Présentation

Posté par Jean-Jacques le 29 décembre 2009

L'aspect félin du cycliste

Vous êtes déjà venu ?  les nouvelles fraîches sont :

  • dans la marge à droite en rubrique  »derniers articles », par ordre croissant d’ancienneté (le plus récent en tête donc)
  • ou juste ci-dessous en faisant défiler cette page avec la molette de votre mulot (des champs) ou souris (des villes).

Vous découvrez ce magnifique blog ? voici la présentation : 

Et bien voilà, je cède à l’affectueuse et insistante pression de mon entourage familial - enfin, d’au moins un de ses membres parmi les plus proches – et me lance dans le blogging blogage (?) pour exposer mes états d’âme et aventures ou péripéties diverses de cycliste au quotidien.

Pour ma vie privée, vous repasserez : elle reste privée.

Bon, il me reste à me familiariser avec ce truc pour créer des catégories, publier des articles, insérer des photos… en attendant je vais déjeuner : bon appétit ! 

De retour avec un cerveau approvisionné en calories, je remarque que le titre de mon blog est trompeur puisque en fait j’en suis à 4 vélos (à ce jour) :

  1. Guylène : randonneuse « lourde » en acier Columbus SLX
  2. Petit-Nuage : vélo de route en acier Columbus SLX, convertible en randonneuse légère, monté à partir d’un cadre d’occasion sur lequel j’ai installé ou fait installer des pièces chinées un peu partout 
  3. CA2000 (clin d’œil à une série TV) : VTT Cannondale F2000SL en aluminium
  4. Le Professionnel, un Peugeot de route junior en acier pour mon p’tit dernier

N° 1 , mon premier vélo acheté (d’occasion) est parti à la casse après avoir été dépouillé de ses roues, puis de ses dérailleurs et freins

mais je garde ce titre car il est possible qu’avec vélo plutôt que « cycliste », ce blog soit plus souvent repéré par les moteurs de recherche.

Comment ça je manque de modestie ? ben un blog, c’est bien fait pour être connu non ? et à travers moi, c’est le vélo au quotidien que je veux promouvoir !

YES YOU CAN !

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Ce matin, j’ai bien fait d’être attentif

Posté par Jean-Jacques le 2 septembre 2016

Ce matin, en sortie du giratoire du débarcadère, dans le port de Gennevilliers, j’ai bien fait de me méfier du semi-remorque à ma hauteur :
Alors que je suis à peu près au niveau des roues Ar du porteur, je vois le clignotant droit de la cabine s’allumer et le chauffeur entamer sa manœuvre en me coupant la route. 
Pourtant, il me semblait bien qu’il devait m’avoir vu mais, étant trop loin des rétroviseurs pour avoir pu tenter d’ « accrocher » son regard, je ne pourrais pas en mettre la main au feu.
Je roulais calmement mains aux cocottes sans chercher à doubler, j’ai donc pu freiner tout en me rabattant contre le trottoir et en gueulant en mode airzound vocal : le chauffeur a ralenti tout en élargissant sa trajectoire, m’évitant de finir sous les roues de la semi qui se rapprochait dangereusement.
Gennevilliers 2016-08

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week end du 15 août en Normandie

Posté par Jean-Jacques le 20 août 2016

Les prévisions météo annonçant un temps beau et très chaud pour ce w.e. du 15 août, j’ai décidé de partir prendre le frais et de faire un tour en bord de mer. C’est aussi l’occasion de tester ma tente de randonnée ultra légère reçue en fin de matinée du samedi.

Le temps de consulter les horaires de trains : pour la Côte d’Opale ? le samedi après-midi, aucun train direct et de plus des correspondances avec TGV cyclhostile… je regarde alors du côté de la Côte d’Albâtre et vois qu’en à peine 2h je peux être à Yvetot d’où il est facile de rejoindre l’aire de camping que j’ai repérée quelques km à l’ouest. Aussitôt je réserve mon billet A/R avec vélo non démonté gratuit, finis de préparer mon baluchon, prends le premier transilien pour la gare du Nord d’où je rejoins facilement celle de St Lazare, suffisamment tôt pour m’installer dans le TER de 14h48 qui se trouve vite bien chargé. (conseil aux cyclistes : arriver au moins 15-20mn avant le départ)

En partant d’Yvetot, je quitte bien vite la D6015 (l’ancienne nationale Rouen – Le Havre) pour la petite D34 qui, passant au pied du Vieux Chêne d’Allouville-Bellefosse semblant sorti tout droit d’une légende, conduit directement à Trouville-Alliquerville. J’en profite pour ouvrir une parenthèse : dans cette région les noms des villes, bourgs et villages se terminent par –fosse, -mare, -ville (écrasante majorité), -tot.

Grâce à la boulangère, dont la boutique fait aussi épicerie de dépannage et dépôt de journaux, je trouve facilement l’aire de camping au confort rustique mais vaste et aux tarifs modiques (pour un cyclocampeur, 4 € la nuitée)

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Rapidement installé à l’ombre d’une haie de grands arbres grâce au montage très intuitif de la tente, quelques courses faites à la boulangerie du « centre bourg », je prépare ma journée du lendemain : une boucle passant par Bec-de-Mortagne, Fécamp, Yport, Etretat, Criquetot l’Esneval, Lanquetot.

Après une bonne nuit, malgré le bruit de la circulation sur la départementale passante un peu trop proche, c’est sous un ciel uniformément gris et dans un air relativement frais que je pars sur les petites routes du bocage, moitié en suivant ma carte routière moitié nez au vent au gré de l’inspiration. Enfin, le bocage.. suite au passage triomphant du Grand Remembrement de l’après seconde guerre mondiale, il ne reste du bocage qu’un dense réseau de petites routes en très bon état, parfois encaissées entre de hauts talus ou bordées de haies dont certaines constituées d’arbres de hautes futaie, souvent des hêtres, généralement aux abords des habitations.

Après être passé voir le château d’Angerville-Bailleul, je descend doucement sur Fécamp par la vallée de Ganzeville. Au début quelconque avec ses champs de céréales, elle devient très agréable lorsque ses flancs boisés se resserrent sur des prairies.

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J’arrive ainsi aisément à Fécamp, dont j’avais gardé des souvenirs quelconques mais qui m’a beaucoup plu sous le soleil enfin revenu, avec son mélange d’activité touristique et de ville animée. Je ne suis pas parti tôt et j’ai flâné en route, aussi il est près de midi lorsque j’arrive sur le quai du port. Il y a du monde et, après un rapide repérage, je m’installe à la terrasse d’une brasserie pour déjeuner. Je fais bien car non seulement je constate que les touristes arrivent en nombre, mais surtout je me régale de fruits de mer et de fromages pour un prix contenu (26 €)

Je prolonge cette halte par un bain de mer dans une eau vivifiante (18° ?) sur la plage de galets (heureusement, j’avais pensé  à prendre mes tongs) et je ne sais pas ce qui est le plus délicat : entrer dans l’eau fraîche ou en sortir en se meurtrissant les pieds sur les galets. Mais ce n’est rien comparé au plaisir de nager et de faire la planche en entendant le bruit des galets roulés par le ressac.

