit ?) avec les maisons à colombages en surplomb.

20052011016.jpg  20052011018.jpg  20052011017.jpg  20052011019.jpg  20052011020.jpg  20052011022.jpg

 Je rentre au camping juste à temps pour l’arrivée des autres cyclocampeurs.

Christine et Quentin (que je connaissais déjà) en tandem tirant Zélie bien calée dans sa remorque forment un attelage spectaculaire. Laurence et Martin (que je découvre) sont eux remarquables par le nombre de leurs sacoches : 5 pour Martin, 4 plus 1 panier de guidon pour Laurence… prêts pour un tour du monde !

20052011croozer.jpg20052011pino.jpg

 

Notre dîner sur l’herbe ressemble à un apéritif dinatoire copieusement arrosé, égayé par les trilles de Zélie ravie de découvrir le monde et de nouvelles têtes. Quentin et Christine nous font une démonstration de MULs (ce verre découpé dans un fond de bouteille pèse 12g, ce réchaud à alcool a été réalisé dans un fond de canette de boisson, etc.). C’est grisés de vin et d’amitié que nous allons nous coucher.

 Au petit matin, alors que le jour commence à poindre, ce sont les canards qui nous réveillent par des cancans dignes de fêtards en route pour une « after ».

Tentes démontées, vélos et remorque chargés, Audrey nous ayant rejoint avec un pain au lait dijonnais de la taille d’un demi bâtard, nous partons à la rencontre de Sylvain et Giyère qui nous attendent quelques km après le début de la voie verte, à Givry.

 21052011.jpg    21052011001chalonamnagement2.jpg

Après être sortis de Chalon et avoir failli perdre Laurence partie couper à travers un parking de ZAC « oui, vas-y, ça doit rejoindre la route », la voie verte s’offre nous. Rectiligne, assez large pour circuler à l’aise à trois de front, avec un revêtement parfaitement lisse et uniforme, c’est comme un rêve éveillé pour les habitués des aménagements étriqués, mal ou pas entretenus, partant de rien pour déboucher sur nulle part sans autre logique que celle de l’effet d’annonce à l’heure des bilans.

21052011002dbutvoieverte.jpg  21052011003.jpg  210520110043.jpg  21052011bis3.jpg

21052011008chateaublanc1.jpg  21052011007.jpg  210520110192.jpg

 Comme dirait un motard (au hasard, mon p’tit frère Olivier : « Zoom’Allure Sud », attention, ça cause pas moto mais reportages) : « une route pour pneus carrés », dont l’intérêt des retombées à été compris : j’en veux pour preuve les signalements, officiels ou publicitaires, de sites, gîtes, campings, villages, etc.

Comme prévu, nous retrouvons Sylvain et Giyère. Vent dans le dos, c’est une joyeuse bande de 8 cyclistes ¼ (Zélie !) qui s’élance comme en son temps Charles Trenet sur la nationale 7.

 21052011labandeaucomplet2.jpg 

Nous arrivons rapidement à Buxy, charmant gros village. A la sortie, une curiosité : la voie verte, après avoir contourné un carrefour giratoire, décrit des lacets dignes des routes de l’arrière pays niçois. Au passage, un skateboarder muni d’une longue perche nous fait une démonstration de propulsion façon pêcheur du marais poitevin en pigouille.

 21052011buxy2.jpg

 21052011011.jpg  21052011010chancelierduroi2.jpg  21052011012.jpg  21052011014.jpg  210520110181.jpg

 Avant la pause déjeuner, Audrey « œil de lynx » improvise quelques courtes haltes pour cueillir les fraises des bois qui poussent sur certains bas côtés. Nous aurions pu l’appeler « Charlotte aux fraises » !

21052011cueillettefraises2.jpg

Nous prenons le déjeuner comme sur un balcon en plein vent dominant la plaine, saluant les nombreux cyclistes, rollers, marcheurs qui passent devant nous :

   21052011djeuner2.jpg  210520110202.jpg  21052011023.jpg  210520110222.jpg  210520110241.jpg

  Nous reprenons notre route, franchissant une pâle ébauche de col d’où nous redescendons sur l’ancienne gare de St Gendroux le National, agréablement aménagée en halte avec point d’eau, WC, location de vélos, et un immense parking à camping-cars soigneusement alignés en rang d’oignons de telle sorte que l’auvent de l’un effleure la paroi de l’autre : déprimant !

 210520110254.jpg    210520110264.jpg

Christine et Quentin font chauffer de l’eau pour le café avec leur micro réchaud bizarre. En effet, pour un expresso au bistrot tout proche, il faudrait attendre un peu trop : jusqu’au 28, date de réouverture. C’est alors qu’une « camping-cariste » compatissante devant tant de dénuement propose son aide car « Vous savez, nous sommes équipés ». Sans commentaire : nous ne venons pas de la même planète.

