Présentation

Posté par meisseljj le 29 décembre 2009

L'aspect félin du cycliste

Vous êtes déjà venu ?  les nouvelles fraîches sont :

  • dans la marge à droite en rubrique  »derniers articles », par ordre croissant d’ancienneté (le plus récent en tête donc)
  • ou juste ci-dessous en faisant déflier cette page avec la molette de votre mulot (des champs) ou souris (des villes).

RAPPEL : pour afficher en plein écran les magnifiques photos qui émaillent ce blog, cliquer dessus puis, pour les quitter, utiliser la flêche de navigation internet « page Précédente »  (le X en haut à droite fait quitter le blog et c’est vraiment dommage)

Vous découvrez ce magnifique blog ? voici la présentation : 

Et bien voilà, je cède à l’affectueuse et insistante pression de mon entourage familial - enfin, d’au moins un de ses membres parmi les plus proches – et me lance dans le blogging blogage (?) pour exposer mes états d’âme et aventures ou péripéties diverses de cycliste au quotidien.

Pour ma vie privée, vous repasserez : elle reste privée.

Bon, il me reste à me familiariser avec ce truc pour créer des catégories, publier des articles, insérer des photos… en attendant je vais déjeuner : bon appétit ! 

De retour avec un cerveau approvisionné en calories, je remarque que le titre de mon blog est trompeur puisque en fait j’en suis à 4 vélos (à ce jour) :

  • Un Riverside 320 (Décathlon) cadre mixte sauvé de l’oubli et la décrépitude au fond d’une cave – don familial
  • Un Thomann cadre masculin de la seconde moitié du XXème siècle (marque française – Nanterre) – don d’un vélotaffeur (voir lexique) déjà possesseur d’une dizaine de vélos et qui devait « faire de la place »
  • Un p’tit vélo pour mon p’tit Rayan (7ans) – don familial – à remplacer par un à sa taille lorsqu’il aura vaincu sa peur d’apprendre à en faire
  • Un Talbot des années 70-80, cadre dit mixte ou féminin avec guidon surbaissé, acheté au dépot-vente tout proche (20 € – en presque parfait état de marche)

… mais je garde ce titre car il est possible qu’avec vélo plutôt que « cycliste », ce blog soit plus souvent repéré par les moteurs de recherche.

Comment ça je manque de modestie ? ben un blog, c’est bien fait pour être connu non ? et à travers moi, c’est le vélo au quotidien que je veux promouvoir !

YES YOU CAN !

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Boucle « nord de la Côte d’Or » – histoire et paysages

Posté par meisseljj le 30 mars 2012

29-12-2011 – Bon ben voila, c’est les fêtes de fin d’année, bientôt la période des bonnes résolutions…

Alors voici mon cadeau pour 2012 : proposition d’idée d’ébauche de suggestion d’itinéraire d’une boucle dijonnaise pour le printemps 2012 !!

Dijon > Lantenay (site de la Combe Arvaux dite aux Mammouths) > St Germain Source Seine (source de la Seine) > Echalot > Aignay le Duc > Beaulieu > Chatillon sur Seine (haut lieu du sur-mesure cycliste artisanal) > Cruzy le Chatel et Ancy le Franc (j’aime bien ces noms) > Asnières en Montagne (pour les parisiens) > Alise Ste Reine (site d’Alésia, historiens trolleurs s’abstenir) > Dijon

D’après Viamichelin option vélo : aux alentours de 230km soit une moyenne de 57km/ jour sur 4 jours (ponts du 1er mai du 28-04 au 01-05 ou de l’Ascension du 17 au 20-05) qui devrait laisser un peu de temps, si on ne traine pas à se mettre en route le matin, pour de la découverte pédestre (via ferrata de la Combe aux Mammouths), des visites (par exemple d’atelier d’artisan cadreur), etc.

S’il faut faire ce circuit sur 3 jours, on le raccourcira afin de rester dans l’esprit « balade » 

Donc les propositions, conseils, etc. en tous genres des régionaux sont les bienvenus (campings, routes à éviter ou au contraire à prendre, points de ravitaillement, autre itinéraire)

Pour la météo, j’en fait mon affaire dès que j’aurai pu prendre une grenouille en otage

O2-O1-2012 – les principaux points d’intérêt que j’ai relevés :

1er jour

  • Lantenay : Combe Arvaux (accès par Pasques) dite Combe aux Mammouths, en référence aux formes des rochers de ses falaises 
  • Baulme la Roche (près de Lantenay et Pasques) : site de parapente et deltaplane, voie romaine sur les falaises
  • Champagny (à 3 km au nord de St Seine) : école-musée ouvert(e) le 17
  • St Seine l’Abbaye 1ère ville-étape : 2 circuits de découverte du parc Eolien et des paysages (circuits Tramontane 15km et Foehn 32km) à parcourir à VTT, mais peut-être aussi en vélo de route à pneus pas trop fins ? Camping municipal: ouvert, tarif 2011 : nuitée à 5,20€ (adulte 2,70€ + 2,50€ électricité)

2ème jour

  • St Germain Source Seine : source de la Seine. A 5km, lavoir du XIXème (point de départ du circuit des lavoirs)
  • Salives (en allant vers Grancey le Château) : autre lavoir remarquable du XIXème au pied d’une falaise, donjon de l’an Mil et remparts du XVème 
  • Grancey le Château 2ème ville-étape : village médiéval sur un éperon rocheux (comme Venasque-84 ?) porte fortifiée du XIIIème. Hébergement, ça va être chaud (façon de parler !)  : camping municipal fermé et gîte pour groupes complet 
  • Dernière info, la réponse de la mairie de Grancey le Château à mon appel au secours : « Recontactez-nous si vous ne trouvez rien 15 jours environ avant votre venue et on trouvera sûrement pour vous dépanner. »

3ème jour

  • Beneuvre (en allant vers Chatillon) : table d’orientation du Mt Aigu, sur la ligne de partage des eaux atlantique/méditerranée. Ascension uniquement si la route est ouverte en raison de l’altitude et des risques de chutes de neige si le printemps s’avère frais
  • Chatillon sur Seine : visite à un artisan cadreur spécialiste du vélo sur mesure, ville du crémant de bourgogne, musée du Pays du Chatillonnais et Trésor de Vix (non, ce n’est pas ce que Jess a récemment oublié dans le RER)
  • Ste Colombe sur Seine (en allant vers Marcenay) : important ouvrage hydraulique, seul vestige d’une des 1ères usines modernes à l’anglaise (1770)
  • Marcenay 3ème ville-étape : près d’un vaste plan d’eau, haut-fourneau de 1742 qui fournissait en fonte les forges de la région, et Maison du Terroir : artisans et artistes locaux camping ouvert (à partir du 01-05) nuitée : env. 5-6 €

4ème jour


08-03-2012 – Précisions logistiques (merci aux « locaux » : Christine et Quentin) :

Recommandations vélo : rien de particulier, c’est vallonné sans être incroyable, donc un vélo « normal » (mais bien roulant) fera l’affaire.
Début du week end : Jeudi 17 Mai - RdV en gare de Dijon vers 10h30 
(départ Paris bercy > 7h38 - départ de Lyon > 7h20 - départ de Grenoble la veille au soir pour lyon puis départ de lyon à 7h20 avec les lyonnais)
Fin du We : Dimanche 20 Mai - Gare de Montbard 17h30 
(départ pour Paris bercy > 18h06 - départ pour Lyon part dieu et grenoble > 17h53)
Particularités : Attention, le nord côte d’or est un « désert » : les campings/ points de ravitaillements/ bars sont rares (voire inexistants). Prévoir chèques et liquide.
Alimentation et camping :

Jour 1 jeudi férié, Dijon -> Saint Seine l’Abbaye : 
camping avec électricité - petit casino ouvert le jeudi matin - boulangerie fermée l’après midi (pour le vendredi matin : en cours de vérification)

Jour 2 vendredi, St Seine l’Abbaye -> Grancey le Chateau : 
à St Seine l’Abbaye : petit casino ouvert le matin de 8h30 à 12h (mais on sera partis avant 12h)
camping à Grancey le Château : ouvert pour nous mais sans eau chaude ni électricité.
attention ni boulangerie ni commerce de St Seine l’Abbaye à Chatillon : le coeur de la haute Côte d’or, la France profonde quoi

Jour 3 samedi Grancey -> Marcenay : 
Passage samedi après midi par Chatillon sur Seine : intermarché, boulangeries, bars. faire les courses pour le soir + lendemain
camping à Marcenay (15 km de Chatillon) : electricité, salle couverte de lecture… le grand luxe quoi

Jour 4 dimanche Marcenay -> Montbard : 
passage par Luceney le Duc au km 34 : boulangerie (en cours de vérification)
passage par Alise Ste Reine (Alesia) au km 47 : au muséoparc, sandwicherie de 11h à 15h et restaurant (« pause gourmande » après 14h) jusqu’à 16H30
au km 50 (après le déjeuner) passage par Venarey : aucune boulangerie ouverte après 13h et super U fermé le dimanche. 

Fin à Montbard : dimanche soir tout est fermé sauf le bar/ hotel en face de la gare

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Ludions par vaux et plateaux

Posté par meisseljj le 1 novembre 2011

La balade « Ludions par vaux et plateaux » commence pour moi un peu avant 7h quand, ayant oublié de le faire la veille, je sors tirer quelques billets du DAB de mon secteur… qui s’avère vide ! « On » m’en voudrait ? La petite balade pédestre jusqu’au centre-ville me permet de constater que les voitures sont couvertes d’une couche non pas de givre mais de glace : ça donne le ton, hivernal, du départ.

Bien que non sponsorisé (à mon grand regret) c’est vêtu de ma tenue DKT hivernale (blouson membrané et cuissard long à bretelles) que j’arrive à peu près à l’heure au pied de la statue de Charlemagne devant N.D. de Paris où m’attendent Arofarn, Ensellecowboy et Satory notre G.O.

Nous enquillons la montée de la rue St Jacques, puis la N20 pour rejoindre le château de Sceaux noyé dans la brume. Nous y retrouvons MichelH et un sympathique ami. (dont je n’ai pas retenu le prénom)

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La balade commence vraiment. Après avoir traversé un petit bout du vaste parc, la longue montée le long l’arboretum de la Vallée aux Loups à Châtenay-Malabry nous donne un avant-goût de ce qui nous attend. Heureusement, après la traversée de la forêt de Verrières puis la descente d’un beau toboggan bétonné la route redevient plane, puis serpente en corniche surplombant une vallée semble-t-il, mais la brume tenace ne nous en laisse rien voir. Nous remarquns tout de même l’entrée de la maison littéraire de Victor Hugo, « Les Roches ».

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La route plonge ensuite dans le creux de la jolie vallée de La Bièvre d’où il faudra ressortir en montant vers le plateau de Saclay par une belle route en pente bien raide… où je mets pied à terre au milieu pour faire une pause salvatrice. Ce n’est pas le cas du TGV du club de Triathlon qui nous dépasse en trombe au moment où nous débouchons sur le plateau. « Pile à l’heure » nous informe Satory qui les a rencontrés lors de ses 2 repérages.

Le temps est calme, pourtant un petit courant d’air souffle quand même sur ce plateau. L’horizon se perd dans le brouillard, Satory nous parle tours d’essais de boosters pour fusées, CEA, accélérateur de particules (qui aurait été bien utile dans la côte que nous avons gravie), polytechnique, etc. Après quelques zigzags nous arrivons au rond-point du Christ de Saclay où nous attend une flamboyante Jess en polaire rouge vif et casque boule Girly au possible : un vrai chaperon rouge ! Mais le loup aurait du mal à la coincer : sur son CRS à éclairage teuton (nabendynamo, taglicht, standlicht) et grâce à sa toute nouvelle cassette 11×32 elle prend la tête de la troupe en compagnie de Satory.

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Nous roulons entre l’étang vieux et l’étang de Saclay sur une route en jetée. Sur la partie droite, une compagnie d’oies (ou de canards vraiment balaises) semble attendre le soleil pour prendre son envol vers des cieux plus cléments.

Nous arrivons enfin, toujours dans la brume, dans des contrées plus verdoyantes et vallonnées, mais sans excès. Un café providentiellement ouvert à l’entrée de St Rémy les Chevreuses nous permet une bienvenue et agréable pause café-chocolat chauds, renouant ainsi avec l’esprit de la halte au « Bienvenu » du « 100 bornes de chez Gégène » en février 2010, la pluie et le vent en moins.

