Présentation

Posté par Jean-Jacques le 29 décembre 2009

L'aspect félin du cycliste

Vous êtes déjà venu ?  les nouvelles fraîches sont :

  • dans la marge à droite en rubrique  »derniers articles », par ordre croissant d’ancienneté (le plus récent en tête donc)
  • ou juste ci-dessous en faisant défiler cette page avec la molette de votre mulot (des champs) ou souris (des villes).

Vous découvrez ce magnifique blog ? voici la présentation : 

Et bien voilà, je cède à l’affectueuse et insistante pression de mon entourage familial - enfin, d’au moins un de ses membres parmi les plus proches – et me lance dans le blogging blogage (?) pour exposer mes états d’âme et aventures ou péripéties diverses de cycliste au quotidien.

Pour ma vie privée, vous repasserez : elle reste privée.

Bon, il me reste à me familiariser avec ce truc pour créer des catégories, publier des articles, insérer des photos… en attendant je vais déjeuner : bon appétit ! 

De retour avec un cerveau approvisionné en calories, je remarque que le titre de mon blog est trompeur puisque en fait j’en suis à 4 vélos (à ce jour) :

  1. Guylène : randonneuse « lourde » en acier Columbus SLX
  2. Petit-Nuage : vélo de route en acier Columbus SLX, convertible en randonneuse légère, monté à partir d’un cadre d’occasion sur lequel j’ai installé ou fait installer des pièces chinées un peu partout 
  3. CA2000 (clin d’œil à une série TV) : VTT Cannondale F2000SL en aluminium
  4. Le Professionnel, un Peugeot de route junior en acier pour mon p’tit dernier

N° 1 , mon premier vélo acheté (d’occasion) est parti à la casse après avoir été dépouillé de ses roues, puis de ses dérailleurs et freins

mais je garde ce titre car il est possible qu’avec vélo plutôt que « cycliste », ce blog soit plus souvent repéré par les moteurs de recherche.

Comment ça je manque de modestie ? ben un blog, c’est bien fait pour être connu non ? et à travers moi, c’est le vélo au quotidien que je veux promouvoir !

YES YOU CAN !

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Le nouveau regard de Petit-Nuage

Posté par Jean-Jacques le 27 novembre 2016

Je souhaitais équiper mon vélo de route d’un éclairage pour mes trajets nocturnes.

C’est chose faite depuis cet automne grâce à une lampe Busch & Müller 50 lux alimentée par une discrète et légère dynamo sur jante Vélogical, au prix proportionnel à sa technologie (dis tonton, pour quoi tu tousses ?)

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WP_002819 La photo est trompeuse : en réalité, bien qu’installée à l’extérieur du fourreau en raison de l’étroitesse de la fourche, cette dynamo reste très discrète

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La « Commémo » du 11-11-2016

Posté par Jean-Jacques le 12 novembre 2016

Cette balade œcuménique rassemblait des cyclistes venus de différents horizons avec pour point commun l’envie de rouler dans « une saine ambiance de franche camaraderie ». Ce fut le cas.

Grâce à un itinéraire concocté aux petits oignons par l’organisateur, j’ai :

  • découvert les réaménagements du canal de l’Ourcq (encore en cours), le joli centre du village de Gressy, la vue panoramique depuis la route entre St Mard et Dammartin-en-Goële, un beau moulin réhabilité à Ermenonville (ou étions nous déjà à Montlognon ?) 
  • revu les ruines du Château de Montépilloy -où j’ai bien cru que nous allions ramener un(e) ami(e) quadrupède- et celles, gallo-romaines, de Champlieu, juste après le « coup de cul » -raidillon serait plus juste- pour sortir de la vallée de l’Automne depuis Béthisy-St-Martin (pas de halte à Raray pour jeter un œil au château qui servit de décor au film « La Belle et la Bête » de Jean Cocteau, avec Jean Marais)

En revanche, impossible d’accéder à la clairière de Rethondes, consacrée à la commémoration avec tribune, discours, musique(s) et défilé(s) : nos tenues étaient trop disparates pour que l’on puisse se faire passer pour des troupes cycloportées

Il nous aura fallu composer avec le verglas d’automne (tapis de feuilles mortes détrempées en voie de décomposition ou chaussées grasses d’humidité résiduelle en forêt), franchir ou contourner des zones pavées parfois dignes de Paris-Roubaix, éviter les nids de poules -voire d’autruches- de routes forestières, déjouer le piège des profonds caniveaux traversant certaines rues de patelins, résister à l’usure du vent de face en remontant vers Dammartin puis Verberie sur le vaste plateau picard.