 210520110273.jpg  210520110311.jpg  210520110321.jpg  210520110303.jpg

 Nous remontons en selle après cet ersatz des délices de Capoue : il faut songer à arriver à Cluny, mais pas trop tôt car bien que nous roulions à un rythme de sénateur, nous avançons bien trop vite pour que la balade dure encore longtemps.

Au camping municipal de Cluny, Martin négocie les emplacements, négociation terminée parait-il par un « installez-vous où vous voulez » qui nous pousse immédiatement à aller du côté fermé, bien vert et plus calme car éloigné de la salle des fêtes qui jouxte l’accueil et où se déroule un mariage. Même les TGV qui passent brièvement (c’est-à-dire à donf’) à intervalle régulier ne troublent pas notre tranquillité. Il faut dire qu’ils roulent dans une sorte de tranchée et que le trafic cesse approximativement de 22h30 à 8h.

 220520110011.jpg    220520111.jpg

Pour ma part, la corde ayant servi à confectionner la « housse » de mon vélo me permet d’offrir à qui en a besoin un superbe fil à linge.

21052011potcluny2.jpgAprès un pot à une terrasse de café avant que Giyère ne nous quitte, nous faisons nos emplettes pour le dîner (bien arrosé lui aussi, mais sans excès). J’en profite pour prendre un flacon de crème solaire car mes cuisses, entre le genou et le cuissard, et mes bras (suis en t-shirt sans manche) virent au rouge homard.

Les rois du dîner seront Laurence et Martin pour leurs multiples sacoches fourre-tout : manque-t-il quelque chose ? Ils l’ont forcément ! Quant à Sylvain, il se taille une bonne part de succès grâce à son goût pour la couleur jaune : sacoches cyclistes, chaussures de sport, tongs… un vrai Brummell ! La preuve en image dans cette rue de Buxy, derrière l’église :

21052011009buxyrue5.jpg

Le lendemain matin, nous nous préparons mollement : il reste peu de chemin à parcourir et personne n’a envie de poireauter dans Mâcon un dimanche après-midi en attendant son train.

Après bien des discussions et tractations, nous décidons de parcourir une des boucles périphériques à la voie verte, la n° 12. Vallonnée, elle monte insensiblement dans les collines, jusqu’à une vraie petite côte qui me permet de « shooter » les arrivants.

 22052011boucle121.jpg  220520110021.jpg  220520110061.jpg  220520110031.jpg

 220520110071.jpg  220520110041.jpg  220520110051.jpg

A ma grande surprise, Laurence qui cachait bien son jeu se paye même le luxe d’une arrivé en danseuse !
« Ah tou sais toi qué tou es faite pour ça ? L’obyectif, il t’aime ! Tou dévrais poser pour les sacoches « biiip » qui vont lancer oune grandé campagne avec Johnny en Beach Cruiser Rohloff : En 2012, avec les sacoches « biiip » vous n’aurez plou lé blues » 

Nous redescendons enduite, coupés dans notre élan par le service sécurité d’une course cycliste sur route fermée qui nous oriente vers la voie verte. Nous nous consolerons en faisant une vraie halte fraises des bois qui recouvrent un bas côté juste après Cluny.

Ces vitamines vont nous être utiles car nous allons attaquer la montée vers le tunnel du Bois Clair. Une succession de côtes, lacets, raidillons (pour ne pas dire murs, à 15% voire plus je parie) entrecoupés de faux plats, propres à décourager les moins tenaces. La chaîne du pédalier de Christine ayant déraillé (opportunément ? la question fit débat) Quentin prouve sa valeur en emmenant seul son attelage (200 kg environ) au sommet.

 22052011011.jpg 22052011012.jpg 22052011013.jpg 22052011jjdansletunnel1.jpg 22052011014.jpg 22052011015.jpg 22052011016.jpg

 Mais nous sommes récompensés par la fraîcheur humide du tunnel (1,6 km à 11°C) qui se ressent plusieurs dizaines de mètres avant d’y arriver. Nous le franchissons en silence car il est habité, et, à sa sortie, le château de Berzé-le-Châtel nous regarde passer.

Commence alors la longue descente vers la plaine. Nous plaignons ceux qui montent vers nous avec le vent de face. Pour ma part, la direction de mon vélo étant devenue lourde et molle, je constate que mon pneu est dégonflé par une crevaison lente. Au ralenti, je rejoins le groupe qui s’est arrêté pour déjeuner. Après m’être restauré, je prouve brillamment qu’il est possible de réparer une crevaison en à peu près 30mn…

Ce déjeuner, à moins que cela ne remonte à hier, est l’occasion d’une bonne tranche de rigolade déclenchée par la cuillère/fourchette design (bleue marine ou noire ?) de Sylvain. La partie cuillère s’étant révélée parfaite pour faire manger de la banane écrasée à Zélie, la troupe est partie dans des délires sur des commentaires de produits, réels ou imaginaires, du site de DKT (cf. lexique) se terminant par « je recommande ce produit » ou « je ne recommande pas ce produit » avec appréciations des internautes « cet avis m’a été utile » (même pour les plus farfelus sortis de notre imagination débordante)