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C’est l’occasion de faire un point sur la route qu’il nous reste à parcourir, parler relief de la région, évoquer le destin tragique et bétonné de la Bièvre dont le nom aurait donné le nom anglais du castor, découvrir un magnifique carreau de céramique illustré judicieusement placé au dessus des WC afin de rappeler avec un humour… comment dire… très franco-français, à Messieurs les Hommes qu’il faut viser avant d’œuvrer en position debout : subliminalement parlant, cela pourrait inciter les plus réceptifs à s’asseoir …

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Un fois sortis, nous découvrons que le soleil semble vouloir se décider à percer la couche de grisaille et c’est le cœur joyeux que nous pédalons vers le château de Breteuil sur une piste cyclable… très moyenne, après avoir salué Arofarn parti réguler le bon fonctionnement des réseaux d’eaux de ruissellement franciliens. Nous verrons d’abord de l’autre côté de la vallée le Château de la Madeleine avant de nous engager, sur la gauche, dans la montée vers le plateau en direction de Choisel. Au pied de cette montée, 2ème vraie difficulté de la balade, nous passons devant les anciens locaux de la « pompe à incendie » puis la clairière de la fontaine St Paul.

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Arrivés au sommet, nous faisons une pause bien méritée qui se prolonge un peu à cause de la crevaison de mon pneu AR. Après épilation des éclats de silex et vérification que l’intérieur est nickel, je monte la CAA de secours et la gonfle à l’aide de ma pompe CVFM en carbone (39g) sortie comme par magie de la sacoche de guidon, suscitant l’admiration (enfin !) de mes comparses.

A partir de là, la route qui nous mène au château de Breteuil puis au lieu du pique-nique est un vrai régal et le plaisir que l’on éprouve à la parcourir est accentué par la douce lumière du soleil automnal qui perce enfin.

Le grand soleil enfin arrivé, nous pique-niquons dans la forêt de Rambouillet aux Vaux de Cernay un peu à l’écart d’une route pas encore fréquentée par les meutes de motards : c’est quand le soleil sera vraiment bien installé que nous en verrons quelques uns. En revanche, de nombreux cyclistes, dont certains remarquablement bariolés de manière uniforme, assurent le spectacle.

Nouvelle discussion au cours de laquelle Jess avoue avoir hésité avant de renoncer à emmener un morceau d’andouille de Guéméné (parce qu’il y en aurait quelques unes autour de la table ?) Satory nous parle de GPS ellipsoïde (ou un truc du genre, une histoire de rotondité qui n’a rien de sexy). Nous trinquons grâce et à la santé d’Oliver Pool en débouchant sa bouteille de Leffe que j’avais conservée du vélopot à la Bibliothèque Nationale, dégustons la salade nordique de pomme de terre au haddock fumé préparée par Satory, résistons aux attaques de glands : sois rassuré(e) ami(e) lecteur(trice) ce ne sont pas des scootards ou scooteurs en furie, mais ceux qui tombent des chênes qui surplombent la table.

Nous repartons vers St Rémy en faisant une boucle passant par Auffargis qui, après une montée sinueuse et encaissée à l’abri d’une glissière de sécurité en béton, nous fera emprunter une belle voie mixte piétons-vélos, la piste des Maréchaux (rien à voir avec son homologue parisienne) d’abord rectiligne à travers champs, puis sinueuse et couverte d’un tapis de feuille dorées à travers bois. Elle longe parfois le bord escarpé d’une vallée, notamment une ancienne carrière reconquise par la végétation.

Après une courte pause devant le château de Dampierre (merci Jess) le groupe se scinde en deux groupes égaux : Jess, MichelH et son ami rentrent en RER, Ensellecowboy, Satory et moi continuons vers la montée des 17 tournants, Guyancourt, Versailles, etc.

La montée des 17 tournants – qui n’en compte que 15 – n’est pas très longue (un peu plus d’1 km) mais me rappelle certaines routes montant vers les crêtes des Vosges. Au passage, je remarque que la borne kilométrique au pied de la montée porte le chiffre 17 : lui aurait-elle donné son nom ?

Je réussis à grimper d’une traite, Ensellecowboy dans ma roue… Satory, avec son démoralisant air de rien, nous a collé comme d’hab. 200m dans la vue et mouline au ralenti en attendant qu’on le rejoigne. Puis nous bifurquons à droite afin de voir de près, et d’en haut, le château de La Madeleine qui nous offre une vue panoramique sur la vallée de Chevreuse.

Ensuite, nous traversons l’extrémité occidentale du plateau de Saclay que nous quittons en plongeant dans une route sans issue… et pour cause : dans le bas d’un sévère raidillon, une rangée de bons gros séparateurs de chaussée en béton (vous savez, pour les travaux longs et lourds) forme une barrière que l’on ne peut franchir qu’en roulant tout près du bas côté ! J’imagine la scène de nuit, heureusement ils sont blancs !

Pour remonter (ça vous étonne encore ?) de l’autre côté du val, nouvelle côte au pourcentage respectable. Je crois aussi que la fatigue commence à se faire sentir. J’y mets pieds à terre pour franchir les 2 derniers virages en poussant N°1. Nous arrivons en vue de Guyancourt et de « la ruche », c’est-à-dire l’immense technocentre Renault (vous savez, celui de la pub où les ingénieurs se penchent sur l’origine d’un boulon tombé d’une voiture pendant une révision)

Nous traversons la calme et caste zone du camp militaire de Satory (ce nom me dit quelque chose) où nous sommes dépassés par la berlinette Renault jaune vif que nous avions croisée peu de temps avant. En coupant par une Z30 dans des casernements de gendarmerie, n’ayant pas encore sombré dans une semi-inconscience robotisée (pédaler… pédaler… plutôt mourir qu’abandonner) j’ai la lucidité de remarquer un agréable syndrome hellbornien.

Nous arrivons à Versailles, passons au pied de la gare eifelienne puis de l’Hôtel de Ville en travaux (très belle bâche) et en sortons par une piste cyclable aussi raide, si ce n’est plus, que les pentes d’accès au Tunnel du Bois Clair, sur la Voie Verte Chalon/Saône -> Mâcon. Comme c’est visiblement la seule place qui restait après le tracé de la 2×4 voies que l’on surplombe, le cycliste de base fait comme moi : pieds à terre et merci quand même. Mais c’est la seule façon de rejoindre Paris sans avoir à se battre encore contre du relief : on a eu notre dose (moi c’est sûr !)

Puis c’est la rencontre des sympathiques Vélizienne et Houarn et de deux gnomesses pleines de vie au pied de magnifiques cèdres : avec celui de Meudon la Forêt, il semble que ce soit l’arbre symbole du coin ! Petit papotage puis c’est reparti face au petit vent frisquet qui joue désormais contre nous.

Après être passés devant cet autre temple de la technologie qu’est le siège de Bouygues télécom, nous prenons malgré tout le temps de contempler Paris depuis la trouée de la côte de Chatillon en travaux pour cause de tramway, une dernière photo d’une curiosité architecturale locale et c’est la plongée vers la porte d’Orléans où nous arrivons à 18h50.

Un grand merci à Satory ainsi qu’à ceux qui m’ont attendu lorsque je trainais pour prendre un cliché. Quant aux étangs de François Hollande ils n’ont qu’à bien se tenir : je suis sûr qu’ils seront le but d’une autre randonnée.

Au final, voici le parcours définitif

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La Maison du Vélo à Paris

Posté par meisseljj le 18 septembre 2011

Eh bien ça y est, depuis le temps que les associations cyclistes la demandaient, elle vient d’ouvrir ses portes hier, samedi 17 septembre 2011 : la Maison parisienne du Vélo : http://www.paris.fr/accueil/Portal.lut?page_id=1&document_type_id=7&document_id=105475&portlet_id=24052

 A deux pas de La Bastille, c’est un ancien local appartenant à la Ville qui avait été laissé à l’abandon (à ce qu’il me semblait) encombré de vélos « Ville de Paris », ancêtres du moderne Vélib’

 Trois associations étaient porteuses du projet :

  1. MDB Ile de France,
  2. AICV (animation, insertion, culture et vélo)
  3. et Vélorution!

Pour ce que j’en ai vu, le résultat est séduisant :

  1. un assez vaste hall d’accueil,
  2. sur la gauche une (ou deux ? j’ai un doute rétrospectif) petite salle servant de bureau
  3. et, au fond, un atelier bien équipé.

Il me semble cependant qu’on est relativement loin de ce qu’offre la maison toulousaine du vélo : je vérifierai cela cet hiver en descendant dans les Hautes-Pyrénées.  Mais bon, ne faisons pas la fine bouche : elle a le mérite d’exister

 Pour cette inauguration, qui coïncidait avec la fête du vélo et des déplacements doux (on dit « actifs » désormais) je me suis bien amusé grâce aux animations proposées dans le village du vélo :

  • quiz proposé par l’association Réseau vert (j’ai échoué de peu)
  • et surtout essai de drôles de machines roulantes avec, par ordre d’essai et d’apparition sur Terre :

A- tout d’abord cette réplique de vélocipède de la fin du 19ème siècle :

p1709111840.jpg étant trop grand pour la taille du cadre, mes genoux touchaient le guidon ce qui n’a pas aidé à la maîtrise de cet engin avec lequel, en son temps, un cycliste a réussi à faire Paris -> Avignon en 7 jours ! Un vrai vélocipède restauré, avec plaque du fabricant parisien, était également exposé : du beau travail de charonnerie.

B- puis cet amusant mariage de roller/planche à roulettes et monocycle, en provenance directe des années 70 :

p1709111846.jpgavec lequel j’ai assez vite réussi à rouler et même tenté de tourner : 1/2h de plus et j’étais prêt à sillonner les rues parisiennes !

C- enfin, ce handibike couché, financé par la vente des bouchons plastiques de bouteille, que j’ai regretté de ne pas pouvoir tester sur plus de quelques mètres car c’était l’heure de fermeture

p1709111902.jpgimpressionnant d’efficacité, hormis en virages : ça braque trèèès laaarge (les aménagements cyclables tortueux que l’on rencontre trop souvent ne sont pas faits pour lui) les extrémités des manivelles me rapaient le dessus des cuisses et la roue avant venait frotter contre l’intérieur de mes jambes

Je tais pudiquement mes lamentables tentatives de monocycle pour lesquelles, heureusement il n’y a aucun témoin de ma connaissance ni trace photographique

 

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Découverte du Morvan et du Nivernais

Posté par meisseljj le 13 juillet 2011

Pour ce pont de 4 jours du 14 juillet 2011, qui s’annonçait radieux mais que les prévisions météo nuancent de plus en plus, j’avais prévu de faire une boucle cyclotouristique de découverte du Nivernais et du Morvan : Auxerre > Panneçot (par la voie verte le long du canal du Nivernais) > lac-réservoir de Pannecière-Chaumard > lac des Settons > Saulieu > Montbard

Compte tenu des prévisions météo justement (précipitations et vents)  j’ai décidé d’inverser le sens de ce parcours qui devient « découverte du Morvan puis du Nivernais » afin de commencer par la traversée du Morvan, qui promet d’être « vallonnée », et finir par la voie verte car j’en aurai peut-être plein les guibolles, qui plus est sous la pluie ou les averses depuis la veille !

Les liens vers les 4 étapes :

Revue des troupes :

  • carte routière régionale du Bibendum indéchirable et insensible à la pluie ? oui
  • de quoi manger demain (déjeuner et dîner) car on sait jamais dans ces contrées reculées de province un 14 juillet ? oui (fruits et fromage inclus) manque plus qu’un ou deux paquets de biscuits secs pour pauses énergétiques et un pain
  • flacon de gel douche/schampoing/lessive/liquide-vaisselle/savon pour les mains ? oui
  • paquet de lingettes humides/PQ parce que ça essuie mieux que du simple papier et que j’aime avoir le fondement qui brille tel une LED de phare performant ? oui
  • billet pour le TER Paris-Bercy -> Montbard de demain matin 7h20 ? ce soir en sortant du boulot
  • carte de réduction Bourgogne Liberté ? oui, achetée avant-hier, rangée dans la sacoche de guidon (= 50% de réduc’, y compris depuis ou vers Paris !)
  • préparation bagages et vélo ? ce soir avant de dormir, en essayant d’alléger car je suis tendance CULTE (Cyclocampeur Ultra Lourd et TEtu) certain(e)s cyclocampeurs(euses) de ma connaissance adeptes du voyager léger estimant d’ailleurs qu’il y a des coups de pied au culte qui se perdent…
  • vélo à démonter et emballer ? non car il voyagera entier, pas comme dans le TGV, merci le TER ! “TER, le train qui va vous plaire !”
  • billet SNCF La Barre-Ormesson – Paris-Nord ? en sortant du boulot ou à Paris-Bercy car Enghien – Paris par la route c’est pas top quand on est chargé

Compte-rendu un peu tardif (nous sommes le 26-09 !) sans photo car mon fidèle  »smartphone » commençait à donner des signes de fatigue côté APN :La route de Montbard à Saulieu, large et sans difficulté, est aisément parcourue. J’y traîne d’autant moins que, passé Semur en Auxois où je me suis arrêté pour acheter du pain, sur les bas côtés quelques stèles composées d’une photo et de fleurs parfois défraîchies laissent deviner que pour certain(e)s la vie n’a pas été un long fleuve tranquille. Heureusement les quelques voitures qui me dépassent le font largement et je ne me suis jamais senti en danger.Arrivé à Saulieu, je passe devant un joli restaurant accueillant mais complet : tant pis, je déjeunerai donc sur un muret au soleil du repas froid que j’avais prévu.

