Chalon/Saone > Mâcon : 3 jours de bonheur !

Posté par Jean-Jacques le 27 mai 2011

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Pour la fin mai, un ami lyonnais avait proposé aux membres du forum www.velotaf.com qui le pouvaient un week-end de balade tranquille en Bourgogne, de Chalon sur Saône à Macon via une voie verte aménagée sur le tracé de l’ancienne voie ferrée abandonnée dans les années 60.

 C’est ainsi que je me retrouve ce vendredi 20 mai 2011 à 6h30 dans le hall d’attente sous les quais des départs TGV de la gare de Lyon avec 2 bagages à main : mon équipement de camping et mon vélo dans sa housse de transport multifonctions, condition indispensable pour son transport gratuit (housse, bâche pour ne pas mouiller/salir/abimer le tapis de sol de ma tente, tarp éventuel pour un abri de fortune) 

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Dès le début de la journée, les bancs de brume aperçus par la fenêtre du Train à Grande Valeur annoncent des nuits fraîches tout en donnant un caractère un peu magique au paysage.

 A Chalon, je déballe tranquillement mon vélo devant la gare, le remonte (guidon réaligné, roues et pédales remontées) le charge et me voila en quête du camping du Pont de Bourgogne, choisi sur la carte envoyée par l’office du tourisme pour sa proximité avec Chalon.

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Je récupère vite une voie sur berge dans un parc qui longe une marina, puis un bras mort du fleuve et arrive pile sur le camping situé dans un cadre atypique : d’un côté le port fluvial avec son quai, ses grues et entrepôts, de l’autre la campagne. Le pont de Bourgogne (à haubans) étant suffisamment loin et la circulation faible la nuit, il ne m’a jamais dérangé, contrairement aux canards qui font la java entre 5 et 7h du matin.

 Dès mon arrivée, je constate que le room service est aussi efficace que celui d’un Sofitel new-yorkais, bien que moins séduisant. En moins de temps qu’il ne me faut pour l’écrire, la pelouse bénéficie d’une coupe réglementaire et je peux installer ma suite.

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 Au passage, petite revue de détail de mon chargement :

au guidon, petite sacoche avec outillage vélo, pompe compacte performante, gants (fins de bricolage et mitaines cyclistes), lunettes anti poussières/moucherons/etc. et le smartphone pour des photos « à la volée »

sur la barre oblique : la touche « rose girly » de mon matelas autogonflant

sur le porte bagage :

  1. la tente Décathlon « ultra light pro » de 3 kg pour 3 places (ma suite : j’aime avoir mes aises) 
  2. la sacoche cavalière Lidl à pas cher avec :
  • grande sacoche sommitale carrée (= sac détachable à bandoulière) pour la bâche, la tenue en cas de grosse pluie (des orages sont annoncés), un blouson cycliste membrané/respirant fin mais chaud pour les levers au petit matin

  • une sacoche latérale pour fringues dont un cuissard  de rechange (cyclosportif à bretelles s’il vous plait !), affaires de toilettes, mules (faciles à enfiler sans contorsions en cas de besoin pressant) parce que camper sans trainer nonchalamment la savate jusqu’aux sanitaires, c’est pas vraiment camper

  • une autre sacoche latérale pour duvet compact, popote, réservoir de gaz, lampe mixte transformable (éclairage ambiant/torche : inutile finalement)

Bref, sur ce coup, je ne suis ni un MUL (marcheur ultra léger, voir le site dédié) ni un CUL (cycliste ultra léger) mais un CCUL (non, pas « la praline » ! un cyclo campeur ultra lourd) cependant, bien qu’un peu pataud le vélo roule avec une étonnante facilité.

En montant ma tente, je constate que j’ai oublié le petit marteau pour enfoncer les « sardines ». Peu importe : le sol est suffisamment humide et meuble pour les enfoncer à la main. Ceci-dit, je profite des courses pour le déjeuner dans la ZAC d’à côté pour aller acheter un petit maillet au Bricomachintruc car je ne sais pas si à Cluny la terre ne sera plus sèche.