 22052011018.jpg    22052011017.jpg

La descente se poursuit gentiment. Sur notre droite, nous voyons bientôt se découper dans le ciel le profil de la roche de Solutré, à moins que ce ne soit celui de sa jumelle juste à côté. A Charnay-les-Mâcon, la transformation de la voie verte en chemin caillouteux (doit être bien agréable par temps humide, tiens !) signale l’arrivée imminente à Mâcon dont nous rejoignons le centre ville par une route plaisante, bien que le fléchage officiel indique une autre direction longeant une autoroute.

Arrivés à la gare, ceux qui rentrent sur Dijon, Lyon ou Paris constatent avec un amusement teinté d’appréhension que les cyclistes ne cessent d’affluer et se demandent si tout ces vélos vont pouvoir prendre place. Il semblerait que oui.

22052011019.jpg  22052011020.jpg

Je reste avec Sylvain qui, avant de remonter en Franche Comté (à vélo : mazette, quel homme !) a un peu de temps à tuer avant de gagner son hébergement. Après un petit tour dans le centre ville de Mâcon, une glace avec papotage à une terrasse, il m’accompagne afin de me mettre sur la route de la gare TGV de Mâcon-Loché au sud-est de la ville. J’y vais pour repérer les lieux puis, constatant qu’il est encore tôt, je décide de monter jusqu’à Solutré afin de compléter ma commémoration du 10 mai à La Bastille.

Et je maudis Sylvain de m’avoir mis cette idée en tête alors que nous roulions sur la voie verte : la montée, longue et assez raide compte tenu de mon chargement, se fait face au vent. C’est en moulinant à 9,6 km/h (j’ai eu le temps de bien regarder mon compteur) que j’arrive au belvédère des deux roches, au-dessus de Solutré-Pouilly (oui, le Pouilly de Pouilly-Fuissé). Je m’offre une pause bien méritée, dans le bruissement du vent dans le maquis et les stridulations des insectes, avant de poursuivre ma route par Vergisson via la rue de La Gorge du Loup (plus facile à descendre qu’à monter) puis Davayé et Prissé avant de retrouver la voie verte où je dîne sur une table de pique-nique. (pas de photo : téléphone en panne de batterie car j’ai oublié le chargeur chez moi)

Je regagne alors la gare TGV de Mâcon-Loché ou j’entreprends le démontage/emballage du vélo.Le trajet retour se passe bien, exception faite de l’arrêt du train à la hauteur de Maisons-Alfort car toute l’alimentation électrique est coupée pour appréhender et évacuer un « individu » qui fait le mariolle sur les poteaux des caténaires.

C’est donc à 2h15 que je pousse la porte de ma maison, sucrée maison et m’écroule sur un bon matelas ! Avec dans la tête plein de rêves d’autres randonnées…

4 Réponses à “Chalon/Saone > Mâcon : 3 jours de bonheur !”

  1. darksysy dit :

    Bravo JJ !

    J’ai rédigé mon compte-rendu en même temps que toi hier.
    Une version plus « anonymisée » que le tien.
    http://darksysy.wordpress.com/2011/05/27/a-velo-entre-bourgogne-et-franche-comte/

  2. Micke dit :

    Ahhhh, si seulement je t’avais lu avant de partir… Peut-être aurions nous mieux anticipé les km entre Cluny et le tunnel!
    J’aurai donné cher pour voir passer le Pino+croozer dans les lacets de Buxy… A voir comme c’est passé juste pour notre convoi, le pilotage du Pino a du être sacrément précis!
    Merci pour ce CR bien sympa.

    Salut l’alsacien !
    Eh bien les lacets de Buxy… nous les avons évités
    1- en allant faire un tour dans le village, ce qui, au retour, nous a tout naturellement fait prendre le rond-point sur la chaussée.
    2- mais nous avions l’avantage d’être guidés par un régional de l’étape (Gyière) et par Nitram qui connaissait également, sans parler de Quentin et Christine qui y étaient peut-être déjà passés bien que bourguignons du nord, mais ils bourlinguent tellement…
    Au plaisir de te revoir !

  3. macon seo dit :

    Pretty nice post. I just stumbled upon your blog and wanted to say that I’ve truly enjoyed surfing around your blog posts. In any case I’ll be subscribing
    to your rss feed and I hope you write again soon!

  4. meisseljj dit :

    Hello ! i’m glad you enjoyed my blog and promise writing again : journey in Burgondy (Côte d’Or) with many pictures, and more recently Mountain biking in the snow (Randonnée du Beau Mollet)
    video (not mine)

Laisser un commentaire

 

mademoizl |
Environnement TCHAD |
adminactu |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | carsplus production
| RADIO JUSTICE
| JCM