La route vers Etretat monte en douceur, puis je quitte la départementale un peu chargée pour la bien plus calme route des valleuses d’Yport, de Vattetot et du curé. Leurs pentes plutôt raides et boisées contrastent avec le plateau sur lequel on voit bien plus de traces du bocage qu’à l’intérieur des terres. Pour autant la route est facile à suivre et offre de beaux points de vue.

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J’arrive à Etretat en pleine heure de pointe : la ville est bondée de piétons et voitures ! Je ne m’y attarde donc pas et en sors plein sud par la D39 en longeant un immense parking provisoire aménagé sur une prairie. A Villainville -je ne sais pas si les éditeurs de dessins animés, bandes dessinées et autres films de super héros connaissent son existence- je bifurque à gauche vers Les Loges puis navigue « à vue » en direction de Criquetot l’Esneval, notamment via l’agréable chemin vicinal « Route du Fond du Bois ».

Dans des paysages prenant parfois des côtés montagnards (avec les routes pentues qui vont avec, cf. la Côte des Galets)

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… je continue de louvoyer sur les petites routes « blanches » de ma carte Michelin et, en passant par Lanquetot, je constate que malgré les camemberts garnissant les étagères réfrigérées de nos libres-services, ce village est dépourvu de fromagerie. C’est que cette marque ne tire pas son nom de ce bourg, ou du moins pas directement.

Et c’est par la bien nommée rue du Bocage que je retrouve mon « chez moi ».

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Lundi 15 au matin je commence à plier bagages en constatant, comme la veille, que le double toit de ma tente n’est humide que sur l’avancée qui dépassait du couvert des arbres, aucune condensation sur la face interne. Mais il faudra vérifier dans des conditions moins favorables.

Je me dirige plein sud vers le bac du Port Jérôme, à ND de Gravenchon. Toujours par les petites routes : St Nicolas de la Haie, Anquetierville, Touffreville-la-Câble. Après avoir atteint le point le plus haut de l’altiplano normand (1 000 m) contre lequel viennent buter les eaux du puissant fleuve Seine, je plonge vers la vallée par une mystérieuse route ne figurant pas sur ma carte.

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Après quelques courses dans un commerce local providentiellement ouvert en ce jour de fête religieuse, dans lequel j’entends parler toutes sortes de langues, je traverse rapidement la ville pour rejoindre le bac de Port Jérôme. En effet, les rares ponts de cette région ne sont pas facilement accessibles ce qui a conduit les autorités locales à mettre en place un service public de traversée par bac.

La traversée du vaste complexe d’installations pétrochimiques qui chuintent, soufflent, bourdonnent, vibrent, preuve que le sous-sol doit regorger d’Or Noir, se fait par une large 2 x 2 voies bordée d’une piste cyclable. En arrivant au bac, je constate qu’un panneau d’avertissement informe que les cyclistes en cale doivent pousser leurs vélos. Je salue cette connaissance du cyclisme car, effectivement, contrairement aux chaussures de VTT, les chaussures de route à cales automatiques  saillantes sont particulièrement glissantes. C’est bien plus tard que j’ai compris que « cale » désignait la plateforme du bac où prennent place les véhicules et passagers.

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Il y a peu de monde et c’est donc après une brève attente que j’arrive sur la rive gauche, à Quilleboeuf-sur-Seine. De là, je pars vers les Boucles de Brotonne dans des effluves soufrées portées par le vent de secteur nord. Sachant que le soufre est bon pour certaines affections ORL et dermatologiques (Enghien les Bains en est la preuve), je me demande pourquoi Exxon, Mobil et consorts n’ont pas encore ouvert de station thermale.

Après une longue montée régulière, j’arrive à Trouville-la-Haule d’où, navigant à vue, je rejoins par de petites rues/routes/chemins, on ne sait plus trop, la D65 entre Seine et forêt.

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C’est à Port-Vieux que je pique-nique, sur un ancien quai offrant une vue panoramique sur cette boucle de la Seine. Je repars sous les frondaisons de la forêt de Brotonne, bien content d’avoir fait ce choix car la rive opposée, où ma carte semble indiquer l’existence d’une piste cyclable ou voie verte, est écrasée de soleil.

Peu après la découverte d’un des anciens phares datant d’avant les travaux d’aménagement de la Seine au milieu du 19ème siècle, je quitte la D65 pour emprunter la petite route parallèle d’un circuit des chaumières. Mais je sens l’heure tourner : à peu près à la hauteur du village de St Nicolas de Bliquetuit, alors que je vois le Pont de Brotonne se découper dans le ciel, je coupe par la petite « Route de la Forêt » qui me fait arriver pile à ND de Bliquetuit, à quelques km du bac que j’envisageais d’emprunter. Je dis envisageais car, après avoir constaté qu’il est soigneusement amarré à la rive opposée, je remarque l’avertissement « pas de service les w.e. et jours fériés ».

Je pédale donc vers Port Jumièges, poussé par le vent, avec l’anxiété de devoir continuer vers Le Mesnil sur Jumièges, voire même jusqu’à Duclair… Mais heureusement, alors que j’aperçois comme une sorte de ND de Paris cernée par la forêt ayant envahi Paris, je vois aussi avec soulagement le bac en train de traverser la Seine.

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Arrivé à Jumièges, je m’octroie au pied des majestueuses ruines de la basilique un rafraîchissement bien mérité. Je repars ensuite droit (ou presque) vers Yvetot en suivant, juste après Yainville, un réseau d’agréables routes passant tantôt dans les forêts à flanc de coteau, tantôt sur le plateau, entre Ste Marguerite sur Duclair, Betteville et la D5 qui, après une dernière jolie montée boisée, débouche sur Yvetot.

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Bref, encore un chouette w.e. dont voici le diaporama complet

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gilet d’invisibilité !

Posté par Jean-Jacques le 2 juillet 2016

La semaine dernière, un matin en partant, j’ai confondu le gilet de haute visibilité (jaune fluo) avec celui d’invisibilité (orange fluo)

Voila ce qui explique pourquoi le con-ducteur de la voiture qui attendait au stop sur ma gauche en bas du faux plat descendant a démarré alors que j’étais au milieu de la route, devant lui, me préparant à tourner dans la rue d’où il venait.

Enghien 2016-07

En réponse à mon cri primal, son geste désinvolte de la main par la vitre ouverte m’a fait comprendre ma méprise vestimentaire et qu’en plus je n’avais pas à me plaindre car, après tout, il ne m’avait pas touché.