Avant que d’autres vélotaffeurs n’arrivent je profite de l’après-midi pour partir à la découverte de Chalon sur Saône. C’est une ville très agréable sur la rive droite du fleuve. La petite île St Laurent, sur laquelle se trouve notamment l’hôpital historique et la Tour du Doyenné, est traversée par une rue monopolisée par des restaurants offrant quasiment toutes les cuisines du monde. En tête d’un des ponts, deux édicules doivent être ce qui reste de l’octroi.

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 Le centre historique de Chalon, dont la plupart des rues sont en travaux pour recalibrage et pavage, offre aux piétons et cyclistes un bel espace de flânerie et de découvertes. Par exemple les réverbères de la place St Pierre, face à la mairie, qui contrastent par leur modernité néo-eiffellienne (ça se dit ?) avec les maisons à colombages en surplomb.

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 Je rentre au camping juste à temps pour l’arrivée des autres cyclocampeurs.

Christine et Quentin (que je connaissais déjà) en tandem tirant Zélie bien calée dans sa remorque forment un attelage spectaculaire. Laurence et Martin (que je découvre) sont eux remarquables par le nombre de leurs sacoches : 5 pour Martin, 4 plus 1 panier de guidon pour Laurence… prêts pour un tour du monde !

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Notre dîner sur l’herbe ressemble à un apéritif dinatoire copieusement arrosé, égayé par les trilles de Zélie ravie de découvrir le monde et de nouvelles têtes. Quentin et Christine nous font une démonstration de MULs (ce verre découpé dans un fond de bouteille pèse 12g, ce réchaud à alcool a été réalisé dans un fond de canette de boisson, etc.). C’est grisés de vin et d’amitié que nous allons nous coucher.

 Au petit matin, alors que le jour commence à poindre, ce sont les canards qui nous réveillent par des cancans dignes de fêtards en route pour une « after ».

Tentes démontées, vélos et remorque chargés, Audrey nous ayant rejoint avec un pain au lait dijonnais de la taille d’un demi bâtard, nous partons à la rencontre de Sylvain et Giyère qui nous attendent quelques km après le début de la voie verte, à Givry.

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Après être sortis de Chalon et avoir failli perdre Laurence partie couper à travers un parking de ZAC « oui, vas-y, ça doit rejoindre la route », la voie verte s’offre nous. Rectiligne, assez large pour circuler à l’aise à trois de front, avec un revêtement parfaitement lisse et uniforme, c’est comme un rêve éveillé pour les habitués des aménagements étriqués, mal ou pas entretenus, partant de rien pour déboucher sur nulle part sans autre logique que celle de l’effet d’annonce à l’heure des bilans.

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 Comme dirait un motard (au hasard, mon p’tit frère Olivier : « Zoom’Allure Sud », attention, ça cause pas moto mais reportages) : « une route pour pneus carrés », dont l’intérêt des retombées à été compris : j’en veux pour preuve les signalements, officiels ou publicitaires, de sites, gîtes, campings, villages, etc.

Comme prévu, nous retrouvons Sylvain et Giyère. Vent dans le dos, c’est une joyeuse bande de 8 cyclistes ¼ (Zélie !) qui s’élance comme en son temps Charles Trenet sur la nationale 7.

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Nous arrivons rapidement à Buxy, charmant gros village. A la sortie, une curiosité : la voie verte, après avoir contourné un carrefour giratoire, décrit des lacets dignes des routes de l’arrière pays niçois. Au passage, un skateboarder muni d’une longue perche nous fait une démonstration de propulsion façon pêcheur du marais poitevin en pigouille.

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 Avant la pause déjeuner, Audrey « œil de lynx » improvise quelques courtes haltes pour cueillir les fraises des bois qui poussent sur certains bas côtés. Nous aurions pu l’appeler « Charlotte aux fraises » !

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Nous prenons le déjeuner comme sur un balcon en plein vent dominant la plaine, saluant les nombreux cyclistes, rollers, marcheurs qui passent devant nous :

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  Nous reprenons notre route, franchissant une pâle ébauche de col d’où nous redescendons sur l’ancienne gare de St Gendroux le National, agréablement aménagée en halte avec point d’eau, WC, location de vélos, et un immense parking à camping-cars soigneusement alignés en rang d’oignons de telle sorte que l’auvent de l’un effleure la paroi de l’autre : déprimant !