Rassasié, je trouve sans peine la route du lac des Settons. Elle monte mais pas trop, me fait parfois le plaisir de redescendre pour mieux monter à nouveau : visiblement, je me dirige vers une sorte de château d’eau naturel. Je longe des plantations du Père Noël : une partie des sapins serrés les uns contre les autres se retrouvera sans doute en Ile de France, perpétuant en quelque sorte la tradition abandonnée du flottage du bois de chauffage vers Paris.

Le paysage est très vert : bois, forêts, quelques prairies et peu de voitures viennent troubler ma balade.

Après une ou deux pentes un peu plus raides que les autres, il me semble d’ailleurs qu’elles ne sont pas forcément là où la carte les indique, j’arrive en vue du lac des Settons et, un peu fatigué je le reconnais, je m’arrête dans le 1er camping venu. C’est le camping de la plage, un *** avec piscine au bord du lac, quasi complet : le placier (quel luxe !) m’indique mon emplacement où je m’installe rapidement.

Comme il est relativement tôt, après m’être reposé je décide de partir faire une boucle afin de découvrir le saut de Gouloux (via les hameaux ou lieux-dits Petit Jean et Le Gros Louis) : un petit cours d’eau, le Caillot, y saute une faille rocheuse et le bassin au pied de la cascade servait de lieu de stockage pour le bois de flottage. Un parcours pédagogique explique très bien tout ça et un peu plus même. C’est aussi à Gouloux que l’on trouve u sabotier, dont je n’ai pas visité l’atelier. Au retour, je passe devant un camping municipal qui me semble bien plus sympathique que le *** où je me suis installé sans trop réfléchir.

De retour au camping, après dîner et une promenade pédestre, je passe une fraîche et bonne nuit malgré le bruit que font les voisins : vive les petits campings d’habitués couche-tôt !

Au réveil vers 7h, la tente et l’herbe sont couvertes d’une telle quantité de rosée qu’on pourrait croire au déclenchement nocturne d’un arrosage automatique. Je prends donc tout mon temps pour me préparer afin de laisser la tente sêcher avant de la plier.

Je pars en empruntant la sinueuse route touristique sud, très agréable qui longe sous les arbres la rive du lac. Je la quitte pour monter vers La Gutteleau. De là une looongue descente me mène rapidement au pied d’Ouroux en Morvan, joli village qui surplombe le lac de Pannecière et fut un des hauts lieux de la Résistance pendant la 2de Guerre mondiale.

à suivre…

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Tour de France : combien ça coûte ?

Posté par meisseljj le 29 juin 2011

Vous vous êtes sans doute déjà demandé « mais combien coûte le Tour aux villes qui l’accueillent ? »

 Lecteurs privilégiés de ce blog, voici une partie de la réponse :

Lettre d’information de La Gazette des Communes :  Le Tour de France, un coût mais aussi un agent de tourisme pour les collectivités locales  Par A. l’AFP – Publié le 28/06/2011dans : France 

Les collectivités locales accueillant le Tour de France doivent s’acquitter d’un prix qui correspond à un ticket d’entrée auprès de la société organisatrice (ASO), auquel s’ajoutent des frais et des dépenses annexes. 

Coût pour une ville de départ d’étape en ligne, de prologue ou de montagne et pour une ville d’arrivée : 

  • Le ticket d’entrée est un « package » que supportent la ville de départ et la ville d’arrivée à chaque étape. 
  • Il est d’environ 150.000 euros hors taxes. 
  • La ville d’arrivée de l’étape supporte 60%, soit 90.000, 
  • et la ville de départ 40% (60.000 euros). 

 Coût pour une ville de repos : 

  • Le ticket d’entrée est identique: environ 150.000 euros hors taxes. 

Coût pour une ville de grand départ : 

  • Le montant varie entre 2 et 10 millions d’euros hors taxes. Il est fonction du lieu, selon que le top départ a lieu en France ou à l’étranger. 
  • La ville de Londres d’où était partie la Grande Boucle en 2007 avait versé 10 millions d’euros à ASO. Elle avait multiplié son investissement par près de 12. 

Toutes les villes d’étape du Tour doivent effectuer des aménagements et entretenir l’infrastructure routière et les parkings d’étapes. 

Elles doivent fournir des barrières pour les deux derniers kilomètres de la course, mettre à disposition des locaux suffisamment spacieux pour installer une salle de presse pouvant accueillir 450 journalistes de presse écrite. 

Elles doivent enfin s’occuper de nettoyer les lieux après le passage de la Caravane du Tour.

Mastodonte publicitaire – Des expositions, concerts ou diverses animations sont aussi organisés aux frais des municipalités. 

Pour les trois jours de course passés sur les routes de Côte d’Armor, l’enveloppe totale consacrée par les collectivités concernées atteint près de 620.000 euros.  La facture de la ville de l’Alpe d’Huez, qui accueille l’arrivée de la 19e étape le 22 juillet, sera de 280.000 euros. 

Mais pour les collectivités, ces dépenses sont infimes comparé aux retombées économiques du Tour, véritable mastodonte publicitaire car il est diffusé dans plus de 190 pays. Le Tour est aussi un « agent de tourisme » pour les régions traversées et permet au commerce local (restauration, hôtellerie…) d’accroître son activité lors de son passage. 

Environ 250 villes se portent candidates auprès des services du Tour pour accueillir une étape chaque année.

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Enghien Dieppe et retour en cyclocamping

Posté par meisseljj le 10 juin 2011

« A chacun son Everest » comme le dit une célèbre association. Le mien, c’était de faire Enghien > Dieppe et retour en cyclo-camping et autonomie totale.

Après avoir reconnu le trajet Enghien > Beauvoir-en-Lyons, tout près de Forges-les-Eaux, je suis fin prêt et la météo aussi en ce week-end de l’Ascension. Comme à mon habitude, je me lève tôt et c’est avec 20mn d’avance que je me pointe à la gare afin de prendre le train pour Méry-sur-Oise. J’hésite quelques instants avant de me dire qu’après tout, n’ayant pas à faire l’aller et retour dans la journée, je peux bien partir à vélo.

Bonne surprise, les portions de chaussée les plus dégradées par les deux derniers hivers semblent avoir été refaites et je peux rouler sans ennui jusqu’à Méry-sur-Oise puis Auvers où je coupe à droite après le pont sur l’Oise afin d’éviter une première bosse : je ne roule pas à vide !

Dans la vallée du Sausseron, 1ère pause pour remplacer par un léger polo à manches longues la veste membranée qui me tient trop chaud. Un cycliste passe devant moi. C’est dans la longue montée après le hameau de Messelan que je le rattrape et dépasse, un peu étonné. Puis en débouchant sur le plateau du Vexin, je vois sur le bas côté une feuille morte ou un chiffon agité par le vent. Ah non ! C’est un petit écureuil roux qui ne détale que lorsque j’arrive à sa hauteur. Sympa !

A l’entrée de Berville, je consulte ma carte routière pour vérifier si, en tournant à droite, je peux rejoindre facilement la D923 afin d’éviter la montée plutôt raide vers le centre du village. Au moment où je remonte en selle un cycliste me double en s’excusant de m’avoir éventuellement gêné. La route part en légère montée plus ou moins face au vent et il me largue sans peine. Ce n’est que bien plus loin, vent dans le dos en direction de Gisors, que je le double à mon tour avec un joyeux « Bonne balade ! », un peu revanchard je le reconnais (je sais, c’est pas bien… mais ça fait du bien !).

Arrivé à Gisors, après une pause expresso, je décide de passer par la D14. D’après ma carte, elle semble touristique puisque bordée d’un trait vert. Bof… Mais après un bref mais sévère raidillon, le franchissement du plateau vers la D17 et le val de la Lévrière me donne l’occasion de constater les dégâts de la sècheresse : certains champs, comme éclaboussés d’eau de javel, sont mités par de grandes tâches jaunâtres de végétation qui aura du mal à arriver à maturité.

Je fais ma pause déjeuné à Bézu-la-Forêt, minuscule village dont je n’avais pas remarqué la beauté lors de mon précédent passage.

Un peu avant, j’ai eu une petite frayeur. Après une pause pipi, j’entends « psschhh… » en repartant. Je maudis le mauvais sort, pensant devoir défaire les bagages afin de pouvoir retourner le vélo pour réparer la crevaison. Heureusement, au premier coup de frein, « pschitt ! » la feuille morte coincée dans le frein avant s’éjecte. Je poursuis alors ma route en souriant car j’ai en tête la scène de la fausse crevaison collective dans « La vache et le prisonnier ».

Le ventre plein sans excès, je rejoins la forêt de Lyons par de petites routes calmes. Je passe devant un panneau indiquant « la panne » puis un autre, « la grande panne »… en fait, pas de mauvais présages, juste deux fermes dont l’une est nettement plus imposante que l’autre. Après la ferme musée de Rome, je tourne à droite dans le rue de la Source d’où j’ai une belle vue sur la haute futaie de la forêt. Je n’ai plus aucun doute lorsque j’arrive rapidement devant le chemin forestier qui, lors de ma reconnaissance, m’avait conduit à la fameuse source avant de m’égarer quelque peu en hors piste.

Je débouche sur une route forestière, prends à gauche puis de suite à droite et… ouch ! Je ne me rappelais pas ce petit raidillon dissimulé dans l’ombre : très bref mais dur à passer car j’arrive dessus quasiment sans élan. J’enchaîne avec une dernière route forestière avant de déboucher sur la petite D241 qui monte vers Beauvoir-en-Lyons.

Arrivé à la hauteur du panneau « arbre remarquable – hêtre de la Bunodière » je décide d’aller y voir de plus près puisque, après tout, j’ai le temps. Je m’engage donc à vélo sur un sentier, plutôt une sente que ronces et orties commencent à envahir faute d’entretien et/ou de passage. Je fais demi-tour lorsque je constate que les hêtres en question, des hêtres « pied d’éléphant », mutation génétique spécifique à ces arbres hauts-normands, ressemblent fort à ceux que l’on voit en forêt de Halatte par exemple et que celui de « La Bunodière » est je ne sais où.

En débouchant du sentier, j’ai la surprise de rencontrer un cycliste. A vrai dire, c’est plutôt lui qui est stupéfait de voir sortir du bois un cyclo-campeur sur un vélo de route surchargé. C’est un retraité d’Argenteuil (ville où j’ai habité et travaillé de nombreuses années : le monde est petit !) cycliste de longue date. Suite à des problèmes de santé il prend désormais la voiture pour sortir d’Ile-de-France afin de parcourir à vélo les nombreux itinéraires balisés de Haute Normandie, région dont il ne se lasse plus… de même que de ses bistrots, auberges, gargotes improbables et leurs clients. Il a semble-t-il fait partie de la fédération de cyclotourisme. Mais il l’a abandonnée car ses membres ne seraient intéressés que par  « tailler la route sur les départementales roulantes », pas par musarder sur les petites routes de campagne ou des circuits touristiques.

Je le quitte après que trois cyclistes soient passés. Je les rattrape dans la montée vers le plateau de Beauvoir-en-Lyons. Après les avoir suivis une centaine de mètres, je constate que j’ai un rythme de pédalage plus vif stimulé par l’envie d’arriver à Forges-les-Eaux, toute proche maintenant. Je les dépasse donc peu avant de sortir de l’abri de la forêt pour affronter le vent de Nord-est. Je remercie mon vélo d’être équipé d’un cintre « course », pense à Clément qui va faire demain son brevet de 600km, indispensable à son inscription pour Paris-Brest-Paris, et lui tire d’avance mon chapeau.