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J’ai failli percuter un saumon

Posté par Jean-Jacques le 10 mai 2016

Ayant dû me rendre ce matin sur les lieux du futur emplacement des bureaux du Conseil départemental (qui doit quitter, mi ou fin 2017, l’actuel Hôtel du Département pour l’Aréna 92 en construction) j’ai été confronté à une partie de l’aménagement cyclable le long du tram T2, que j’emprunte rarement, à l’intersection D992 / rue Pasteur.
Voici le récit de l’incident, résultant de mon inexpérience sur ce trajet, qui aurait pu fort mal tourner et que j’ai relayé auprès de l’association cycliste du secteur :J'ai failli percuter un saumon dans Petits agacements dans Petits agacements
Ce matin, grâce à une partie particulièrement tordue, pour ne pas dire vicieuse, de l’aménagement cyclable le long du tram T2 Pont de Bezons -> La Défense, bien que roulant à vitesse réduite j’ai failli emplafonner un saumon (cycliste roulant à contre-sens) qui s’est retrouvé sur la chaussée, heureusement dégagée :
 
saumon
  1. En vert, trajet prévu par les con-cepteurs de l’aménagement cyclable… suicidaire lorsque le feu voitures est vert car il n’y a aucune insertion sécurisée (fusse par un symbolique trait de peinture) sur la 2 voies
  2. On ne peut pas non plus « biaiser » via le passage piéton contigu, sévèrement défendu par les 2 potelets (ou trottoir à sauter sans heurter la poubelle)
  3. En rouge, trajet que les cyclistes empruntent donc lorsque le feu est vert sur la D992… pour se retrouver derrière la « sucette » publicitaire… qui occulte complètement la vue sur la bande cyclable sur trottoir… par où arrivait « mon » saumon
  4. En bleu clair, le cycliste qui remontait la bande cyclable à contre-sens

comme dirait l’autre, on atteint un sacré niveau là !

Question bête : y aurait-il moyen de faire entendre raison à « qui de droit » afin que la sucette publicitaire soit supprimée ou  déplacée ? car je crains qu’un jour où l’autre, ça ne finisse par « cartonner » et qu’alors « on » dise « c’est la fatalité, et puis on sait bien que les cyclistes roulent n’importe comment. »

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Un magazine, un roman, deux témoignages

Posté par Jean-Jacques le 30 avril 2016

Voyage Fantastique en bicyclette de Paris à Lannemezan (65) effectué du 25 juillet au 2 août 1891 par Alcide Bouzigues, pharmacien parisien originaire de Lannemezan. Son récit, très agréable à lire car écrit avec un style fluide et vivant, fourmille d’informations et décrit bien non seulement le processus qui a amené ce notable à se lancer dans cette aventure, avec les moyens et dans les conditions de circulation de l’époque, mais aussi le voyage lui même. Une courte présentation de ce personnage : cliquer ici (citation : Lors du conseil de révision, il a été noté qu’il avait une faible constitution)

La course de Olivier Roche : roman (presque une « docu-fiction ») décrivant, par les yeux d’un « apache » parisien livreur de matelas à vélo devenu coureur cycliste à l’insu de son plein gré afin de fuir un caïd du « milieu » voulant lui faire la peau, l’ambiance des premiers et héroïques Tours de France. Une critique que j’approuve tout à fait : cliquer ici

Je pars demain d’Eric Fottorino : récit de sa préparation pour feu le Grand Prix cycliste du Midi Libre. Je n’ai pas accroché du tout sans pouvoir vraiment définir pourquoi. N’ayant pas pu finir ce bouquin, je suis bien content qu’il m’ait été prêté.

200, le vélo de route autrement : nouveau magazine trimestriel consacré au vélo tel que j’y pense, c’est à dire pas orienté compétition, donnant la part belle aux randonnées mais sans oublier le sport via des épreuves hors circuits traditionnels telle la Transcontinental Race. Depuis l’an dernier, il propose un Tour de France alternatif, le Love Tour 200 (200 faisant réf. au nombre de km généralement parcourus en une journée par les journalistes lors de leurs randonnées) élaboré par les lecteurs auquel tout un chacun (ou presque) peut participer. Cette année 2016, ce sera « Le Tour de Montcuq » dont j’aimerais bien faire l’étape du 10 juillet : Anus -> Chilleurs aux Bois.

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Boulogne Bill. – Chateauneuf en Thymerais (28)