Mais au final, une superbe balade en très bonne compagnie: je signe pour l’an prochain… sauf s’il pleut car j’aime pô la pluie (déjà que je me la tape pour vélotaffer…)

L’itinéraire et le diaporama de cette balade

 

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Voiture autonome !

Posté par Jean-Jacques le 8 novembre 2016

Ce matin, j’ai croisé ma première voiture autonome de l’année !
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Carrosserie banale avec une remarquable intégration des dispositifs de détection, puisque rien ne la distinguait des autres véhicules, seul le pare-brise complètement embué trahissait le fait que son conducteur (ou conductrice) s’en remettait forcément à l’électronique embarquée pour rouler ainsi.
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Raleigh compétition

Posté par Jean-Jacques le 13 octobre 2016

Mon padawan n’arrêtant pas pas de grandir, pour cette rentrée de 2015 j’ai profité de mon séjour estival dans les Htes Pyrénées pour chercher le remplaçant du vélo qu’il utilisait jusqu’à présent.

De plus, les développements de ce vélo mono-plateau étaient inadaptés à la randonnée, même sur des routes au relief somme toute modeste.

C’est donc un Raleigh compétition pour dame, au cadre tout en tubes Reynolds et à la transmission adaptée à la randonnée qui, pour 50 €, a remporté nos suffrages. Le voici « dans son jus », avec la sacoche de cintre d’origine, un peu abîmée et peu pratique mais tellement « vintage » !

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Petit descriptif technique :

  • Raleigh Competition « Craftsman built by Carlton cycles workshop England » à la peinture noire un peu ternie
  • Cadre tous tubes Reynolds 531 
  • Potence à plongeur (grippée) + cintre : 3ttt
  • Tige de selle Milremo avec un chariot… bizarre, selle en cuir courte Idéale dame
  • Freins Weinmann 405, leviers idem avec rappel pour freinage mains en haut du cintre
  • Pédalier Stronglight 48-38-28 avec pleins de trous pour alléger, pédales Liotard 82 avec demi cale-pied Christophe en inox pour positionner correctement les pieds
  • Dérailleurs : Av Shimano (modèle ?), Ar Shimano RSX (en remplacement d’un Huret Titane alu forgé, si j’en crois l’autocollant sur la base droite) commande Ar indexée
  • Roue libre 6V qui devrait correspondre aux capacités de mon padawan
  • Poids : très raisonnable d’après mon pifomètre manuel

Après nettoyage de la transmission et du cadre, quelques retouches au pinceau à carrosserie et changement de :

  • la guidoline plastique par un ruban de cintre de type cork,
  • des gaines de freins (abîmées) pour les assortir,
  • du porte-bidon pour l’assortir lui aussi,
  • de la selle,
  • du pneu arrière,

bref 40 € et un peu de travail plus tard,  voici le résultat :

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WP_002529  WP_002526

Il a depuis reçu une sonnette soigneusement choisie pour son look un peu « steampunk » assez raccord avec son style.

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Ce matin, j’ai bien fait d’être attentif

Posté par Jean-Jacques le 2 septembre 2016

Ce matin, en sortie du giratoire du débarcadère, dans le port de Gennevilliers, j’ai bien fait de me méfier du semi-remorque à ma hauteur :
Alors que je suis à peu près au niveau des roues Ar du porteur, je vois le clignotant droit de la cabine s’allumer et le chauffeur entamer sa manœuvre en me coupant la route. 
Pourtant, il me semblait bien qu’il devait m’avoir vu mais, étant trop loin des rétroviseurs pour avoir pu tenter d’ « accrocher » son regard, je ne pourrais pas en mettre la main au feu.
Je roulais calmement mains aux cocottes sans chercher à doubler, j’ai donc pu freiner tout en me rabattant contre le trottoir et en gueulant en mode airzound vocal : le chauffeur a ralenti tout en élargissant sa trajectoire, m’évitant de finir sous les roues de la semi qui se rapprochait dangereusement.
Gennevilliers 2016-08

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week end du 15 août en Normandie

Posté par Jean-Jacques le 20 août 2016

Les prévisions météo annonçant un temps beau et très chaud pour ce w.e. du 15 août, j’ai décidé de partir prendre le frais et de faire un tour en bord de mer. C’est aussi l’occasion de tester ma tente de randonnée ultra légère reçue en fin de matinée du samedi.