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Christine et Quentin font chauffer de l’eau pour le café avec leur micro réchaud bizarre. En effet, pour un expresso au bistrot tout proche, il faudrait attendre un peu trop : jusqu’au 28, date de réouverture. C’est alors qu’une « camping-cariste » compatissante devant tant de dénuement propose son aide car « Vous savez, nous sommes équipés ». Sans commentaire : nous ne venons pas de la même planète.

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 Nous remontons en selle après cet ersatz des délices de Capoue : il faut songer à arriver à Cluny, mais pas trop tôt car bien que nous roulions à un rythme de sénateur, nous avançons bien trop vite pour que la balade dure encore longtemps.

Au camping municipal de Cluny, Martin négocie les emplacements, négociation terminée parait-il par un « installez-vous où vous voulez » qui nous pousse immédiatement à aller du côté fermé, bien vert et plus calme car éloigné de la salle des fêtes qui jouxte l’accueil et où se déroule un mariage. Même les TGV qui passent brièvement (c’est-à-dire à donf’) à intervalle régulier ne troublent pas notre tranquillité. Il faut dire qu’ils roulent dans une sorte de tranchée et que le trafic cesse approximativement de 22h30 à 8h.

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Pour ma part, la corde ayant servi à confectionner la « housse » de mon vélo me permet d’offrir à qui en a besoin un superbe fil à linge.

21052011potcluny2.jpgAprès un pot à une terrasse de café avant que Giyère ne nous quitte, nous faisons nos emplettes pour le dîner (bien arrosé lui aussi, mais sans excès). J’en profite pour prendre un flacon de crème solaire car mes cuisses, entre le genou et le cuissard, et mes bras (suis en t-shirt sans manche) virent au rouge homard.

Les rois du dîner seront Laurence et Martin pour leurs multiples sacoches fourre-tout : manque-t-il quelque chose ? Ils l’ont forcément ! Quant à Sylvain, il se taille une bonne part de succès grâce à son goût pour la couleur jaune : sacoches cyclistes, chaussures de sport, tongs… un vrai Brummell ! La preuve en image dans cette rue de Buxy, derrière l’église :

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Le lendemain matin, nous nous préparons mollement : il reste peu de chemin à parcourir et personne n’a envie de poireauter dans Mâcon un dimanche après-midi en attendant son train.

Après bien des discussions et tractations, nous décidons de parcourir une des boucles périphériques à la voie verte, la n° 12. Vallonnée, elle monte insensiblement dans les collines, jusqu’à une vraie petite côte qui me permet de « shooter » les arrivants.

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A ma grande surprise, Laurence qui cachait bien son jeu se paye même le luxe d’une arrivé en danseuse !
« Ah tou sais toi qué tou es faite pour ça ? L’obyectif, il t’aime ! Tou dévrais poser pour les sacoches « biiip » qui vont lancer oune grandé campagne avec Johnny en Beach Cruiser Rohloff : En 2012, avec les sacoches « biiip » vous n’aurez plou lé blues » 

Nous redescendons enduite, coupés dans notre élan par le service sécurité d’une course cycliste sur route fermée qui nous oriente vers la voie verte. Nous nous consolerons en faisant une vraie halte fraises des bois qui recouvrent un bas côté juste après Cluny.

Ces vitamines vont nous être utiles car nous allons attaquer la montée vers le tunnel du Bois Clair. Une succession de côtes, lacets, raidillons (pour ne pas dire murs, à 15% voire plus je parie) entrecoupés de faux plats, propres à décourager les moins tenaces. La chaîne du pédalier de Christine ayant déraillé (opportunément ? la question fit débat) Quentin prouve sa valeur en emmenant seul son attelage (200 kg environ) au sommet.

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 Mais nous sommes récompensés par la fraîcheur humide du tunnel (1,6 km à 11°C) qui se ressent plusieurs dizaines de mètres avant d’y arriver. Nous le franchissons en silence car il est habité, et, à sa sortie, le château de Berzé-le-Châtel nous regarde passer.