Arrivé au hameau des Bas-Routeux, je coupe droit devant par une étroite rue bordée de haies impénétrables. Un chat, surpris par mon arrivée, ne peut les franchir et se voit dans l’obligation de détaler devant moi tel un Christophe Lemaitre félin jusqu’à ce que le portail d’une maison lui permette enfin de s’échapper.

Je résiste à la tentation de vérifier si la boulangerie près de l’église de Beauvoir est ouverte, passe devant l’entrée d’une ferme où un âne semble attendre stoïquement je ne sais quoi, puis, sur les conseils du cyclotouriste rencontré en forêt, m’engage dans la longue descente vers Hodeng-Hodenger. De là, la route devient quasiment plate jusqu’à la longue mais faible montée vers Forges-les-Eaux.

Le camping, bien signalé, est juste à gauche à l’entrée de la ville et tout proche de la voie verte. C’est un camping * municipal et familial à l’ancienne, au tarif imbattable (4,10 € la nuitée, taxe de séjour comprise), avec des installations un peu désuètes mais une ambiance conviviale d’habitués qui regardent défiler les clients de passage. Bien que l’après-midi soit un peu avancée, je découvre le gérant dans une grande tablée devant un mobil-home qui n’a plus grand-chose de mobile. C’est un solide normand à la moustache de gendarme d’image d’Epinal.

Il me laisse m’installer où bon me semble « On aura bien le temps de régler la paperasse d’ici ce soir », ce qui me permet de choisir un emplacement qui n’en est pas un mais offre l’avantage d’être aéré, à l’ombre et sur une pelouse moelleuse.

Après m’être installé, je constate en revenant de la douche qu’un autre cycliste a planté sa tente de bivouac à proximité de la mienne. Son vélo est un VTT « Specialized » à fourche suspendue et gros pneus auquel est attelée une remorque mono roue. C’est Jason, un jeune et solide anglais qui en a bavé pour venir de Rouen avec le vent de face. Il me confie que son vélo aurait besoin d’une réparation car affecté par du « bobeling » (ou bobbling ?) avec un petit geste de la main : une roue voilée ? Je lui réponds par un « ah… » pouvant soit laisser supposer que j’en connais long comme d’ici à Pékin sur le bobeling, soit être un aveu d’ignorance, et comme je ne donne pas suite à sa proposition implicite d’aide…

Le soir venu, en faisant ma vaisselle, je rencontre un habitué qui me confie qu’il imite si bien le chant des pigeons turcs (si, si, ça existe) et des sansonnets qu’ils lui répondent et s’approchent de lui. A mon grand regret, je ne pourrai pas le vérifier.

Après une bonne mais fraîche nuit (le vent !) je repars de relativement bonne heure sans que Jason ait montré le bout du nez : j’espère qu’il aura pu récupérer de ses efforts de la veille car s’il continue jusqu’à Calais il n’est pas sorti de la berge ! Je m’engage sur l’avenue verte que j’avais repérée la veille. Le départ n’offre pas la meilleure image : devant l’ancienne gare, un espace caillouteux où les circulations des automobiles et des vélos ne sont pas définies. Résultat, outre la crainte de crever sur un éclat de silex, pour accéder au couloir cyclable menant à l’avenue verte on peut être gêné par des voitures stationnées en rang trop serré.

Au bout d’une longue courbe montante ombragée et après deux virages en épingle et une chicane anti 2 roues motorisés (tandems et vélos avec attelage attention : manœuvre délicate) je traverse la route menant à Neufchâtel-en-Bray et au Tréport avant de rejoindre la « vraie » avenue verte à la sortie de Forges.

Elle est bien aménagée, son passé est rappelé par de nombreux signaux ferroviaires qui ont été conservés (excellente idée !) et les traversées des nombreuses petites routes de campagne sont parfaitement signalées sans pour autant être compliquées par des chicanes mal venues (pour les tandems avec remorque par exemple : j’en ai croisé 2). Par ailleurs, lorsque d’anciennes gares ne sont pas aménagées, des lieux d’accueil se sont créés ou sont en cours d’aménagement.

Seule précaution à prendre : en traversant Neufchâtel-en-Bray, faire attention aux bordures de trottoir. Bien que biseautées, elles présentent une hauteur qui, ajoutée au caniveau, m’a fait craindre la crevaison par pincement de la chambre à air : pneus bien gonflés et roulage au pas conseillés. Consciemment ou par ignorance ou négligence, le concept de « vue à zéro » n’a pas été appliqué.

Le vent, de côté ou de ¾ arrière, et les faux plats descendant me font parfois atteindre des pointes jusqu’à 40 km/h ! Mais je ralentis bientôt le rythme car j’ai du poids à emmener. Malgré tout, j’arrive rapidement à St Aubin-en-Caux d’où je rejoins Martigny par la D154 car je ne suis pas sûr que le camping des 2 Rivières soit bien indiqué depuis l’avenue verte. La personne à l’accueil me le confirmera : arrivé à la hauteur de la petite cuve hors sol d’une station d’épuration, facilement repérable à la puissante odeur qui s’en dégage, il faut s’engager dans la base nautique et franchir un portail sur un pont.

En fait, il est situé tout près d’Arques-la-Bataille dont les ruines du château se dressent sur une colline proche. C’est un camping *** municipal installé entre deux rivières, ou deux bras du même cours d’eau, dans une petite vallée plate royaume des étangs : base de loisirs et pêche. J’ai le plaisir de me voir offrir un autocollant, un stylo bille et un plan de l’avenue verte : bonne idée pour sensibiliser ceux qui ne la connaitraient pas.

Là aussi, on me permet de m’installer où je veux, « derrière la salle de jeux par exemple, il y a un saule pleureur qui vous offrira de l’ombre toute la journée ». En effet, les platanes des parcelles ayant bénéficié d’une taille sévère, ce n’est que l’an prochain qu’ils donneront un peu d’ombre.

Mais la proximité de la salle de jeux ne me séduit guère et je préfère planter ma tente derrière les bâtiments de l’accueil, au pied d’un grand noyer, sur une digue bien ombragée dominant un petit cours d’eau d’où je suis quasiment invisible des autres campeurs.

Repas de fête pour ce midi un peu passé : une copieuse portion de « paella de la mer », un demi Pont l’Evêque fermier, une banane, achetés à Arques-la-Bataille chez « Entre terre et mer », et, de la boulangerie d’à côté, une baguette Polka et un « pépito », appelé en Île de France « brioche  suisse ». Pendant que la paella chauffe, je fais quelques pas et tombe sur une belle couleuvre qui serpente tranquillement dans l’herbe haute du talus. Ce ne sera pas le seul animal que je verrai pendant mon séjour : une poule d’eau, un petit oiseau vif au chant mélodieux, un ragondin trop furtif pour avoir pu le photographier et des poissons de taille respectable dont j’aurai un mal fou à tirer le portrait à cause des reflets sur l’eau.

Rassasié, je peux envisager de partir à la découverte de Dieppe. Je choisis de m’y rendre par la route de Martin-Eglise, qui fait visiblement le tour d’un estuaire comblé par les alluvions et le long de laquelle je remarque une sympathique gargote faisant aussi hôtel.

J’arrive à Dieppe par son côté ouvrier : des maisons de ville en brique rouge sombre, comme clonées, collées les unes aux autres, et débouche du côté de l’embarquement des ferries. Plutôt que de prendre la route qui monte vers le haut des falaises avec le vent de face, je vais jusqu’au bout de la zone d’embarcadère marcher sur un sentier qui surplombe la grève. Je ne peux aller bien loin, vite stoppé par un à pic, mais la balade me donne un aperçu de la flore sauvage locale.

Je reviens ensuite, par des ponts levant (levis ?) et une rue de ceinture du port très animée, sacrifier au rite de visite de la jetée, colonisée par les pêcheurs à la ligne qui jouent les équilibristes perchés sur les murs en plein vent. Tout au bout, la mouette appointée par l’office du tourisme permet à mon téléphone portable de réaliser une photo digne d’un chasseur d’images. De retour sur la promenade du front de mer, je m’offre la spécialité Dieppoise, une glace « américaine » : 3 boules dans un cornet, « chantilly », coulis (3 parfums au choix) et petits vermicelles de toutes les couleurs !

C’est donc en complète harmonie avec mon environnement que je vais faire une petite bronzette sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés… de galets, en regardant quelques surfers tenter de prendre les vagues : la faible distance entre la ligne de formation des rouleaux et la plage leur laisse peu de chances d’arriver à quelque chose de correct.

Je vous passe les clichés : le vent du nord, la couleur émeraude, l’écume sur la crête des vagues, la houle profonde, le ressac incessant, les travailleurs de la mer rentrant au port, les cris déchirants des mouettes, etc.

Je rentre au camping après avoir grimpé la côte de la route menant au château-musée et vers les falaises au sud-est de la ville : c’est par là que j’ai prévu de passer demain matin. La nuit est bruyante. On dirait que tout ce qui couine, glapis, siffle s’est passé le mot pour s’en donner à cœur joie. Ce n’est que lorsqu’un rapace nocturne pousse soudain un grand cri que tout se calme enfin.

Le lendemain, à 8h30, je suis en route pour mon circuit « découverte du Pays de Caux » :

Dieppe, Quiberville, le val de Saane jusqu’à Gueures, Hermanville, Bacqueville-en-Caux (d’où j’ai prévu de me rendre directement à Longueville-sur-Scie en cas de coup de mou), Lamberville, St Mards, Beauval-en-Caux, Auffray, Heugleville, Longueville-sur-Scie, St Crespin, St Honoré, Torcy, Martigny.

Je flâne un peu dans le centre de Dieppe, où l’animation de la veille a été remplacée par celle d’un marché, et remarque, outre les nombreux contre sens cyclables, la façon dont une certaine forme d’hôtellerie s’est intégrée dans le patrimoine historique. Je regrimpe ensuite la montée vers la route côtière dont le dénivelé ne s’atténue qu’au niveau des bâtiments d’un immense lycée.

Je suis récompensé de mes efforts non seulement par la découverte que je suis sur un itinéraire classé « euro-véloroute » mais par la descente sur Pourville dans laquelle je ne m’arrête que le temps d’une photo depuis un virage en belvédère. Il me faut ensuite remonter vers Varengeville. Ensuite, la route est plane et j’y croise un petit groupe de cyclos du coin qui me saluent cordialement, après un curieux petit instant d’hésitation car je suis un cycliste hybride : casque à visière (plutôt VTT ça), vélo de route à pneus fins, cuissard, chaussures à cales pour pédales automatiques… mais aussi : rétroviseur de bout de cintre, porte-bagage, 2 antivols (un câble et un U), sweat-shirt non cycliste. Le plus sympathique arbore une superbe moustache en guidon… de vélo digne d’une version cycliste des Brigades du Tigre.

Je bifurque vers le phare d’Ailly. La route ressemble à une allée de parc. Effectivement, il y en a un qui la borde, avec d’énormes buissons de rhododendrons en fleur comme j’en avais vu il y a bien longtemps sur la côte ouest de l’Irlande. Le phare lui-même est une arnaque : il est bien au sommet de la falaise, mais en retrait dans la forêt. Je suis alors un panneau « chemin du sémaphore » puis, en prenant le premier chemin sur ma droite, arrive sur une sorte de balcon naturel, bien qu’ici la falaise ne soit plus à pic mais à moitié éboulée et couverte de végétation.

En repartant, je remarque un sentier dont je sais qu’il aurait tenté nombre de mes connaissances adeptes du vélo hors piste… à moins qu’il ne conduise qu’à des toilettes en plein air ?

Quiberville est un petit village étalé le long de la plage et dont l’activité de port de pêche est attestée par les nombreuses barques chargées de flotteurs surmontés de drapeaux aux couleurs codées. Juste à la sortie, je remarque une curieuse enfilade de petits appartements de location saisonnière, identiques mais chacun peint d’une couleur différente.

La route monte gentiment le long de la Saane. Un peu avant Gueures, un petit château attire mon attention : contrairement aux manoirs et autres demeures de la région, il est entièrement en pierre grise qui renforce son caractère moyenâgeux. Deux cyclos me rattrapent alors : ce sont des pros, des Raymonds (cf. lexique). En effet, ils discutent entre eux sans me saluer, leur tenue noire et grise est identique (cuissard long et maillot cycliste à manches longues), leur pédalier n’a que 2 plateaux, leur roue libre fait un bruit de crécelle et ils montent en danseuse la côte à la sortie du village.