Le temps de consulter les horaires de trains : pour la Côte d’Opale ? le samedi après-midi, aucun train direct et de plus des correspondances avec TGV cyclhostile… je regarde alors du côté de la Côte d’Albâtre et vois qu’en à peine 2h je peux être à Yvetot d’où il est facile de rejoindre l’aire de camping que j’ai repérée quelques km à l’ouest. Aussitôt je réserve mon billet A/R avec vélo non démonté gratuit, finis de préparer mon baluchon, prends le premier transilien pour la gare du Nord d’où je rejoins facilement celle de St Lazare, suffisamment tôt pour m’installer dans le TER de 14h48 qui se trouve vite bien chargé. (conseil aux cyclistes : arriver au moins 15-20mn avant le départ)

En partant d’Yvetot, je quitte bien vite la D6015 (l’ancienne nationale Rouen – Le Havre) pour la petite D34 qui, passant au pied du Vieux Chêne d’Allouville-Bellefosse semblant sorti tout droit d’une légende, conduit directement à Trouville-Alliquerville. J’en profite pour ouvrir une parenthèse : dans cette région les noms des villes, bourgs et villages se terminent par –fosse, -mare, -ville (écrasante majorité), -tot.

Grâce à la boulangère, dont la boutique fait aussi épicerie de dépannage et dépôt de journaux, je trouve facilement l’aire de camping au confort rustique mais vaste et aux tarifs modiques (pour un cyclocampeur, 4 € la nuitée)

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Rapidement installé à l’ombre d’une haie de grands arbres grâce au montage très intuitif de la tente, quelques courses faites à la boulangerie du « centre bourg », je prépare ma journée du lendemain : une boucle passant par Bec-de-Mortagne, Fécamp, Yport, Etretat, Criquetot l’Esneval, Lanquetot.

Après une bonne nuit, malgré le bruit de la circulation sur la départementale passante un peu trop proche, c’est sous un ciel uniformément gris et dans un air relativement frais que je pars sur les petites routes du bocage, moitié en suivant ma carte routière moitié nez au vent au gré de l’inspiration. Enfin, le bocage.. suite au passage triomphant du Grand Remembrement de l’après seconde guerre mondiale, il ne reste du bocage qu’un dense réseau de petites routes en très bon état, parfois encaissées entre de hauts talus ou bordées de haies dont certaines constituées d’arbres de hautes futaie, souvent des hêtres, généralement aux abords des habitations.

Après être passé voir le château d’Angerville-Bailleul, je descend doucement sur Fécamp par la vallée de Ganzeville. Au début quelconque avec ses champs de céréales, elle devient très agréable lorsque ses flancs boisés se resserrent sur des prairies.

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J’arrive ainsi aisément à Fécamp, dont j’avais gardé des souvenirs quelconques mais qui m’a beaucoup plu sous le soleil enfin revenu, avec son mélange d’activité touristique et de ville animée. Je ne suis pas parti tôt et j’ai flâné en route, aussi il est près de midi lorsque j’arrive sur le quai du port. Il y a du monde et, après un rapide repérage, je m’installe à la terrasse d’une brasserie pour déjeuner. Je fais bien car non seulement je constate que les touristes arrivent en nombre, mais surtout je me régale de fruits de mer et de fromages pour un prix contenu (26 €)

Je prolonge cette halte par un bain de mer dans une eau vivifiante (18° ?) sur la plage de galets (heureusement, j’avais pensé  à prendre mes tongs) et je ne sais pas ce qui est le plus délicat : entrer dans l’eau fraîche ou en sortir en se meurtrissant les pieds sur les galets. Mais ce n’est rien comparé au plaisir de nager et de faire la planche en entendant le bruit des galets roulés par le ressac.