Commence alors la longue descente vers la plaine. Nous plaignons ceux qui montent vers nous avec le vent de face. Pour ma part, la direction de mon vélo étant devenue lourde et molle, je constate que mon pneu est dégonflé par une crevaison lente. Au ralenti, je rejoins le groupe qui s’est arrêté pour déjeuner. Après m’être restauré, je prouve brillamment qu’il est possible de réparer une crevaison en à peu près 30mn…

Ce déjeuner, à moins que cela ne remonte à hier, est l’occasion d’une bonne tranche de rigolade déclenchée par la cuillère/fourchette design (bleue marine ou noire ?) de Sylvain. La partie cuillère s’étant révélée parfaite pour faire manger de la banane écrasée à Zélie, la troupe est partie dans des délires sur des commentaires de produits, réels ou imaginaires, du site de DKT (cf. lexique) se terminant par « je recommande ce produit » ou « je ne recommande pas ce produit » avec appréciations des internautes « cet avis m’a été utile » (même pour les plus farfelus sortis de notre imagination débordante)

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La descente se poursuit gentiment. Sur notre droite, nous voyons bientôt se découper dans le ciel le profil de la roche de Solutré, à moins que ce ne soit celui de sa jumelle juste à côté. A Charnay-les-Mâcon, la transformation de la voie verte en chemin caillouteux (doit être bien agréable par temps humide, tiens !) signale l’arrivée imminente à Mâcon dont nous rejoignons le centre ville par une route plaisante, bien que le fléchage officiel indique une autre direction longeant une autoroute.

Arrivés à la gare, ceux qui rentrent sur Dijon, Lyon ou Paris constatent avec un amusement teinté d’appréhension que les cyclistes ne cessent d’affluer et se demandent si tout ces vélos vont pouvoir prendre place. Il semblerait que oui.

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Je reste avec Sylvain qui, avant de remonter en Franche Comté (à vélo : mazette, quel homme !) a un peu de temps à tuer avant de gagner son hébergement. Après un petit tour dans le centre ville de Mâcon, une glace avec papotage à une terrasse, il m’accompagne afin de me mettre sur la route de la gare TGV de Mâcon-Loché au sud-est de la ville. J’y vais pour repérer les lieux puis, constatant qu’il est encore tôt, je décide de monter jusqu’à Solutré afin de compléter ma commémoration du 10 mai à La Bastille.

Et je maudis Sylvain de m’avoir mis cette idée en tête alors que nous roulions sur la voie verte : la montée, longue et assez raide compte tenu de mon chargement, se fait face au vent. C’est en moulinant à 9,6 km/h (j’ai eu le temps de bien regarder mon compteur) que j’arrive au belvédère des deux roches, au-dessus de Solutré-Pouilly (oui, le Pouilly de Pouilly-Fuissé). Je m’offre une pause bien méritée, dans le bruissement du vent dans le maquis et les stridulations des insectes, avant de poursuivre ma route par Vergisson via la rue de La Gorge du Loup (plus facile à descendre qu’à monter) puis Davayé et Prissé avant de retrouver la voie verte où je dîne sur une table de pique-nique. (pas de photo : téléphone en panne de batterie car j’ai oublié le chargeur chez moi)

Je regagne alors la gare TGV de Mâcon-Loché ou j’entreprends le démontage/emballage du vélo.Le trajet retour se passe bien, exception faite de l’arrêt du train à la hauteur de Maisons-Alfort car toute l’alimentation électrique est coupée pour appréhender et évacuer un « individu » qui fait le mariolle sur les poteaux des caténaires.

C’est donc à 2h15 que je pousse la porte de ma maison, sucrée maison et m’écroule sur un bon matelas ! Avec dans la tête plein de rêves d’autres randonnées…

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Découverte du Vexin par la vallée du Sausseron

Posté par Jean-Jacques le 9 mai 2011

Pour l’Ascension, début juin, je prévois d’aller à Dieppe en cyclo-camping via la voie verte qui part de Forges-les-Eaux et relie ces deux villes. Mais quid du trajet jusqu’à Forges-les-Eaux ? Un « collègue » de forum m’avait averti « le Vexin, c’est beau mais c’est vallonné ».

Je l’avais effectivement déjà vérifié en allant jusqu’à Gouzangrez (ferme La Distillerie d’un producteur local de moutarde – cf. balade gourmande) et pour aller à Forges les Eaux, je veux éviter les grands axes, roulants certes mais moins riches en découverte que les routes secondaires.

Le week-end des 16 et17 avril, je décide donc de profiter de la météo pour, le dimanche, aller jusqu’à Forges-les-Eaux ou le plus près possible, mais en ayant fait le samedi après-midi une reconnaissance du premier quart du trajet, jusqu’aux alentours de Nesles-la-Vallée.