Posté par Jean-Jacques le 3 avril 2016

Réveil un peu après 4h car j’aime bien prendre mon temps
Arrivée en gare du Nord vers 5h25
Arrivée au siège du CCBB pour 6h30 après avoir un peu galéré pour franchir la @?#§! cyclhostile porte de St Cloud puis trouver la rue Marcel Dassault qui amène pile au bon endroit
Rien de spécial à faire sinon papoter un peu avec les organisateurs, en buvant un café à la santé d’un ami n’ayant pas pu participer, puis partir droit sur Versailles
.
La route est très calme à ces heures, la pente menant à Versailles est régulière, seuls 2 cyclos sont partis presque en même temps et, à l’occasion d’une halte pour enlever mon coupe-vent, je me retrouve seul
A l’entrée de Versailles, je loupe la bifurcation vers Buc (avec la nuit, le balisage vert n’est pas très visible : il aurait du être doublé voire triplé pour offrir plus de surface et attirer l’œil). Donc demi-tour et j’accroche un grupetto qui avance sensiblement à mon rythme. Mais ils me larguent pendant que je m’arrête pour saluer la bande des Véliziens en haut de la montée de l’aqueduc
Je continuerai donc seul jusqu’au contrôle des étangs de Hollande et, le jour s’étant levé, le balisage est désormais bien visible
.
Je retrouve avec plaisir des routes ou des secteurs parcourus lors des balades « vélotaf » dans les environs ou de mes participations au Toboggan Meudonnais ou au Rallye Alex Singer, mais je suis bien content d’arriver aux fameux étangs où je retrouve 3 collègues de forum et où je remarque 2 randonneuses dont 1 Alex Singer (avec Guylène, ça devait faire 3 randonneuses au milieu de tous ces vélos sportifs) 
Le ravitaillement est copieux, varié et de qualité, avec mention spéciale aux succulentes oranges
Je repars vers Châteauneuf en suivant ou me faisant dépasser par de nombreux cyclos mais, du côté de l’Epinette, je continue dans le zag au lieu de tourner à droite dans le zig et je débouche sur la D71… dont je découvre bien vite qu’elle est sur l’itinéraire retour
.
Ayant la flemme de remonter le chemin un peu raviné que je viens de dévaler, je me dirige donc « à rebours » vers Châteauneuf, constatant que suivre un balisage « à l’envers » constitue une plaisante gymnastique cérébrale. De plus, les « montagnes russes » boisées entre Versailles et la sortie de la forêt de Rambouillet (sillonnée de chemins forestiers et pistes cyclables goudronnées) laissent place à une route qui serpente en fond de vallée (celle de l’Eure) dans un paysage normand alternant prairies, bois et champs
Mais bon, seul à nouveau bien évidemment, c’est usant, notamment lorsque après une longue côte je me retrouve sur un plateau monotone voué aux grandes exploitations sans doute céréalières
Un peu avant Châteauneuf, vers 11h30 ou 45 me semble-t-il, je commence à croiser des groupes de cyclos déjà sur le retour dont… 2 collègues de forum qui ont dû s’en frotter les yeux…
C’est avec soulagement que je vois se profiler le clocher de Châteauneuf, puis que j’engloutis le copieux plateau repas : :bravo: le CCBB
J’y retrouve 2 autres compagnons de forum qui partent avant moi… et vers 12h45 je me remets en route à nouveau seul, face au p’tit vent cette fois 
:pleure:
Je mouline donc stoïquement sur le plateau médian, voire le plus petit dans les côtes pourtant pas bien méchantes, jusqu’à ce que je rejoigne un groupe de cyclos de Gournay/Marne arrêtés pour je ne sais quelle raison
C’est avec eux, souvent derrière, parfois au milieu (notamment dans les côtes : c’est là qu’on voit la supériorité du moulinage sur le pédalage en force), que, dans le plaisir grégaire et le confort d’un peloton qui « coupe » le vent et donne le rythme, je rallie les étangs de Hollande pour le 2ème contrôle
Je commence quand même à en avoir plein les guibolles, le creux de mon coude gauche « tire », le cuissard long de mes débuts me rappelle qu’il semble être vraiment arrivé en bout de course et n’offre plus le même confort à mon séant… bref je m’attarde un peu trop et, du coup, c’est à nouveau seul que je repars
.
Et à Dampierre, en tournant à gauche vers Versailles, j’entends soudain un grand CLACTACLANG !! Guylène se bloque quasiment : c’est la roue arrière ! Je crains un pb de casse de chaîne, d’axe, de moyeu, avant de découvrir que c’est un rayon qui a cédé au niveau de l’écrou de fixation à la jante. Comme c’est une roue à tendance sportive, il y a peu de rayons et elle a pris immédiatement un voile monstrueux
Déconnexion du frein, démontage de la roue, ligature du rayon, démontage du garde-boue (qui devait être changé), remontage et c’est avec un vélo qui roule (ouf !) sans frein Ar, avec une roue écrivant ~~~~ sur la route, telle celle d’un vélo de supermarché voué à la déchetterie ou aux P.A. sur LBC, que j’arrive précautionneusement sous une fine pluie à la gare de St Rémy-les-Chevreuses où un RER n’attendait que moi pour partir nach gross Paris
.
Bref, je suis un peu dégoûté de cette fin prématurée : j’aurais bien aimé essayer d’arriver (même hors délais) malgré le vent et le dénivelé (le brevet de 200km Noisiel me paraît moins dur ?)
Content malgré tout car en dépit de sa difficulté la rando est agréable (au moins jusqu’à Villiers le Morhiers), les participants sont sympa, l’organisation au top et, en comptant Gare du Nord-> Boulogne, je ne dois pas être loin des 180 voire 200km (au lieu des 220 prévus)
.
Et je n’ai même pas bien dormi la nuit suivante 
.

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Un barbu en VTT à la Fontainebelleau 2016

Posté par Jean-Jacques le 24 mars 2016

Réveil à avant l’aube pour prendre le transilien quasi désert qui me dépose en gare de Paris-nord d’où je rejoins rapidement Jean-Michel, mon acolyte pour cette sortie, à la gare de Lyon où il m’attend déjà.

Trajet très rapide en TER cyclamical (30-40mn ?) jusqu’à Fontainebleau-Avon où Marion, notre guide ©G. Bécaud, nous attend pour nous piloter jusqu’au complexe sportif de la Faisanderie.

Il n’est pas 8h : même s’il y a déjà un peu de monde les inscriptions sont vite faites, un café avalé (il y a un copieux buffet pour celles et ceux qui auraient commis l’erreur de venir le ventre vide) et nous nous élançons sur une longue ligne droite plate, ou quasiment, parfaite pour s’échauffer en douceur. La forêt filtrant le vent, je ne ressens pas autant la fraîcheur qu’à Paris.

Le parcours est impeccablement balisé Image IPB avec parfois une pré-signalisation (le luxe !) même si j’apprendrai, au poste de ravitaillement en cours de route, que sur le circuit 60-80 km, des panonceaux ont disparu ou ont été déplacés (remarque entendue à la volée lors du déclenchement de l’opération SOS balisage)

Pour conserver de bonnes relations avec l’ONF et les associations de marcheurs, de protection de la nature et tutti quanti, l’itinéraire n’emprunte que des chemins forestiers plus ou moins caillouteux, sablonneux, raides (parfois très raides), roulants ou pas… et, entre deux raidillons, les liaisons permettent de se refaire une santé… lorsqu’on ne se fait pas tabasser par les coups de raquette des empreintes de sabots de chevaux : j’avoue avoir parfois regretté d’être sur un « hard tail » comme on dit, plutôt que sur un vélo tout suspendu.

Mais d’une manière générale, il me semble que ce genre de parcours est parfait pour qui voudrait s’initier en douceur au VTT car je n’ai pas trouvé de vraies difficultés techniques, hormis les raidillons qu’on passe en moulinant « tout à gauche ».

Pour autant, il convient d’être un minimum attentif et d’éviter de faire comme ce « saumon » en fatbike que je vois soudain dans une pente raide parsemée de gros cailloux remonter vers le cycliste qui me précède sur la droite du chemin : chacun hésite une fraction de sec. de trop et décide… de se déporter du même côté ! ça se termine par une rencontre avec la chute du descendeur mais sans réelle conséquence, matérielle ou physique, pour chacun des protagonistes.

Les paysages traversés sont agréables, l’itinéraire passe au pied d’arbres remarquables, longe ou traverse des chaos rocheux et, en dehors des participants à ce rallye, il ne m’a pas semblé voir grand monde : ça doit être autre chose un w.e. estival, encore que cette forêt semble assez vaste pour offrir des itinéraires tranquilles en toutes circonstances.

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On remarquera, outre mon air farouchement déterminé, le bien nommé Camelbag(TM) contenant, outre une généreuse poche à eau pour ne pas mourir de soif, tout le nécessaire pour faire face à une crevaison ou autre incident technique (afin de ne pas rester en rade dans les bois au milieu des loups, ours et autres sangliers), un coupe vent, une carte IGN, mes papiers + téléphone.

Au carrefour avec une route forestière accessible au motorisés, on constate la présence de camping-cars d’adeptes de la varappe, présence confirmée lorsque nous dépassons quelques « Bob l’éponge » taille adulte de couleur noire… en fait, un groupe de varappeurs(euses) avec, en guise de sac à dos, les énormes matelas de protection en cas de chute d’une paroi.