La route vers Etretat monte en douceur, puis je quitte la départementale un peu chargée pour la bien plus calme route des valleuses d’Yport, de Vattetot et du curé. Leurs pentes plutôt raides et boisées contrastent avec le plateau sur lequel on voit bien plus de traces du bocage qu’à l’intérieur des terres. Pour autant la route est facile à suivre et offre de beaux points de vue.

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J’arrive à Etretat en pleine heure de pointe : la ville est bondée de piétons et voitures ! Je ne m’y attarde donc pas et en sors plein sud par la D39 en longeant un immense parking provisoire aménagé sur une prairie. A Villainville -je ne sais pas si les éditeurs de dessins animés, bandes dessinées et autres films de super héros connaissent son existence- je bifurque à gauche vers Les Loges puis navigue « à vue » en direction de Criquetot l’Esneval, notamment via l’agréable chemin vicinal « Route du Fond du Bois ».

Dans des paysages prenant parfois des côtés montagnards (avec les routes pentues qui vont avec, cf. la Côte des Galets)

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… je continue de louvoyer sur les petites routes « blanches » de ma carte Michelin et, en passant par Lanquetot, je constate que malgré les camemberts garnissant les étagères réfrigérées de nos libres-services, ce village est dépourvu de fromagerie. C’est que cette marque ne tire pas son nom de ce bourg, ou du moins pas directement.

Et c’est par la bien nommée rue du Bocage que je retrouve mon « chez moi ».

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Lundi 15 au matin je commence à plier bagages en constatant, comme la veille, que le double toit de ma tente n’est humide que sur l’avancée qui dépassait du couvert des arbres, aucune condensation sur la face interne. Mais il faudra vérifier dans des conditions moins favorables.

Je me dirige plein sud vers le bac du Port Jérôme, à ND de Gravenchon. Toujours par les petites routes : St Nicolas de la Haie, Anquetierville, Touffreville-la-Câble. Après avoir atteint le point le plus haut de l’altiplano normand (1 000 m) contre lequel viennent buter les eaux du puissant fleuve Seine, je plonge vers la vallée par une mystérieuse route ne figurant pas sur ma carte.

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Après quelques courses dans un commerce local providentiellement ouvert en ce jour de fête religieuse, dans lequel j’entends parler toutes sortes de langues, je traverse rapidement la ville pour rejoindre le bac de Port Jérôme. En effet, les rares ponts de cette région ne sont pas facilement accessibles ce qui a conduit les autorités locales à mettre en place un service public de traversée par bac.

La traversée du vaste complexe d’installations pétrochimiques qui chuintent, soufflent, bourdonnent, vibrent, preuve que le sous-sol doit regorger d’Or Noir, se fait par une large 2 x 2 voies bordée d’une piste cyclable. En arrivant au bac, je constate qu’un panneau d’avertissement informe que les cyclistes en cale doivent pousser leurs vélos. Je salue cette connaissance du cyclisme car, effectivement, contrairement aux chaussures de VTT, les chaussures de route à cales automatiques  saillantes sont particulièrement glissantes. C’est bien plus tard que j’ai compris que « cale » désignait la plateforme du bac où prennent place les véhicules et passagers.

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Il y a peu de monde et c’est donc après une brève attente que j’arrive sur la rive gauche, à Quilleboeuf-sur-Seine. De là, je pars vers les Boucles de Brotonne dans des effluves soufrées portées par le vent de secteur nord. Sachant que le soufre est bon pour certaines affections ORL et dermatologiques (Enghien les Bains en est la preuve), je me demande pourquoi Exxon, Mobil et consorts n’ont pas encore ouvert de station thermale.

Après une longue montée régulière, j’arrive à Trouville-la-Haule d’où, navigant à vue, je rejoins par de petites rues/routes/chemins, on ne sait plus trop, la D65 entre Seine et forêt.

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C’est à Port-Vieux que je pique-nique, sur un ancien quai offrant une vue panoramique sur cette boucle de la Seine. Je repars sous les frondaisons de la forêt de Brotonne, bien content d’avoir fait ce choix car la rive opposée, où ma carte semble indiquer l’existence d’une piste cyclable ou voie verte, est écrasée de soleil.