Je vais en train jusqu’à Méry-sur-Oise (la route depuis Enghien-les-Bains est inintéressante et peu agréable) d’où je me laisse descendre sur Auvers-sur-Oise, tourne à droite pour longer l’Oise et manque louper la route à gauche qui monte doucement vers Nesles-la-Vallée (la prochaine fois, se repérer aux rails de l’ancienne voie ferrée). 

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Cette route plaisante et verdoyante serpente au creux de la vallée du Sausseron. Elle traverse de petits villages ou hameaux, comme La Naze dont je me demande comment s’appellent les habitants, mais aussi des bois et des champs. 

Arrivé à Nesles-la-Vallée, je ne repère pas la route qui, à droite devant l’église, mène vers Frouville. Pas grave : je fais le tour par une petite rue agréable qui ne rallonge guère mon parcours. Après la « ferme au donjon » je tourne à gauche vers Vallangoujard, Rhus et Epiais-Rhus. 

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Le Vexin dévoile ses charmes, alternance de champs de colza et de blé en herbe, bois, prairies, au gré de routes qui jouent aux montagnes russes (à taille humaine, nous ne sommes pas en haute montagne) en serpentant dans le paysage. 

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De Vallangoujard, la route monte ensuite franchement jusqu’à Epiais-Rhus, un belvédère naturel. De là, je descends dans un creux du plateau du Vexin et remonte vers Bréançon où je décide de faire demi-tour car l’après-midi est déjà bien avancée.

En me dirigeant vers Cormeilles-en-Vexin un radar automatique « pédagogique » m’indique que mon compteur est bien réglé puisque les vitesses affichées sont identiques… ce qui me permet d’officialiser le record des un peu plus de 58 km/h atteints sur mon vieux VTC dans la longue descente vers la D 915.

De la butte de Cormeilles-en-Vexin, suite à une erreur de navigation (Daniel Eléna peut dormir tranquille) je me retrouve justement sur cette D 915 que je quitte bien vite à Génicourt pour rejoindre Méry-sur-Oise via Livilliers puis Hérouville, ce qui me permet de vous offrir cette vue d’un magnifique aménagement cyclable …

 

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… à peine plus large que le guidon de mon vélo et dont le logo réglementaire tient à peine entre le bas-côté et la chaussée mais c’est mieux que rien (quoi que ?) Dans la descente sur Auvers-sur-Oise, je remercie un automobiliste patient qui n’a jamais cherché à me doubler en force en lui signalant qu’aucun feu stop ne s’allume lorsqu’il freine. 

Le lien vers l’itinéraire : http://www.calculitineraires.fr/index.php?id=104490#map dont le profil est visible en cliquant sur « impression du parcours »

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Enghien Dieppe : 50% !

Posté par Jean-Jacques le 6 mai 2011

50 % ? En fait, c’est plutôt aux alentours de 60 % car pour préparer un Enghien Dieppe en cyclocamping début juin (pont de l’Ascension) je viens de faire Méry/Oise Beauvoir en Lyons, à quelques km de Forges les Eaux. Voici le compte rendu de mon Odyssée : 

07h30 : Je quitte la gare de Méry-sur-Oise pour me laisser glisser dans la descente sur Auvers-sur-Oise dont l’église m’apparait au loin. (le flou est du au grossissement numérique de mon vieux smartphone poussé au maximum : si un mécène veut m’offrir un appareil photo numérique…) :

 

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Je franchis le pont sur l’Oise, calme comme un lac, avant de m’engager un peu plus loin, après les rails d’une ancienne voie ferrée (repère infaillible pour ne pas rater l’embranchement), dans la vallée du Sausseron, en direction de Nesles-la-Vallée.

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La route parcourt une alternance de zones habitées et boisées, le long de ce qui me semble être une ancienne ligne de tortillard reconvertie en sentier ou chemin de promenade. A l’entrée de Nesles la Vallée, je remarque cet enchevêtrement de petites habitations blotties dans un creux avant une plus imposante, de style normand (en fait un restau : le Dahu !) :

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Dans Nesles, j’oublie comme hier de tourner à droite devant l’église pour prendre la rue menant vers Frouville. Je dois donc faire un petit détour, mais la rue est agréable et ça n’est pas si long.