Pour ma part je ferai deux pauses dans cette côte : une pour le refuge pour randonneurs, l’autre un peu plus loin pour photographier le paysage défiguré (vous trouvez ?) par des éoliennes. Cette deuxième pause me donne l’occasion de discuter avec un éleveur de vaches à viande « Moi, la sècheresse ne me nuit pas trop, il reste des pâtures près de la rivière. Mais ceux qui ont des vaches laitières doivent leur assurer chaque jour suffisamment de nourriture pour qu’elles puissent produire. On devrait avoir de la pluie ce soir ou ce week-end, ça va donner un coup de pouce. »

La route du val de Saane est très agréable et semble faire partie d’un circuit cycliste des rivières. De plus, la circulation automobile y est très faible, au moins en cette saison. Arrivé à Bacqueville-en-Caux, la montée vers la ville se fait sur une route où la circulation automobile semble un poil plus intense. Après un coup d’œil sur la carte et compte tenu de ma forme, je décide de continuer vers St Mards et Beauval en Caux. Je ne le regrette pas car Bacqueville vue par en bas vaut le coup d’œil et la suite de la route reste agréable et tranquille.

A la sortie d’Auffray, en direction de Longueville-sur-Scie, j’ai la surprise amusée et partagée de croiser à nouveau « big moustaches » : nous nous saluons gaiement comme deux vieux potes. La route légèrement vallonnée suit le cours de la Scie qu’elle surplombe parfois.

Arrivé à Longueville, je remarque en sortant d’une providentielle boulangerie non seulement l’annonce d’un fête médiévale le 12 juin (anniversaire de
la Normandie : 911-2011)
mais aussi qu’il n’y a pas que les usagers franciliens de la SNCF ou du RER qui ont des problèmes de desserte.

Jusqu’à St Crespin, la route monte progressivement en offrant un paysage étonnant : côté vallée, le plus abrupt, d’immenses sapins évoquent les Vosges, côté amont, plus doux, des hêtres comme en Ile de France. Je débouche ensuite sur un étroit plateau, la route étroite se frayant un chemin au travers d’un immense champ de blé : je me sens tel Moïse traversant la mer rouge.

Après St Honoré, la route plonge en une longue descente sinueuse vers Torcy. Bien qu’en roue libre, j’atteins rapidement une vitesse vertigineuse. La pression de l’air est terrible. Je n’ose pas ouvrir la bouche de peur d’avoir le souffle coupé et que la surpression engendrée ne se transmette à l’autre extrémité de mon auguste personne, donnant ainsi corps au dessin de Geluck qui illustre mon blog. De plus, je mets un point d’honneur à pédaler sans assistance, fut-elle à aéro-réaction.

Torcy, comme d’autres villes normandes, telle Rouxmesnil-Bouteilles à l’entrée de Dieppe, bénéficie d’un aménagement routier destiné à apaiser la circulation automobile : la route décrit des chicanes et les chaussées sont séparées par d’étroits terre-pleins. Et comme ailleurs, bien que roulant à bonne allure, à près de 30 km/h, je ralentis la faible circulation automobile. Pour autant, je ne suis pas mal à l’aise car les quelques automobilistes qui me suivent attendent sans impatience de pouvoir me doubler sans risque. Un peu avant Martigny, un panneau « cueillette de fraises », tel un clin d’œil, me rappelle ma récente balade bourguignonne.

Bien qu’il soit un peu tard, ma balade ayant pris plus de temps que prévu, je prends mon temps pour déjeuner et plier bagages puisque je sais que je rallierai rapidement Forges-les-Eaux.

Le départ est laborieux. En effet, c’est samedi après-midi. L’avenue verte est très fréquentée aux alentours de Martigny, notamment par des piétons et cyclistes du week-end ayant parfois une notion approximative du partage de cette chaussée. Je maugrée intérieurement contre ces familles qui prennent toute la place, se figeant à mon arrivée comme pour tester mes capacités d’évitement, oubliant de dire à leur gamin(e) à vélo que, même sur une avenue verte ouverte à tous, on roule en tenant plus ou moins sa droite.

Quelques kilomètres plus loin, je peux adopter une allure plus soutenue. J’ai le plaisir de croiser toute une bande de cyclistes plus ou moins costumés mais surtout pédalant sur des vélos anciens, voire très anciens. Je remarque notamment un superbe Don Camillo sur son vélo de curé et une cycliste avec remorque mono roue en osier.

Je m’offre quelques pauses gourmandes puisque, régulièrement, des plantations d’arbustes fruitiers agrémentent l’avenue verte : cassissiers et groseilliers (rouges et à maquereaux). Bien qu’ils aient souffert de la sècheresse, ils sont chargés de fruits et je remarque des riverains qui n’hésitent pas à en cueillir de pleins seaux.

Toutefois, je ne traîne pas trop : le temps semble vouloir se mettre à l’orage si j’en crois la chaleur montante et les gigantesques nuages en chou-fleur que je vois grandir à l’horizon.

Arrivé au camping, j’installe ma tente en un temps record (je commence à avoir le coup de main !) et file acheter de quoi assurer mon dîner et le déjeuner de demain. Je dîne tranquillement en contemplant les orages qui semblent vouloir contourner la région puis discute avec le gérant. Il m’apprend que le camping, condamné par une opération immobilière, devrait être reconstruit de l’autre côté de la route, derrière l’aire d’accueil des camping-cars, et passer sous statut privé : si vous voulez profiter des tarifs actuels, dépêchez-vous !

C’est vers 23h que je sens le vent se lever avec les premières gouttes de pluie. Le temps de fixer les haubans de la tente par prudence et l’orage éclate. Ceux qui réclamaient la pluie sont servis, éclairs en prime : le sol en tremble et le compteur électrique du camping disjoncte ce qui déclenche la panique chez les caravaniers.

Le matin venu, je suis bien obligé de constater que, malgré mes efforts pour sécher le double toit à grand renfort de PQ volé aux toilettes, je vais devoir plier ma tente alors qu’elle est encore humide. Un surpoids dont je me serais bien passé !

Le temps est couvert et frais, la pluie a fait ressortir les odeurs : puissante des étables, fraîche de la menthe en passant devant une maison, un peu lourde des coquelicots dans les champs. A Hodeng-Hodenger, un calicot annonce que je vais rater une course de brouettes. Un peu plus loin, dans la montée vers Beauvoir-en-Lyons, c’est un superbe escargot de Bourgogne que je sauve d’une mort certaine en le déposant dans le bas-côté de la route qu’il voulait traverser.

A Beauvoir justement, l’âne est au même endroit et, semble-t-il, dans la même position qu’à l’aller. Puis, après la venelle désormais dite « du chat sprinteur », c’est la descente vers la forêt de Lyons, Rome, Bézu-la-Forêt et Gisors. De St Denis le Ferment à St Paës, je remarque une multitude de peintres et dessinateurs le long de la route : c’est le Festival des peintres initié par le Département de l’Orne. La route de Gisors via la forêt étant fermée en raison des travaux d’aménagement du contournement routier de la ville, je rejoins Gisors par Bézu-St-Eloi et la D148.

C’est à ce moment que la pluie s’invite. J’enfile mon blouson cycliste et teste la housse de protection intégrée à mes sacoches. Elle est parfaite, puisqu’elle couvre non seulement les sacoches mais aussi le barda fixé au-dessus (la tente et les chaussures). Seul reproche, elle est noire et dépourvue d’éléments rétro réfléchissants : de couleur fluo avec quelques inserts de sécurité elle aurait-été parfaite.

La pluie cesse rapidement et c’est à la sortie de Chaumont-en-Vexin que je déjeune le long d’une route transversale. Je m’offre le luxe d’un thé bien chaud et d’une petite somnolence dans l’herbe. Reposé, ayant profité de la chaleur du soleil que je sens percer à travers les nuages, je repars tranquillement. Le temps s’éclairci progressivement, nécessitant un allègement vestimentaire. Cette fois, je continue jusqu’à Amblainville afin d’éviter la courte mais raide côte pour sortir d’Arronville (bien agréable à l’aller). La route rectiligne est roulante mais ennuyeuse : j’ai l’impression de ne pas avancer. Cependant mon calcul est juste. Sorti d’Amblainville, la route est large, peu fréquentée en cette saison et, bien qu’offrant une vue dégagée sur les alentours, la pente est raisonnable.

Je retrouve avec plaisir la longue descente vers Messelan, puis le relief vallonné jusqu’à Méry-sur-Oise où la montée vers la gare, combinée à la chaleur orageuse et à la circulation automobile qui s’intensifie, me fait opter pour une fin de parcours en intermodalité, c’est-à-dire en train.

Et bien voila, je referai avec plaisir cette balade mais je lorgne déjà vers 2 nouveaux projets :

  • rallier à Gasny, près de La Roche Guyon, la voie verte qui monte vers Gisors et revenir par le Vexin, en passant ailleurs que par la vallée du Sausseron que je commence à connaître par cœur.
  • ou acheter la carte SNCF Bourgogne Liberté et continuer à découvrir cette région

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Chalon/Saone > Mâcon : 3 jours de bonheur !

Posté par meisseljj le 27 mai 2011

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Pour la fin mai, un ami lyonnais avait proposé aux membres du forum www.velotaf.com qui le pouvaient un week-end de balade tranquille en Bourgogne, de Chalon sur Saône à Macon via une voie verte aménagée sur le tracé de l’ancienne voie ferrée abandonnée dans les années 60.

C’est ainsi que je me retrouve ce vendredi 20 mai 2011 à 6h30 dans le hall d’attente sous les quais des départs TGV de la gare de Lyon avec 2 bagages à main : mon équipement de camping et mon vélo dans sa housse de transport multifonctions, condition indispensable pour son transport gratuit (housse, bâche pour ne pas mouiller/salir/abimer le tapis de sol de ma tente, tarp éventuel pour un abri de fortune) 

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Dès le début de la journée, les bancs de brume aperçus par la fenêtre du Train à Grande Valeur annoncent des nuits fraîches tout en donnant un caractère un peu magique au paysage.

A Chalon, je déballe tranquillement mon vélo devant la gare, le remonte (guidon réaligné, roues et pédales remontées) le charge et me voila en quête du camping du Pont de Bourgogne, choisi sur la carte envoyée par l’office du tourisme pour sa proximité avec Chalon.

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Je récupère vite une voie sur berge dans un parc qui longe une marina, puis un bras mort du fleuve et arrive pile sur le camping situé dans un cadre atypique : d’un côté le port fluvial avec son quai, ses grues et entrepôts, de l’autre la campagne. Le pont de Bourgogne (à haubans) étant suffisamment loin et la circulation faible la nuit, il ne m’a jamais dérangé, contrairement aux canards qui font la java entre 5 et 7h du matin.

Dès mon arrivée, je constate que le room service est aussi efficace que celui d’un Sofitel new-yorkais, bien que moins séduisant. En moins de temps qu’il ne me faut pour l’écrire, la pelouse bénéficie d’une coupe réglementaire et je peux installer ma suite.

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Au passage, petite revue de détail de mon chargement :

au guidon, petite sacoche avec outillage vélo, pompe compacte performante, gants (fins de bricolage et mitaines cyclistes), lunettes anti poussières/moucherons/etc. et le smartphone pour des photos « à la volée »

sur la barre oblique : la touche « rose girly » de mon matelas autogonflant

sur le porte bagage :

  1. la tente (3 kg) « ultra light pro » 3 places (ma suite : j’aime avoir mes aises) 
  2. la sacoche cavalière Lidl à pas cher avec :
  • grande sacoche sommitale carrée (= sac détachable à bandoulière) pour la bâche, la tenue en cas de grosse pluie (des orages sont annoncés), un blouson cycliste membrané/respirant fin mais chaud pour les levers au petit matin

  • une sacoche latérale pour fringues dont un cuissard  de rechange (cyclosportif à bretelles s’il vous plait !), affaires de toilettes, mules (faciles à enfiler sans contorsions en cas de besoin pressant) parce que camper sans trainer nonchalamment la savate jusqu’aux sanitaires, c’est pas vraiment camper

  • une autre sacoche latérale pour duvet compact, popote, réservoir de gaz, lampe mixte transformable (éclairage ambiant/torche : inutile finalement)

Bref, sur ce coup, je ne suis ni un MUL (marcheur ultra léger, voir le site dédié) ni un CUL (cycliste ultra léger) mais un CCUL (non, pas « la praline » ! un cyclo campeur ultra lourd) cependant, bien qu’un peu pataud le vélo roule avec une étonnante facilité.