Peu après la découverte d’un des anciens phares datant d’avant les travaux d’aménagement de la Seine au milieu du 19ème siècle, je quitte la D65 pour emprunter la petite route parallèle d’un circuit des chaumières. Mais je sens l’heure tourner : à peu près à la hauteur du village de St Nicolas de Bliquetuit, alors que je vois le Pont de Brotonne se découper dans le ciel, je coupe par la petite « Route de la Forêt » qui me fait arriver pile à ND de Bliquetuit, à quelques km du bac que j’envisageais d’emprunter. Je dis envisageais car, après avoir constaté qu’il est soigneusement amarré à la rive opposée, je remarque l’avertissement « pas de service les w.e. et jours fériés ».

Je pédale donc vers Port Jumièges, poussé par le vent, avec l’anxiété de devoir continuer vers Le Mesnil sur Jumièges, voire même jusqu’à Duclair… Mais heureusement, alors que j’aperçois comme une sorte de ND de Paris cernée par la forêt ayant envahi Paris, je vois aussi avec soulagement le bac en train de traverser la Seine.

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Arrivé à Jumièges, je m’octroie au pied des majestueuses ruines de la basilique un rafraîchissement bien mérité. Je repars ensuite droit (ou presque) vers Yvetot en suivant, juste après Yainville, un réseau d’agréables routes passant tantôt dans les forêts à flanc de coteau, tantôt sur le plateau, entre Ste Marguerite sur Duclair, Betteville et la D5 qui, après une dernière jolie montée boisée, débouche sur Yvetot.

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Bref, encore un chouette w.e. dont voici le diaporama complet

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gilet d’invisibilité !

Posté par Jean-Jacques le 2 juillet 2016

La semaine dernière, un matin en partant, j’ai confondu le gilet de haute visibilité (jaune fluo) avec celui d’invisibilité (orange fluo)

Voila ce qui explique pourquoi le con-ducteur de la voiture qui attendait au stop sur ma gauche en bas du faux plat descendant a démarré alors que j’étais au milieu de la route, devant lui, me préparant à tourner dans la rue d’où il venait.

Enghien 2016-07

En réponse à mon cri primal, son geste désinvolte de la main par la vitre ouverte m’a fait comprendre ma méprise vestimentaire et qu’en plus je n’avais pas à me plaindre car, après tout, il ne m’avait pas touché.

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J’ai failli percuter un saumon

Posté par Jean-Jacques le 10 mai 2016

Ayant dû me rendre ce matin sur les lieux du futur emplacement des bureaux du Conseil départemental (qui doit quitter, mi ou fin 2017, l’actuel Hôtel du Département pour l’Aréna 92 en construction) j’ai été confronté à une partie de l’aménagement cyclable le long du tram T2, que j’emprunte rarement, à l’intersection D992 / rue Pasteur.
Voici le récit de l’incident, résultant de mon inexpérience sur ce trajet, qui aurait pu fort mal tourner et que j’ai relayé auprès de l’association cycliste du secteur :J'ai failli percuter un saumon dans Petits agacements dans Petits agacements
Ce matin, grâce à une partie particulièrement tordue, pour ne pas dire vicieuse, de l’aménagement cyclable le long du tram T2 Pont de Bezons -> La Défense, bien que roulant à vitesse réduite j’ai failli emplafonner un saumon (cycliste roulant à contre-sens) qui s’est retrouvé sur la chaussée, heureusement dégagée :
 
saumon
  1. En vert, trajet prévu par les con-cepteurs de l’aménagement cyclable… suicidaire lorsque le feu voitures est vert car il n’y a aucune insertion sécurisée (fusse par un symbolique trait de peinture) sur la 2 voies
  2. On ne peut pas non plus « biaiser » via le passage piéton contigu, sévèrement défendu par les 2 potelets (ou trottoir à sauter sans heurter la poubelle)
  3. En rouge, trajet que les cyclistes empruntent donc lorsque le feu est vert sur la D992… pour se retrouver derrière la « sucette » publicitaire… qui occulte complètement la vue sur la bande cyclable sur trottoir… par où arrivait « mon » saumon
  4. En bleu clair, le cycliste qui remontait la bande cyclable à contre-sens

comme dirait l’autre, on atteint un sacré niveau là !