Le ravitaillement est copieux et diversifié (bananes, oranges, pommes, quatre-quart, pain d’épice, chocolat noir, emmenthal… le tout prédécoupé, café, thé, sirop…) mais, par ce temps frais, il manque LA goûteuse soupe de légumes ©Beau Mollet : une suggestion de partenariat avec un restaurateur local à faire aux organisateurs ? Et j’ai profité de l’attente de mon comparse, qui s’était écarté dans les sous-bois pour jouer au chippendale en changeant sa tenue, paraît-il, pour prendre quelques photos de vélos qui m’ont paru singuliers :

Image attachée: WP_002281.jpg Image attachée: WP_002283.jpg  Image attachée: WP_002282.jpg le seul fatbike Cannondale « lefty » (équipé d’une fourche avec un seul fourreau à gauche) que j’aie jamais vu (mais des fatbikes, y’en avait bien une dizaine au moins)

Image attachée: WP_002284.jpg le tandem d’un père et sa fille qui ont fait la boucle de 35km

A l’arrivée, sous les rayons d’un timide soleil peinant à traverser les nuages, je constate à leur dos moucheté  que certains ont quand même réussi à rouler dans les quelques rares ornières encore humides… peut-être des nostalgiques des forêts du Val d’Oise et du S-O des Hauts-de-Seine ?

En tout cas, contrairement à mes participations au rallye du Beau Mollet, j’ai gagné un lot à la tombola : un livre de la collection « L’école des loisirs » qui devrait plaire à une nièce de ma connaissance. Et pour mon plaisir, je me suis offert un pot de confiture artisanale de Quetsches à la lavande :bave: (merci la modularité du Camelbag pour ramener tout ça en plus du coupe-vent)

Bref je signe pour l’an prochain, mais cette fois pour le parcours de 50 ou 60km car 35, c’est un poil trop court

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Nouvel arrivé : un Peugeot professionnel

Posté par Jean-Jacques le 7 février 2016

J’avais rénové pour la Toussaint 2015 un vélo de route Décathlon de bonne facture qui m’avait été donné pour mon gamin. Il avait apprécié la position dynamique mais, hélas, ce vélo m’a été volé fin janvier.

Je me suis donc mis en quête d’un remplaçant que j’ai trouvé hier : un Peugeot professionnel junior.

Le voici après achat puis après un début de remise en état :

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entre ces 2 photos, outre le changement de pose et de luminosité, j’ai :

  • enlevé la guidoline (des rubans cork marbrés bleu/jaune dans ce genre ont été commandés)
  • raccourci la gaine du frein Av d’au moins 5cm pour avoir une courbe plus directe
  • démonté les câbles (dégraissés au dissolvant : merci ma fille cadette) et les freins pour les huiler
  • tout remonté avec moult jurons (butée de gaine qui tombe ou reste dans la cocotte, brin de câble qui ne veut pas suivre les autres, étrier décentré)
  • réussi à centrer les étriers

-> il semblerait que les freins fonctionnent comme à la sortie du magasin !

puis huilage de la transmission (pour bien faire, il faudrait démonter, dégraisser, graisser ce qui doit l’être, puis remonter et huiler)
dégonflage / démontage partiel des pneus pour réaligner les valves ©Tour de Pise,  puis remontage / regonflage
pose d’un porte-bidon anodisé bleu retrouvé par hasard dans mon stock de matériel vélo
-> ce vélo commence à ressembler à quelque chose (et cette fois il est soigneusement attaché aux autres par un U + une chaîne)

Caractéristiques :

cadre en acier chromoly : H 47cm x L 52,5cm (mesures axe/axe) poids : 11,7kg d’après la fiche technique Peugeot
roues chaussées de pneus Michelin Sélect 28×590 (650x28A)
jantes Alesa « made in Belgium » en aluminium (concaves, ce qui m’a étonné) – moyeux Sachs
potence courte à plongeur Atax, 
leviers de freins Diacompe aéro (les câbles passent le long du cintre, sous la guidoline)
gaine de frein arrière passant dans le tube supérieur
freins de marque inconnue à étriers « vintages », mais avec système de relâche rapide pour démonter les roues
dérailleurs : avant Shimano SIS Altus, arrière Sachs 2000 – manettes de commande Sachs, indexée pour l’arrière
pédalier Shimano MJ avec double plateau 38-28 et manivelles 160mm
roue libre Sachs 2000 6V 13-26 (qu’il faudra sans doute que je fasse remplacer pour une avec un grand pignon > 28)
pédales de marque inconnue, corps monobloc en matériau composite de forme triangulaire avec cale-pied à sangle intégré
selle Vetta « lite gel » sur tige de selle correcte avec chariot moderne

Accessoires :

porte bidon Zéfal + bidon Spécialités TA (gris, très moche)
compteur Sigma BC301 -avec une touche de rouge pour aller vite- dont j’ai retrouvé la notice sur le ouèb (mais j’ignore s’il fonctionne)

En fouinant sur le ouèb, j’ai découvert dans un catalogue de 1995 que c’est le modèle qui était recommandé pour les écoles de cyclisme et qu’il est évolutif : les roues peuvent être remplacées par des roues de 700 (ou 622 selon la norme ETRTO) mais cela oblige à changer « certains périphériques » (les freins je suppose. Comme lesdits freins fonctionnent à nouveau correctement, je ne vais pas me lancer dans ce genre d’opération qui finit par être coûteuse et rien ne dit que l’an prochain Rayan n’aura pas besoin d’un cadre plus grand)

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Randonnées en Pays d’Apt – nov. 2015

Posté par Jean-Jacques le 28 novembre 2015

Troisième édition de l’Ultime randonnée en Pays d’Apt (84) que j’organise à partir du camping municipal Les Cèdres pour les ami(e)s du forum vélotaf.com, doublement faste puisque :

  • le 11 novembre  étant tombé un mercredi j’ai pu, ainsi que quelques autres chanceux, prendre les 2 jours de part et d’autre afin de m’offrir non plus un pont mais un viaduc sur toute la semaine,
  • la météo fut éblouissante.

Samedi 7, après avoir fait découvrir à Jacques, un suisse, le Rocher des Doms d’Avignon, nous déjeunons à une terrasse ombragée de la place Pie, accompagnés par un dynamique quintette de jazz de type New Orleans de qualité, qui jouait avec un plaisir communicatif.

Ensuite nous pédalons enfin vers Cavaillon, Vidauque plus exactement (direction Cheval Blanc), pour rejoindre Apt par la route de crête du Petit-Lubéron.