En montant ma tente, je constate que j’ai oublié le petit marteau pour enfoncer les « sardines ». Peu importe : le sol est suffisamment humide et meuble pour les enfoncer à la main. Ceci-dit, je profite des courses pour le déjeuner dans la ZAC d’à côté pour aller acheter un petit maillet au Bricomachintruc car je ne sais pas si à Cluny la terre ne sera plus sèche.

Avant que d’autres vélotaffeurs n’arrivent je profite de l’après-midi pour partir à la découverte de Chalon sur Saône. C’est une ville très agréable sur la rive droite du fleuve. La petite île St Laurent, sur laquelle se trouve notamment l’hôpital historique et la Tour du Doyenné, est traversée par une rue monopolisée par des restaurants offrant quasiment toutes les cuisines du monde. En tête d’un des ponts, deux édicules doivent être ce qui reste de l’octroi.

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Le centre historique de Chalon, dont la plupart des rues sont en travaux pour recalibrage et pavage, offre aux piétons et cyclistes un bel espace de flânerie et de découvertes. Par exemple les réverbères de la place St Pierre, face à la mairie, qui contrastent par leur modernité néo-eiffellienne (ça se dit ?) avec les maisons à colombages en surplomb.

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Je rentre au camping juste à temps pour l’arrivée des autres cyclocampeurs.

Christine et Quentin (que je connaissais déjà) en tandem tirant Zélie bien calée dans sa remorque forment un attelage spectaculaire. Laurence et Martin (que je découvre) sont eux remarquables par le nombre de leurs sacoches : 5 pour Martin, 4 plus 1 panier de guidon pour Laurence… prêts pour un tour du monde !

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Notre dîner sur l’herbe ressemble à un apéritif dinatoire copieusement arrosé, égayé par les trilles de Zélie ravie de découvrir le monde et de nouvelles têtes. Quentin et Christine nous font une démonstration de MULs (ce verre découpé dans un fond de bouteille pèse 12g, ce réchaud à alcool a été réalisé dans un fond de canette de boisson, etc.). C’est grisés de vin et d’amitié que nous allons nous coucher.

Au petit matin, alors que le jour commence à poindre, ce sont les canards qui nous réveillent par des cancans dignes de fêtards en route pour une « after ».

Tentes démontées, vélos et remorque chargés, Audrey nous ayant rejoint avec un pain au lait dijonnais de la taille d’un demi bâtard, nous partons à la rencontre de Sylvain et Giyère qui nous attendent quelques km après le début de la voie verte, à Givry.

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Après être sortis de Chalon et avoir failli perdre Laurence partie couper à travers un parking de ZAC « oui, vas-y, ça doit rejoindre la route », la voie verte s’offre nous. Rectiligne, assez large pour circuler à l’aise à trois de front, avec un revêtement parfaitement lisse et uniforme, c’est comme un rêve éveillé pour les habitués des aménagements étriqués, mal ou pas entretenus, partant de rien pour déboucher sur nulle part sans autre logique que celle de l’effet d’annonce à l’heure des bilans.

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Comme dirait un motard (au hasard, mon p’tit frère Olivier : « Zoom’Allure Sud », attention, ça cause pas moto mais reportages) : « une route pour pneus carrés », dont l’intérêt des retombées à été compris : j’en veux pour preuve les signalements, officiels ou publicitaires, de sites, gîtes, campings, villages, etc.

Comme prévu, nous retrouvons Sylvain et Giyère. Vent dans le dos, c’est une joyeuse bande de 8 cyclistes ¼ (Zélie !) qui s’élance comme en son temps Charles Trenet sur la nationale 7.

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Nous arrivons rapidement à Buxy, charmant gros village. A la sortie, une curiosité : la voie verte, après avoir contourné un carrefour giratoire, décrit des lacets dignes des routes de l’arrière pays niçois. Au passage, un skateboarder muni d’une longue perche nous fait une démonstration de propulsion façon pêcheur du marais poitevin en pigouille.

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Avant la pause déjeuner, Audrey « œil de lynx » improvise quelques courtes haltes pour cueillir les fraises des bois qui poussent sur certains bas côtés. Nous aurions pu l’appeler « Charlotte aux fraises » !

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Nous prenons le déjeuner comme sur un balcon en plein vent dominant la plaine, saluant les nombreux cyclistes, rollers, marcheurs qui passent devant nous :

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Nous reprenons notre route, franchissant une pâle ébauche de col d’où nous redescendons sur l’ancienne gare de St Gendroux le National, agréablement aménagée en halte avec point d’eau, WC, location de vélos, et un immense parking à camping-cars soigneusement alignés en rang d’oignons de telle sorte que l’auvent de l’un effleure la paroi de l’autre : déprimant !

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Christine et Quentin font chauffer de l’eau pour le café avec leur micro réchaud bizarre. En effet, pour un expresso au bistrot tout proche, il faudrait attendre un peu trop : jusqu’au 28, date de réouverture. C’est alors qu’une « camping-cariste » compatissante devant tant de dénuement propose son aide car « Vous savez, nous sommes équipés ». Sans commentaire : nous ne venons pas de la même planète.

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Nous remontons en selle après cet ersatz des délices de Capoue : il faut songer à arriver à Cluny, mais pas trop tôt car bien que nous roulions à un rythme de sénateur, nous avançons bien trop vite pour que la balade dure encore longtemps.

Au camping municipal de Cluny, Martin négocie les emplacements, négociation terminée parait-il par un « installez-vous où vous voulez » qui nous pousse immédiatement à aller du côté fermé, bien vert et plus calme car éloigné de la salle des fêtes qui jouxte l’accueil et où se déroule un mariage. Même les TGV qui passent brièvement (c’est-à-dire à donf’) à intervalle régulier ne troublent pas notre tranquillité. Il faut dire qu’ils roulent dans une sorte de tranchée et que le trafic cesse approximativement de 22h30 à 8h.

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Pour ma part, la corde ayant servi à confectionner la « housse » de mon vélo me permet d’offrir à qui en a besoin un superbe fil à linge.

21052011potcluny2.jpgAprès un pot à une terrasse de café avant que Giyère ne nous quitte, nous faisons nos emplettes pour le dîner (bien arrosé lui aussi, mais sans excès). J’en profite pour prendre un flacon de crème solaire car mes cuisses, entre le genou et le cuissard, et mes bras (suis en t-shirt sans manche) virent au rouge homard.

Les rois du dîner seront Laurence et Martin pour leurs multiples sacoches fourre-tout : manque-t-il quelque chose ? Ils l’ont forcément ! Quant à Sylvain, il se taille une bonne part de succès grâce à son goût pour la couleur jaune : sacoches cyclistes, chaussures de sport, tongs… un vrai Brummell ! La preuve en image dans cette rue de Buxy, derrière l’église :

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Le lendemain matin, nous nous préparons mollement : il reste peu de chemin à parcourir et personne n’a envie de poireauter dans Mâcon un dimanche après-midi en attendant son train.

Après bien des discussions et tractations, nous décidons de parcourir une des boucles périphériques à la voie verte, la n° 12. Vallonnée, elle monte insensiblement dans les collines, jusqu’à une vraie petite côte qui me permet de « shooter » les arrivants.

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A ma grande surprise, Laurence qui cachait bien son jeu se paye même le luxe d’une arrivé en danseuse !
« Ah tou sais toi qué tou es faite pour ça ? L’obyectif, il t’aime ! Tou dévrais poser pour les sacoches « biiip » qui vont lancer oune grandé campagne avec Johnny en Beach Cruiser Rohloff : En 2012, avec les sacoches « biiip » vous n’aurez plou lé blues » 

Nous redescendons enduite, coupés dans notre élan par le service sécurité d’une course cycliste sur route fermée qui nous oriente vers la voie verte. Nous nous consolerons en faisant une vraie halte fraises des bois qui recouvrent un bas côté juste après Cluny.

Ces vitamines vont nous être utiles car nous allons attaquer la montée vers le tunnel du Bois Clair. Une succession de côtes, lacets, raidillons (pour ne pas dire murs, à 15% voire plus je parie) entrecoupés de faux plats, propres à décourager les moins tenaces. La chaîne du pédalier de Christine ayant déraillé (opportunément ? la question fit débat) Quentin prouve sa valeur en emmenant seul son attelage (200 kg environ) au sommet.

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Mais nous sommes récompensés par la fraîcheur humide du tunnel (1,6 km à 11°C) qui se ressent plusieurs dizaines de mètres avant d’y arriver. Nous le franchissons en silence car il est habité, et, à sa sortie, le château de Berzé-le-Châtel nous regarde passer.

Commence alors la longue descente vers la plaine. Nous plaignons ceux qui montent vers nous avec le vent de face. Pour ma part, la direction de mon vélo étant devenue lourde et molle, je constate que mon pneu est dégonflé par une crevaison lente. Au ralenti, je rejoins le groupe qui s’est arrêté pour déjeuner. Après m’être restauré, je prouve brillamment qu’il est possible de réparer une crevaison en à peu près 30mn…

Ce déjeuner, à moins que cela ne remonte à hier, est l’occasion d’une bonne tranche de rigolade déclenchée par la cuillère/fourchette design (bleue marine ou noire ?) de Sylvain. La partie cuillère s’étant révélée parfaite pour faire manger de la banane écrasée à Zélie, la troupe est partie dans des délires sur des commentaires de produits, réels ou imaginaires, du site de DKT (cf. lexique) se terminant par « je recommande ce produit » ou « je ne recommande pas ce produit » avec appréciations des internautes « cet avis m’a été utile » (même pour les plus farfelus sortis de notre imagination débordante)

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La descente se poursuit gentiment. Sur notre droite, nous voyons bientôt se découper dans le ciel le profil de la roche de Solutré, à moins que ce ne soit celui de sa jumelle juste à côté. A Charnay-les-Mâcon, la transformation de la voie verte en chemin caillouteux (doit être bien agréable par temps humide, tiens !) signale l’arrivée imminente à Mâcon dont nous rejoignons le centre ville par une route plaisante, bien que le fléchage officiel indique une autre direction longeant une autoroute.

Arrivés à la gare, ceux qui rentrent sur Dijon, Lyon ou Paris constatent avec un amusement teinté d’appréhension que les cyclistes ne cessent d’affluer et se demandent si tout ces vélos vont pouvoir prendre place. Il semblerait que oui.

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Je reste avec Sylvain qui, avant de remonter en Franche Comté (à vélo : mazette, quel homme !) a un peu de temps à tuer avant de gagner son hébergement. Après un petit tour dans le centre ville de Mâcon, une glace avec papotage à une terrasse, il m’accompagne afin de me mettre sur la route de la gare TGV de Mâcon-Loché au sud-est de la ville. J’y vais pour repérer les lieux puis, constatant qu’il est encore tôt, je décide de monter jusqu’à Solutré afin de compléter ma commémoration du 10 mai à La Bastille.

Et je maudis Sylvain de m’avoir mis cette idée en tête alors que nous roulions sur la voie verte : la montée, longue et assez raide compte tenu de mon chargement, se fait face au vent. C’est en moulinant à 9,6 km/h (j’ai eu le temps de bien regarder mon compteur) que j’arrive au belvédère des deux roches, au-dessus de Solutré-Pouilly (oui, le Pouilly de Pouilly-Fuissé). Je m’offre une pause bien méritée, dans le bruissement du vent dans le maquis et les stridulations des insectes, avant de poursuivre ma route par Vergisson via la rue de La Gorge du Loup (plus facile à descendre qu’à monter) puis Davayé et Prissé avant de retrouver la voie verte où je dîne sur une table de pique-nique. (pas de photo : téléphone en panne de batterie car j’ai oublié le chargeur chez moi)

Je regagne alors la gare TGV de Mâcon-Loché ou j’entreprends le démontage/emballage du vélo.Le trajet retour se passe bien, exception faite de l’arrêt du train à la hauteur de Maisons-Alfort car toute l’alimentation électrique est coupée pour appréhender et évacuer un « individu » qui fait le mariolle sur les poteaux des caténaires.

C’est donc à 2h15 que je pousse la porte de ma maison, sucrée maison et m’écroule sur un bon matelas ! Avec dans la tête plein de rêves d’autres randonnées…

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Découverte du Vexin par la vallée du Sausseron

Posté par meisseljj le 9 mai 2011

Pour l’Ascension, début juin, je prévois d’aller à Dieppe en cyclo-camping via la voie verte qui part de Forges-les-Eaux et relie ces deux villes. Mais quid du trajet jusqu’à Forges-les-Eaux ? Un « collègue » de forum m’avait averti « le Vexin, c’est beau mais c’est vallonné ».