Question bête : y aurait-il moyen de faire entendre raison à « qui de droit » afin que la sucette publicitaire soit supprimée ou  déplacée ? car je crains qu’un jour où l’autre, ça ne finisse par « cartonner » et qu’alors « on » dise « c’est la fatalité, et puis on sait bien que les cyclistes roulent n’importe comment. »

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Un magazine, un roman, deux témoignages

Posté par Jean-Jacques le 30 avril 2016

Voyage Fantastique en bicyclette de Paris à Lannemezan (65) effectué du 25 juillet au 2 août 1891 par Alcide Bouzigues, pharmacien parisien originaire de Lannemezan. Son récit, très agréable à lire car écrit avec un style fluide et vivant, fourmille d’informations et décrit bien non seulement le processus qui a amené ce notable à se lancer dans cette aventure, avec les moyens et dans les conditions de circulation de l’époque, mais aussi le voyage lui même. Une courte présentation de ce personnage : cliquer ici (citation : Lors du conseil de révision, il a été noté qu’il avait une faible constitution)

La course de Olivier Roche : roman (presque une « docu-fiction ») décrivant, par les yeux d’un « apache » parisien livreur de matelas à vélo devenu coureur cycliste à l’insu de son plein gré afin de fuir un caïd du « milieu » voulant lui faire la peau, l’ambiance des premiers et héroïques Tours de France. Une critique que j’approuve tout à fait : cliquer ici

Je pars demain d’Eric Fottorino : récit de sa préparation pour feu le Grand Prix cycliste du Midi Libre. Je n’ai pas accroché du tout sans pouvoir vraiment définir pourquoi. N’ayant pas pu finir ce bouquin, je suis bien content qu’il m’ait été prêté.

200, le vélo de route autrement : nouveau magazine trimestriel consacré au vélo tel que j’y pense, c’est à dire pas orienté compétition, donnant la part belle aux randonnées mais sans oublier le sport via des épreuves hors circuits traditionnels telle la Transcontinental Race. Depuis l’an dernier, il propose un Tour de France alternatif, le Love Tour 200 (200 faisant réf. au nombre de km généralement parcourus en une journée par les journalistes lors de leurs randonnées) élaboré par les lecteurs auquel tout un chacun (ou presque) peut participer. Cette année 2016, ce sera « Le Tour de Montcuq » dont j’aimerais bien faire l’étape du 10 juillet : Anus -> Chilleurs aux Bois.

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Boulogne Bill. – Chateauneuf en Thymerais (28)