L’an dernier, l’un de nous nous avait dit que la montée est en mauvais état. Je tiens à préciser que cette montée est une route de DFCI en TRES mauvais état puisque le goudron est par endroits ravagé, raviné même, laissant place à de la caillasse qui roule sous les pneus. Pour arranger les choses, ceci expliquant certainement cela, elle est très pentue : nous sommes heureux (enfin, façon de parler) de la monter plutôt que d’avoir à la descendre.

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En revanche, elle offre de très beaux points de vue, gâchés cette année par une atmosphère brumeuse. Au Nord, seul le Géant de Provence émerge, barrant tout l’horizon de sa masse imposante.

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La route, devenue enfin roulante, monte jusque après le cube d’un bâtiment de transmissions puis finit par s’aplanir avant de descendre jusqu’à Bonnieux après avoir traversé la forêt de cèdres.

Nous atteignons Bonnieux à la nuit tombée. Malgré la vue panoramique, pas de photo des lumières de ce village perché à flanc de colline mais le souvenir de portions de route aussi humides que s’il venait de pleuvoir : étonnant et pas rassurant car rompant brusquement avec le goudron parfaitement sec partout ailleurs. Nous gagnons ensuite Apt par une agréable route en excellent état en pente douce.

A partir de samedi soir, arrivées et départs vont se succéder : le « nous » ne fera donc plus seulement référence à Jacques et moi.

Le diaporama de cette journée et, sauf erreur : le tracé de cet itinéraire qui change radicalement de la Voie Verte du Calavon !

Dimanche 8, en route pour le « circuit de mise en jambes » : Colorado provençal -> Rustrel (pour le pique-nique au pied du château-mairie-gîte rural et un café en terrasse d’un bar-boulangerie) -> St-Saturnin-les-Apt (son château et ses figues de barbarie) -> Lioux, blotti au pied de son immense barre rocheuse -> Roussillon -> voie verte du Calavon à partir du Pont Julien. Trajet tout en montées progressives et en vallonnements raisonnables, avec le beau point de vue panoramique depuis l’extrémité du piton rocheux de la combe de Font Jouvale après St Saturnin, puis deux belles descentes : de Lioux à Roussillon, puis de Roussillon au Pont Julien

Le Colorado provençal,ça n’est pas que les ocres :

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Le diaporama de cette journée

Lundi 9, nous suivons Jacques, membre du club des 100 cols, dans un innovant Circuit des 6 cols : St Saturnin-les-Apt -> D230 (montée éprouvante, mais ce sera la seule grosse difficulté) vers Sault jusqu’à St Jean-Les Nouveaux -> D943 puis D6 et D15 jusqu’à Murs (le S final se prononce). La descente vers Murs depuis le col de La Ligne est gâchée par une longue portion de route refaite avec la technique de l’enrobé superficiel, redoutée par les 2 roues en raison du « tapis » de gravillons qui rendent délicats freinages et virages un peu serrés.

Après une pause à Murs, seuls Jacques et moi continuons par la D15 puis la D4 pour passer voir la belle abbaye de Sénanque, puis Gordes, St-Pantaléon et Goult que nous ne faisons qu’effleurer avant de rejoindre la voie verte du Calavon. 

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La surprise de cette journée restera la découverte, au col de La Ligne, du tracé du Mur de la Peste, qui trouve comme de bien sombres échos dans notre actualité moderne.

Le diaporama de cette journée

Mardi 10, pour récupérer avant la grosse journée prévue le lendemain, nous décidons de faire un petit « circuit des villages perchés » : Bonnieux -> Lacoste (pas les vêtements, le village du château du marquis de Sade) -> Ménherbe -> Gordes. Au départ, pour éviter la route principale menant à Bonnieux on souffre un peu en attaquant directement « droit dans l’pentu » depuis Apt en direction du col du même nom. Mais peu après une distillerie de lavande, la réfection totale d’un tronçon de chaussée nous oblige à emprunter un chemin de traverse (c) Cabrel -plutôt que Harry Potter- pour contourner l’obstacle à travers la colline.

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Circuit très agréable permettant de découvrir la vallée d’Apt noyée sous une nappe de brume blanche, mais aussi et surtout ces villages perchés, leurs ruelles pentues parfois traversantes passant sous les maisons, leurs vieilles pierres, des montées jamais pénibles et des descentes semblant parfois ne jamais devoir finir (sauf erreur Lacoste -> Ménherbe), l’esplanade du château de Lacoste et ses sculptures, le dolmen de la Pitchoune et enfin Gordes, l’autre « Minas Tirith » avec Simiane-la-Rotonde.

Le diaporama de cette journée

Mercredi 11, Jacques nous ayant quitté la veille pour regagner ses alpages, nous prenons la direction de la Montagne de Lure au sommet de laquelle nous avons prévu de retrouver Sylvain. Départ tranquille pour une vingtaine de kilomètres de montée soutenue mais plutôt régulière jusqu’à la longue descente vers Simiane-la-Rotonde au pied de laquelle nous faisons une pause café au restaurant du Chapeau Rouge.

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Gilles nous quitte pour rejoindre Apt via les gorges d’Oppédette et c’est un trio qui s’élance vers Banon que l’on atteint assez rapidement malgré la montée de quelques « marches ». La silhouette de la Montagne de Lure barre l’horizon, semblable à une  réplique du Ventoux, impressionnante même lorsqu’on sait qu’elle est un peu moins haute et que l’ascension est moins dure, avec les derniers kilomètres plats ou presque.

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De Banon, la route descend longuement, toute en larges courbes et revêtement roulant : un vrai régal. Passé le pont du hameau du Rocher d’Ongles, elle remonte doucement vers St-Etienne-les-Orgues, point de départ de l’ascension. Nous y faisons halte dans un recoin ensoleillé près de l’église pour pique-niquer.

Nous sommes arrivés plus tard que prévu. Il est donc normal qu’après nous être remis en route, nous rencontrions au premier tiers ou quart de la montée notre ami, qui en avait assez de nous attendre. Retrouvailles bienvenues pour mes deux compagnons qui trouvent là prétexte à rebrousser chemin. Pour ma part, ayant décidé d’accrocher ce sommet à mon modeste palmarès, je continue.

L’ascension est régulière, les pourcentages oscillent entre 5-6 et 8 %, mais je commence à en avoir plein les guibolles, ce qui m’oblige à faire quelques pauses. A l’occasion de l’une d’elles, j’ai la surprise de découvrir des violettes en fleurs. Une fois en haut, le spectacle vaut la peine que l’on s’est donnée : la vue sur les Alpes de Hte Provence depuis une sorte de « col des tempêtes » où virevoltent des choucas est splendide.

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Le côté sud n’est pas en reste, avec en plus des effets de soleil en contre-jour dans l’atmosphère brumeuse.