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Après une tentative d’autoportrait impressionniste (après tout je suis dans une de leurs régions de prédilection) je retrouve la ferme au « donjon » vue lors de mon repérage de la veille. Un peu avant Frouville, j’aperçois dans un champ un faisan et trois oiseaux que je suppose être des « gallinettes cendrées ». Mais dès que je m’arrête ces volatiles, visiblement habitués aux véhicules de passage, fichent le camp hors de portée… de fusil comme d’appareil photo basique.

 

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Passé Frouville, l’aspect élevage de ce coin du Vexin se confirme. Le paysage se met à vraiment ressembler à la Lorraine, au Morvan ou à la Normandie : vallonné, avec une alternance de champs, prairies parfois plantées d’arbres fruitiers, bosquets séparés par des haies. Il fait frais, 2°C me dit mon super compteur de vélo (qui mesure plein de données mais ne fait pas le café, dommage) ce que confirme l’herbe des bas côtés à l’ombre, couverte d’une rosée vestige de gelée blanche.

 

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Après Messelan, moderne hameau résidentiel « fortifié » à l’abri de son mur d’enceinte, la route débouche sur le plateau du Vexin, bien plus horizontal que sur la photo, prise « à la volée ». C’est à peu près là que je fais ma première pause, dans les aboiements d’un des nombreux élevages-pensions canins et félins de la région.

 

Dans la descente sur Arronville, je rate la photo du clocher de l’église émergeant d’un champ de colza : c’est trop bon de se laisser aller après avoir insensiblement monté pendant des kilomètres ! D’autant que c’est pour mieux remonter de l’autre côté de la vallée, vers Berville où j’arrive par une route « rapetassée » à la perfection : les rustines de goudron affleurent le revêtement et c’est à peine si on sent un léger renflement lorsqu’on roule dessus, ma parole, « ils » auraient pensé aux cyclistes ?!

 

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Je réalise que je suis suivi comme mon ombre, ce qui me réconforte, notamment lorsque je traverse la forêt humide de Berville et ses lianes arborescentes qui me rappellent mes jeux d’enfants. La route monte, pour changer ! vers le plateau du Vexin au-dessus d’Henonville.

 

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A l’entrée d’Hénonville, un panneau confirme que je suis arrivé au bord du monde, euh… non, juste du plateau d’où je descends par une rue en si mauvais état que je serre les fesses freins pour pouvoir éviter les nids de poule et autres éventuelles mauvaises surprises (automobiles conduites par des « désolé j’vous avais pas vu »). 

D’Hénonville, encouragé par les trilles des alouettes qui semblent saluer mon futur exploit, et comme surveillé par un faucon crécerelle faisant le St Esprit au-dessus d’un bas côté de la chaussée, je me dirige vers Gisors en empruntant une départementale roulante heureusement peu fréquentée : j’en ai un peu plein les cuisses de jouer aux montagnes russes et commence à songer à améliorer ma moyenne horaire, bien que je me sois dit pour « tenir » que si chaque descente se paye par une montée, chaque montée est récompensée par la descente qui vient après…

 

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Je traverse Ivry le Temple, où les Templiers nous ont laissé un magnifique golf, Fleury et son petit marché dominical (à retenir pour une éventuelle prochaine fois) avant d’apercevoir au loin ce qui ressemble à une abbaye ou un château.

 

 

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C’est Chaumont en Vexin où je préfère passer par le centre ville plutôt que par la zone d’activité, ce dont je me félicite. Quelques kilomètres plus loin, Trie Château avec sa porte, vestige de remparts, et son château  transformé en hôtel de Ville (somme toute d’aspect banal mais chut ! ne le répétez pas), annonce Gisors dont LA principale activité d’ici l’été est une « foire à tout » qu’un grand calicot annonce pour juin… quelle ambiance !

 

Ambiance confirmée par un Kéké au volant de sa grosse berline qui trouve « fun » de négocier un rond-point du centre ville en contre braquage en faisant hurler le moteur et patiner les pneus arrière.

 

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Je sors de Gisors après avoir contourné les ruines du château pour monter (pff ! encore !) sur un plateau boisé dont la physionomie est en train de changer.