Je l’avais effectivement déjà vérifié en allant jusqu’à Gouzangrez (ferme La Distillerie d’un producteur local de moutarde – cf. balade gourmande) et pour aller à Forges les Eaux, je veux éviter les grands axes, roulants certes mais moins riches en découverte que les routes secondaires.

Le week-end des 16 et17 avril, je décide donc de profiter de la météo pour, le dimanche, aller jusqu’à Forges-les-Eaux ou le plus près possible, mais en ayant fait le samedi après-midi une reconnaissance du premier quart du trajet, jusqu’aux alentours de Nesles-la-Vallée.

Je vais en train jusqu’à Méry-sur-Oise (la route depuis Enghien-les-Bains est inintéressante et peu agréable) d’où je me laisse descendre sur Auvers-sur-Oise, tourne à droite pour longer l’Oise et manque louper la route à gauche qui monte doucement vers Nesles-la-Vallée (la prochaine fois, se repérer aux rails de l’ancienne voie ferrée). 

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Cette route plaisante et verdoyante serpente au creux de la vallée du Sausseron. Elle traverse de petits villages ou hameaux, comme La Naze dont je me demande comment s’appellent les habitants, mais aussi des bois et des champs. 

Arrivé à Nesles-la-Vallée, je ne repère pas la route qui, à droite devant l’église, mène vers Frouville. Pas grave : je fais le tour par une petite rue agréable qui ne rallonge guère mon parcours. Après la « ferme au donjon » je tourne à gauche vers Vallangoujard, Rhus et Epiais-Rhus. 

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Le Vexin dévoile ses charmes, alternance de champs de colza et de blé en herbe, bois, prairies, au gré de routes qui jouent aux montagnes russes (à taille humaine, nous ne sommes pas en haute montagne) en serpentant dans le paysage. 

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De Vallangoujard, la route monte ensuite franchement jusqu’à Epiais-Rhus, un belvédère naturel. De là, je descends dans un creux du plateau du Vexin et remonte vers Bréançon où je décide de faire demi-tour car l’après-midi est déjà bien avancée.

En me dirigeant vers Cormeilles-en-Vexin un radar automatique « pédagogique » m’indique que mon compteur est bien réglé puisque les vitesses affichées sont identiques… ce qui me permet d’officialiser le record des un peu plus de 58 km/h atteints sur mon vieux VTC dans la longue descente vers la D 915.

De la butte de Cormeilles-en-Vexin, suite à une erreur de navigation (Daniel Eléna peut dormir tranquille) je me retrouve justement sur cette D 915 que je quitte bien vite à Génicourt pour rejoindre Méry-sur-Oise via Livilliers puis Hérouville, ce qui me permet de vous offrir cette vue d’un magnifique aménagement cyclable …

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… à peine plus large que le guidon de mon vélo et dont le logo réglementaire tient à peine entre le bas-côté et la chaussée mais c’est mieux que rien (quoi que ?) Dans la descente sur Auvers-sur-Oise, je remercie un automobiliste patient qui n’a jamais cherché à me doubler en force en lui signalant qu’aucun feu stop ne s’allume lorsqu’il freine. 

Le lien vers l’itinéraire : http://www.calculitineraires.fr/index.php?id=104490#map dont le profil est visible en cliquant sur « impression du parcours »

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Enghien Dieppe : 50% !

Posté par meisseljj le 6 mai 2011

50 % ? En fait, c’est plutôt aux alentours de 60 % car pour préparer un Enghien <-> Dieppe en cyclocamping début juin (pont de l’Ascension) je viens de faire Méry/Oise <-> Beauvoir en Lyons, à quelques km de Forges les Eaux. Voici le compte rendu de mon Odyssée : 

07h30 : Je quitte la gare de Méry-sur-Oise pour me laisser glisser dans la descente sur Auvers-sur-Oise dont l’église m’apparait au loin. (le flou est du au grossissement numérique de mon vieux smartphone poussé au maximum : si un mécène veut m’offrir un appareil photo numérique…) :

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Je franchis le pont sur l’Oise, calme comme un lac, avant de m’engager un peu plus loin, après les rails d’une ancienne voie ferrée (repère infaillible pour ne pas rater l’embranchement), dans la vallée du Sausseron, en direction de Nesles-la-Vallée.

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La route parcourt une alternance de zones habitées et boisées, le long de ce qui me semble être une ancienne ligne de tortillard reconvertie en sentier ou chemin de promenade. A l’entrée de Nesles la Vallée, je remarque cet enchevêtrement de petites habitations blotties dans un creux avant une plus imposante, de style normand (en fait un restau : le Dahu !) :

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Dans Nesles, j’oublie comme hier de tourner à droite devant l’église pour prendre la rue menant vers Frouville. Je dois donc faire un petit détour, mais la rue est agréable et ça n’est pas si long.

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Après une tentative d’autoportrait impressionniste (après tout je suis dans une de leurs régions de prédilection) je retrouve la ferme au « donjon » vue lors de mon repérage de la veille. Un peu avant Frouville, j’aperçois dans un champ un faisan et trois oiseaux que je suppose être des « gallinettes cendrées ». Mais dès que je m’arrête ces volatiles, visiblement habitués aux véhicules de passage, fichent le camp hors de portée… de fusil comme d’appareil photo basique.

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Passé Frouville, l’aspect élevage de ce coin du Vexin se confirme. Le paysage se met à vraiment ressembler à la Lorraine, au Morvan ou à la Normandie : vallonné, avec une alternance de champs, prairies parfois plantées d’arbres fruitiers, bosquets séparés par des haies. Il fait frais, 2°C me dit mon super compteur de vélo (qui mesure plein de données mais ne fait pas le café, dommage) ce que confirme l’herbe des bas côtés à l’ombre, couverte d’une rosée vestige de gelée blanche.

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Après Messelan, moderne hameau résidentiel « fortifié » à l’abri de son mur d’enceinte, la route débouche sur le plateau du Vexin, bien plus horizontal que sur la photo, prise « à la volée ». C’est à peu près là que je fais ma première pause, dans les aboiements d’un des nombreux élevages-pensions canins et félins de la région.

Dans la descente sur Arronville, je rate la photo du clocher de l’église émergeant d’un champ de colza : c’est trop bon de se laisser aller après avoir insensiblement monté pendant des kilomètres ! D’autant que c’est pour mieux remonter de l’autre côté de la vallée, vers Berville où j’arrive par une route « rapetassée » à la perfection : les rustines de goudron affleurent le revêtement et c’est à peine si on sent un léger renflement lorsqu’on roule dessus, ma parole, « ils » auraient pensé aux cyclistes ?!

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Je réalise que je suis suivi comme mon ombre, ce qui me réconforte, notamment lorsque je traverse la forêt humide de Berville et ses lianes arborescentes qui me rappellent mes jeux d’enfants. La route monte, pour changer ! vers le plateau du Vexin au-dessus d’Henonville.

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A l’entrée d’Hénonville, un panneau confirme que je suis arrivé au bord du monde, euh… non, juste du plateau d’où je descends par une rue en si mauvais état que je serre les fesses freins pour pouvoir éviter les nids de poule et autres éventuelles mauvaises surprises (automobiles conduites par des « désolé j’vous avais pas vu »). 

D’Hénonville, encouragé par les trilles des alouettes qui semblent saluer mon futur exploit, et comme surveillé par un faucon crécerelle faisant le St Esprit au-dessus d’un bas côté de la chaussée, je me dirige vers Gisors en empruntant une départementale roulante heureusement peu fréquentée : j’en ai un peu plein les cuisses de jouer aux montagnes russes et commence à songer à améliorer ma moyenne horaire, bien que je me sois dit pour « tenir » que si chaque descente se paye par une montée, chaque montée est récompensée par la descente qui vient après…

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Je traverse Ivry le Temple, où les Templiers nous ont laissé un magnifique golf, Fleury et son petit marché dominical (à retenir pour une éventuelle prochaine fois) avant d’apercevoir au loin ce qui ressemble à une abbaye ou un château.

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C’est Chaumont en Vexin où je préfère passer par le centre ville plutôt que par la zone d’activité, ce dont je me félicite. Quelques kilomètres plus loin, Trie Château avec sa porte, vestige de remparts, et son château  transformé en hôtel de Ville (somme toute d’aspect banal mais chut ! ne le répétez pas), annonce Gisors dont LA principale activité d’ici l’été est une « foire à tout » qu’un grand calicot annonce pour juin… quelle ambiance !

Ambiance confirmée par un Kéké au volant de sa grosse berline qui trouve « fun » de négocier un rond-point du centre ville en contre braquage en faisant hurler le moteur et patiner les pneus arrière.

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Je sors de Gisors après avoir contourné les ruines du château pour monter (pff ! encore !) sur un plateau boisé dont la physionomie est en train de changer.

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La forêt du Bois de Gisors traversée, la route descend sur St Paës, son moulin et la jolie D17 qui monte insensiblement vers Bézu-la-Forêt en longeant la Lévrière, paisible rivière aux nombreux méandres dans un paysage au caractère normand affirmé.

Une nouvelle espèce animale fait son apparition au-dessus de la route : de grosses mouches noires aux longues pattes pendantes, comme immobiles en suspension dans l’air. Bien qu’impressionnantes car on a l’impression d’avancer dans un jeu vidéo ou au travers d’un effrayant mobile d’Halloween pour enfant, aucune ne me gêne. Heureusement, car j’ai oublié mes lunettes de cyclisme.

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J’arrive à un endroit où certains tourneraient à droite pour aller à la pêche, d’autres iraient tout droit pour grimper la côte alors qu’en suivant la route, je me laisse quasiment aller gentiment jusqu’à la deuxième pause de la matinée à Bézu-la-Forêt.

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Je quitte Bézu et la rue de l’église, trop centrale et fréquentée, pour monter vers Gournay-en-Bray par une belle route qui serpente dans la forêt, puis en lisière de celle-ci où un vent de face commence à bien se faire sentir avant que je ne débouche sur un autre plateau. Je m’en sors vaille que vaille en m’appliquant à prendre la position de moindre résistance au vent (penché en avant, coudes au corps, mains rapprochées de la potence) 

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C’est par la rue des Moulins, auxquels ont succédé de modernes « œufs au miel » comme disait mon p’tit dernier, que j’arrive à 12h30 à Beauvoir-en-Lyons. Je décide non seulement de m’y arrêter pour déjeuner mais aussi de faire demi-tour ensuite. En effet, Forges-les-Eaux est encore un poil trop loin : je soupçonne qu’il me sera facile d’y arriver car je « n’aurai qu’à » descendre du belvédère où je suis, mais il me faudra remonter et le vent, ce fourbe, ne soufflera pas assez fort pour vraiment m’aider.

 Une boulangerie, ouverte jusqu’à 13h30 (mon estomac n’en croit pas ses yeux) me permet d’acheter deux viennoiseries pour compléter mon repas, ce que je regretterai ensuite.

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Je prends donc mon déjeuner dans l’enceinte de l’église : 2 sandwichs de schwarzebröt avec jambon +  salade + fromage, 1 banane, 1 petite boîte de fruits au sirop, mes 2 viennoiseries… comme disait une de mes filles : Joël Dubouchon n’est pas mon cousin ! Je suis au soleil, à l’abri du vent et des regards, avec vue panoramique sur la vallée et des voisins (au fond de la photo de droite) qui ne s’offusquent pas de ma présence.

Pourquoi avoir choisi ce lieu ? Pour son cimetière ! Je vous rassure : je ne suis pas un cyclotouriste « goth néo-romantique » (qui reste à inventer d’ailleurs). Non, tout simplement il faut savoir que contrairement aux balades en Provence où le moindre village offre une fontaine (quand ce ne sont pas plusieurs)  aux voyageurs assoiffés, trouver de l’eau potable  »dans le nord », c’est à dire au-dessus de Bollène pour le vauclusien d’origine que je suis, est mission impossible… sauf dans les cimetières… lorsqu’ils sont ouverts. Les panneaux « église » ou « cimetière » deviennent donc des repères vitaux pour le randonneur à court de boisson.

La cloche de l’église sonne la demie de 13 heures, il est temps de rentrer.

Un peu fatigué du vent qui, même de travers, semble trop souvent souffler de face, bizarrerie bien connue des cyclistes, je regarde attentivement ma carte. Je remarque alors la D241 qui semble bien sympathique puisqu’elle devrait me permettre de rouler avec le vent dans le dos tout en me rapprochant de Bézu-la-Forêt.