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La descente n’est pas aussi agréable qu’espéré. En effet, les mains finissent par se tétaniser sur les freins, j’ai parfois le soleil couchant en pleine face juste à hauteur d’yeux et, pour me protéger de la fraîcheur de fin d’après-midi, je dois enfiler tout ce que j’ai emmené : d’abord le gilet de sécurité avec plastron plastifié, vite insuffisant, puis le coupe-vent imperméable. Ce n’est qu’en bas, après St-Etienne-les-Orgues, que je commence à me réchauffer et peux ôter le coupe-vent.

Je pédale aisément jusqu’à Rocher d’Ongles et tourne à gauche comme repéré sur ma carte routière. Je suis agréablement surpris de me retrouver sur une belle route rapide, en descente, sur laquelle je « trace » aisément à bonne allure plusieurs kilomètres… jusqu’à ce que je réalise que c’est trop beau : j’ai tourné trop tôt ! N’ayant pas envie de remonter, je décide de continuer. C’est ainsi que je rentre à Apt via Mane (« banlieue » de Forcalquier) puis Céreste. Heureusement, c’est le 11 novembre, jour férié. Il y a donc peu de circulation sur la très roulante D4100, notamment aucun poids lourd et, malgré la nuit tombée qui m’enlève tout repère, il me semble que je roule à bon rythme.

En tout cas j’arrive au camping 20151111_200903 avant que les pizzas commandées par les copains n’aient été livrées : j’ai donc le temps de boire un coup puis de prendre une douche avant de me gav… restaurer d’une 3 fromages : une pizza « méga » par personne, il faut bien cela…

Le diaporama de cette journée

Jeudi 12, c’est dans une boucle Viens -> Simiane-la-Rotonde -> St-Christol -> Lagarde d’Apt que nous nous lançons. La montée vers Viens (le S se prononce) est soutenue, mais pas trop longue. Elle est suivie d’une longue descente qui rejoint la fin de la montée vers le plateau de Simiane-la-Rotonde où nous pique-niquons après avoir grimpé jusqu’au pied de la rotonde : ce sera toujours ça de moins à faire ensuite.

Lorsque nous repartons, la route serpente jusqu’à une large départementale surdimensionnée au regard du rare trafic et de son importance sur la carte.

Souvenir du temps où le plateau d’Albion abritait les missiles de la force de dissuasion nucléaire française, elle nous amène jusqu’au plateau de St-Christol, bourg dont l’entrée est marquée d’une sculpture monumentale dédiée à la spéléologie.

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Mais le véritable atout de ce plateau reste ses paysages

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non, plus de photo du Ventoux : on le voit trop d’où que l’on soit ;-)

De St-Christol, nous montons encore jusqu’au hameau de Lagarde d’Apt, composé d’une église et de la mairie, au point culminant de la sortie (1 110m d’alt.) ensuite, c’est une longue descente qui nous ramène à Apt.

Le diaporama de cette journée

Vendredi 13, courte balade par Castellet -> Saignon -> Buoux et son fort -> Bonnieux par la combe de Lourmarin. A Buoux je retrouve avec plaisir des lieux visités plus d’une fois depuis tout gamin, et redécouvre les routes qui y mènent.

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Le fort, sur son piton rocheux, n’est d’ailleurs pas si aride que cela : ses concepteurs avaient conçu tout un système de récupération des eaux de pluie.

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Outre les vues panoramiques sur la région alentours, l’autre atout de ce château ce sont ses aménagements, souvent creusés à même la roche calcaire : citernes pour recueillir l’eau, silos de stockage, habitations et le fameux et vertigineux escalier dérobé taillé à même la falaise, comme un modèle réduit et civilisé des escaliers venteux de Cirith Ungol. C’est pourtant bien plus bas, dans le sentier en sous-bois tapissé de feuilles humides que l’on entendra le cri de Gilles se tordant la cheville. Ecourtant la balade, il arrivera à rentrer directement à Apt à vélo mais, le lendemain, c’est une entorse qui sera diagnostiquée : vélo remplacé par une orthèse + béquilles et dimanche retour assisté pour les transferts Apt -> Avignon puis Paris -> Laon. 

Le diaporama de cette journée

Samedi 14, direction le sud et la vallée de la Durance pour une boucle Bonnieux -> Lourmarin -> Cucuron (pour le nom et car ce village est le Cucugnan des « Lettres de mon moulin » d’A. Daudet) -> Ansouis -> étang de La Bonde -> La Motte d’Aygues -> Grambois -> Vitrolles-en-Lubéron -> col de l’Aire deï Masco -> Céreste -> véloroute du Calavon jusqu’à Apt.

La montée vers Bonnieux, douce et régulière, est agréable. Il en va de même pour la descente jusqu’à Lourmarin par la combe du même nom.

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Mais la pause café à une terrasse est troublée par les terribles nouvelles qui tombent du poste de TV allumé à l’intérieur du bar. C’est avec une drôle de sensation que nous repartons.

Le village de Cucuron mérite la petite visite que nous lui rendons. Perché sur sa colline, le vieux centre aux beaux immeubles bourgeois le long des rues étroites témoigne d’un passé prospère. Nous rejoignons ensuite Ansouis, mais pas par l’itinéraire cyclamical voulu ce qui nous prive je crois de la vue panoramique sur le château. Nous pique-niquons devant la Pâtisserie d’Antan où il faudra que je retourne, et pas seulement pour la boulangère.

Après une courte visite jusque sur l’esplanade au pied du château, invisible derrière de hauts murs imposants, nous repartons et c’est juste après Grambois, perché en haut d’une falaise, que nous décidons de quitter la départementale, un peu trop fréquentée à notre goût, pour nous diriger vers Céreste via Vitrolles et le Lubéron. C’est que maintenant, après une semaine à monter et descendre, le relief nous impressionne beaucoup moins.

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La montée vers le col, par une route au revêtement impeccable, offre une belle vue sur le village de Vitrolles-en-Lubéron, accroché au flanc du début d’un vallon. En revanche, la descente sur Céreste est désagréable : entre le goudron rugueux, parfois en mauvais état avec des virages humides, et les groupes de chasseurs postés à intervalles réguliers, on est content d’arriver au début de la véloroute.

Si elle est tranquille, elle demande parfois de bons mollets et fait pas mal de tours et de détours : rien à voir avec la Voie Verte

Mais elle nous amène à bon port, juste à temps pour profiter du coucher de soleil après une bonne douche.

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Le diaporama de cette jounée

Dimanche 15, c’est le retour sur Avignon. Cette fois, au lieu de quitter la Voie Verte aux Beaumettes nous l’empruntons jusqu’à un peu après Coustellet. En effet, elle s’oriente ensuite vers Robion, trop au sud pour nous. C’est par l’habituel itinéraire labyrinthique sur de petits chemins vicinaux que nous rejoignons Caumont-sur-Durance puis le centre ville d’Avignon. Une dernière pause revigorante à la terrasse ensoleillée d’un salon de thé (alsacien(ne)s, si vous me lisez…) et nous embarquons dans nos trains respectifs.