 

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La forêt du Bois de Gisors traversée, la route descend sur St Paës, son moulin et la jolie D17 qui monte insensiblement vers Bézu-la-Forêt en longeant la Lévrière, paisible rivière aux nombreux méandres dans un paysage au caractère normand affirmé.

Une nouvelle espèce animale fait son apparition au-dessus de la route : de grosses mouches noires aux longues pattes pendantes, comme immobiles en suspension dans l’air. Bien qu’impressionnantes car on a l’impression d’avancer dans un jeu vidéo ou au travers d’un effrayant mobile d’Halloween pour enfant, aucune ne me gêne. Heureusement, car j’ai oublié mes lunettes de cyclisme.

 

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J’arrive à un endroit où certains tourneraient à droite pour aller à la pêche, d’autres iraient tout droit pour grimper la côte alors qu’en suivant la route, je me laisse quasiment aller gentiment jusqu’à la deuxième pause de la matinée à Bézu-la-Forêt.

 

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Je quitte Bézu et la rue de l’église, trop centrale et fréquentée, pour monter vers Gournay-en-Bray par une belle route qui serpente dans la forêt, puis en lisière de celle-ci où un vent de face commence à bien se faire sentir avant que je ne débouche sur un autre plateau. Je m’en sors vaille que vaille en m’appliquant à prendre la position de moindre résistance au vent (penché en avant, coudes au corps, mains rapprochées de la potence) 

 

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C’est par la rue des Moulins, auxquels ont succédé de modernes « œufs au miel » comme disait mon p’tit dernier, que j’arrive à 12h30 à Beauvoir-en-Lyons. Je décide non seulement de m’y arrêter pour déjeuner mais aussi de faire demi-tour ensuite. En effet, Forges-les-Eaux est encore un poil trop loin : je soupçonne qu’il me sera facile d’y arriver car je « n’aurai qu’à » descendre du belvédère où je suis, mais il me faudra remonter et le vent, ce fourbe, ne soufflera pas assez fort pour vraiment m’aider.

 

 Une boulangerie, ouverte jusqu’à 13h30 (mon estomac n’en croit pas ses yeux) me permet d’acheter deux viennoiseries pour compléter mon repas, ce que je regretterai ensuite.

 

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Je prends donc mon déjeuner dans l’enceinte de l’église : 2 sandwichs de schwarzebröt avec jambon +  salade + fromage, 1 banane, 1 petite boîte de fruits au sirop, mes 2 viennoiseries… comme disait une de mes filles : Joël Dubouchon n’est pas mon cousin ! Je suis au soleil, à l’abri du vent et des regards, avec vue panoramique sur la vallée et des voisins (au fond de la photo de droite) qui ne s’offusquent pas de ma présence.

Pourquoi avoir choisi ce lieu ? Pour son cimetière ! Je vous rassure : je ne suis pas un cyclotouriste « goth néo-romantique » (qui reste à inventer d’ailleurs). Non, tout simplement il faut savoir que contrairement aux balades en Provence où le moindre village offre une fontaine (quand ce ne sont pas plusieurs)  aux voyageurs assoiffés, trouver de l’eau potable  »dans le nord », c’est à dire au-dessus de Bollène pour le vauclusien d’origine que je suis, est mission impossible… sauf dans les cimetières… lorsqu’ils sont ouverts. Les panneaux « église » ou « cimetière » deviennent donc des repères vitaux pour le randonneur à court de boisson.

La cloche de l’église sonne la demie de 13 heures, il est temps de rentrer.

Un peu fatigué du vent qui, même de travers, semble trop souvent souffler de face, bizarrerie bien connue des cyclistes, je regarde attentivement ma carte. Je remarque alors la D241 qui semble bien sympathique puisqu’elle devrait me permettre de rouler avec le vent dans le dos tout en me rapprochant de Bézu-la-Forêt.

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Mon intuition est bonne : petite route en pente douce à travers champs, 30 à 40 km/heure sans forcer. Un gros insecte, genre bourdon, percute ma joue, bourdonne de vagues excuses et reprend son vol : en voiture, il aurait été transformé en tâche sur le pare-brise. Je traverse ensuite la forêt par de belles routes forestières

 

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La dernière d’entre elles, en fait une piste empruntée « au pif » parce qu’elle suivait la pente de moindre effort tout en allant du bon côté, me fait découvrir une magnifique « mare aux Fées » aux eaux cristallines. Mais c’est aussi un cul de sac dont je ne peux sortir qu’en faisant demi-tour (trop long et c’est en faux plat montant !) ou en gravissant une ancienne piste de débardage.