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Mon intuition est bonne : petite route en pente douce à travers champs, 30 à 40 km/heure sans forcer. Un gros insecte, genre bourdon, percute ma joue, bourdonne de vagues excuses et reprend son vol : en voiture, il aurait été transformé en tâche sur le pare-brise. Je traverse ensuite la forêt par de belles routes forestières

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La dernière d’entre elles, en fait une piste empruntée « au pif » parce qu’elle suivait la pente de moindre effort tout en allant du bon côté, me fait découvrir une magnifique « mare aux Fées » aux eaux cristallines. Mais c’est aussi un cul de sac dont je ne peux sortir qu’en faisant demi-tour (trop long et c’est en faux plat montant !) ou en gravissant une ancienne piste de débardage.

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J’arrive devant 2 arbres morts. Tels les piliers d’une porte mythique, ils laissent croire que je vais pénétrer dans un monde inconnu. Heureusement, une fine trace serpente, me prouvant que je ne suis pas le seul à m’aventurer ici. Après avoir erré quelques temps, je sors de cette forêt et comprends alors que ce sont indubitablement les ondines et elfes sylvains qui m’ont invité à partager un peu de leur domaine.

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Après être passé devant un joli manoir, j’ai le plaisir de déboucher… juste devant le pont de la rue de l’église à Bézu-la-Forêt !

Je me retrouve en terrain connu et, bien que les paysages soient différents puisque vus sous un autre angle, je n’ai (presque) plus besoin de carte pour retrouver mon chemin. Je constate que, si tout le monde veut de l’énergie pas (trop) chère, personne ne veut qu’elle soit produite près de chez soi, qu’elle soit « verte » et renouvelable ou pas (on remarquera l’état de la maison…) :

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Un peu plus loin, après St Paës, je dois remonter (ça  y est, ça recommence !) vers le Bois de Gisors. Je commence à fatiguer et ressentir les effets de mon plantureux déjeuner (pour la prochaine randonnée : penser à fractionner les repas). Heureusement, les bas côtés fleuris offrent un prétexte idéal pour une petite « pause prise de vue » bienvenue. La vraie pause, je la fais à Gisors avec un expresso à la terrasse de « La Bonne Etape » exposée plein sud.

Je repars face au vent. En passant devant la gare, je résiste à l’appel de Lahcène Séhef qui me suggère d’aller voir s’il n’y aurait pas un train pour Paris St Lazare.

Après qu’un radar pédagogique m’ait confirmé à l’entrée de Chaumont-en-Vexin que je roule à 18 km/heure, je remarque avant d’arriver à Hénonville les curieuses figures géométriques dessinées par certains champs (saurez-vous ce dont il s’agit ?) et constate que je suis toujours en bonne compagnie :

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A Hénonville, au pied de la côte-de-la-mort-qui-tue, je remarque un panneau qui signale qu’en tournant à gauche, je peux aller à Berville. Je n’avais pas osé passer par là à l’aller mais je tente le coup et constate que j’y gagne en temps et facilité.

Décidemment d’humeur aventureuse, j’expérimente ensuite la « voie verte du Sausseron » après Nesle-la-Vallée, en réalité un « sentier pédestre touristique » peu agréable à rouler :         

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Il en va de même de la promenade « accessible aux vélos » (parait-il) le long de l’Oise, pourtant bien agréable :

17042011057.jpg(il a fallu que je porte le mien !)        17042011058.jpg

Mon compteur de vélo affiche 19h05 et 179km lorsque j’arrive un peu lessivé sur le quai de la gare de Méry-sur-Oise : dans 20 mn, mon train sera là, j’en sais un peu plus sur mes capacités et ressens surtout une très forte envie de réitérer l’expérience.

Mais si c’est avec le même vélo, je tâcherai de changer les pneus pour des plus fins et roulants ! car les b’twin tous chemins en 700×42, c’est pratique sur chemins (encore que…) ou en hors piste forestier mais sur route on se sent un peu aux commandes d’un tracteur…

Le lien vers la carte de ma randonnée, si j’ai réussi à vous donner l’envie de la faire :  http://www.calculitineraires.fr/index.php?id=98759#map

Quelques explications : pour afficher l’itinéraire et son profil, cliquer sur « impression du parcours »

La traduction des 5 parties du profil justement :

  1. Vexin français : la première série de « montagnes russes »

  2. Hénonville -> Gisors : la partie quasiment plane (route départementale en plaine)

  3. Gisors et sa forêt : la « bosse » au sommet aplati

  4. la D17 entre St Paës et Bézu la Forêt : la montée régulière avec quelques pics

  5. Bézu la Forêt -> Beauvoir en Lyons : la grosse bosse finale se terminant en plateau

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La boucle Nord-Ouest de la Seine

Posté par meisseljj le 25 mars 2011

Et bien ça y est, j’avais repéré ce parcours il y a pas mal de temps déjà, et je viens d’y entraîner des compagnons de route… au départ de Paris : ça change des balades du côté du Val de Marne sous le fallacieux prétexte qu’il y a des pistes cyclables le long de la Seine qui se prolongent par la véloroute des bords de Marne d’où on peut rejoindre le chemin de halage à Joinville le Pont

Superbe dimanche avec pour seule ombre au tableau l’absence de Sophie… mais cela nous a permis de tester un finalement grand parcours, terminé en apothéose par la montée de Rueil-Malmaison vers Puteaux qui a permis à Wilma convalescente de dire « Veni, vidi,vici » 

Retrouvailles porte de Clichy à l’heure dite, 11h30 (un peu avant même), et j’ai pu admirer en plein soleil le vélo resplendissant de Wilma : une vraie merveille quand on regarde les détails… 

Départ après papotage ayant trait à l’Australie où Wilma a séjourné 3 semaines, traversée de Clichy par la rue Martre et 1ère constatation : cette « autoroute urbaine » à 3 voies pourrait très bien être aménagée avec 1 voie de bus ouverte aux vélos et 2 voies automobiles… mais c’est la rue de Paris qui a été aménagée : parfaite pour la desserte locale (quoi que) elle est inutile pour les cyclistes en transit entre Paris et le nord du 92 comme nous 

Traversée du pont de Clichy où là aussi un aménagement cyclable serait souhaitable car les 2×2 voies sont étroites puis direction la mairie de Gennevilliers où la belle et longue bande cyclable sur chaussée est souvent inutilisable car squattée par du stationnement 

On rallie sans pb le parc des Chanteraines malgré les travaux de prolongation du tramway qui doivent procurer bien du plaisir aux automobilistes en semaine. Agréable traversée du parc sous les arbres en fleur :

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avant de rejoindre les bords de Seine face à l’Ile St Denis, un ancien « fief » de mariniers où des boulangers faisaient (encore de nos jours, je ne sais pas) un « pain de marinier ». 

Nous rejoignons l’Ile par le trottoir d’un pont en travaux (Wilma :  »qu’est-ce qu’on se traine quand on marche ! ») puis la traversons afin de redescendre vers le port de Gennevilliers sur une route calme bordée d’arbres, face aux berges d’Epinay sur Seine éclaboussées de soleil.

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Au passage, je signale un aménagement cyclable inutilisable car mal conçu : aux abords d’un collège, la chaussée est resserrée afin de ne laisser passer qu’un véhicule à la fois. Pour permettre aux cyclistes d’éviter ces goulots d’étranglement, des chicanes ont été aménagées de part et d’autre. Mais elles sont étroites, avec des angles trop prononcés (les trajectoires d’un vélo sont courbes) et des rebords hauts : impossible de les négocier en roulant normalement, il faut ralentir fortement, d’autant plus que ce sont des pièges à saletés (cailloux, branches, etc.). Bilan : les cyclistes ne les utilisent pas

Nous attaquons alors mon trajet « vélotaf » : un petit gauche/droite sur la 2×2 voies quasi déserte qui descend du pont d’Epinay (où un aménagement cyclable serait souhaitable, en plus, il y a la place) et nous voila sur le port que nous traversons quasiment comme seuls au monde. 

 20032011007.jpgRien à signaler hormis 2 poids lourds qui bloquent l’accès d’une portion de piste cyclable : « allo, je voudrais signaler deux véhicules en stationnement gênant et dangereux, etc. » (le poids lourd blanc dont on voit l’arrière de la remorque masque celui auquel il est collé, l’ensemble bloquant l’entrée de la piste cyclable : même pas de quoi se faufiler)20032011008.jpgpuis traversée de la zone 30 de la gare de Colombes-Le Stade et, rue JJ Rousseau, à nouveau : « allo, je voudrais signaler 2 véhicules en stationnement gênant et dangereux. Ils bloquent le trottoir et la bande cyclable sur trottoir, personne ne peut passer… » Au passage, je remarque un gars qui profite du calme des rues pour faire du vélo debout, un pied sur la selle l’autre sur la potence  Nous arrivons ensuite le long de la A86 (remarque de Wilma : « JJ, ton trajet est très riche en situations de vélotaf ») puis dans le parc P. Lagravère où nous décidons de déjeuner, à côté de la maison du parc construite dans l’esprit des « Folies » 

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en déballant nos victuailles sur un banc : 

  • Wilma : salade de pâtes papillon/ tomate/ mozzarella aromatisée à l’huile d’olive et au basilic frais, mini sticks de sauciflard, fromage frais à tartiner 
  • Benjamin : 2 baguettes (bienvenues) 1 « rail » de pâté en croûte, tranches de sauciflard
  • moi : mixture à base de légumes et riz (ferai mieux la prochaine fois), merguez, fromage, pommes en morceaux caramélisées aux amandes grillées et cannelle (pas mauvais en revanche, me suis bien rattrapé)

C’est donc gonflés à bloc et vent dans le dos que nous repartons gaillardement en commençant par nous laisser glisser en roue libre.
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ça ne dure pas, mais c’est pas le Tourmalet non plus

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tiens ! un skieur nautique   
 
20032011011.jpgNous arrivons au parc du Chemin de l’Ile (sous le viaduc de la A14) traité avec zones naturelles mélangeant eau/ langues de terre/ ponts de bois (vous savez, ce petit pont de bois…air connu), avec une belle aire de jeux genre Fort Boyard adapté aux enfants et « statues » en acier oxydé dépassant du sol telles des vestiges préhistoriques. La belle et récente passerelle piétonne nous permet d’enjamber la darse d’accès au port de Nanterre pour cingler vers Rueil-Malmaison. Au passage, constat d’une imperfection de conception : les escaliers sont munis d’une rampe permettant aux cyclistes de monter en poussant les vélos à la main… mais il n’y a qu’une rampe sur un seul bord de l’escalier, si un cycliste venant vers soi est déjà engagé, il faut attendre qu’il ait fini (de monter ou descendre) afin de pouvoir s’engager à son tour… pas grave mais juste agaçant (je soupçonne un équipement conçu par des non cyclistes ?)  Nous quittons le nord industrieux pour arriver vers le sud résidentiel du 92, accueillis par un premier ensemble résidentiel à l’architecture qui n’est pas sans rappeller certains bâtiments d’un grand parc d’attraction du côté de Marne la vallée
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…où, après avoir croisé un pêcheur dont l’attirail s’est mis à sonner et carillonner (un PVFM sans doute : pêcheur victime de la fièvre du matos) nous faisons demi-tour car il faut songer au retour : Wilma, car elle commence à « être sur les genoux », et Benjamin car sa douce doit l’attendre en polissant amoureusement le rouleau à pâtisserie qu’elle manie si bien paraît-il

Nous quittons alors les bucoliques bords de Seine (Golf d’un côté, berges de Seine boisées et péniches d’habitation de l’autre) pour entrer dans le monde de l’automobile puisque nous remontons jusqu’aux abords de Puteaux par un belle pénétrante à 2×2 voies, heureusement encore libre des retours d’automobilistes  partis s’oxygéner à la campagne. 

Du rond point des Bergères (pas loin de chez Erwan s’il habite toujours ce coin, tiens ? qu’est-ce qu’il devient ?) je redescends vers « mes » bords de Seine, laissant le duo de parigots plonger vers Puteaux.

Le lien vers le parcours cartographié par Benjamin : http://www.bikemap.net/route/862637

et celui vers un autre itinéraire http://www.calculitineraires.fr/index.php?id=133456#map qui, après avoir remonté la Seine le long de la rive droite, se termine sur l’esplanade de La Défense d’où il est possible de rejoindre Paris, soit en RER, soit via Neuilly sur Seine  : tout au bout de l’Esplanade, sur la gauche, un plan incliné (mixte piétons/vélos ? de fait en tout cas) permet de franchir la voie rapide sur berge et d’arriver sur le large trottoir du pont de Neuilly

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