Posté par Jean-Jacques le 3 avril 2016

Réveil un peu après 4h car j’aime bien prendre mon temps
Arrivée en gare du Nord vers 5h25
Arrivée au siège du CCBB pour 6h30 après avoir un peu galéré pour franchir la @?#§! cyclhostile porte de St Cloud puis trouver la rue Marcel Dassault qui amène pile au bon endroit
Rien de spécial à faire sinon papoter un peu avec les organisateurs, en buvant un café à la santé d’un ami n’ayant pas pu participer, puis partir droit sur Versailles
.
La route est très calme à ces heures, la pente menant à Versailles est régulière, seuls 2 cyclos sont partis presque en même temps et, à l’occasion d’une halte pour enlever mon coupe-vent, je me retrouve seul
A l’entrée de Versailles, je loupe la bifurcation vers Buc (avec la nuit, le balisage vert n’est pas très visible : il aurait du être doublé voire triplé pour offrir plus de surface et attirer l’œil). Donc demi-tour et j’accroche un grupetto qui avance sensiblement à mon rythme. Mais ils me larguent pendant que je m’arrête pour saluer la bande des Véliziens en haut de la montée de l’aqueduc
Je continuerai donc seul jusqu’au contrôle des étangs de Hollande et, le jour s’étant levé, le balisage est désormais bien visible
.
Je retrouve avec plaisir des routes ou des secteurs parcourus lors des balades « vélotaf » dans les environs ou de mes participations au Toboggan Meudonnais ou au Rallye Alex Singer, mais je suis bien content d’arriver aux fameux étangs où je retrouve 3 collègues de forum et où je remarque 2 randonneuses dont 1 Alex Singer (avec Guylène, ça devait faire 3 randonneuses au milieu de tous ces vélos sportifs) 
Le ravitaillement est copieux, varié et de qualité, avec mention spéciale aux succulentes oranges
Je repars vers Châteauneuf en suivant ou me faisant dépasser par de nombreux cyclos mais, du côté de l’Epinette, je continue dans le zag au lieu de tourner à droite dans le zig et je débouche sur la D71… dont je découvre bien vite qu’elle est sur l’itinéraire retour
.
Ayant la flemme de remonter le chemin un peu raviné que je viens de dévaler, je me dirige donc « à rebours » vers Châteauneuf, constatant que suivre un balisage « à l’envers » constitue une plaisante gymnastique cérébrale. De plus, les « montagnes russes » boisées entre Versailles et la sortie de la forêt de Rambouillet (sillonnée de chemins forestiers et pistes cyclables goudronnées) laissent place à une route qui serpente en fond de vallée (celle de l’Eure) dans un paysage normand alternant prairies, bois et champs
Mais bon, seul à nouveau bien évidemment, c’est usant, notamment lorsque après une longue côte je me retrouve sur un plateau monotone voué aux grandes exploitations sans doute céréalières
Un peu avant Châteauneuf, vers 11h30 ou 45 me semble-t-il, je commence à croiser des groupes de cyclos déjà sur le retour dont… 2 collègues de forum qui ont dû s’en frotter les yeux…
C’est avec soulagement que je vois se profiler le clocher de Châteauneuf, puis que j’engloutis le copieux plateau repas : :bravo: le CCBB
J’y retrouve 2 autres compagnons de forum qui partent avant moi… et vers 12h45 je me remets en route à nouveau seul, face au p’tit vent cette fois 
:pleure:
Je mouline donc stoïquement sur le plateau médian, voire le plus petit dans les côtes pourtant pas bien méchantes, jusqu’à ce que je rejoigne un groupe de cyclos de Gournay/Marne arrêtés pour je ne sais quelle raison
C’est avec eux, souvent derrière, parfois au milieu (notamment dans les côtes : c’est là qu’on voit la supériorité du moulinage sur le pédalage en force), que, dans le plaisir grégaire et le confort d’un peloton qui « coupe » le vent et donne le rythme, je rallie les étangs de Hollande pour le 2ème contrôle
Je commence quand même à en avoir plein les guibolles, le creux de mon coude gauche « tire », le cuissard long de mes débuts me rappelle qu’il semble être vraiment arrivé en bout de course et n’offre plus le même confort à mon séant… bref je m’attarde un peu trop et, du coup, c’est à nouveau seul que je repars
.
Et à Dampierre, en tournant à gauche vers Versailles, j’entends soudain un grand CLACTACLANG !! Guylène se bloque quasiment : c’est la roue arrière ! Je crains un pb de casse de chaîne, d’axe, de moyeu, avant de découvrir que c’est un rayon qui a cédé au niveau de l’écrou de fixation à la jante. Comme c’est une roue à tendance sportive, il y a peu de rayons et elle a pris immédiatement un voile monstrueux
Déconnexion du frein, démontage de la roue, ligature du rayon, démontage du garde-boue (qui devait être changé), remontage et c’est avec un vélo qui roule (ouf !) sans frein Ar, avec une roue écrivant ~~~~ sur la route, telle celle d’un vélo de supermarché voué à la déchetterie ou aux P.A. sur LBC, que j’arrive précautionneusement sous une fine pluie à la gare de St Rémy-les-Chevreuses où un RER n’attendait que moi pour partir nach gross Paris
.
Bref, je suis un peu dégoûté de cette fin prématurée : j’aurais bien aimé essayer d’arriver (même hors délais) malgré le vent et le dénivelé (le brevet de 200km Noisiel me paraît moins dur ?)
Content malgré tout car en dépit de sa difficulté la rando est agréable (au moins jusqu’à Villiers le Morhiers), les participants sont sympa, l’organisation au top et, en comptant Gare du Nord-> Boulogne, je ne dois pas être loin des 180 voire 200km (au lieu des 220 prévus)
.
Et je n’ai même pas bien dormi la nuit suivante 
.

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