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Pour conclure :

  • un petit bilan chiffré de ces 9 jours : 693 km parcourus et 9 574 m D+ gravis.     
  • les liens vers les éditions :  2014 et 2013
  • la carte des différentes balades de cette édition 2015 :

Apt marguerite 2015

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Rando EPO dans les Ardennes

Posté par Jean-Jacques le 18 septembre 2015

Non, je ne me lance pas sur les traces d’Armstrong et autres illustres « survitaminés »: cet EPO signifie Ensemble Pour Orval, une imposante abbaye trappiste belge.

Cette randonnée était organisée par des vélotaffeurs lillois et elle tombait bien car je ne connaissais pas du tout les Ardennes.

Vendredi départ précipité du boulot pour passer à la maison, charger le vélo avant de monter dans le TGV pour Charleville-Mézières avec un copain parisien. Nous rejoignons le gros de la troupe au beau, confortable et peu onéreux camping municipal de cette ville.

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Le lendemain, départ pour le col du Loup avec un troisième larron, le reste du groupe ayant choisi un itinéraire moins vallonné.

Après une belle voie verte, la montée vers le col se fait sous une fine pluie par une route en pente régulière que nous montons en pédalant « au train ». Arrivés sur les hauteurs, nous remarquons les nombreuses traces de fouissage des sangliers sur les bas-côtés. Un peu après le col, nous prenons sur la droite une discrète petite route forestière qui se transforme rapidement en chemin, tantôt caillouteux, tantôt terreux, qui finit par plonger vers le village de Gespunsart (allez savoir pourquoi, j’ai pensé à Rapunzel) que nous atteignons alors que les vannes célestes s’ouvrent. Pour me protéger, le pantalon de pluie n’est pas de trop en plus du blouson.

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Un peu fatigués par l’ascension du modeste col du Loup puis par le rugueux chemin forestier, nous décidons de faire une halte dans un providentiel café-tabac à Pussemange. C’est en Belgique : en entrant, on remarque de suite le mur de gauche qui regorge de tabac sous toutes ses formes, notamment d’impressionnants seaux de 700g de tabac en vrac.

Requinqués et la pluie ayant cessé de tomber, nous reprenons la route par… une montée. On commence à bien comprendre que le relief des routes ardennaises est vallonné : des montées, parfois très raides mais jamais très (trop) longues, suivies d’un peu de plat puis d’une descente… et ainsi de suite. Comme l’a dit un des participants lors d’une pause orientation : « Pour savoir où aller c’est simple : si ça monte, c’est pour nous ».

Enchaînant les montées et descentes, les zigs et les zags, nous continuons de découvrir les Ardennes. Un peu avant Givonne, nous faisons une courte halte à la Maison forte de St Mengès dans laquelle 4 soldats et 1 lieutenant furent chargés de ralentir une colonne de chars allemands au début de la seconde guerre mondiale.

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C’est après Givonne que nous finissons par rejoindre le groupe. Il faut dire que notre périple forestier n’a pas été effectué à une vitesse fulgurante. Ledit groupe ayant pique-niqué, il se remet en route pendant que nous faisons à notre tour le pleine de calories. Nous partons ensuite sur ses traces en pédalant à bon rythme pour essayer de le rattraper.

Nous retrouvons nos comparses à l’abbaye, plus exactement  à la terrasse de L’Ange Gardien, le seul endroit au monde, sur Terre et ailleurs, où il est possible de déguster de l’Orval à la pression. Ce n’est pas la bière vendue en bouteilles mais une version moins forte quoique tout autant goûteuse, servie dans de très beaux verres. C’est là que nous achèterons aussi une excellente demi miche de pain complet monastique : je peux donc confirmer que les moines d’Orval ont de belles miches.

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Par ailleurs, une halte au magasin de l’abbaye nous permet de repartir chargés de Stes Calories : un bloc de fromage de plus d’un kilo (bien obligés, avec tout ce pain) et un pack de 12 bouteilles de bière (pour faire descendre le tout). Heureusement je n’ai pas à les porter car nous quittons l’abbaye nimbée de brume par une route forestière qui, après une montée progressive vers le fond du vallon, débouche sur une méchante côte à 13% !

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Mais ensuite, rejoindre Chiny et son camping est une simple formalité. il faut dire que nous sommes stimulés par la perspective d’une douche, d’un bon repas entre ami(e)s et d’une nuit réparatrice.

 Le camping est au bord d’une rivière, à laquelle on accède par une descente bien raide… qu’il faudra remonter pour repartir le lendemain !

Il est en fait consacré aux mobil-homes et autres hébergements en semi-dur (des « tipis », dont l’intérieur est bien terne parait-il : sol en lino, mobilier quelconque) et les « itinérants » ont droit à la portion congrue avec quelques emplacements au sol caillouteux qui fait le désespoir de nos frêles piquets en aluminium. Sanitaires modernes mais douche payante : 1 €. Ça m’a ramené pas mal d’années en arrière, lorsque j’avais découvert ce système pendant une virée en moto dans le Pays de Galles.

Rien à redire pour la nuit, reposante au possible, sans pluie. Après un bon petit-déjeuner, nous grimpons la côte dévalée la veille et, après une halte à l’épicerie / dépôt de pain (pas mal de produits bio et excellent pain local) nous recommençons à avaler le bitume.

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Dans une campagne verdoyante la route serpente, monte et descend, puis remonte, notamment pour sortir du village de Chassepierre. Mais une fois en haut, la route très roulante nous permet de rallier en un temps record Lambermont et son Ramouni, aidés par une belle descente. La montée vers la forêt de Francheval, sans être pénible, sera moins rapide. La route forestière, très agréable, se transforme ensuite en chemin relativement roulant.

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C’est à Givonne que nous faisons halte pour pique-niquer, sur une table en pierre de la base de loisirs, en lisière de forêt et dans les rafales d’un vent soutenu à la limite de la fraîcheur. Objectif : « liquider » un maximum de victuailles pour alléger les vélos (et faire le plein de calories)

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La sortie de la vallée de la Givonne (c’est aussi le nom du ruisseau) se fait -on est habitués maintenant- par une bonne côte…  Il en restera encore 2 ou 3 à gravir avant d’arriver à Saint-Mengès puis rejoindre la roulante mais passante D5 (après toutes ces petites routes désertes, bizarre impression d’heure de pointe) qui nous conduira rapidement jusqu’à Charleville-Mézières. C’est que les nordistes ont un TER à ne pas louper.

J’ai le temps de boire une bière à une terrasse de la belle Place Ducale avec deux amis qui rentrent plus tôt que moi sur Paris. Une fois seul, je fais un dernier tour dans les rues du vieux Charleville avant de prendre le train à mon tour.

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Les liens vers

le tracé du parcours

et

le diaporama complet 

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