 

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J’arrive devant 2 arbres morts. Tels les piliers d’une porte mythique, ils laissent croire que je vais pénétrer dans un monde inconnu. Heureusement, une fine trace serpente, me prouvant que je ne suis pas le seul à m’aventurer ici. Après avoir erré quelques temps, je sors de cette forêt et comprends alors que ce sont indubitablement les ondines et elfes sylvains qui m’ont invité à partager un peu de leur domaine.

 

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Après être passé devant un joli manoir, j’ai le plaisir de déboucher… juste devant le pont de la rue de l’église à Bézu-la-Forêt !

Je me retrouve en terrain connu et, bien que les paysages soient différents puisque vus sous un autre angle, je n’ai (presque) plus besoin de carte pour retrouver mon chemin. Je constate que, si tout le monde veut de l’énergie pas (trop) chère, personne ne veut qu’elle soit produite près de chez soi, qu’elle soit « verte » et renouvelable ou pas (on remarquera l’état de la maison…) :

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Un peu plus loin, après St Paës, je dois remonter (ça  y est, ça recommence !) vers le Bois de Gisors. Je commence à fatiguer et ressentir les effets de mon plantureux déjeuner (pour la prochaine randonnée : penser à fractionner les repas). Heureusement, les bas côtés fleuris offrent un prétexte idéal pour une petite « pause prise de vue » bienvenue. La vraie pause, je la fais à Gisors avec un expresso à la terrasse de « La Bonne Etape » exposée plein sud.

Je repars face au vent. En passant devant la gare, je résiste à l’appel de Lahcène Séhef qui me suggère d’aller voir s’il n’y aurait pas un train pour Paris St Lazare.

Après qu’un radar pédagogique m’ait confirmé à l’entrée de Chaumont-en-Vexin que je roule à 18 km/heure, je remarque avant d’arriver à Hénonville les curieuses figures géométriques dessinées par certains champs (saurez-vous ce dont il s’agit ?) et constate que je suis toujours en bonne compagnie :

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A Hénonville, au pied de la côte-de-la-mort-qui-tue, je remarque un panneau qui signale qu’en tournant à gauche, je peux aller à Berville. Je n’avais pas osé passer par là à l’aller mais je tente le coup et constate que j’y gagne en temps et facilité.

Décidemment d’humeur aventureuse, j’expérimente ensuite la « voie verte du Sausseron » après Nesle-la-Vallée, en réalité un « sentier pédestre touristique » peu agréable à rouler :         

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Il en va de même de la promenade « accessible aux vélos » (parait-il) le long de l’Oise, pourtant bien agréable :

17042011057.jpg(il a fallu que je porte le mien !)        17042011058.jpg

Mon compteur de vélo affiche 19h05 et 179km lorsque j’arrive un peu lessivé sur le quai de la gare de Méry-sur-Oise : dans 20 mn, mon train sera là, j’en sais un peu plus sur mes capacités et ressens surtout une très forte envie de réitérer l’expérience.

Mais si c’est avec le même vélo, je tâcherai de changer les pneus pour des plus fins et roulants ! car les b’twin tous chemins en 700×42, c’est pratique sur chemins (encore que…) ou en hors piste forestier mais sur route on se sent un peu aux commandes d’un tracteur…

Le tracé de ma randonnée, si j’ai réussi à vous donner l’envie de la faire : cliquer ici

Quelques explications : pour afficher l’itinéraire et son profil, cliquer sur « impression du parcours »

La traduction des 5 parties du profil justement :

  1. Vexin français : la première série de « montagnes russes »

  2. Hénonville -> Gisors : la partie quasiment plane (route départementale en plaine)

  3. Gisors et sa forêt : la « bosse » au sommet aplati

  4. la D17 entre St Paës et Bézu la Forêt : la montée régulière avec quelques pics

  5. Bézu la Forêt -> Beauvoir en Lyons : la grosse bosse finale se terminant en plateau

Publié dans Projets, plans sur la comète, ... | 1 Commentaire »

 

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